De Havilland Canada DHC-7 Dash 7

Quatre hélices sur une aile haute, un grand empennage en T et des distances d’atterrissage inférieures à 600 mètres : le Dash 7 est l’avion à décollage court grâce auquel London City Airport a pu voir le jour. Aujourd’hui, c’est une vraie rareté. Voici comment le reconnaître et où trouver les derniers exemplaires.

Également connu sous le nom de : Dash 7 · DHC-7 · DHC-7-100 · DHC-7-102 · DHC-7-103 · DHC-7-150 · CC-132 · EO-5C

CanadaDe Havilland CanadaTurbopropsCode type OACI : DHC713 min de lecture

DHC7

Code type OACI

4

Turbopropulseurs

1975

Premier vol

≈ 600 m

Distance d’atterrissage

L’essentiel en bref

  • Le Dash 7 est un quadrimoteur à turbopropulseurs à décollage court de De Havilland Canada : premier vol en 1975, service commercial à partir de 1978, 50 à 54 sièges.
  • Sa marque de fabrique, ce sont ses qualités STOL : distances de décollage et d’atterrissage de 600 à 700 mètres environ, avec des approches très raides.
  • Sans lui, London City Airport n’existerait pas sous sa forme actuelle : un atterrissage d’essai en 1982 dans les Docklands a prouvé que le concept fonctionnait.
  • Le reconnaître est simple : quatre hélices, aile haute et empennage en T – pratiquement seul le Dash 7 offre cela à cette taille.
  • C’est une rareté : un peu plus de 110 exemplaires construits, et d’après les inventaires de flotte de 2026, une seizaine volent encore, surtout au Canada, dans l’US Army, au Kenya et en Antarctique.
Sommaire
  1. 1.Qu’est-ce que le Dash 7 ?
  2. 2.Pourquoi quatre moteurs ?
  3. 3.Le Dash 7 et London City Airport
  4. 4.Les variantes en un coup d’œil
  5. 5.Comment reconnaître à coup sûr le Dash 7
  6. 6.Le Dash 7 comparé à des types similaires
  7. 7.Exploitants : hier et aujourd’hui
  8. 8.Conseils de spotting pour une rareté
  9. 9.Conseils photo spécifiques au Dash 7
  10. 10.Le Dash 7 dans la grande histoire des quadrimoteurs
  11. 11.Conclusion

Fiche d’identité

ConstructeurDe Havilland Canada, Downsview (Toronto)
Code type OACIDHC7
Lancement du programme1972
Premier vol27 mars 1975
Première livraison3 février 1978 (Rocky Mountain Airways, États-Unis)
Moteurs4 × Pratt & Whitney Canada PT6A-50 de 1 120 shp chacun environ
Hélicesquadripales, grandes et à rotation lente
Longueurenviron 24,6 m
Envergureenviron 28,35 m
Hauteurenviron 8 m
Sièges50 à 54 (versions mixtes jusqu’à 50)
Masse maximale au décollageenviron 20 t
Distance de décollageenviron 690 m (longueur de piste indiquée par le constructeur)
Distance d’atterrissageenviron 600 m
Autonomieenviron 1 280 km avec 50 passagers
Production1975 à 1988, un peu plus de 110 appareils

Signes distinctifs

As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?

Coche ce qui correspond à l’avion que tu as sous les yeux.

  • Quatre turbopropulseurs sur une aile haute – très inhabituel pour un avion régional de cette taille
  • Grand empennage en T avec une dérive très large, comme plus tard sur le Dash 8
  • Grandes hélices quadripales à rotation lente, étonnamment silencieuses en approche
  • Le train principal se rétracte dans les nacelles moteur intérieures
  • D’immenses volets à double fente sur presque tout le bord de fuite, très sortis en approche
  • Approche raide et lente et distance de roulage extrêmement courte

Mis à jour : octobre 2026 – Une aile haute à quatre hélices descend sous un angle qui rendrait nerveux n’importe quel pilote de jet, touche la piste et s’arrête après quelques centaines de mètres : voilà à quoi ressemblait le quotidien du jeune London City Airport dans les années 1980. L’avion en question était le De Havilland Canada DHC-7 Dash 7, un quadrimoteur à turbopropulseurs à décollage court, brillant comme concept et difficile comme modèle économique. Aujourd’hui, il n’en vole plus qu’une poignée. Tu découvres ici comment reconnaître le Dash 7, pourquoi il est si particulier et où croiser les derniers exemplaires.

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Qu’est-ce que le Dash 7 ?

Au début des années 1970, De Havilland Canada se posait une question qui paraît de nouveau d’actualité : comment amener un avion de ligne au plus près des centres-villes sans accabler les riverains de bruit ? Le constructeur de Downsview, près de Toronto, avait déjà beaucoup d’expérience des avions à décollage court avec des types comme le DHC-6 Twin Otter. Il fallait maintenant un appareil plus grand pour le transport régulier, capable de se contenter de pistes d’environ 600 mètres. À l’origine, on visait 40 sièges ; au final, il y en eut 50 à 54.

Le programme a démarré en 1972, et le prototype a effectué son premier vol le 27 mars 1975. Le 3 février 1978, la compagnie régionale américaine Rocky Mountain Airways a pris livraison du premier appareil de série, qu’elle a surtout fait voler vers les stations de ski du Colorado. Le résultat est un avion que tu confondras difficilement avec un autre : une aile haute avec un grand empennage en T et quatre turbopropulseurs Pratt & Whitney Canada PT6A-50 de 1 120 shp chacun environ. Tu en apprendras plus sur le motoriste sur la page consacrée à Pratt & Whitney.

DHC7code type OACI dans les plans de vol et sur les sites de suivi
50–54sièges selon la version
≈ 600 mdistance d’atterrissage selon les données du constructeur

Pourquoi quatre moteurs ?

À première vue, le Dash 7 paraît surmotorisé. Quatre moteurs sur un avion de 50 places coûtent cher à l’achat et à l’entretien. Mais le constructeur avait de bonnes raisons :

  • Beaucoup d’air sur l’aile : les quatre hélices soufflent leur flux d’air sur une grande partie de l’envergure. Avec les grands volets à double fente, l’aile génère ainsi beaucoup de portance, même à très basse vitesse.
  • Docile en cas de panne moteur : si l’un des quatre moteurs s’arrête, il reste les trois quarts de la puissance, et la poussée asymétrique est faible. Dans les approches raides et sur les pistes courtes, c’est un gain de sécurité.
  • Silencieux : comme quatre hélices se partagent le travail, elles pouvaient être grandes et tourner lentement. Le bruit en était nettement réduit, un argument décisif pour les aéroports urbains.

Le prix à payer : des coûts d’exploitation élevés. Beaucoup de compagnies régionales n’avaient pas besoin de capacités de décollage aussi courtes et auraient préféré un bimoteur économique. C’est précisément ce créneau que De Havilland Canada a comblé plus tard avec le Dash 8-100, qui reprend de nombreux traits du Dash 7.

Le Dash 7 et London City Airport

L’histoire la plus célèbre du Dash 7 se déroule à Londres. Au début des années 1980, les anciens Docklands, à l’est de la ville, étaient à l’abandon. La compagnie régionale Brymon Airways et l’entreprise de construction Mowlem ont proposé en 1981 d’y construire un petit aéroport urbain pour avions à décollage court. Pour prouver que cela fonctionnait, le commandant de Brymon Harry Gee a posé un Dash 7 le 27 juin 1982 sur Heron Quays, en plein milieu du site portuaire.

L’essai a convaincu. Le 31 mai 1987, le premier avion s’est posé sur le nouvel aéroport de London City, et le 26 octobre 1987, le service régulier a commencé, notamment vers Plymouth, Paris, Amsterdam et Rotterdam. La piste ne mesurait alors qu’un peu plus de 1 000 mètres, et pour limiter le bruit, le plan de descente était à 7,5 degrés, soit plus du double de l’angle d’approche habituel de trois degrés. Presque aucun avion de ligne, à part le Dash 7 et le petit Dornier 228, n’en était capable.

Cela a changé en 1992 : la piste a été allongée, l’angle d’approche ramené à 5,5 degrés. Des jets comme le BAe 146 ont alors pu y venir pour la première fois, et le Dash 7 a perdu sa place à part. L’approche raide est restée jusqu’à aujourd’hui et exige toujours une certification particulière pour l’avion et l’équipage.

Approche raide sur immatriculations G

Beaucoup de Dash 7 des débuts à London City portaient des immatriculations britanniques. Si tu collectionnes des photos anciennes de cette époque ou veux les situer, l’article sur les immatriculations britanniques en G et le registre G-INFO t’aidera.

Les variantes en un coup d’œil

Compte tenu du faible nombre d’exemplaires, il y a eu étonnamment beaucoup de versions. De l’extérieur, elles se distinguent à peine ; le plus souvent par une porte cargo à l’avant gauche sur les versions mixtes.

Variante Particularité
DHC-7-100 / -102 version passagers jusqu’à 54 sièges
DHC-7-101 / -103 version mixte passagers et fret, jusqu’à 50 sièges, porte cargo à l’avant gauche
DHC-7-110 / -111 versions des -102 et -103 avec certification britannique
DHC-7-150 / -151 version améliorée avec masse au décollage supérieure et plus de carburant
DHC-7-150IR exemplaire unique pour les patrouilles glaces et environnement de Transport Canada
CC-132 désignation dans les forces armées canadiennes
O-5A, EO-5B, EO-5C transformations de reconnaissance de l’US Army

Une petite note avec un lien allemand : à partir de 1979, les forces armées canadiennes ont utilisé deux CC-132 sur leur base d’alors à Lahr, dans le pays de Bade, jusqu’en 1987. Et l’US Army fait voler aujourd’hui encore des Dash 7 transformés en plateformes de reconnaissance, désignés en dernier lieu EO-5C. Pour suivre ces appareils, le mieux est d’appliquer les conseils de l’article Suivre les avions militaires en ligne.

Comment reconnaître à coup sûr le Dash 7

Le Dash 7 fait partie des types que tu identifies de loin avec un peu d’entraînement. Quatre observations suffisent.

Compter les hélices

Quatre moteurs sur une aile haute, sur un avion de la taille d’un régional : c’est le critère le plus fort. Les Dash 8, ATR et Fokker 50 n’en ont que deux.

Vérifier l’empennage

L’empennage horizontal est tout en haut de la grande dérive. Le Dash 7 a transmis cet empennage en T au Dash 8.

Observer le train

Le train principal se rétracte dans les nacelles moteur intérieures. Il n’y a pas de carénages latéraux de train sur le fuselage comme sur l’ATR.

Suivre l’approche

Si l’avion arrive de façon étonnamment raide et lente, avec les volets très sortis, et s’arrête après une courte distance, tout concorde.

Sur les sites de suivi, tu le trouves sous le code type DHC7. Comme il ne vole plus qu’en petit nombre, un coup d’œil à l’immatriculation vaut la peine : beaucoup d’exemplaires ont un long passé dans plusieurs compagnies. Pour savoir comment retrouver l’année de construction et l’historique d’un avion, consulte le guide Quel âge a cet avion ?.

Le Dash 7 comparé à des types similaires

Les avions régionaux à quatre moteurs sont rares, et c’est précisément pourquoi le Dash 7 est facile à identifier. Il existe pourtant des types qui paraissent semblables au premier regard.

Type Moteurs Empennage Différence en bref
Dash 7 4 turbopropulseurs empennage en T aile haute, qualités STOL extrêmes
Dash 8-100 2 turbopropulseurs empennage en T même forme de base, mais seulement deux moteurs
Dash 8-300 2 turbopropulseurs empennage en T à peu près même taille, deux moteurs
BAe 146 4 réacteurs empennage en T également quadrimoteur et à aile haute, mais à réaction
Shorts 360 2 turbopropulseurs classique fuselage anguleux, haubans sous l’aile
ATR 42-300 2 turbopropulseurs empennage en T seulement deux moteurs, train dans des carénages du fuselage

La confusion la plus intéressante est celle avec le BAe 146 : lui aussi a quatre moteurs, une aile haute et un empennage en T, et il a remplacé le Dash 7 à London City. Mais dès que tu regardes les moteurs, c’est clair : le 146 a des réacteurs, le Dash 7 des hélices. L’article Distinguer les turbopropulseurs donne la vue d’ensemble des turbopropulseurs.

C’est un Dash 7 si …

  • tu vois quatre hélices sur une aile haute
  • l’empennage horizontal est tout en haut de la dérive
  • le train sort des nacelles intérieures
  • le site de suivi indique DHC7

Regarde de plus près si …

  • tu ne vois l’avion que de face ou de dos et ne repères pas avec certitude les moteurs extérieurs
  • l’avion est très loin et qu’il est difficile de distinguer hélices et réacteurs

Ce n’est pas un Dash 7 si …

  • tu ne vois que deux hélices – c’est plutôt un Dash 8
  • quatre réacteurs pendent sous l’aile – c’est un BAe 146 ou un Avro RJ
  • le train est fixe et l’avion paraît bien plus petit – c’est le Twin Otter

Exploitants : hier et aujourd’hui

Traces en Europe

En Europe, le Dash 7 a connu ses grandes heures dans les années 1980 et 1990. Tyrolean Airways a lancé le service régulier avec ce type en 1980 et l’a exploité jusqu’en 1996. Depuis sa base de l’aéroport d’Innsbruck, la compagnie tyrolienne tirait parti de ses capacités aussi pour des altiports exigeants comme Courchevel, en France. En Norvège, Widerøe a utilisé le Dash 7 sur des pistes courtes avant que le Dash 8 ne prenne le relais. Parmi les autres anciens exploitants figurent Air Greenland, l’israélienne Arkia et Adria Airways. Au Royaume-Uni, Brymon Airways et London City Airways ont marqué les débuts dans les Docklands.

Aujourd’hui, tu ne croises plus de Dash 7 en service régulier en Europe. Sur la terrasse d’observation d’Innsbruck, tu vois donc ses successeurs – mais tu imagines bien à quel point cet avion à décollage court allait à cette étroite vallée alpine.

Les derniers Dash 7 en activité

D’après les inventaires de flotte du printemps 2026, une seizaine de Dash 7 étaient encore en service dans le monde. La répartition, selon ces inventaires :

  • Canada : Air Tindi, de Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest, exploite avec six appareils la plus grande flotte restante. S’y ajoute un exemplaire unique que Transport Canada utilise pour les patrouilles glaces et environnement.
  • États-Unis : l’US Army utilise plusieurs Dash 7 transformés pour des missions de reconnaissance.
  • Kenya : Airkenya Express exploite deux appareils.
  • Antarctique : le British Antarctic Survey utilise un Dash 7 pour ravitailler ses stations de recherche.
Région Chances de succès Pourquoi
Nord du Canada (Yellowknife et environs) moyennes à élevées Air Tindi exploite la plus grande flotte civile restante
Kenya moyennes Airkenya Express avec deux appareils
Europe centrale très faibles tout au plus vols de convoyage, passages militaires ou vols de maintenance
London City Airport pratiquement nulles le type y appartient à l’histoire

Les flottes restantes fondent vite

Pour un type qui n’a plus qu’une douzaine d’appareils en activité, chaque retrait du service peut changer la donne. Avant un déplacement, vérifie sur les sites de suivi quels vols sont réellement prévus avec un DHC7, et ne te fie pas à d’anciennes listes de flotte.

Ne rate plus aucun Dash 7

Mets le Dash 7 sur ta liste de souhaits et configure dans Planetrack une alerte pour le type ou pour une immatriculation précise : l’appli te prévient quand un appareil arrive ou se pose. Planetrack arrive bientôt – accède à la liste d’attente.

Conseils de spotting pour une rareté

Photographier un Dash 7 relève plus de la chasse que du hasard. C’est justement ce qui le rend si attirant pour beaucoup de spotteurs. Pour évaluer la rareté d’une observation, lis l’article Quelle est la rareté de mon observation ? ; d’autres candidats pour ta liste figurent dans Repérer des avions rares.

Prêt pour ta chasse au Dash 7 ?

Coche ce que tu as déjà fait.

  • J’ai configuré une alerte pour le code type DHC7.
  • Je connais les exploitants actuels et leurs zones d’utilisation.
  • Je sais à quelle heure l’avion devrait se poser à l’aéroport visé.
  • Ma vitesse d’obturation est réglée pour les hélices.
  • Ma position est accessible au public et autorisée.

Comme les Dash 7 restants volent le plus souvent loin des grands hubs, une bonne alerte t’aidera davantage que n’importe quelle liste de flotte. Le guide Configurer des alertes pour des avions, des types et des compagnies explique comment en créer sur différents services.

Conseils photo spécifiques au Dash 7

Montrer les quatre disques d’hélice

Avec une vitesse d’obturation trop courte, les quatre hélices sont figées et l’image perd son charme. Avec des vitesses un peu plus lentes, tu obtiens quatre beaux disques. Le guide Photographier les hélices explique comment faire.

Saisir l’approche raide

Ce qui fait la particularité du Dash 7, c’est l’angle d’approche. Une vue de côté avec l’horizon dans l’image rend visibles la trajectoire raide et les volets très sortis.

Tenir compte de la courte distance d’atterrissage

Ne compte pas sur un avion qui roule loin devant toi. Un Dash 7 est souvent déjà arrêté après quelques centaines de mètres : choisis ta position en conséquence, près du seuil.

Profiter de la lumière du Grand Nord

Dans le nord du Canada, le soleil reste bas pendant une bonne partie de l’année. Planifie ta position avec le guide Planifier la position du soleil pour ton spot photo.

Le Dash 7 dans la grande histoire des quadrimoteurs

Le Dash 7 est l’un des derniers quadrimoteurs à turbopropulseurs nouvellement conçus pour le transport civil régulier. Après lui, la branche est presque partout passée à deux moteurs, tout simplement parce que c’est moins cher. Les grands quadriréacteurs long-courriers ont connu le même sort plus tard, comme le montre l’article La fin des quadriréacteurs. La production du Dash 7 s’est arrêtée en 1988, après le rachat de De Havilland Canada par Boeing. L’entreprise a ensuite appartenu à Bombardier et porte aujourd’hui de nouveau son ancien nom. Tu peux lire toute l’histoire de la firme sur la page De Havilland Canada.

Il y a aussi un côté triste dans cette histoire : le plus grave accident d’un Dash 7 a eu lieu le 6 mai 1988 en Norvège, quand le vol Widerøe 710 s’est écrasé près de Brønnøysund, faisant 36 morts.

Si les types anciens, qui n’apparaissent plus que rarement dans le ciel, t’intéressent en général, le guide Reconnaître les avions anciens dans le ciel est une bonne étape suivante.

Conclusion

À bien des égards, le Dash 7 était en avance sur son temps : silencieux, capable de décollages extrêmement courts et assez robuste pour les altiports, l’Arctique et l’Antarctique. Sans lui, London City Airport n’aurait sans doute pas existé sous cette forme. Sur le plan économique, quatre moteurs sont toutefois restés un handicap, et seulement un peu plus de 110 appareils ont été construits. Aujourd’hui, c’est un vrai trophée pour tout spotteur.

En bref

Quatre hélices, aile haute, empennage en T : c’est un Dash 7, et une confusion est à peine possible. La seule difficulté est d’en trouver un. Configure une alerte pour DHC7 et, quand c’est sérieux, planifie un voyage dans le nord du Canada.

Résumé

  • De Havilland Canada a conçu le Dash 7 à partir de 1972 comme un quadrimoteur silencieux à décollage court, pour les aéroports urbains et les pistes courtes. Le premier vol a eu lieu le 27 mars 1975, et le premier appareil a été livré en 1978 à Rocky Mountain Airways.
  • Quatre turbopropulseurs PT6A-50, de grands volets et des hélices à rotation lente permettaient des approches raides et des atterrissages sur environ 600 mètres. Cela en a fait le premier habitué de London City Airport.
  • Sur le plan économique, le type est resté une niche : quatre moteurs coûtaient cher. Après le rachat de De Havilland Canada par Boeing, la production a pris fin en 1988, et le bimoteur Dash 8 a pris la relève.
  • Aujourd’hui, seule une poignée de Dash 7 volent encore, notamment chez Air Tindi dans le nord du Canada, dans l’US Army et au British Antarctic Survey. En Europe, il appartient à l’histoire du transport régulier.

Questions fréquentes

Quel est le code type OACI du Dash 7 ?

Le Dash 7 est enregistré sous DHC7. Cela le distingue nettement de la famille Dash 8 (DH8A à DH8D). Si tu le cherches précisément sur les sites de suivi, filtre donc sur DHC7.

Pourquoi le Dash 7 a-t-il quatre moteurs ?

Quatre moteurs fournissent beaucoup de poussée à basse vitesse et soufflent beaucoup d’air sur l’aile, ce qui facilite les décollages courts et les approches raides. De plus, la panne d’un moteur pèse moins avec quatre qu’avec deux. En même temps, les hélices pouvaient être moins chargées et tourner plus lentement, ce qui rendait l’avion exceptionnellement silencieux.

Quel rapport entre le Dash 7 et London City Airport ?

Un rapport très étroit. En 1982, un Dash 7 de Brymon Airways s’est posé à titre d’essai sur Heron Quays, dans les Docklands de Londres, et a montré qu’un aéroport urbain y était réalisable. Quand l’aéroport a ouvert en 1987, la piste était courte et l’angle d’approche, de 7,5 degrés, extrêmement raide. Au début, presque aucun autre avion de ligne ne pouvait y opérer à côté du Dash 7.

Combien de Dash 7 ont été construits ?

Selon la façon de compter, les sources citent entre 111 et 114 appareils, prototypes compris. La production a eu lieu de 1975 à 1988 à Downsview, près de Toronto.

Comment distinguer le Dash 7 du Dash 8 ?

Par le nombre de moteurs. Le Dash 7 a quatre hélices, toutes les séries de Dash 8 seulement deux. Les deux partagent l’empennage en T et l’aile haute, car le Dash 8 est directement dérivé du Dash 7.

Où peut-on encore voir un Dash 7 aujourd’hui ?

Le plus probablement dans le nord du Canada, où Air Tindi, basée à Yellowknife, exploite plusieurs appareils d’après les inventaires de flotte de 2026. D’autres exemplaires volent dans l’US Army, dans une compagnie au Kenya et au British Antarctic Survey. En Europe centrale, tu ne croiseras un Dash 7 qu’à l’occasion d’un vol de convoyage.

Des Dash 7 volent-ils encore à London City Airport ?

Non, plus en service régulier. Depuis l’allongement de la piste en 1992 et l’angle d’approche plus doux de 5,5 degrés, des jets comme le BAe 146, puis des modèles Embraer et Airbus ont repris le trafic. Le Dash 7 fait partie de l’histoire fondatrice de l’aéroport.

De Havilland Canada DHC-7 Dash 7 : à collectionner, pas seulement à voir

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Types d’avions apparentés

Turboprop

De Havilland Canada Dash 8-100

Fuselage court, empennage en T et train d’atterrissage dans les nacelles moteur : le Dash 8-100 est la version d’origine de la famille Dash 8. En service depuis 1984, plus construit depuis longtemps, il reste pourtant un quotidien en Norvège et au Canada. Voici comment le reconnaître.

Turboprop

De Havilland Canada Dash 8-300 (Q300)

Plus long que le Dash 8-100, nettement plus court que le Q400 et doté d’hélices à quatre pales : le Dash 8-300 est la taille intermédiaire de la famille Dash 8. Widerøe, PAL et Air New Zealand l’exploitent encore, chez Air Canada Express il appartient au passé.

Turboprop

De Havilland Canada Dash 8-400 (Q400)

Aile haute, empennage en T, hélices à six pales et un train qui se replie vers l’arrière dans les nacelles moteur : le Dash 8-400 est le plus rapide et le plus grand des turbopropulseurs régionaux en service. Voici comment le reconnaître à coup sûr.

Turboprop

De Havilland Canada DHC-6 Twin Otter

Aile haute à jambes de force, train fixe, deux fins turbopropulseurs PT6 : le Twin Otter se pose sur la plage, l’eau, la neige et le gravier. Voici comment reconnaître ce classique canadien.

Jet régional

BAe 146-100

Le BAe 146-100 est la version la plus courte et la plus ancienne du quadriréacteur régional britannique – point de départ de toute la famille Jumbolino et, pendant des décennies, l’avion de la famille royale.

Turboprop

Dornier 228

Long fuselage anguleux, aile haute fine aux extrémités coupées en biais : le Dornier 228 dessert depuis 1981 des liaisons insulaires, la garde côtière et la recherche. Voici comment le reconnaître, lui et ses variantes.

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TT

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