L’essentiel en bref
- Le train d’atterrissage tranche : l’ATR rentre son train principal dans des carénages sur les flancs du fuselage, le Dash 8 vers l’arrière dans les longues nacelles moteur. C’est le repère le plus fiable.
- Posture et nez : l’ATR est posé bas sur l’aire de trafic et a un nez court et arrondi. Le Dash 8 se tient haut sur ses jambes, le -400 porte un long nez pointu.
- Les pales des hélices trahissent la génération : ATR 42-300/-320, ATR 72-200/-210 et Dash 8-100 à -300 tournent avec quatre pales, ATR -500/-600 et Dash 8-400 avec six.
- La longueur sépare les membres de la famille : ATR 42 environ 22,7 m, ATR 72 environ 27,2 m ; Dash 8-100/-200 environ 22,3 m, -300 environ 25,7 m, -400 environ 32,8 m.
- Aile basse ou autre empennage, ce n’est ni un ATR ni un Dash 8 : Saab 340/2000, Jetstream et Beech 1900D ont l’aile basse, Fokker 50 et MA60 un empennage horizontal placé bas.
Sommaire
- 1.ATR ou Dash 8 : la réponse courte
- 2.Pourquoi ATR et Dash 8 se ressemblent autant
- 3.Repère 1 : le train d’atterrissage
- 4.Repère 2 : nez, fuselage et posture
- 5.Repère 3 : portes et mode hôtel
- 6.Distinguer ATR 42 et ATR 72
- 7.Distinguer les séries du Dash 8
- 8.Reconnaître d’autres turbopropulseurs
- 9.Où voir ATR et Dash 8
- 10.L’ordre sûr au grillage
- 11.Erreurs fréquentes
- 12.Conclusion
Un avion à aile haute et à deux hélices flotte au-dessus du seuil de piste, l’empennage horizontal juché au sommet de la dérive. ATR 72 ou Dash 8 ? Au premier regard, c’est l’une des questions les plus délicates au grillage, car les deux familles suivent presque le même plan. Il existe pourtant quelques repères qui les séparent de façon fiable. Ce guide t’explique comment distinguer ATR et Dash 8, comment situer les variantes au sein de chaque famille et comment reconnaître d’autres turbopropulseurs, de Saab à Dornier.
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ATR ou Dash 8 : la réponse courte
Regarde le train d’atterrissage. Sur le Dash 8, le train principal sort des longues nacelles moteur sous l’aile. Sur l’ATR, il disparaît dans deux carénages sur les flancs du bas du fuselage. Il en découle un second repère que tu vois même de loin : l’ATR est tapi près de l’aire de trafic, le Dash 8 se dresse sur de longues jambes.
L’empennage ne t’aide pas ici – les deux familles ont un empennage en T. Longueur, nez et pales d’hélice ne servent que lorsque tu veux identifier la variante.
Pourquoi ATR et Dash 8 se ressemblent autant
Les deux familles sont conçues pour la même mission : de courtes liaisons régionales de 30 à 90 sièges, souvent au départ de petits aéroports. L’aile haute tient les hélices loin du sol et offre aux passagers une vue dégagée vers le bas. L’empennage en T se situe hors du souffle des hélices. Et comme les deux constructeurs misent sur des moteurs de Pratt & Whitney Canada, même les nacelles paraissent d’abord apparentées.
Derrière l’ATR se tient ATR, à Toulouse, une société commune d’Airbus et de Leonardo. Le Dash 8 vient du Canada : conçu par de Havilland Canada, construit longtemps et commercialisé comme « série Q » par Bombardier, le programme appartient de nouveau depuis 2019 à De Havilland Canada. Le « Q » signifie « Quiet » et renvoie à un système actif contre le bruit et les vibrations en cabine.
Repère 1 : le train d’atterrissage
Le train d’atterrissage est le grand classique des repères pour turbopropulseurs – et il fonctionne même quand l’avion roule droit vers toi.
- ATR 42 et ATR 72 : le train principal se replie dans des carénages sur les flancs du bas du fuselage. Les nacelles moteur restent courtes et s’arrêtent juste derrière le bord de fuite de l’aile. Le fuselage est si bas que l’on cale souvent une béquille sous l’arrière pendant le chargement et le déchargement.
- Dash 8 (toutes séries) : le train principal rentre vers l’arrière dans les nacelles moteur. Les nacelles sont donc très allongées et dépassent loin derrière l’aile. Il n’y a aucun renflement de train sur le fuselage.
À l’approche, c’est particulièrement net : sur l’ATR, les roues sortent du ventre du fuselage, sur le Dash 8 des nacelles sous l’aile, nettement plus vers l’extérieur. Un aperçu de toutes les configurations de train figure dans l’article Le train d’atterrissage comme repère de reconnaissance.
Regarde la voie
Comme le train de l’ATR est fixé au fuselage, les roues sont rapprochées. Sur le Dash 8, elles se trouvent sous les moteurs et donc nettement plus écartées. Photographié de face, l’écart de voie saute aux yeux.
Repère 2 : nez, fuselage et posture
La silhouette découle du train. L’ATR paraît accroupi au sol, le fuselage frôle presque le bitume. Le nez est court et arrondi, le cockpit très avancé. Le Dash 8, lui, est « sur échasses », le fuselage est visiblement plus haut.
Le Dash 8-400 est particulièrement marquant : il a un long nez effilé et un fuselage très étiré. Les anciennes séries du Dash 8 ont un nez plus rond et paraissent plus compactes. Pour savoir comment situer les types d’après le nez et les vitres du cockpit, lis le guide Reconnaître les types d’avion au nez et aux vitres du cockpit.
Repère 3 : portes et mode hôtel
À la porte, l’ATR donne deux indices supplémentaires :
- Montée à l’arrière : sur la plupart des ATR, les passagers montent par la porte arrière gauche, une porte cargo se trouve à l’avant. Sur le Dash 8, la porte passagers est en général à l’avant gauche.
- Hélice à l’arrêt : de nombreux ATR ont un frein d’hélice sur le moteur droit. En mode hôtel, le moteur tourne au sol et alimente la cabine, tandis que l’hélice reste immobile. Si tu entends un moteur tourner sans voir d’hélice en rotation, tu as presque toujours un ATR devant toi.
Ne rate aucun turbopropulseur rare
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Distinguer ATR 42 et ATR 72
La famille ATR compte deux longueurs de fuselage, chacune construite en plusieurs générations. Pour la longueur, tu regardes les proportions ; pour la génération, les hélices.
| Variante | Longueur | Pales d’hélice | Code OACI | Conseil de reconnaissance |
|---|---|---|---|---|
| ATR 42-300/-320 | 22,67 m | 4 | AT43 | court, ramassé, ancienne génération |
| ATR 42-500 | 22,67 m | 6 | AT45 | court, six pales |
| ATR 42-600 | 22,67 m | 6 | AT46 | identique au -500 de l’extérieur |
| ATR 72-200/-210 | 27,17 m | 4 | AT72, AT73 | long, quatre pales |
| ATR 72-500 | 27,17 m | 6 | AT75 | long, six pales |
| ATR 72-600 | 27,17 m | 6 | AT76 | identique au -500 de l’extérieur |
La longueur : ATR 42 ou 72 ?
Sur l’ATR 42-600, l’envergure de 24,57 m dépasse le fuselage de 22,67 m. L’avion paraît presque carré et étonnamment court, avec seulement quelques hublots entre le cockpit et l’aile. L’ATR 72-600 est plus long d’environ quatre mètres et demi, envergure et fuselage sont presque égaux. Il paraît étiré, et devant l’aile les hublots s’alignent en bien plus grand nombre.
La génération : quatre ou six pales ?
Les premières versions – ATR 42-300 et ATR 72-200 – tournent avec des hélices à quatre pales. À partir de l’ATR 42-500 et de l’ATR 72-500, elles ont six pales. Les anciens appareils à quatre pales, tu les vois aujourd’hui surtout chez des exploitants cargo et d’apport, souvent sans hublots ou avec la rangée de hublots repeinte.
Entre le -500 et le -600, il n’existe de l’extérieur pratiquement aucune différence fiable. Le changement concerne surtout le cockpit en verre, l’avionique et la cabine. Seuls le code OACI sur la carte en direct ou un coup d’œil dans une base de données de flotte t’aident ici. L’ATR 72-600F joue un rôle à part : un cargo neuf d’usine, sans hublots de cabine et doté d’une grande porte cargo.
Distinguer les séries du Dash 8
Sur le Dash 8, tu sépares les séries presque uniquement par la longueur – et, pour le -400, aussi par les hélices.
| Série | Longueur | Pales d’hélice | Code OACI | Conseil de reconnaissance |
|---|---|---|---|---|
| Dash 8-100 | 22,25 m | 4 | DH8A | fuselage court, longues ailes |
| Dash 8-200 | 22,25 m | 4 | DH8B | identique au -100 de l’extérieur |
| Dash 8-300 | environ 25,7 m | 4 | DH8C | longueur moyenne, nez rond |
| Dash 8-400 | environ 32,8 m | 6 | DH8D | très long, nez pointu |
Le Dash 8-100 et le Dash 8-200 ont la même longueur. Le -200 a des moteurs plus puissants, mais de l’extérieur tu ne les sépares guère – ici, c’est le code type qui aide. Le Dash 8-300 est visiblement plus étiré, mais garde des hélices à quatre pales et un nez rond. Le Dash 8-400 est le géant de la famille : près de 33 mètres de long, six pales par hélice et le nez pointu. Avec jusqu’à 90 sièges, il est plus grand que n’importe quel ATR.
Quel turbopropulseur as-tu devant toi ?
ATR 42 ou ATR 72
Court et ramassé : ATR 42. Long avec beaucoup de hublots : ATR 72. Quatre pales plaident pour un ancien -300 ou -200. Très petit avec un nez pointu, ce peut aussi être un Dornier 328.
Dash 8
Long avec un nez pointu et six pales : Dash 8-400. Plus court avec quatre pales : -100, -200 ou -300. Sans empennage en T, pense plutôt à un Fokker 50.
Ni ATR ni Dash 8
Une aile basse oriente vers Saab 340/2000, Jetstream ou Beech 1900D, un empennage horizontal placé bas sur un avion à aile haute vers Fokker 50, MA60 ou Let L-410.
Reconnaître d’autres turbopropulseurs
Outre l’ATR et le Dash 8, tu croises en Europe et en voyage d’autres turbopropulseurs. Trois questions permettent d’en cerner la plupart : l’aile est-elle en haut ou en bas ? L’empennage horizontal est-il en haut ou sur le fuselage ? Le train rentre-t-il dans le fuselage ou dans la nacelle ?
Aile haute avec empennage en T
- Dornier 328 : on dirait un ATR en réduction – aile haute, empennage en T, hélices à six pales et train dans des carénages du fuselage. Avec environ 21 mètres, il est pourtant nettement plus court, et son nez pointu le distingue du nez arrondi de l’ATR.
- Dash 7 : le prédécesseur du Dash 8 porte quatre turbopropulseurs sur son aile haute – un spectacle rare et unique.
Aile haute avec empennage classique
- Fokker 50 : aile haute avec hélices à six pales et train dans les nacelles comme le Dash 8, mais l’empennage horizontal se trouve au bout du fuselage au lieu d’être au sommet de la dérive. Typique : de nombreux petits hublots en rangée serrée. Son prédécesseur, le Fokker F27, n’a que quatre pales et de grands hublots ovales.
- Xian MA60 : aile haute héritée d’Antonov, empennage horizontal placé bas, hélices à quatre pales et aile légèrement coudée.
- Let L-410 et Dornier 228 : petits 19 places au fuselage en forme de boîte et au train dans des carénages du fuselage. Le L-410 porte souvent des réservoirs supplémentaires en bout d’aile, le Do 228 des extrémités d’aile coupées en biais.
- Twin Otter : train fixe et mâts d’aile – ce qui le sépare de tous les types cités.
Aile basse
- Saab 340 : aile basse avec empennage classique, hélices à quatre pales et court fuselage de près de 20 mètres.
- Saab 2000 : sœur étirée du 340, avec six pales par hélice et un fuselage nettement plus long.
- Beechcraft 1900D : aile basse avec empennage en T, toit de cabine surélevé, winglets et petites dérives supplémentaires à l’arrière.
- Jetstream 31 : très petit avion à aile basse sans empennage en T, dont les moteurs Garrett se remarquent par un sifflement aigu et strident.
Les turbopropulseurs militaires comme le C-130 Hercules ou l’A400M, en revanche, se reconnaissent déjà à leur taille, leurs quatre moteurs et leur rampe arrière relevée. Les cousins à réaction des avions régionaux ont eux aussi leur guide : Reconnaître les jets régionaux.
L’oreille donne un coup de main
Les turbopropulseurs sonnent très différemment. Les moteurs Pratt & Whitney de l’ATR et du Dash 8 ronronnent de façon grave et régulière, les moteurs Garrett du Jetstream sifflent haut et strident. Plus de détails dans l’article Reconnaître les types d’avion au bruit.
Où voir ATR et Dash 8
En Allemagne, en Autriche et en Suisse, les turbopropulseurs se sont raréfiés, de nombreuses lignes étant aujourd’hui assurées par des jets régionaux. Luxair conserve une flotte de Dash 8-400 et les amène aussi dans les aéroports allemands. Croatia Airlines, en revanche, retire peu à peu ses derniers Dash 8-400 au profit de l’Airbus A220. DAT Danish Air Transport exploite des ATR, en partie pour le compte d’autres compagnies.
Si tu veux voir beaucoup de turbopropulseurs en peu de temps, voyage. Aux Canaries, Binter Canarias exploite une grande flotte d’ATR 72, par exemple au spot de Playa Honda à Lanzarote. En Irlande, Emerald Airlines vole en ATR 72-600 pour Aer Lingus Regional, bien visibles depuis le Mound à Dublin. En Norvège, Widerøe est le grand exploitant de Dash 8, avec plusieurs séries. L’article Les compagnies régionales en Europe donne un aperçu de la scène, et tu trouveras de petits aérodromes avec du trafic de turbopropulseurs dans Les aéroports régionaux d’Allemagne pour les spotteurs.
L’ordre sûr au grillage
1. Vérifier l’aile et l’empennage
Aile haute avec empennage en T, c’est : ATR, Dash 8 ou Dornier 328. Tout le reste exclut ces familles.
2. Observer le train
Train dans des carénages du fuselage et posture basse : ATR. Train dans de longues nacelles et posture haute sur pattes : Dash 8.
3. Estimer la longueur
Court et ramassé : ATR 42 ou Dash 8-100/-200. Moyen : ATR 72 ou Dash 8-300. Très long avec un nez pointu : Dash 8-400.
4. Compter les pales d’hélice
Quatre pales trahissent une génération plus ancienne, six pales un ATR -500/-600 ou un Dash 8-400. Un temps de pose plus long rend les pales visibles sur les photos.
5. Recouper avec le code type
Le code OACI sur la carte en direct – AT43 à AT76 ou DH8A à DH8D – confirme ton évaluation, surtout pour les ATR -500 et -600.
Pour l’étape 4, le bon réglage de l’appareil vaut le coup : comment photographier les hélices avec une rotation visible plutôt que des pales figées, c’est ce qu’explique le guide Photographier les avions à hélices. Et l’immatriculation te révèle la variante exacte – plus de détails dans Retrouver et suivre un avion grâce à son immatriculation.
Erreurs fréquentes
- Ne regarder que l’empennage : l’ATR et le Dash 8 ont tous deux un empennage en T. Il ne les sépare pas l’un de l’autre.
- Déterminer les ATR -500 et -600 à l’œil : de l’extérieur, les deux sont presque identiques. Sans code type ni immatriculation, cela reste une supposition.
- Prendre un Dash 8-400 pour un ATR 72 : à contre-jour, à l’approche, les deux se ressemblent. Observe la position du train et le nez beaucoup plus long du Dash 8.
- Passer à côté du Dornier 328 : il a la même forme de base que l’ATR, mais il est nettement plus petit. Une comparaison de taille avec les véhicules sur l’aire de trafic aide.
- Classer un Fokker 50 comme Dash 8 : les deux ont le train dans les nacelles, mais seul le Dash 8 a l’empennage horizontal en haut.
Sais-tu séparer les turbopropulseurs à coup sûr ?
- Je reconnais si le train rentre dans le fuselage ou dans la nacelle.
- Je sépare l’ATR 42 et l’ATR 72 grâce aux proportions.
- Je reconnais le Dash 8-400 à sa longueur et à son nez pointu.
- Je compte les pales d’hélice et j’en déduis la génération.
- Je distingue les avions à aile haute et empennage en T du Fokker 50 et du Saab 340.
Tous les turbopropulseurs dans ton hangar
Mets des types rares comme le Dash 8-100 ou le Saab 2000 sur ta liste de souhaits, trouve sur la carte des spots les endroits à la meilleure lumière et partage tes photos avec la communauté. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Conclusion
L’ATR et le Dash 8 partagent aile haute, empennage en T et deux hélices, mais se distinguent nettement par le train : carénage du fuselage et posture basse pour l’ATR, longues nacelles et posture haute sur pattes pour le Dash 8. Pour les variantes, tu comptes les pales d’hélice et tu estimes la longueur du fuselage. Les autres turbopropulseurs se cernent avec trois questions sur l’aile, l’empennage et le train. Si tu débutes encore, le guide Reconnaître les types d’avion : le guide du débutant constitue la bonne introduction.
En bref
Train dans le fuselage, posture basse, nez rond : ATR. Train dans les nacelles, hautes jambes : Dash 8. Court, cela signifie ATR 42 ou Dash 8-100/-200 ; très long avec un nez pointu et six pales, Dash 8-400.
Résumé
- ATR 42/72 et Dash 8 sont tous deux des bimoteurs à aile haute et empennage en T. Le plus sûr pour les séparer : l’endroit où disparaît le train principal, carénage du fuselage pour l’ATR, nacelle moteur pour le Dash 8.
- Au sein des familles, la longueur du fuselage et les pales des hélices aident. Les ATR -500 et -600 sont presque identiques de l’extérieur ; seul le code type AT75 ou AT76 permet de trancher.
- Pour les autres turbopropulseurs, tu vérifies trois choses : aile haute ou basse, empennage en haut ou sur le fuselage, train dans le fuselage ou dans la nacelle. Tu cernes ainsi vite Saab, Fokker, Dornier, Jetstream et Beechcraft.
- Les codes type OACI des sites de suivi confirment ton évaluation : AT43 à AT76 pour l’ATR, DH8A à DH8D pour le Dash 8.
Questions fréquentes
Quelle est la différence la plus rapide entre un ATR 72 et un Dash 8-400 ?
Le train d’atterrissage. Sur le Dash 8, le train principal sort des longues nacelles moteur sous l’aile, ce qui donne à l’avion une allure haute sur pattes. Sur l’ATR, le train loge dans des carénages sur les flancs du bas du fuselage, qui frôle presque le sol. S’y ajoute le nez : court et arrondi sur l’ATR, long et pointu sur le Dash 8-400.
L’ATR et le Dash 8 ont-ils tous deux un empennage en T ?
Oui. Dans les deux familles, l’empennage horizontal est placé au sommet de la dérive. L’empennage ne permet donc pas de séparer ATR et Dash 8 – mais il les distingue de types comme le Fokker 50, le Saab 340 ou le Xian MA60, dont l’empennage horizontal est fixé au bout du fuselage.
Comment distinguer l’ATR 42 de l’ATR 72 ?
Par les proportions. Avec 22,67 m, l’ATR 42 est plus court que son envergure de 24,57 m et paraît ramassé, presque carré. L’ATR 72, avec 27,17 m, mesure environ quatre mètres et demi de plus ; fuselage et envergure sont à peu près égaux, et tu vois nettement plus de hublots entre le cockpit et l’aile.
Comment reconnaître un ATR 72-600 plutôt qu’un -500 ?
De l’extérieur, pratiquement impossible. Les deux ont des hélices à six pales et le même fuselage ; la différence tient surtout au cockpit en verre et à la cabine. Tu n’es sûr de toi qu’avec le code OACI (AT75 pour le -500, AT76 pour le -600) ou via l’immatriculation dans une base de données de flotte.
Quels sont les codes type OACI de l’ATR et du Dash 8 ?
ATR 42 : AT43 (-300/-320), AT45 (-500), AT46 (-600). ATR 72 : AT72 et AT73 pour les premières versions, AT75 (-500), AT76 (-600). Dash 8 : DH8A (-100), DH8B (-200), DH8C (-300), DH8D (-400).
Pourquoi une hélice d’ATR reste-t-elle immobile à la porte alors que le moteur tourne ?
C’est le fameux mode hôtel. De nombreux ATR ont un frein d’hélice sur le moteur droit. Le moteur continue de tourner au sol et fournit courant et air à la cabine, mais l’hélice reste bloquée. Il remplace ainsi un groupe auxiliaire, et les passagers peuvent monter à bord sans danger par l’arrière gauche.
Comment reconnaître un Dash 8-400 par rapport à un Dash 8-300 ?
À la longueur et aux hélices. Avec environ 32,8 m, le -400 est plus long d’environ sept mètres que le -300, il a un nez plus long et plus pointu, et six pales au lieu de quatre. Le -300 paraît plus compact et porte un nez plus rond.
Vérifier plutôt que deviner
Dans la base de données des types d’avions, tu trouveras pour chaque type d’avion une page dédiée avec fiche d’identité, signes distinctifs et conseils de spotting – classés par constructeur.
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Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
ATR
Le constructeur franco-italien ATR ne produit depuis les années 1980 que deux avions – l’ATR 42 et l’ATR 72. Aile haute, empennage en T, hélices : quand tu as compris la famille, tu la reconnais partout, de Lanzarote aux îles grecques.
ConstructeurDe Havilland Canada
Du bimoteur de brousse Beaver au Twin Otter, puis au Dash 8 et au bombardier d’eau DHC-515 : De Havilland Canada est synonyme d’avions robustes à décollage court. Tu découvres ici comment l’entreprise est née, à qui elle a appartenu et où tu peux aujourd’hui avoir ses types devant ton objectif.
ConstructeurPratt & Whitney
Motoriste américain du Connecticut qui a marqué le court-courrier des années 1960 avec le JT8D, propulsé le Jumbo avec le JT9D et équipe aujourd’hui, avec le turbofan à réducteur PW1000G, l’A220, l’A320neo et l’E2. Pour les spotteurs, P&W est la raison pour laquelle tant de neo sont restés temporairement cloués au sol.
ConstructeurSaab
Le suédois Saab a deux visages : pour les spotteurs d’avions de ligne, le nom évoque les turbopropulseurs Saab 340 et Saab 2000, qui volent encore chez des compagnies régionales. Dans les meetings aériens et sur les bases militaires, c’est le Gripen – et avec le GlobalEye, Saab construit un radar volant sur la base d’un jet d’affaires.
Spots adaptés pour le spotting
Des points de vue précis avec la configuration des pistes, les heures de lumière, les coordonnées et un avis honnête sur l’intérêt du déplacement.
Playa Honda, à l’aéroport de Lanzarote
Sur la plage entre Playa Honda et Matagorda, les avions planent au-dessus de la mer et se posent juste derrière la promenade, sur la piste 03. Ce que tu y vois, où te placer au mieux et quand la lumière convient.
Point de spottingFlyvergrillen, à l’aéroport de Copenhague
Le grand classique des spots de Copenhague : depuis 1972, un grill se dresse sur l’Amager Landevej, directement au grillage de l’aéroport. D’ici, tu regardes la piste 04L/22R et la voie de circulation devant – avec burger, toilettes et le soleil de l’après-midi dans le dos.
Butte d’observationThe Mound à l’aéroport de Dublin
Le point de spotting le plus connu d’Irlande : depuis une butte de terre sur Old Airport Road, tu regardes la piste principale 10R/28L de Dublin – avec le soleil dans le dos dès le matin. La daa a obtenu pour le lieu l’autorisation d’une plateforme d’observation officielle et gratuite.
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