L’essentiel en bref
- D’abord la famille, ensuite la variante : le nez et les vitres de cockpit te révèlent de façon fiable le constructeur et la famille. La variante exacte – par exemple A319 ou A321 – se détermine ensuite par la longueur du fuselage, les portes et les moteurs.
- L’encoche Airbus : sur la famille A320, l’A330 et l’A340, la dernière fenêtre latérale a un coin biseauté, et les vitres latérales se terminent en bas par une ligne droite. Le nez paraît rond.
- Le V Boeing : sur les 737, 757, 767 et 777, le bord inférieur des vitres latérales monte vers l’arrière. Le nez est plus pointu que chez Airbus.
- Compter les vitres vaut la peine : le 787 et l’A220 ont quatre grandes vitres de cockpit, les jets classiques de Boeing et d’Airbus ainsi que l’A350 en ont six.
- La nouvelle génération casse les règles : l’A350 et le 787 n’entrent plus dans les anciennes règles empiriques. Ici, le masque sombre de l’A350 et le visage à quatre vitres du 787 aident.
Sommaire
- 1.Pourquoi le nez en dit autant
- 2.Les cinq critères sur le nez
- 3.Airbus : nez rond, bord droit, coin biseauté
- 4.Boeing : nez pointu et V montant
- 5.La nouvelle génération : masque et quatre vitres
- 6.Jets régionaux et turbopropulseurs
- 7.Formes spéciales que tu reconnais tout de suite
- 8.L’ordre sûr derrière le grillage
- 9.Où étudier les nez au mieux
- 10.Erreurs typiques
Un jet roule droit vers toi. Les extrémités d’aile, les portes et la longueur du fuselage sont presque illisibles sous cet angle – mais le visage, lui, se lit. Le nez et les vitres de cockpit sont souvent la première chose que tu vois clairement d’un avion : au roulage vers la piste, en finale vu de face ou à la porte, à travers le grillage. Ce guide te montre comment reconnaître un avion à son nez et à ses vitres de cockpit : quelles formes correspondent à quel constructeur, pourquoi compter les vitres vaut la peine et à quelles formes spéciales tu classes tout de suite les avions exotiques.
Chaque visage dans ton hangar
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Pourquoi le nez en dit autant
Développer et certifier un nouveau cockpit coûte cher. Les constructeurs reprennent donc volontiers le nez et la disposition des fenêtres d’un type à l’autre et construisent des familles entières autour. Le 737 porte encore, dans son principe, la section de fuselage et la forme de nez issues des 707 et 727. Airbus a conservé la forme typique des fenêtres de la famille A320 jusqu’à l’A340 en passant par l’A330. Et les 757 et 767, Boeing les a volontairement construits avec la même conception de cockpit.
Pour toi, cela signifie : le nez te révèle la famille, rarement la variante. Un A318 et un A321 ont le même visage, un E190 et un E195 aussi. Le nez répond donc à la première et la plus importante question – qui a construit l’avion, et à quelle lignée appartient-il ? L’identification fine revient ensuite à la longueur du fuselage, aux portes, aux moteurs et aux extrémités d’aile.
Les cinq critères sur le nez
Quand tu regardes de plus près le visage d’un avion, le mieux est de passer en revue ces cinq points :
- Forme du nez : pointu ou rond, long ou court, droit ou courbé vers le bas ?
- Nombre de vitres : six petites ou quatre grandes ?
- Forme des bords de fenêtres : le bord inférieur des vitres latérales est-il droit ou monte-t-il ? La fenêtre arrière a-t-elle un coin biseauté ?
- Peinture autour des vitres : y a-t-il un masque sombre ?
- Détails supplémentaires : fenêtres en sourcil, joints d’un nez relevable, bosse sous le nez ou cockpit à un endroit inhabituel.
Le tableau suivant résume les principales familles :
| Famille | Nez | Vitres | Détail typique |
|---|---|---|---|
| Airbus famille A320, A330, A340 | rond, émoussé | 6 | bord inférieur droit, coin biseauté à l’arrière |
| Boeing 737 | pointu, étroit | 6 | vitres latérales en V, fenêtres en sourcil sur les appareils plus anciens |
| Boeing 757 / 767 | pointu, courbé vers le bas sur le 757 | 6 | même disposition des fenêtres sur les deux |
| Boeing 777 | robuste, plutôt émoussé | 6 | vitres latérales en V sur un fuselage large |
| Boeing 787 | lisse, régulièrement arrondi | 4 | grandes vitres sans masque |
| Airbus A350 | avec un léger coude vers la pointe | 6 | masque sombre autour de toutes les vitres |
| Airbus A380 | large, haut, rond | – | cockpit entre le pont principal et le pont supérieur |
| Boeing 747 | élancé, cockpit haut dans la bosse | – | cargos d’usine à nez relevable |
| Airbus A220 | large, arrondi | 4 | langage de formes propre, héritage de l’époque Bombardier |
Airbus : nez rond, bord droit, coin biseauté
Les types Airbus classiques se reconnaissent à un détail qui traverse toute la gamme : la dernière fenêtre latérale a un coin biseauté. De plus, les vitres latérales se terminent en bas sur une ligne droite, et le nez paraît plus rond et plus émoussé que chez Boeing. Beaucoup de spotteurs décrivent donc le visage Airbus comme plus aimable.
Tu retrouves ce visage sur tous les membres de la famille A320, de l’A318 à l’A321neo, ainsi que sur l’A330 et l’A340. Comme les membres de la famille partagent le cockpit, tu ne peux pas les distinguer au nez. Pour séparer les A318 à A321 grâce aux issues et aux proportions, consulte le guide Distinguer les membres de la famille A320. Pour l’A330 et l’A340, A330 ou A340 ? t’aide.
L’A380 sort du cadre, car son cockpit se trouve bas dans le nez – à mi-hauteur entre le pont principal et le pont supérieur. Au-dessus des vitres du cockpit, une grande partie du fuselage se bombe donc encore. Vu de face, l’avant paraît ainsi large, haut et rond, presque comme une baleine. Sur le Boeing 747, c’est exactement l’inverse : le cockpit trône là-haut dans la bosse. Tu trouveras la comparaison directe sous Distinguer l’A380 et le Boeing 747.
Le meilleur angle de vue
Les fenêtres de cockpit se lisent au mieux en biais, de l’avant – quand un avion roule vers toi ou qu’il est encore un peu éloigné en approche. Directement de côté, les formes se brouillent, de face, tu vois à peine les vitres latérales. Un téléobjectif aide à bien distinguer les bords des fenêtres même à distance.
Boeing : nez pointu et V montant
Les cockpits Boeing de la génération classique paraissent plus anguleux. Le bord inférieur des vitres latérales monte en V vers l’arrière, le nez est plus pointu. Tu trouves ce visage sur le 737, sur les 757 et 767 et sur le 777.
Boeing 737 : étroit et pointu
Le 737 a le fuselage le plus étroit des jets Boeing, son nez est donc élancé et pointu en conséquence. Un détail le rend particulier : les fenêtres en sourcil, de petites fenêtres supplémentaires au-dessus des vitres principales. Boeing les a reprises des 707 et 727. Les 737 Original et Classic les ont en règle générale, sur la NG elles ont été supprimées au cours de la production et obturées sur beaucoup d’appareils plus anciens. Le 737 MAX 8 ne les a pas. Si tu vois des fenêtres en sourcil, c’est donc presque sûrement un Boeing plus ancien – en tout cas, pour un 737, pas un MAX. Les générations se distinguent par les moteurs et les extrémités d’aile, comme l’explique le guide Distinguer les Boeing 737 Original, Classic, NG et MAX.
Face à l’A320, le nez est l’un des critères les plus forts : pointu et étroit sur le 737-800, rond et émoussé chez Airbus. Combiné au train d’atterrissage et aux nacelles de moteurs, cela suffit presque toujours. Tous les critères figurent dans l’article Airbus ou Boeing ?.
Boeing 757 et 767 : mêmes fenêtres, impression différente
Boeing a développé les 757 et 767 en parallèle et leur a donné le même cockpit à deux pilotes. La disposition des fenêtres est donc identique, et le nez du 757 a même été remodelé pour que la conception commune s’y adapte. Sur le fuselage étroit et élancé du 757-200, ce nez fait l’effet d’un bec courbé vers le bas, sur le fuselage large du 767-300ER plutôt trapu. Le visage ne sépare donc pas les deux – l’épaisseur du fuselage, si. Plus de détails sous Distinguer les Boeing 757 et 767.
Boeing 777 : le visage classique en grand
Le 777-300ER porte six vitres avec des fenêtres latérales qui montent en V, le nez paraît robuste et plutôt émoussé, en accord avec le fuselage large. C’est le visage Boeing que tu connais des 757 et 767 – simplement en plus grand.
Savoir ce qui arrive
Avec les alertes, Planetrack te prévient quand un type précis, une compagnie ou une immatriculation est en approche vers ton aéroport – ainsi, tu es à temps avec l’appareil photo derrière le grillage. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
La nouvelle génération : masque et quatre vitres
Avec l’A350 et le 787, les deux constructeurs ont abandonné leurs anciens visages. Les règles empiriques ci-dessus ne valent plus ici – en revanche, il y a de nouveaux critères très marqués.
- Boeing 787 : le 787-9 et ses sœurs ont un nez lisse, régulièrement arrondi, avec seulement quatre grandes vitres de cockpit. Un masque sombre n’est pas standard, chez la plupart des compagnies, les vitres sont directement dans la livrée du fuselage. Face au 777, c’est un critère très sûr, plus de détails sous Distinguer les Boeing 777 et 787.
- Airbus A350 : l’A350-900 et l’A350-1000 ont six vitres dans un contour peint en noir. Les spotteurs parlent de masque de raton laveur ou de lunettes de soleil. Entre le cockpit et la pointe du nez, tu vois un léger coude qui rappelle un bec. Airbus cite comme raisons de cette surface sombre la maintenance et l’équilibrage des températures.
- Airbus A330neo : beaucoup de compagnies peignent aussi un masque sombre sur l’A330-900, comme sur de nombreux jets de la famille A320neo. Mais en dessous se cache le cockpit Airbus classique au coin de fenêtre biseauté. Le masque est ici un choix de design et n’existe pas chez toutes les compagnies.
La conséquence : un masque sombre ne prouve pas un A350. Certaines compagnies comme Air Canada le peignent même sur leurs Boeing 787. Compte en plus les vitres et fais attention à la forme des fenêtres. La comparaison complète se trouve dans le guide A350 ou Boeing 787 ?.
Les livrées peuvent tromper
Les livrées spéciales peignent parfois des yeux, des visages ou des surfaces sombres sur le nez. Un exemple connu est l’Airbus Beluga XL avec son sourire peint. Fie-toi donc à la forme des vitres et des bords – pas à la couleur autour.
Jets régionaux et turbopropulseurs
Chez les plus petits modèles aussi, le nez est un bon critère de famille.
- Airbus A220 : l’A220-300 porte certes le nom d’Airbus, mais a été développé par Bombardier sous le nom de C Series. Il a son propre langage de formes avec quatre vitres de cockpit et un nez large et arrondi. Aucune des règles empiriques d’Airbus ne s’applique ici.
- Embraer E-Jets : l’E190 et ses sœurs ont un petit nez rond avec des fenêtres de cockpit caractéristiques. Toutes les variantes jusqu’à l’E195-E2 partagent le cockpit. Face à l’A220, le nez de l’E-Jet paraît plus étroit. Les variantes se distinguent par la longueur, comme l’explique Distinguer les Embraer E-Jets.
- Embraer ERJ 145 : ce petit jet à moteurs arrière a un nez long et pointu sur un fuselage très étroit. Le CRJ de Bombardier paraît en revanche plus court et plus émoussé. Plus de détails dans Reconnaître les jets régionaux.
- ATR et Dash 8 : l’ATR 72-600 a un nez court et arrondi, le cockpit est très avancé. Le Dash 8-400, lui, porte un nez long et pointu, les séries plus anciennes du Dash 8 un nez plus rond. Tu trouveras la comparaison complète sous Distinguer les turbopropulseurs.
Quel visage vois-tu ?
Airbus classique
Famille A320, A330 ou A340. La largeur du fuselage et le nombre de moteurs délimitent la famille, la longueur et les portes la variante. Si le visage porte un masque sombre, un A330neo est aussi envisageable.
Boeing classique
737, 757, 767 ou 777. Un fuselage étroit posé bas plaide pour le 737, un fuselage élancé sur un train haut pour le 757, un fuselage large pour le 767 ou le 777 – le train principal à six roues trahit le 777.
Boeing 787 ou Airbus A220
Quatre grandes vitres. Gros-porteur avec des bords de fuite de moteurs dentelés : 787. Petit monocouloir avec des moteurs sous l’aile : A220.
Airbus A350 – ou A330neo
Le masque et le nez en bec plaident pour l’A350. Si tu vois le coin biseauté à la fenêtre arrière, c’est plutôt un A330neo avec un masque peint.
Formes spéciales que tu reconnais tout de suite
Certains avions ont un nez qui n’existe qu’une fois. Si tu en vois un, l’identification est faite.
- Nez relevable des cargos d’usine 747 : sur le 747-400F et le 747-8F, tout le nez se relève pour que du fret long puisse rouler en ligne droite sur le pont principal. C’est possible parce que le cockpit se trouve dans la bosse au-dessus. Tu reconnais ces appareils à un joint de séparation sous le cockpit. Pour savoir comment distinguer autrement les variantes du jumbo, consulte le guide Reconnaître les variantes du Boeing 747.
- Bosse sous le nez de l’A330-200F : le cargo d’usine A330-200F porte une bosse bien visible sous l’avant. Elle abrite le train avant monté différemment, pour que le pont cargo soit horizontal au sol. Les cargos issus de conversion n’ont pas cette bosse.
- Beluga : sur l’A300-600ST Beluga et le Beluga XL, le cockpit se trouve sous l’énorme soute, qui s’élève comme une bulle au-dessus du nez. Inimitable.
- Antonov An-124 : le cargo lourd An-124 a lui aussi un nez relevable, combiné à une rampe arrière.
- Concorde : le Concorde avait un nez basculant avec une visière de protection. Pour le roulage et le décollage, l’équipage l’abaissait de 5 degrés, pour l’atterrissage de 12,5 degrés, afin que les pilotes puissent voir par-dessus le long nez. Le Concorde est retiré du service depuis 2003 et appartient à l’histoire – au Technik Museum Sinsheim, tu peux étudier son nez de près.
Un aperçu d’autres géants et formes spéciales est proposé par l’article Les plus grands avions du monde, les modèles cargo sont traités dans le guide Reconnaître les avions cargo.
L’ordre sûr derrière le grillage
1. Compter les vitres
Quatre grandes vitres orientent vers le 787 ou l’A220. Six vitres signifient un classique, un A350 ou un gros-porteur Airbus.
2. Lire les bords des fenêtres
Bord inférieur droit avec coin biseauté, c’est Airbus, V montant, c’est Boeing.
3. Vérifier le masque
Un contour sombre plaide pour l’A350 ou l’A330neo, mais il est peint et n’est donc qu’un indice.
4. Chercher des détails supplémentaires
Fenêtres en sourcil, joint de nez relevable, bosse sous le nez ou cockpit à un endroit inhabituel.
5. Confirmer avec le fuselage et les données
La longueur, les portes, les moteurs et le train donnent la variante. En cas de doute, le code type et l’immatriculation tranchent.
Où étudier les nez au mieux
Pour les détails de cockpit, il te faut des avions qui roulent vers toi ou passent tout près de toi. Les terrasses d’observation donnant sur les portes et les voies de circulation sont idéales pour cela. À l’aéroport de Hambourg, tu vois depuis la terrasse d’observation de nombreux monocouloirs de très près – un bon entraînement pour le duel A320 contre 737. À l’aéroport de Munich, jets régionaux, monocouloirs et gros-porteurs long-courriers se mélangent depuis la butte d’observation. Les visages de gros-porteurs de l’A350 au 777, tu les vois à Francfort, par exemple depuis la plateforme d’observation de Zeppelinheim.
Le mieux est de photographier les nez en biais, de l’avant. Si tu as une photo avec une immatriculation floue, l’article Retrouver une immatriculation illisible t’aide. Et si tu préfères le confort, Reconnaître le type d’avion avec une appli donne un aperçu des aides numériques – elles ne remplacent pourtant pas ton propre œil pour les nez et les fenêtres.
Erreurs typiques
- Prendre le nez pour la variante : le visage révèle la famille. Les A319 et A321 ou les E190 et E195 ont le même nez.
- Prendre le masque pour une preuve d’A350 : beaucoup d’A330neo le portent aussi. Regarde en plus le nombre de vitres et le coin de fenêtre.
- Appliquer les anciennes règles à l’A350 et au 787 : pour la nouvelle génération, la forme des fenêtres et du nez dit autre chose que pour les classiques.
- Classer l’A220 parmi les Airbus classiques : quatre vitres et un nez propre – il vient du développement de Bombardier.
- Surestimer l’absence de fenêtres en sourcil : sur le 737 NG, elles manquent souvent aussi. Leur absence n’exclut guère que l’Original et le Classic.
- Se laisser guider par les livrées : des yeux, des visages ou des surfaces sombres peints ne changent rien à la forme des vitres.
Lis-tu les visages d’avions en toute sécurité ?
- Je reconnais le coin biseauté à la fenêtre arrière d’Airbus.
- Je reconnais les vitres latérales de Boeing qui montent en V.
- Je sais quels types ont quatre vitres de cockpit au lieu de six.
- Je sais que le masque ne prouve pas un A350.
- Je connais les fenêtres en sourcil et leur signification sur le 737.
- Je reconnais le nez relevable, la bosse sous le nez et le cockpit du Beluga.
En bref
D’abord compter les vitres, puis lire les bords des fenêtres : bord droit avec coin biseauté, c’est Airbus, V montant, c’est Boeing, quatre grandes vitres, c’est 787 ou A220. Le masque est un indice d’A350 et de jets Airbus plus récents, mais pas une preuve, les formes spéciales comme le nez relevable ou le cockpit du Beluga font le reste. La variante, tu la détermines ensuite par le fuselage.
Collectionner les visages, trouver des spots
Mets les types rares sur ta liste de souhaits, trouve sur la carte des spots des positions avec la meilleure lumière pour les vues de face et partage tes portraits de nez avec la communauté. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Résumé
- Les constructeurs ont réutilisé le cockpit et le nez pendant des décennies au sein de leurs familles. C’est pourquoi le nez et les vitres de cockpit comptent parmi les critères les plus fiables pour identifier la famille.
- Pour les classiques, la règle est : nez rond, bord inférieur droit et coin biseauté à la fenêtre arrière signifient Airbus ; nez pointu et vitres latérales en V montant signifient Boeing. Les fenêtres en sourcil au-dessus du cockpit appartiennent à la lignée du 737 et à ses prédécesseurs.
- Le nombre de vitres distingue les générations : quatre grandes vitres sur le 787 et l’A220, six sur le 777, l’A350 et les classiques. Le masque noir est typique de l’A350 et de nombreux jets Airbus plus récents, mais il est peint et ne prouve rien à lui seul – certaines compagnies le portent aussi sur des Boeing.
- Les formes spéciales comme le nez relevable des cargos 747, la bosse sous le nez de l’A330-200F, le cockpit bas du Beluga ou le nez basculant du Concorde sont inimitables.
Questions fréquentes
Comment reconnaître au cockpit si j’ai devant moi un Airbus ou un Boeing ?
Pour les classiques, à deux détails : la famille A320, l’A330 et l’A340 ont un nez plus rond, les vitres latérales se terminent en bas sur une ligne droite, et la dernière fenêtre latérale a un coin biseauté. Les Boeing comme les 737, 757, 767 et 777 ont un nez plus pointu, le bord inférieur des vitres latérales monte vers l’arrière en V. Pour l’A350 et le 787, cette règle ne s’applique plus.
Combien de fenêtres de cockpit a un avion de ligne ?
La plupart des avions de ligne ont six vitres de cockpit : deux devant et deux de chaque côté. Cela vaut pour la famille A320, l’A330, l’A340, l’A350, les 737, 757, 767 et 777. Avec seulement quatre grandes vitres, le Boeing 787 et l’Airbus A220 se remarquent.
Que sont les fenêtres en sourcil ?
De petites fenêtres supplémentaires au-dessus des vitres principales du cockpit. Boeing les avait sur les 707, 727 et 737. Sur le 737, les versions Original et Classic les ont en règle générale, sur la NG elles ont été supprimées au cours de la production et obturées sur beaucoup d’appareils plus anciens. Le 737 MAX ne les a plus. Si tu vois des fenêtres en sourcil, c’est donc presque sûrement un Boeing plus ancien.
Tout avion à masque de cockpit noir est-il un A350 ?
Non. Le contour sombre est standard sur l’A350, mais il est aussi peint sur beaucoup d’A330neo et de jets de la famille A320neo. Certaines compagnies, comme Air Canada, le peignent même sur leurs Boeing, dont le 787. À lui seul, le masque ne prouve donc pas un A350. Compte en plus les vitres et regarde les extrémités d’aile et les moteurs.
Puis-je déterminer la variante d’un type d’après le nez, par exemple A320 ou A321 ?
Le plus souvent non. Au sein d’une famille, les variantes partagent le même cockpit et le même nez. Les A318 à A321 ont le même nez, comme les 757 et 767 ou les Embraer E-Jets. Le nez te donne la famille, la longueur, les portes, les issues de secours et les moteurs donnent la variante.
Pourquoi certains cargos ont-ils un nez qui s’ouvre ?
Pour pouvoir charger du fret long en ligne droite sur le pont principal. Sur les cargos d’usine du Boeing 747, tout le nez se relève, car le cockpit se trouve dans la bosse au-dessus. Tu reconnais ces appareils à un joint de séparation sous le cockpit. L’Antonov An-124 a lui aussi un nez relevable.
Vérifier plutôt que deviner
Dans la base de données des types d’avions, tu trouveras pour chaque type d’avion une page dédiée avec fiche d’identité, signes distinctifs et conseils de spotting – classés par constructeur.
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