L’essentiel en bref
- CityJet est une compagnie régionale irlandaise basée à l’aéroport de Dublin, qui ne vole plus que comme prestataire ACMI depuis octobre 2018.
- Codes : IATA WX, OACI BCY, indicatif d’appel « CITY-IRELAND ».
- Aujourd’hui, CityJet vole exclusivement pour SAS : des CRJ900 de 88 ou 90 sièges, stationnés à Copenhague et à Stockholm.
- Les racines sont à London City : en 1994, CityJet a démarré comme franchisée de Virgin sur la ligne Dublin–London City.
- Historiquement passionnant pour les spotteurs : pendant des décennies, les BAe 146 et Avro RJ85 ont marqué l’image de la compagnie, de 2000 à 2014 au sein du groupe Air France.
Sommaire
Fiche d’identité
| Code IATA | WX |
|---|---|
| Code OACI | BCY |
| Indicatif d’appel | CITY-IRELAND |
| Hubs | CPH, ARN |
| Modèle économique | Prestataire ACMI (wet lease) : avion, équipage, maintenance et assurance pour d’autres compagnies ; vols réguliers propres jusqu’en octobre 2018 |
| Siège | Aéroport de Dublin, Irlande (centre d’exploitation et administration) |
| Fondation | 1993 par Pat Byrne (selon CityJet ; d’autres sources indiquent 1992), premiers vols en janvier 1994 sous le nom de Virgin CityJet entre Dublin et London City |
| Propriétaire | Depuis le 31 octobre 2025, CityJet Holding ApS (selon CityJet) |
| Bases d’exploitation | Copenhague (CPH) et Stockholm-Arlanda (ARN) ; maintenance dans le hangar 3 à Copenhague, planification des équipages à Luton |
| Client (en 2026) | Exclusivement SAS Scandinavian Airlines, en wet lease de longue durée |
| Flotte (en 2026) | Bombardier CRJ900 de 88 ou 90 sièges ; selon CityJet, passage à une flotte exclusivement composée de CRJ900, les derniers CRJ1000 sont en fin de service |
| Types précédents | BAe 146, Avro RJ85, Saab 2000, Dornier 328, Fokker 50, Sukhoi Superjet 100 |
| Alliance | aucune ; les vols circulent sous des numéros de vol SAS |
Comment reconnaître la compagnie
Est-ce vraiment CityJet ?
- Aujourd’hui presque toujours un Bombardier CRJ900 en livrée SAS – le nom CityJet ne figure pas en grand sur le fuselage
- Jet régional fuselé avec des moteurs à l’arrière et un empennage en T
- Immatriculation irlandaise en EI- sur un CRJ900 aux couleurs de SAS – les autres partenaires CRJ de SAS volent avec d’autres préfixes
- Numéro de vol avec SK – CityJet vole pour le compte de SAS
- Historique : BAe 146 et Avro RJ85 quadriréacteurs à aile haute, surtout à London City
- Lieux d’affectation typiques : Copenhague et Stockholm-Arlanda, ainsi que le réseau d’apport scandinave et européen de SAS
Quand un CRJ900 aux couleurs de SAS arrive sur le seuil à Copenhague, c’est souvent une compagnie dont tu trouves à peine le nom sur l’avion qui est derrière le vol : CityJet. Les Irlandais ont une histoire mouvementée – de la franchise Virgin à London City aux années Air France avec des BAe 146 et des Avro RJ85, jusqu’au pur spécialiste du wet lease. Tu apprends ici comment identifier CityJet à coup sûr aujourd’hui et ce qu’est devenue l’ancienne flotte.
Le wet lease bien rangé dans ton hangar
Avec Planetrack, tu enregistres chaque observation avec immatriculation, type, compagnie et aéroport – ainsi, il reste clair que le CRJ de SAS était en réalité exploité par CityJet. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
CityJet en un coup d’œil
CityJet est une compagnie régionale irlandaise basée à l’aéroport de Dublin. Sa raison sociale est CityJet Designated Activity Company (DAC). Selon sa propre présentation, elle a été fondée en 1993 par l’entrepreneur Pat Byrne ; en janvier 1994, le premier vol est parti de Dublin vers l’aéroport de London City – alors un aéroport urbain encore jeune dans les Docklands.
Aujourd’hui, CityJet n’assure plus de lignes propres. Depuis octobre 2018, la compagnie est un pur prestataire ACMI : elle fournit l’avion (Aircraft), l’équipage (Crew), la maintenance (Maintenance) et l’assurance (Insurance). Le client décide quand et où l’on vole, vend les billets et paie le carburant et les redevances. D’après CityJet, ce client est désormais unique : SAS Scandinavian Airlines.
Sur le plan opérationnel, le centre de gravité s’est ainsi très éloigné de l’Irlande. Les avions sont stationnés à Copenhague et à Stockholm, et la maintenance en ligne est installée dans le hangar 3 de l’aéroport de Copenhague. À Dublin restent le centre d’exploitation, l’organisme de navigabilité et l’administration, tandis que la planification des équipages se fait à Luton, en Angleterre.
Codes et indicatif d’appel
- Code IATA WX : figurait jusqu’en octobre 2018 dans les numéros de vol des vols réguliers de CityJet. Aujourd’hui, tu ne le vois pratiquement plus.
- Code OACI BCY : l’identifiant d’exploitant de la compagnie. L’ancienne raison sociale était Business City Direct.
- Indicatif d’appel CITY-IRELAND : c’est ainsi que CityJet s’annonce à la radio quand elle vole sous son propre code.
Au quotidien, les vols circulent sous le numéro de vol du client, donc avec SK pour SAS. À la réservation et dans le programme de vols, CityJet est en général indiquée comme compagnie exploitante. L’identifiant qu’affiche un site de suivi dépend du plan de vol et du service – ne te fie donc pas à l’indicatif d’appel seul. L’article le wet lease expliqué décrit ce qui se cache derrière ces montages.
L’immatriculation l’emporte sur la livrée
Les CRJ900 de CityJet portent les couleurs de SAS, mais sont immatriculés en Irlande. Le EI- sur le fuselage est ton indice le plus rapide pour CityJet. Pour comprendre comment les immatriculations sont construites, lis le guide Comprendre les immatriculations d’avions.
L’histoire de CityJet
Peu de compagnies régionales européennes ont changé aussi souvent de propriétaire et de modèle économique. Les grandes étapes en un coup d’œil :
| Période | Étape | Ce que cela a signifié pour la flotte |
|---|---|---|
| 1993/1994 | Fondation par Pat Byrne, démarrage comme Virgin CityJet Dublin–London City | Petite flotte de BAe 146 |
| 1996 | Fin de la franchise Virgin, partenariat avec Air France | Toujours des BAe 146, plus tard par moments des Saab 2000 |
| 1999/2000 | Crise financière, entrée d’Air France ; dès 2000, intégration complète au groupe Air France | Développement à London City, vols vers Paris-CDG |
| dès décembre 2006 | Remplacement des BAe 146 | Avro RJ85, repris de la compagnie américaine Mesaba |
| 2009/2010 | Intégration de la belge VLM | Fokker 50 aux couleurs de CityJet |
| 2014 | Vente à Intro Aviation, VLM redevient indépendante | Le RJ85 reste le cheval de bataille |
| 2015/2016 | Un consortium autour du fondateur Pat Byrne reprend la compagnie, achat de Blue1, nouvelle livrée | Début du wet lease pour SAS, commande de CRJ900, arrivée du Superjet 100 |
| 2017 | Reprise de la danoise Cimber auprès de SAS | La flotte de CRJ900 pour SAS s’agrandit |
| Octobre 2018 | Fin des vols réguliers propres | Plus que du wet lease pour des clients |
| 2019 | Le Superjet 100 quitte la flotte | CRJ900 aussi pour Brussels Airlines |
| 2020 | Procédure judiciaire de redressement (examinership) en Irlande, achevée en août | Flotte réduite, fin du contrat avec Aer Lingus |
| 2023 | Fusion avec Air Nostrum dans le groupe SARA | Premiers CRJ1000 |
| 31 octobre 2025 | Nouveau propriétaire CityJet Holding ApS | Concentration sur SAS et le CRJ900 |
Les débuts à London City
Le point de départ explique le nom : CityJet a été taillée dès l’origine pour London City. L’aéroport des Docklands a une piste courte et une approche raide, les gros jets n’y ont pas accès. Le BAe 146 quadriréacteur était l’un des rares types de jets à bien s’accommoder de ces conditions – et donc fait sur mesure pour une compagnie qui voulait amener les voyageurs d’affaires de Dublin directement dans le quartier financier de Londres. Pour en savoir plus sur l’aéroport, consulte la page de l’aéroport de London City.
Les premières années, CityJet a volé sous la marque Virgin CityJet, donc en franchise avec Virgin Atlantic. Dès 1995, Bruxelles s’est ajoutée comme deuxième destination au départ de Dublin. En 1996, CityJet a mis fin à la franchise, a opéré ensuite sous son propre nom et a conclu un partenariat avec Air France.
Les années Air France
Après des difficultés financières à la fin des années 1990, Air France est entrée au capital et a repris la compagnie en totalité en 2000. CityJet est ainsi devenue la brique régionale du futur groupe Air France-KLM. À cette époque, la présence à London City s’est renforcée, et des liaisons vers Paris se sont ajoutées.
Dès fin 2006, CityJet a remplacé les BAe 146 par des Avro RJ85 d’occasion de la compagnie américaine Mesaba ; le remplacement était terminé en 2007. Plus tard, Air France-KLM a aussi placé la belge VLM Airlines sous le toit de CityJet ; ses Fokker 50 ont porté les couleurs de CityJet dès 2010. En 2014, Air France-KLM a vendu CityJet à l’investisseur allemand Intro Aviation.
Retour du fondateur et virage vers le wet lease
Peu après, un consortium autour du fondateur Pat Byrne a repris la compagnie. Ont suivi une livrée remaniée, le rachat de la finlandaise Blue1 à SAS et un gros contrat de wet lease : dès 2016, CityJet a fait voler pour SAS des jets régionaux d’environ 90 sièges. La compagnie a commandé pour cela de nouveaux CRJ900, et en 2017 s’est ajoutée la danoise Cimber, qui exploitait elle aussi des CRJ900 pour SAS.
En parallèle, CityJet a testé le Sukhoi Superjet 100 russe – d’abord sur son propre réseau, puis dès 2017 en wet lease pour Brussels Airlines. En 2019, CityJet a retiré les Superjets du service faute de fiabilité suffisante et les a remplacés par des CRJ900.
En octobre 2018, les derniers vols réguliers sous sa propre marque ont pris fin. Selon CityJet, la compagnie employait en 2019 plus de 1 250 personnes et alignait 30 avions pour des partenaires dans toute l’Europe. Parmi les clients de cette phase figurait aussi Aer Lingus, pour laquelle CityJet a engagé dès fin octobre 2018 des Avro RJ85 surtout entre Dublin et London City, et plus tard Lufthansa.
Crise, SARA et nouveau propriétaire
La pandémie de Covid a durement frappé l’activité de wet lease. En 2020, CityJet est passée en Irlande par une procédure judiciaire de redressement (examinership) et en est ressortie restructurée en août 2020. En 2023, CityJet s’est associée à l’espagnole Air Nostrum au sein de la Strategic Alliance of Regional Airlines (SARA). Les premiers CRJ1000 sont arrivés en 2023 et ont d’abord volé pour Lufthansa ; à l’été 2024, Lufthansa a engagé cinq CRJ1000 de CityJet en wet lease.
Depuis le 31 octobre 2025, CityJet appartient au danois CityJet Holding ApS. Selon la compagnie, l’accent est mis depuis sur la stabilité et le contrat de longue durée avec SAS.
Garde à l’œil les CRJ immatriculés en EI-
Configure des alertes pour des immatriculations précises ou pour le CRJ900 et sois prévenu quand l’un d’eux arrive ou se pose à ton aéroport. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente.
La flotte aujourd’hui : des CRJ900 pour SAS
La flotte actuelle est restreinte et homogène. CityJet se décrit comme exploitant de jets régionaux CRJ et passe à une flotte exclusivement composée de CRJ900.
| Type | Sièges | Statut (en 2026) | Conseil de spotteur |
|---|---|---|---|
| Bombardier CRJ900 | 88 ou 90 | Flotte principale, en wet lease pour SAS | Livrée SAS, immatriculation irlandaise |
| Bombardier CRJ1000 | 100 | en fin de service | Version allongée, en service en 2024 notamment pour Lufthansa |
Selon CityJet, les deux types ont deux moteurs General Electric CF34-8C5. Le CRJ900 mesure environ 36 mètres de long, le CRJ1000 un peu plus de 39 mètres. Le constructeur de la famille était Bombardier ; le programme CRJ est ensuite passé à Mitsubishi.
Le nombre exact d’appareils actifs change avec les contrats. Les listes de flotte publiques indiquaient à l’été 2025 environ 16 CRJ900 et cinq CRJ1000. Prends ce chiffre comme un ordre de grandeur, pas comme une valeur fixe.
CRJ900 ou CRJ1000 ?
Ce qui plaide pour le CRJ900
- Fuselage plus court, environ 36 mètres
- 88 ou 90 sièges en une seule classe
- Aujourd’hui le cas normal pour les vols de CityJet pour SAS
- Le plus souvent indiqué CRJ9 sur les sites de suivi
Ce qui plaide pour le CRJ1000
- Fuselage nettement plus long, un peu plus de 39 mètres
- Envergure un peu plus grande
- 100 sièges
- Le plus souvent indiqué CRJX sur les sites de suivi
La différence de longueur est difficile à estimer lors d’un passage. Dans le doute, compte les hublots ou compare la partie du fuselage devant l’aile : sur le CRJ1000, le fuselage avant paraît visiblement plus étiré. Pour distinguer CRJ, Embraer E-Jets et autres jets régionaux, consulte le guide reconnaître les jets régionaux.
La flotte historique : BAe 146 et Avro RJ85
Pour beaucoup de spotteurs, CityJet est indissociable des quadriréacteurs de British Aerospace. Ils appartiennent à l’histoire chez CityJet, mais sont omniprésents sur les photos de London City, de Dublin et de Paris.
- BAe 146 : CityJet a démarré avec cette famille. Quatre moteurs sous une aile haute, un empennage en T et de courtes distances de décollage et d’atterrissage en faisaient le type idéal pour London City. Plus de détails sur la page du BAe 146-200.
- Avro RJ85 : l’évolution modernisée du 146, avec des moteurs plus récents et un cockpit en verre. Dès fin 2006, il a remplacé chez CityJet les anciens 146 et est resté plus d’une décennie l’ossature à London City. Tu trouveras des détails sur l’Avro RJ85.
- Saab 2000 : turbopropulseur rapide qui, selon CityJet, faisait partie de la flotte à la fin des années 1990. Le Dornier 328 a lui aussi volé par moments pour CityJet.
- Fokker 50 : en service aux couleurs de CityJet via VLM dès 2010, parti avec la séparation de VLM en 2014.
- Sukhoi Superjet 100 : en service de 2016 à 2019, en dernier lieu pour Brussels Airlines.
Attention aux confusions
Le BAe 146 et l’Avro RJ se ressemblent beaucoup. De l’extérieur, les différences sont minimes. Pour CityJet, une règle empirique : les photos jusqu’en 2006 montrent le plus souvent un 146, les suivantes un RJ85. L’immatriculation apporte la certitude.
À quoi reconnaître CityJet
Aujourd’hui, CityJet illustre à quel point un exploitant en wet lease peut être invisible. Les CRJ900 portent la livrée de SAS, pas celle de CityJet. Si tu ne regardes que la dérive, tu notes vite « SAS » – et tu te trompes d’exploitant.
Les repères sûrs :
Vérifier le type
Un CRJ900 aux couleurs de SAS est un indice fort, car SAS emploie plusieurs partenaires pour son réseau régional.
Lire l’immatriculation
EI- signifie Irlande – sur un CRJ900 aux couleurs de SAS, cela correspond à CityJet. Les autres partenaires CRJ de SAS volent avec d’autres préfixes.
Recouper avec le programme de vols
Si le programme de vols indique CityJet comme compagnie exploitante pour le numéro de vol SK, l’affaire est claire.
Noter proprement
Note séparément l’exploitant (CityJet) et la compagnie qui commercialise le vol (SAS). Ainsi, ta collection reste univoque, même plus tard.
Pourquoi tant d’avions en Europe portent une immatriculation irlandaise alors qu’ils volent pour des compagnies d’autres pays, l’article immatriculations offshore et leasing l’explique. Pour CityJet, la raison est pourtant simple : la compagnie elle-même est irlandaise.
Spotter CityJet : Copenhague et Stockholm
Comme la flotte vole pour SAS, tu trouves CityJet là où SAS dessert son réseau régional. Les bases sont à Copenhague et à Stockholm-Arlanda.
- Copenhague-Kastrup : c’est ici que se trouvent la maintenance et une grande partie du personnel. Un lieu apprécié pour photographier est le Flyvergrillen de l’aéroport de Copenhague. Tout l’essentiel sur le site figure sur la page de l’aéroport de Copenhague.
- Stockholm-Arlanda : la deuxième base, où les CRJ900 passent la nuit et décollent le matin pour les premières rotations. Plus d’informations sur l’aéroport sur la page de Stockholm-Arlanda, et des points de vue photo dans les spots d’Arlanda.
- Allemagne : dans le réseau SAS, des jets régionaux viennent aussi dans des aéroports allemands. Mais l’avion et le partenaire engagés changent avec le programme de vols.
Bonnes chances de voir CityJet si …
- tu spottes à Copenhague ou à Stockholm-Arlanda
- le programme de vols indique des vols SK avec CityJet comme compagnie exploitante
- tu y es tôt le matin, quand les jets stationnés décollent
Vérifie avant de partir si …
- seuls quelques vols régionaux de SAS se posent à ton aéroport
- tu t’appuies sur d’anciens comptes rendus avec des RJ85 ou des Superjets
Pas un jour CityJet si …
- tu espères un RJ85 de CityJet à London City – cette époque est révolue
Sécurité et règles
Photographie uniquement depuis des zones accessibles au public. Grillages, barrières et zones réservées sont interdits. L’article Le spotting est-il autorisé ? explique ce qui est légal en Allemagne.
Confusions fréquentes
- Noter automatiquement un CRJ de SAS comme SAS – le CRJ900 immatriculé en EI- est exploité par CityJet, pas par SAS elle-même.
- Confondre CityJet et Emerald Airlines – Emerald assure aujourd’hui les lignes régionales pour Aer Lingus ; CityJet n’a volé pour Aer Lingus que de fin 2018 à 2020, avec des Avro RJ85, surtout au départ de London City. Plus d’informations sur Emerald sur la page Emerald Airlines.
- Chercher des numéros de vol WX – ils n’existent plus depuis octobre 2018.
- Assimiler BAe 146 et Avro RJ85 – le RJ85 est l’évolution modernisée ; chez CityJet, il est arrivé dès fin 2006.
- Prendre un CRJ1000 pour un CRJ900 – le fuselage plus long et 100 sièges au lieu d’environ 90 font la différence.
- Croire CityJet filiale d’Air France – elle l’a été de 2000 à 2014, plus aujourd’hui.
Du RJ85 au CRJ900
Publie tes observations de CityJet avec photo, type, immatriculation et spot, et rassemble l’ancienne comme la nouvelle flotte dans ton hangar. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Conclusion
CityJet s’est réinventée plusieurs fois : de la franchise Virgin à London City aux années Air France avec des BAe 146 et des Avro RJ85, jusqu’au discret prestataire de SAS. Pour les spotteurs, cela signifie que la grande époque de la livrée propre est révolue, mais que CityJet reste passionnante. Si tu fais attention à l’immatriculation irlandaise à Copenhague ou à Stockholm, tu reconnais la compagnie même sous des couleurs étrangères – et si tu tries de vieilles photos, tu trouves dans l’histoire de CityJet un morceau de l’aviation régionale européenne.
En bref
CityJet (IATA WX, OACI BCY) est une compagnie régionale irlandaise qui ne vole plus qu’en wet lease depuis 2018 – aujourd’hui avec des CRJ900 aux couleurs de SAS au départ de Copenhague et de Stockholm. On la reconnaît à l’immatriculation en EI- ; BAe 146 et Avro RJ85 appartiennent au passé.
Résumé
- Aujourd’hui, tu reconnais CityJet non à une livrée propre, mais à des CRJ900 aux couleurs de SAS avec une immatriculation irlandaise en EI-.
- L’histoire va de Virgin CityJet à la compagnie exclusivement en wet lease, en passant par Air France, Intro Aviation et le retour du fondateur.
- BAe 146, Avro RJ85 et Superjet 100 appartiennent au passé – les photos de cette époque sont des motifs d’archives recherchés.
- Tes meilleures chances se trouvent à Copenhague et à Stockholm-Arlanda ; vérifie quand même toujours l’immatriculation, car SAS emploie aussi d’autres partenaires.
Questions fréquentes
Quels sont les codes IATA et OACI de CityJet ?
CityJet a le code IATA WX et le code OACI BCY, l’indicatif d’appel est « CITY-IRELAND ». Les numéros de vol en WX n’ont toutefois existé que jusqu’en octobre 2018. Depuis, CityJet vole pour le compte de clients – aujourd’hui avec les numéros de vol SK de SAS.
CityJet assure-t-elle encore ses propres vols réguliers ?
Non. CityJet a cessé ses vols réguliers propres en octobre 2018. Depuis, la compagnie est un pur prestataire ACMI : elle fournit l’avion, l’équipage, la maintenance et l’assurance, tandis que le client vend les billets et fixe lignes et programme. Tu ne peux pas réserver de billets directement chez CityJet.
Pour qui CityJet vole-t-elle aujourd’hui ?
Selon CityJet, tous les vols se font pour le compte de SAS Scandinavian Airlines dans le cadre d’un contrat de wet lease de longue durée. Brussels Airlines, Aer Lingus et Lufthansa comptaient entre autres parmi ses clients auparavant.
Quels avions exploite CityJet ?
La flotte se compose de Bombardier CRJ900 de 88 ou 90 sièges. Selon ses propres indications, CityJet passe à une flotte exclusivement composée de CRJ900 ; les CRJ1000 plus grands, de 100 sièges, qui volaient en 2024 notamment pour Lufthansa, sont en fin de service. Le nombre exact d’appareils actifs varie – dans le doute, consulte une liste de flotte actuelle.
Quels avions CityJet exploitait-elle autrefois ?
Dans les premières années, la flotte était marquée par le quadriréacteur BAe 146, remplacé dès fin 2006 par l’Avro RJ85. S’y sont ajoutés par moments des turbopropulseurs Saab 2000 et des Dornier 328, des Fokker 50 via la filiale VLM et, dès 2016, le Sukhoi Superjet 100, retiré du service en 2019.
Qu’était Virgin CityJet ?
C’était le nom de CityJet à ses débuts : dès janvier 1994, la compagnie volait dans le cadre d’une franchise avec Virgin Atlantic entre Dublin et l’aéroport de London City, alors encore tout jeune. La franchise a pris fin en 1996, après quoi la compagnie n’a plus opéré que sous le nom de CityJet.
À qui appartient CityJet ?
Depuis le 31 octobre 2025, CityJet appartient, selon sa propre présentation, à CityJet Holding ApS, une société danoise. Auparavant, la compagnie a notamment fait partie du groupe Air France (de 2000 à 2014), a brièvement appartenu à Intro Aviation, puis est revenue à un consortium autour du fondateur Pat Byrne.
Où puis-je spotter CityJet ?
Le plus probablement à Copenhague et à Stockholm-Arlanda, où les CRJ900 sont stationnés. De là, ils desservent aussi, dans le réseau SAS, des destinations en Scandinavie et dans le reste de l’Europe, dont parfois des aéroports allemands. L’indice le plus sûr est l’immatriculation irlandaise sur un CRJ900 aux couleurs de SAS.
Garde un œil sur CityJet
Suis la compagnie ou certaines immatriculations et reçois une notification à l’approche ou à l’atterrissage – et publie ton observation avec le type, l’immatriculation et le spot. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Types d’avions de la flotte
Bombardier CRJ900
Fuselage fin, moteurs à l’arrière, empennage en T au sommet : le CRJ900 a longtemps été la bête de somme du trafic d’apport de Lufthansa. Depuis la fin de CityLine, il est devenu rare en Allemagne – voici comment le reconnaître quand même.
Type d’avionBAe 146 / Avro RJ85
Aile haute, quatre petits réacteurs, empennage en T et un cône de queue qui fait office d’aérofrein : l’Avro RJ85 est l’un des avions régionaux les plus reconnaissables – et c’est devenu une vraie rareté.
Type d’avionSuchoi Superjet 100
Le biréacteur régional russe à moteurs franco-russes : le Superjet 100 a brièvement volé aussi en Europe de l’Ouest et y est aujourd’hui une vraie rareté. Voici comment le reconnaître et situer son histoire.
Type d’avionBombardier CRJ1000
Le CRJ1000 est le maximum qu’on pouvait tirer du fin fuselage Canadair : environ 39 mètres, jusqu’à 104 sièges, moteurs à l’arrière. Le plus grand des CRJ ne vole presque plus qu’en Espagne – voici comment le reconnaître et le trouver.
Type d’avionBAe 146-200
Aile haute, quatre petits moteurs, arrière en coquille : le BAe 146-200 est la version intermédiaire et la plus vue du quadriréacteur britannique. Aujourd’hui, il vole surtout comme bombardier d’eau en Amérique du Nord.
Autres compagnies
SAS Scandinavian Airlines
La compagnie de réseau scandinave à la dérive bleue : fondée en 1946 par le Danemark, la Norvège et la Suède, trois hubs, chez SkyTeam depuis 2024 au lieu de la Star Alliance – et une flotte aux immatriculations de quatre pays.
RéseauAer Lingus
La compagnie de réseau irlandaise avec son hub à Dublin : fondée en 1936, membre d’IAG depuis 2015, sans alliance – et, avec les A321LR et A321XLR, l’un des exploitants de monocouloirs les plus passionnants au-dessus de l’Atlantique Nord.
RéseauAir France
La compagnie de réseau française avec son hub à Paris-Charles de Gaulle : membre fondateur de SkyTeam, partie du groupe Air France-KLM, avec une flotte long-courrier d’Airbus A350 et de Boeing 777.
RéseauBrussels Airlines
La compagnie de réseau belge avec hub à Bruxelles : héritière de la Sabena, membre de Star Alliance depuis 2009, entièrement intégrée au groupe Lufthansa depuis 2017 – et la spécialiste de l’Afrique du groupe.
RéseauLufthansa
Première compagnie d’Allemagne et noyau du groupe Lufthansa : compagnie de réseau avec les hubs de Francfort et Munich, membre fondateur de la Star Alliance.
CharterGerman Airways
Spécialiste du wet lease basé à Cologne, aux racines de 1955 : German Airways n’exploite que des Embraer E190 – surtout pour KLM Cityhopper, et pour Condor depuis 2026 – et arbore le noir-rouge-or sur la dérive.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Aéroport de Londres-City
Une seule piste d’à peine un kilomètre et demi entre deux bassins portuaires, un angle de descente presque deux fois plus raide que d’habitude et une courte liste de types d’avions autorisés : London City est l’original parmi les aéroports londoniens – et c’est justement pour cela un passage obligé pour les spotteurs.
AéroportAéroport de Dublin
Le plus grand aéroport d’Irlande : base d’Aer Lingus et de Ryanair, deuxième piste parallèle depuis 2022, preclearance américaine au terminal 2 et beaucoup de trafic transatlantique – sans terrasse d’observation officielle, mais avec des spots tout autour du grillage.
AéroportAéroport de Copenhague-Kastrup
Le plus grand aéroport des pays nordiques se trouve sur Amager, à huit kilomètres de la place de l’Hôtel-de-Ville : trois pistes, un complexe de terminaux relié au métro et au train, SAS comme compagnie maîtresse des lieux – et, avec le Flyvergrillen, un spot de spotteurs qui a un statut culte au Danemark.
AéroportAéroport de Stockholm-Arlanda
Le plus grand aéroport de Suède se trouve à environ 40 kilomètres au nord de Stockholm, en pleine forêt près de Märsta : trois pistes dans deux directions, un système de terminaux en travaux, SAS comme compagnie maîtresse des lieux – et un pavillon officiel pour spotteurs, autour duquel s’est formé tout un réseau de points photo.
Où avoir CityJet dans ton objectif
Les spots où l’on voit régulièrement cette compagnie – avec points de vue, moments de bonne lumière et coordonnées.
Flyvergrillen, à l’aéroport de Copenhague
Le grand classique des spots de Copenhague : depuis 1972, un grill se dresse sur l’Amager Landevej, directement au grillage de l’aéroport. D’ici, tu regardes la piste 04L/22R et la voie de circulation devant – avec burger, toilettes et le soleil de l’après-midi dans le dos.
Butte d’observationButte des spotteurs de l’aéroport de Stockholm-Arlanda
Le spot officiel de Stockholm-Arlanda : une butte avec un petit abri pour spotteurs sur la Navigatörsvägen, un parking gratuit et une vue sur les atterrissages en 19L – accessible en voiture ou par le bus 806.
Guides du blog sur le sujet
- Wet lease expliqué : pourquoi des avions d’une autre compagnie volent pour la tienne
- Reconnaître les jets régionaux : CRJ, E-Jet, A220, Avro RJ et Fokker comparés
- Comprendre les immatriculations d’avions : comment lire chaque enregistrement
- Pourquoi tant d’avions sont immatriculés en Irlande, aux Bermudes ou à Malte



