L’essentiel en bref
- SkyWork appartient à l’histoire : le 29 août 2018, le SX207 en provenance de Hambourg a effectué le dernier atterrissage à Berne, puis la compagnie a cessé son exploitation et fait faillite.
- Codes : IATA SX, OACI SRK, indicatif d’appel « SKYFOX ».
- De moniteur de pilotage à compagnie régulière : fondée en 1983 comme école de pilotage, à partir de 1989 dans le taxi aérien avec des jets d’affaires, à partir de 2009 avec des vols réguliers depuis Berne.
- Compagnie à turbopropulseurs : des Dornier 328, trois Dash 8 Q400 et, en dernier, six Saab 2000 formaient la flotte.
- Berne a perdu son principal client : SkyWork assurait en dernier environ 60 % des vols de l’aéroport de Berne-Belp.
Sommaire
- 1.SkyWork en un coup d’œil
- 2.Codes et indicatif d’appel
- 3.Histoire : de l’école de pilotage à la compagnie maison de Berne
- 4.La flotte : trois familles de turbopropulseurs
- 5.Dornier 328 ou Saab 2000 ? Comment les distinguer
- 6.À quoi tu reconnais SkyWork
- 7.Le réseau
- 8.SkyWork et l’aviation régionale suisse
- 9.Confusions fréquentes
- 10.Conclusion
Fiche d’identité
| Code IATA | SX |
|---|---|
| Code OACI | SRK |
| Indicatif d’appel | SKYFOX |
| Hubs | BRN |
| Statut | Historique – exploitation arrêtée le 29 août 2018, puis faillite |
| Modèle économique | Compagnie régionale avec vols réguliers depuis Berne vers des villes européennes et des destinations de vacances, plus des vols charters |
| Siège et base | Belp, aéroport de Berne-Belp (BRN) ; par moments une base saisonnière supplémentaire à l’EuroAirport de Bâle |
| Fondation | 1983 comme école de pilotage, à partir de 1989 taxi aérien et charter, vols réguliers à partir de 2009 |
| Codes | IATA SX, OACI SRK, indicatif d’appel « SKYFOX » |
| Types importants | Dornier 328-110, De Havilland Canada Dash 8 Q400 (jusqu’en 2014), Saab 2000 (à partir de 2016) |
| Flotte à la fin | Six Saab 2000 loués de 50 sièges chacun ; les Embraer 170 commandés n’ont plus été mis en service |
| Alliance | aucune ; à partir de 2016, accord d’interligne avec Air France-KLM via Amsterdam |
Comment reconnaître la compagnie
Est-ce vraiment SkyWork Airlines ?
- Immatriculation suisse en HB- – toute la flotte était immatriculée en Suisse
- Livrée des Saab 2000 à partir de 2016 : fuselage entièrement blanc, croix suisse rouge sur la dérive, titres sur le fuselage et logo sur les nacelles moteur
- Presque toujours un turbopropulseur : Dornier 328 et Saab 2000 ont marqué la flotte, par moments aussi le plus grand Dash 8 Q400
- Les photos viennent le plus souvent de Berne-Belp, Bâle, Hambourg, Berlin, Vienne, Amsterdam ou London City
- Sur d’anciens relevés de suivi : SRK avec l’indicatif SKYFOX, numéros de vol avec SX
Qui se tenait à l’aéroport de Berne-Belp entre 2009 et 2018 voyait surtout une compagnie : SkyWork. La petite société bernoise amenait des turbopropulseurs à immatriculation suisse vers Hambourg, Berlin, Vienne, Londres et des îles de vacances – et fut pendant des années la plus importante cliente de son aéroport d’attache. Le 29 août 2018, c’était fini. Cette page te montre d’où venait SkyWork, quels avions elle exploitait, à quoi tu reconnais ses appareils sur les photos et pourquoi sa fin a été si marquante pour Berne.
Les photos de SkyWork dans ton hangar
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SkyWork en un coup d’œil
SkyWork Airlines était une compagnie régionale suisse dont le siège était à Belp et la base à l’aéroport de Berne-Belp. La société a existé de 1983 à 2018, mais n’est apparue comme compagnie régulière qu’à partir de 2009. C’est pourquoi tu lis souvent deux années de départ : 1983 pour l’entreprise, 2009 pour l’exploitation régulière.
Le profil était clair : SkyWork reliait la ville fédérale de Berne à des villes d’Allemagne, d’Autriche, des Pays-Bas et du Royaume-Uni et desservait l’été en plus des destinations de vacances. Comme Berne-Belp est un petit aéroport à la zone de chalandise limitée, la compagnie misait sur de petits turbopropulseurs. Par moments, elle exploitait en outre une base saisonnière à l’EuroAirport Bâle-Mulhouse-Fribourg et assurait des vols charters.
SkyWork n’a jamais appartenu à une alliance. À partir de 2016, il y a toutefois eu un accord d’interligne avec Air France-KLM : les passagers de Berne pouvaient, avec un seul billet, correspondre via Amsterdam vers le réseau de KLM.
Codes et indicatif d’appel
- Code IATA SX : figurait dans le numéro de vol, par exemple pour le dernier vol SX207 de Hambourg à Berne.
- Code OACI SRK : apparaissait dans le plan de vol du contrôle aérien et dans les données des sites de suivi des vols.
- Indicatif d’appel SKYFOX : c’est ainsi que les équipages s’annonçaient à la radio.
Pour toi, spotteur, les codes sont surtout utiles pour trier d’anciennes données. Quand tu passes en revue d’anciens relevés ADS-B ou des captures d’écran, SRK est la correspondance sans équivoque. Pour retracer des avions précis grâce à leur immatriculation, consulte le guide Retrouver un avion par son immatriculation.
Histoire : de l’école de pilotage à la compagnie maison de Berne
De 1983 à 2008 : école de pilotage, jets d’affaires, premiers turbopropulseurs
SkyWork a débuté en 1983 très modestement : deux fondateurs exploitaient à Belp une école de pilotage. En 1989, l’entreprise a acheté son premier Cessna Citation II et est passée aux vols de taxi aérien et de charter pour une clientèle privée et d’affaires. En 2003 s’est ajouté avec le Dornier 328-100 le premier avion régional, en 2008 a suivi un Dash 8 Q400 de De Havilland Canada (vendu à l’époque sous le nom de Bombardier).
De 2009 à 2014 : vols réguliers et expansion rapide
À partir de 2009, SkyWork a proposé des vols réguliers depuis Berne. En 2010, l’entrepreneur Daniel Borer a repris la société. En août 2011, la compagnie a en outre acheté l’organisateur de voyages Aaretal Reisen, qu’elle a de nouveau cédé en juillet 2014. C’est à cette époque qu’une expansion, qui a coûté beaucoup d’argent selon la presse spécialisée, a eu lieu : entre 2011 et 2015, environ 70 millions de francs suisses auraient été brûlés, et la compagnie s’est retrouvée au bord de l’effondrement.
En 2013, SkyWork a annoncé un partenariat avec l’allemande MHS Aviation, qui engageait elle aussi des Dornier 328. Il n’a pas été concrétisé. En 2014, la compagnie a tiré le frein d’urgence : elle a cédé le dernier de ses trois Dash 8 Q400 – d’après Wikipédia à Air Berlin –, réduit les effectifs et diminué les fréquences. Par moments, elle a déplacé ses vols vers Londres de l’aéroport de London City à Southend. À la tête est arrivé Martin Inäbnit, qui avait auparavant travaillé chez Crossair.
De 2015 à 2017 : austérité, Bâle et Saab 2000
En 2015, SkyWork a poursuivi sa cure d’austérité. Un contrat ACMI avec la tessinoise Darwin Airline, qui volait par moments avec un Saab 2000 pour SkyWork, a pris fin la même année. Parallèlement, Bâle est devenu plus important comme deuxième point de départ, d’abord avec une liaison vers London City, en 2016 Usedom s’est ajoutée via Bâle. Toujours en 2016 est venu l’accord d’interligne avec Air France-KLM.
Pour les spotteurs, la date la plus importante de cette phase : en juillet 2016 est arrivé le premier Saab 2000. Le rapide turbopropulseur de 50 sièges devait remplacer le Dornier 328, ce qui a eu lieu jusqu’au début 2018. En 2017, SkyWork a en outre étudié des jets régionaux et recherché du personnel pour la famille d’Embraer E-Jets. D’après aerotelegraph, en mai 2017, il y avait encore deux Dornier 328 et trois Saab 2000 au départ de Berne, le réseau comprenait 18 destinations dans huit pays.
Octobre 2017 : la quasi-faillite
Le 16 octobre 2017, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) a limité l’autorisation d’exploitation jusqu’à fin du mois, parce que SkyWork n’avait pas pu justifier le financement du programme d’hiver 2017/18. À partir du 29 octobre, les avions sont restés au sol. Peu après, un investisseur s’est présenté in extremis, et le 1er novembre 2017, SkyWork volait de nouveau avec une autorisation illimitée. Le vide laissé par la fin d’Air Berlin, la compagnie l’a exploité à partir de fin mars 2018 : elle a volé Berne–Berlin–Graz et retour et proposait ainsi de nouveau une liaison directe Berlin–Graz.
2018 : vols Swisscoy, projets dans le sud et la fin
À partir de janvier 2018, SkyWork a transporté pour l’armée suisse des troupes et du fret de Bâle à Pristina pour la mission Swisscoy au Kosovo, en partie avec une escale à Sarajevo. À l’été 2018 se sont ajoutés Brač, Graz et des vols charters vers Preveza. Mais après l’échec de discussions avec un éventuel partenaire – selon la presse spécialisée, le groupe allemand Zeitfracht –, SkyWork a cessé son exploitation le 29 août 2018. Le dernier vol, le SX207 de Hambourg, a atterri à 22 h 19 à Berne. Environ 11 000 passagers ayant réservé ont été touchés et ont été ramenés chez eux par d’autres compagnies.
Dater proprement ses archives
Les photos de SkyWork se laissent bien situer dans le temps : un Dash 8 Q400 plaide pour les années jusqu’en 2014, un Saab 2000 pour la période à partir de juillet 2016, et un Dornier 328 est possible pendant toute la période régulière jusqu’au printemps 2018. Pour collectionner systématiquement les immatriculations, consulte l’article Collectionner les immatriculations.
La flotte : trois familles de turbopropulseurs
La flotte de SkyWork n’a jamais été grande, mais typique d’une compagnie régionale suisse : peu d’avions, tous avec des immatriculations HB, presque exclusivement des turbopropulseurs.
| Type | Période | Sièges | Conseil pour spotteurs |
|---|---|---|---|
| Cessna Citation II | à partir de 1989 | Jet d’affaires | De l’époque du taxi aérien avant l’exploitation régulière |
| Dornier 328-110 | 2003 à printemps 2018 | environ 30 | Aile haute avec empennage en T, long compagnon de la période régulière |
| Dash 8 Q400 | 2008 à 2014 | nettement plus que le Dornier | Le plus grand type de la flotte, trois appareils au total |
| Saab 2000 | juillet 2016 à août 2018 | 50 | À la fin six exemplaires, tous loués |
| Embraer 170 | commandé, jamais en service | typiquement 70–80 | Appareils d’occasion, plus repris à cause de la faillite |
Le Dornier 328 était l’épine dorsale des premières années régulières. L’avion à aile haute d’Oberpfaffenhofen convenait avec ses bonnes 30 places aux lignes peu denses comme Berne–Hambourg ou Berne–Sylt. Le Dornier a effectué ses derniers vols pour SkyWork au printemps 2018 ; le dernier appareil propre a été vendu en septembre 2018. Tu trouveras plus de détails sur le constructeur chez Dornier.
Le Dash 8 Q400 était pour SkyWork un avion de croissance. Avec nettement plus de sièges que le Dornier, il devait desservir des lignes plus fortes. Après la cure d’austérité de 2014, il a de nouveau disparu de la flotte.
Le Saab 2000 a enfin marqué les deux dernières années. C’est l’un des turbopropulseurs les plus rapides du trafic régional et, pour les spotteurs, un type rare aujourd’hui, car peu de compagnies l’engagent encore. Le constructeur est Saab. L’Embraer 170 aurait été le premier jet de la flotte régulière – les appareils d’occasion étaient toutefois stationnés en Espagne et ne sont jamais arrivés à Berne.
Retrouver les anciens avions de SkyWork
Configure des alertes pour des immatriculations précises ou le Saab 2000 : Planetrack te prévient quand ils arrivent ou atterrissent à ton aéroport. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente.
Dornier 328 ou Saab 2000 ? Comment les distinguer
Sur les photos d’archives de Berne, tu rencontres surtout ces deux types. Les deux sont des turbopropulseurs à immatriculation suisse – mais bien distinguables dans le détail.
Ce qui plaide pour le Dornier 328
- Aile haute : l’aile est posée sur le dessus du fuselage
- Empennage en T avec l’empennage horizontal en haut de la dérive
- Fuselage compact, plutôt court
- Train dans des carénages sur le côté du fuselage
Ce qui plaide pour le Saab 2000
- Aile basse : l’aile est fixée en bas du fuselage
- Fuselage long et fin avec beaucoup de hublots
- Grandes hélices à six pales sur des nacelles moteur placées sur l’aile
- Chez SkyWork, tout blanc avec une croix rouge sur la dérive
Le Dash 8 Q400 sort de cette grille : c’est lui aussi un avion à aile haute avec empennage en T, mais nettement plus long que le Dornier et avec de hautes jambes de train dans les nacelles moteur. Si tu hésites en général entre turbopropulseurs, le guide Distinguer les turbopropulseurs t’aide.
À quoi tu reconnais SkyWork
Le repère le plus sûr est l’immatriculation : tous les appareils volaient avec une immatriculation suisse, donc avec HB- sur le fuselage. Ce que signifient les différents groupes de lettres des immatriculations suisses est expliqué dans l’article Les immatriculations suisses HB.
Les Saab 2000 sont arrivés à partir de 2016 dans une livrée sobre : fuselage entièrement blanc, une croix suisse rouge sur la dérive, les titres de la compagnie sur le fuselage et le logo sur les carénages moteur. Ils ressemblaient ainsi au premier regard presque à une livrée neutre – une raison pour laquelle les photos de SkyWork sont parfois mal attribuées dans les collections.
Un autre indice est le lieu. La plupart des clichés de SkyWork viennent de Berne-Belp, où la compagnie assurait en dernier environ 60 % de tous les vols. En dehors de la Suisse, on la croisait dans des aéroports comme Hambourg, Vienne, Amsterdam-Schiphol, Berlin-Tegel ou London City.
Attention aux confusions
Des turbopropulseurs blancs à immatriculation HB volaient en Suisse aussi pour d’autres sociétés, par exemple Darwin Airline avec son Saab 2000. Ne te fie donc pas à la couleur de base, mais vérifie les titres et l’immatriculation.
Le réseau
SkyWork exploitait un réseau régional classique : des liaisons entre villes pour les voyageurs d’affaires et des lignes d’été pour les vacanciers. À l’été 2017, 18 destinations européennes étaient au programme depuis Berne, dont :
- Villes : Berlin, Hambourg, Cologne/Bonn, Munich, Vienne, Amsterdam et London City
- Destinations de vacances : Sylt, Usedom, Jersey, Palma de Majorque, plusieurs îles de la Méditerranée et Zadar
- Depuis Bâle (été 2017) : Jersey, London City, Usedom, Sylt et Vienne
À l’hiver 2017/18, le réseau depuis Berne a rétréci à sept destinations : Amsterdam, Berlin-Tegel, Hambourg, London City, Munich, Palma de Majorque et Vienne. À l’été 2018 se sont ajoutés Brač et Graz, ainsi que la liaison Berlin–Graz, qui était reliée via Berlin aux vols de Berne et comblait un vide après la fin d’Air Berlin.
Après la disparition de SkyWork, l’aéroport de Berne a été confronté à un problème : son client de loin le plus important avait disparu. Dans la procédure de faillite ultérieure, les créanciers ordinaires n’ont reçu, selon des articles de presse, qu’environ 11,5 % de leurs créances, l’aéroport de Berne a perdu environ 1,3 million de francs suisses. Parmi les créanciers figuraient aussi Saab, Rolls-Royce et Eastern Airways.
Probablement SkyWork si …
- un turbopropulseur à immatriculation HB a été photographié à Berne entre 2009 et 2018
- les titres sur le fuselage et la croix rouge sur la dérive sont visibles
- d’anciennes données de suivi montrent SRK ou SKYFOX
À vérifier de plus près si …
- un Saab 2000 blanc est représenté sans titres lisibles
- le Dornier 328 a été photographié en Allemagne – d’autres exploitants y volaient aussi
Sûrement pas SkyWork si …
- la photo a été prise après le 29 août 2018
- on voit un jet – les Embraer 170 ne sont jamais entrés en service
SkyWork et l’aviation régionale suisse
SkyWork s’inscrit dans une longue liste de compagnies régionales suisses qui n’ont pas survécu. Crossair, de Bâle, a été absorbée en 2002 par Swiss, la tessinoise Darwin Airline, un temps en service sous le nom d’Etihad Regional, a cessé son exploitation fin 2017. Aujourd’hui, avec Helvetic Airways, une compagnie régionale suisse vole avec des jets Embraer – précisément le type sur lequel SkyWork voulait miser en dernier.
Le schéma est semblable : de petits aéroports d’attache, des lignes peu denses et une forte concurrence du train et des grands hubs rendent l’activité difficile. Si les liens plus larges t’intéressent, lis l’aperçu des compagnies régionales en Europe et des grandes faillites de compagnies en Europe.
Spotter à Berne aujourd’hui
Berne-Belp est, même sans SkyWork, un aéroport régional détendu. Photographie uniquement depuis des zones accessibles au public et respecte les règles suisses. Ce qui y est en vigueur est expliqué dans l’article Le spotting en Suisse.
Confusions fréquentes
- Mal lire l’année de fondation – l’entreprise est née en 1983 comme école de pilotage, les vols réguliers n’ont existé qu’à partir de 2009.
- Attribuer automatiquement chaque Saab 2000 blanc à SkyWork – d’autres exploitants ont aussi volé ce type dans une livrée sobre.
- Compter l’Embraer 170 dans la flotte – il était commandé, mais n’a jamais volé pour SkyWork.
- Confondre Dornier 328 et Dornier 328JET – SkyWork exploitait la version à hélices, pas le jet.
- Prendre la quasi-faillite de 2017 pour la fin – SkyWork a continué de voler ensuite pendant près de dix mois.
Collectionner les turbopropulseurs
Publie tes observations avec photo, type, immatriculation, compagnie et spot et construis-toi un hangar avec Dornier 328, Saab 2000 et Dash 8. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Conclusion
SkyWork Airlines était la compagnie qui a fait de Berne-Belp un véritable aéroport de lignes régulières. D’une petite école de pilotage est née une compagnie régionale avec Dornier 328, Dash 8 Q400 et Saab 2000, qui reliait la ville fédérale à des métropoles et à des îles de vacances. Financièrement, elle n’a pourtant jamais reposé sur des bases solides : après une expansion coûteuse, une cure d’austérité et une quasi-faillite, la fin est venue le 29 août 2018. Pour les spotteurs, il reste des photos d’archives avec des immatriculations HB – et la recherche des appareils qui volent aujourd’hui chez d’autres exploitants.
En bref
SkyWork Airlines (IATA SX, OACI SRK) était une compagnie régionale bernoise historique avec une flotte de turbopropulseurs. Les Dornier 328 et Saab 2000 à immatriculation HB sont ses motifs typiques, le dernier vol a atterri le 29 août 2018 à Berne.
Résumé
- SkyWork Airlines était la compagnie maison de Berne-Belp et reliait la ville fédérale à des métropoles européennes et à des îles de vacances.
- La flotte se composait presque uniquement de turbopropulseurs : d’abord Dornier 328 et Dash 8 Q400, à partir de 2016 Saab 2000 – aujourd’hui, un motif typique de l’aviation régionale d’autrefois pour les spotteurs.
- Financièrement, la compagnie a longtemps été fragilisée : après une expansion coûteuse, une cure d’austérité à partir de 2014 et une quasi-faillite en octobre 2017, la fin est venue en août 2018.
- Si tu as des photos de SkyWork dans tes archives, tu les situes dans le temps grâce aux immatriculations HB, au type et à la livrée.
Questions fréquentes
SkyWork Airlines existe-t-elle encore ?
Non. SkyWork a cessé son exploitation le soir du 29 août 2018, après l’échec de discussions avec un éventuel partenaire. Le dernier vol, le SX207 en provenance de Hambourg, a atterri à 22 h 19 à Berne. La compagnie a rendu son autorisation d’exploitation, puis la faillite a été ouverte.
Quels codes IATA et OACI SkyWork avait-elle ?
Le code IATA était SX, le code OACI SRK. À la radio, les équipages s’annonçaient avec l’indicatif d’appel « SKYFOX ».
Quels avions SkyWork exploitait-elle ?
À ses débuts, des jets d’affaires de type Cessna Citation II, puis dans le trafic régulier des turbopropulseurs : à partir de 2003 le Dornier 328-110, à partir de 2008 le De Havilland Canada Dash 8 Q400 (trois au total, le dernier est parti fin 2014 chez Air Berlin) et à partir de juillet 2016 le Saab 2000. À la fin, il ne restait que six Saab 2000 loués. Les Embraer 170 commandés n’ont plus été mis en service à cause de la faillite.
Où SkyWork volait-elle ?
Depuis Berne surtout vers des villes comme Hambourg, Berlin, Munich, Cologne/Bonn, Vienne, Amsterdam et London City, l’été aussi vers des destinations de vacances comme Sylt, Usedom, Jersey, Majorque ou la côte croate. Par moments, il y a eu en plus des vols depuis Bâle ainsi que, à partir de fin mars 2018, la ligne Berlin–Graz, avec laquelle SkyWork comblait un vide après la fin d’Air Berlin.
Pourquoi SkyWork a-t-elle fait faillite ?
La compagnie était fragilisée financièrement depuis des années. D’après des articles de la presse spécialisée, une expansion entre 2011 et 2015 lui a coûté environ 70 millions de francs suisses. En octobre 2017, l’OFAC a limité dans le temps l’autorisation d’exploitation, parce que le financement du programme d’hiver n’était pas assuré. Un investisseur a alors sauvé la compagnie in extremis. Quand, en août 2018, des discussions avec un nouveau partenaire ont échoué, la société a cessé son exploitation et a fait faillite.
Que signifiait la fin de SkyWork pour l’aéroport de Berne ?
Beaucoup : SkyWork était le plus gros client de l’aéroport de Berne-Belp et représentait environ 60 % des vols. Dans la procédure de faillite, il a perdu environ 1,3 million de francs suisses, selon des articles de presse.
Comment reconnaître un avion SkyWork sur de vieilles photos ?
Fais attention à l’immatriculation HB et au type : un turbopropulseur immatriculé en Suisse à Berne est un bon premier indice. Les Saab 2000 portaient à partir de 2016 un fuselage tout blanc avec une croix suisse rouge sur la dérive, les titres sur le fuselage et le logo sur les moteurs.
Garde un œil sur SkyWork Airlines
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Types d’avions de la flotte
Saab 2000
Ailes basses, hélices à six pales et un fuselage étonnamment long pour un turbopropulseur : le Saab 2000 était l’avion régional rapide de la Suède. Voici comment le reconnaître et retrouver les derniers exemplaires.
Type d’avionDornier 328
Fuselage fin, empennage en T, six pales par hélice et étonnamment rapide : le Dornier 328 est le dernier avion de ligne entièrement développé en Allemagne. Voici comment reconnaître ce rare turbopropulseur d’Oberpfaffenhofen.
Type d’avionDe Havilland Canada Dash 8-400 (Q400)
Aile haute, empennage en T, hélices à six pales et un train qui se replie vers l’arrière dans les nacelles moteur : le Dash 8-400 est le plus rapide et le plus grand des turbopropulseurs régionaux en service. Voici comment le reconnaître à coup sûr.
Type d’avionEmbraer E170
Le plus petit E-Jet de première génération : l’E170 a lancé en 2004 chez LOT toute la famille en service régulier, n’est plus construit et devient un modèle en fin de carrière en Europe. Voici comment le distinguer de l’E175, presque identique.
Autres compagnies
Darwin Airline
Compagnie régionale historique du Tessin : fondée en 2003 à Lugano, avec des Saab 2000 et ATR 72-500, commercialisée dès 2014 sous le nom d’Etihad Regional et dissoute fin 2017 après le retrait de sa licence.
RégionalCrossair
Compagnie régionale historique de Bâle : fondée en 1975 par Moritz Suter comme société de taxi aérien, cliente de lancement des Saab 340 et Saab 2000, puis socle de Swiss International Air Lines en 2002.
RéseauAir Berlin
Compagnie historique de Berlin : fondée en 1978 comme société charter américaine pour des vols vers Majorque au départ de Tegel, devenue ensuite la deuxième compagnie d’Allemagne et membre de oneworld – et en faillite en 2017.
RéseauAdria Airways
Compagnie nationale historique de la Slovénie, basée à Ljubljana : fondée en 1961 dans l’ancienne Yougoslavie, devenue grande avec les vols de vacances sous le nom d’Inex-Adria, membre de la Star Alliance à partir de 2004 et dernièrement exploitant des CRJ, A319 et Saab 2000 – jusqu’à la faillite à l’automne 2019.
RégionalEastern Airways
Compagnie régionale britannique historique (1997–2025) basée à l’aéroport d’Humberside : connue pour le Jetstream 41, les navettes pour l’industrie pétrolière au départ d’Aberdeen, le Saab 2000, les jets Embraer et, en dernier lieu, des vols en E190 pour le compte de KLM.
CharterHelvetic Airways
La spécialiste suisse d’Embraer basée à Zurich : Helvetic Airways vole avec des E190, E195 et la nouvelle génération E2, surtout en wet lease pour SWISS, plus des charters et ses propres vols de loisirs depuis Zurich et Berne.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Aéroport de Berne-Belp
Le petit aéroport de la ville fédérale : une piste en asphalte de 1 730 mètres dans la vallée de l’Aar, une histoire aérienne mouvementée avec l’apogée et la chute de SkyWork – et, avec le service de transport aérien de la Confédération, un lieu où tu vois de tout près les jets du Conseil fédéral, les hélicoptères de la Rega et de petits avions.
AéroportEuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg
Un aéroport, deux États, trois codes : l’EuroAirport se trouve entièrement en territoire français, mais a un secteur suisse avec sa propre route douanière vers Bâle. Pour les spotteurs, il est passionnant surtout grâce aux entreprises de completion – ici, des jets privés et VIP reçoivent leur cabine, et plus d’un jet gros-porteur non peint se trouve sur l’aire de trafic.
ConstructeurSaab
Le suédois Saab a deux visages : pour les spotteurs d’avions de ligne, le nom évoque les turbopropulseurs Saab 340 et Saab 2000, qui volent encore chez des compagnies régionales. Dans les meetings aériens et sur les bases militaires, c’est le Gripen – et avec le GlobalEye, Saab construit un radar volant sur la base d’un jet d’affaires.
ConstructeurDornier
Du lac de Constance au monde entier : Dornier a construit des hydravions métalliques comme le Wal et le Do X, après la guerre des avions à décollage court comme le Do 27, puis les avions régionaux 228 et 328. Le constructeur n’existe plus – ses avions volent pourtant toujours, et deux d’entre eux sont encore développés aujourd’hui.
Guides du blog sur le sujet
- Immatriculations suisses HB : structure, classes et particularités
- ATR ou Dash 8 ? Distinguer et reconnaître à coup sûr les turbopropulseurs
- Compagnies régionales en Europe : vols d’apport, vols sous contrat et liaisons insulaires
- Les grandes faillites de compagnies aériennes en Europe : de Swissair à Alitalia
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- Collectionner les immatriculations : comment travaillent les loggers et comment recenser une flotte complète



