L’essentiel en bref
- Augsburg Airways appartient à l’histoire : la compagnie régionale bavaroise a assuré des vols réguliers de 1986 à octobre 2013, elle a été fondée en 1980.
- Codes : IATA IQ, OACI AUB, indicatif d’appel « AUGSBURG AIR ».
- Partenaire de Lufthansa : d’abord chez Team Lufthansa, puis comme Lufthansa Regional – en dernier lieu, elle était le dernier apporteur indépendant de Lufthansa à Munich.
- Dash 8 et Embraer : du King Air et du Beechcraft 1900, on est passé au Dash 8 ; à partir de 2009 sont arrivés les Embraer 190 et 195.
- La fin est venue avec la résiliation : Lufthansa a mis fin à la coopération à l’automne 2013, la compagnie a alors arrêté son exploitation.
Sommaire
- 1.Augsburg Airways en bref
- 2.L’histoire par étapes
- 3.Codes et indicatif d’appel
- 4.La flotte d’Augsburg Airways
- 5.Immatriculations attestées
- 6.À quoi tu reconnais Augsburg Airways
- 7.Lignes et escales
- 8.Pourquoi Lufthansa a mis fin à la coopération
- 9.Le dernier jour
- 10.Spotter aujourd’hui : des traces à Munich
- 11.Confusions fréquentes
- 12.Conclusion
Fiche d’identité
| Code IATA | IQ |
|---|---|
| Code OACI | AUB |
| Indicatif d’appel | AUGSBURG AIR |
| Hubs | MUC, AGB |
| Statut | Historique – dernier vol régulier le 26 octobre 2013, exploitation arrêtée au 31 octobre 2013, liquidation à partir de fin décembre 2013 |
| Modèle économique | Compagnie régionale, en dernier lieu presque exclusivement pour le compte de Lufthansa (wet lease), plus quelques missions pour d’autres compagnies et des charters |
| Siège | Augsbourg, à partir de 2008 Hallbergmoos près de l’aéroport de Munich |
| Fondation | 1980 sous le nom d’Interot Airways, service aérien d’entreprise du papetier Haindl ; vols réguliers à partir de 1986 |
| Changement de nom | Au milieu des années 1990 en Augsburg Airways, en même temps que l’entrée dans Team Lufthansa |
| Image de marque | Team Lufthansa (à partir de 1996), puis Lufthansa Regional |
| Bases | Augsbourg (AGB) jusqu’en 2002, puis Munich (MUC) |
| Propriétaire | Famille Haindl jusqu’en 2004, puis groupe Cirrus (Gerd Brandecker), à partir de 2007/2008 ATON GmbH |
| Flotte à la fin | 15 avions : 8 Dash 8-400, 2 Embraer 190 et 5 Embraer 195 |
| Types antérieurs | Beechcraft King Air, Beechcraft 1900, Dash 8-100 et Dash 8-300 |
| Effectifs | environ 450 lors de la résiliation par Lufthansa, dont environ 150 pilotes |
Comment reconnaître la compagnie
Est-ce vraiment Augsburg Airways ?
- Style Lufthansa avec la grue sur la dérive et le titre « Lufthansa Regional » – le nom Augsburg Airways n’apparaissait qu’en petit sur le fuselage
- À partir de 1996, livrée de Team Lufthansa avec le nom du partenaire sur le fuselage
- Types : Dash 8 (en dernier lieu Q400) et, à partir de 2009, Embraer 190/195 – les E-Jets étaient les seuls avions à réaction de la compagnie
- Immatriculations allemandes, attestées par exemple D-ADHE et D-ADHT (Q400) ainsi que D-AEMA et D-AEMD (Embraer 195)
- Numéro de vol le plus souvent en LH, dans d’anciennes données de plan de vol le code OACI AUB, à la radio « AUGSBURG AIR »
Si tu as vu entre 1996 et 2013 à Munich un Dash 8 avec la grue sur la dérive, tu as de bonnes chances d’avoir photographié Augsburg Airways – même si le nom ne saute guère aux yeux sur l’image. La compagnie régionale bavaroise a volé pendant des années presque exclusivement pour Lufthansa, aux couleurs de Lufthansa et sous des numéros de vol LH. C’est justement ce qui en fait aujourd’hui une petite enquête pour les spotteurs qui trient leurs vieilles photos. Cette page te montre d’où venait la compagnie, quels avions elle exploitait et à quoi tu la reconnais dans les archives.
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Avec Planetrack, tu enregistres des observations avec photo, immatriculation, type, compagnie et aéroport – y compris des images d’archives de compagnies qui n’existent plus aujourd’hui. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Augsburg Airways en bref
Augsburg Airways était une compagnie régionale allemande, née en 1980 à Augsbourg sous le nom d’Interot Airways. Au début, il n’y avait pas de trafic régulier, mais un service aérien d’entreprise : le papetier Haindl avait besoin de liaisons rapides pour ses collaborateurs, surtout entre Augsbourg et Düsseldorf. De ce vol d’entreprise est née en 1986 une ligne publique, et de cette petite ligne est devenu, au fil des années, l’un des plus importants partenaires régionaux de Lufthansa.
La compagnie a eu deux vies très différentes. Dans la première, elle volait sous son propre nom depuis l’aérodrome d’Augsbourg vers des destinations allemandes et quelques destinations européennes. Dans la seconde, elle était presque invisible : à partir du milieu des années 1990, elle a volé au sein de Team Lufthansa, puis de Lufthansa Regional, et à partir de 2002, sa base n’était plus à Augsbourg, mais à l’aéroport de Munich. En 2008, le siège de l’entreprise a lui aussi déménagé à Hallbergmoos, près de l’aéroport.
Fin octobre 2012, Lufthansa a résilié la coopération. Un an plus tard, le 26 octobre 2013, Augsburg Airways a assuré son dernier vol régulier – après 33 ans, c’était fini.
L’histoire par étapes
L’histoire d’Augsburg Airways se raconte bien par stations – du vol d’entreprise à la ligne propre, puis au vol sous-traité pour la grue.
1980 : Interot Airways
Fondation comme service aérien d’entreprise du groupe papetier Haindl à l’aérodrome d’Augsbourg. La famille Haindl marque la compagnie jusqu’en 2004.
1986 : première ligne
Début du trafic régulier Augsbourg–Düsseldorf, d’abord avec des Beechcraft King Air. Peu après, la compagnie commande des Beechcraft 1900.
1989 à 1995 : le réseau grandit
Depuis Augsbourg s’ajoutent Hambourg, Cologne/Bonn et Berlin-Tempelhof, après la chute du Mur aussi Dresde et Leipzig. En 1990 vole le premier Dash 8-100, au milieu des années 1990 suivent les premières destinations à l’étranger comme Florence et Londres City.
1996 : Team Lufthansa
La compagnie s’appelle désormais Augsburg Airways et devient le premier partenaire franchisé de la nouvelle marque Team Lufthansa. Fin 1996, le dernier Beechcraft 1900 quitte la flotte – dès lors, seul le Dash 8 vole.
2000 : près d’un million de passagers
Le réseau compte environ 30 destinations en Allemagne et en Europe, la flotte de Dash 8 est passée de quatre à douze appareils depuis 1997. En 2000, la compagnie compte environ 970 000 passagers.
2002 : adieu à Augsbourg
Après une crise économique, le trafic régulier au départ d’Augsbourg s’arrête au 1er juin 2002. Lufthansa reprend la planification des vols, la vente et le marketing, Munich devient la base principale.
2004 à 2008 : nouveaux propriétaires
Le groupe Cirrus autour de Gerd Brandecker reprend la compagnie, à partir de 2007 ATON GmbH entre au capital et devient en 2008 seul actionnaire. Augsburg Airways vole désormais sous la marque Lufthansa Regional.
2009 : les premiers jets
Le 9 juin 2009, le premier Embraer 195 arrive avec le D-AEMA. Les Dash 8-300 quittent la flotte, le Q400 reste la colonne vertébrale.
2012/2013 : résiliation et fin
Lufthansa résilie en octobre 2012 pour l’automne 2013. Le 26 octobre 2013, la compagnie vole pour la dernière fois, au 31 octobre 2013, l’exploitation prend fin.
Codes et indicatif d’appel
- Code IATA IQ : figurait dans les numéros de vol des années propres d’Augsbourg. À l’époque de Lufthansa, la plupart des vols passaient pour les passagers sous LH.
- Code OACI AUB : figurait dans le plan de vol du contrôle aérien et apparaît dans d’anciennes données de sites de suivi.
- Indicatif d’appel AUGSBURG AIR : c’est ainsi que l’équipage s’annonçait à la radio. Tu en lis plus sur ces noms radio dans les indicatifs d’appel des compagnies.
Pour la pratique du spotteur, la différence entre numéro de vol et code OACI est décisive. Un numéro de vol LH dit seulement qui a vendu le vol – pas qui l’assure. Le principe ressemble au partage de codes. Si tu as de vieilles photos de Munich avec le style de la grue, mais sans note sur l’exploitant, l’immatriculation et les données de vol t’aident.
Recouper d’anciennes observations
Si tu connais la date, l’heure et l’immatriculation d’une ancienne photo, tu peux souvent attribuer le vol grâce à des données historiques. Le guide Recouper ses observations avec des journaux ADS-B explique comment faire.
La flotte d’Augsburg Airways
La flotte reflète assez exactement l’évolution de la compagnie : d’abord de petits avions à hélices pour les voyageurs d’affaires, puis des turbopropulseurs régionaux pour le trafic régulier et, à la fin, des jets pour les lignes plus longues de Lufthansa depuis Munich.
| Type | Période | Rôle | Conseil de spotteur |
|---|---|---|---|
| Beechcraft King Air | à partir de 1986 | premiers vols réguliers Augsbourg–Düsseldorf | Turbopropulseur bimoteur, en fait un avion d’affaires |
| Beechcraft 1900 | 1987 à 1996 | Développement du réseau intérieur | Fin appareil de 19 places au long fuselage |
| Dash 8-100 | à partir de 1990 | premier « vrai » avion régional | Fuselage court, aile haute avec empennage en T |
| Dash 8-300 | jusqu’en 2009/2010 | Années Team Lufthansa | Version allongée, deux exemplaires sont partis en 2010 au Bangladesh |
| Dash 8-400 (Q400) | de 2000 à 2013 | Colonne vertébrale de la flotte Lufthansa Regional | Fuselage très long, hélices à six pales |
| Embraer 190 | de 2009 à 2013 | Lignes à jets depuis Munich | Version E-Jet plus courte |
| Embraer 195 | de 2009 à 2013 | Lignes à jets depuis Munich | Le plus long E-Jet de la première génération, parti en 2013 chez Lufthansa CityLine |
À la fin, en octobre 2013, 15 avions figuraient à l’effectif : huit Dash 8-400, deux Embraer 190 et cinq Embraer 195. Les E-Jets étaient les seuls avions à réaction qu’Augsburg Airways ait jamais exploités. Dès 2000 environ, la compagnie avait étudié des jets régionaux comme le CRJ200, l’ERJ 135 ou le 328JET, mais avait alors renoncé à une commande.
Le Dash 8-400 était l’avion que tu associes le plus à Augsburg Airways. Il assurait surtout les lignes plus courtes depuis Munich, par exemple vers Dresde, Stuttgart, Paderborn, Budapest ou Wrocław. L’Embraer 195, lui, desservait des destinations comme Bâle, Genève, Graz, Londres City, Prague, Turin et Zurich. Le plus petit Embraer 190 complétait la flotte. Les deux jets viennent du constructeur brésilien Embraer.
Parmi les premières années, un coup d’œil au Dash 8-100 et au Dash 8-300 vaut la peine, tous deux issus du constructeur canadien De Havilland Canada. Tout au début, la compagnie exploitait la famille des Beechcraft King Air 200 – un type que tu connais aujourd’hui plutôt comme avion d’affaires ou d’ambulance.
Retrouver d’anciens avions d’Augsburg
Crée une alerte d’observation pour une immatriculation – Planetrack t’avertit quand l’avion approche ou atterrit près de chez toi chez son exploitant actuel. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente.
Immatriculations attestées
Il n’existe pas dans une seule source officielle de liste de flotte complète avec toutes les immatriculations. Quelques immatriculations sont toutefois bien documentées par des photos et des rapports spécialisés :
| Immatriculation | Type | Ce que l’on en sait |
|---|---|---|
| D-AEMA | Embraer 195 | Premier E195 de la compagnie, repris le 9 juin 2009 aux couleurs de Lufthansa Regional |
| D-AEMD | Embraer 195 | Numéro de série 19000305, photographié notamment en 2010 à Genève |
| D-ADHE | Dash 8-400 | Q400 de l’époque Lufthansa Regional, attesté par des photos avec le titre Augsburg Airways |
| D-ADHT | Dash 8-400 | Numéro de série 4281, a assuré le dernier vol le 26 octobre 2013 avec une inscription d’adieu |
| D-BEBA | Dash 8-300 | Vendu en 2010 à Regent Airways au Bangladesh |
| D-BLEJ | Dash 8-300 | Vendu en 2010 à Regent Airways au Bangladesh |
Le schéma est frappant : les Q400 portaient des immatriculations D-ADH…, les Embraer D-AEM…. Les Dash 8-300, en revanche, avaient des immatriculations en D-B, parce qu’ils relevaient d’une classe de masse plus légère. L’article sur les immatriculations allemandes d’aéronefs explique pourquoi la deuxième lettre des immatriculations allemandes révèle la masse.
À quoi tu reconnais Augsburg Airways
Pendant de nombreuses années, la compagnie n’avait pas de livrée propre et voyante. C’est le plus gros obstacle pour identifier d’anciennes photos. À partir de 1996, les avions portaient la livrée de Team Lufthansa avec le nom du partenaire sur le fuselage, plus tard le style Lufthansa Regional : fuselage blanc, grue sur la dérive et titre « Lufthansa Regional ». Le nom Augsburg Airways ne se lisait qu’en petit.
Identifier le type
Un Dash 8 ou un Embraer 190/195 aux couleurs de Lufthansa à Munich est un premier indice – mais pas encore une preuve.
Lire l’immatriculation
D-ADH… pour le Q400 et D-AEM… pour l’E195 correspondent à Augsburg Airways. Compare avec le tableau ci-dessus.
Chercher le petit titre
En zoomant sur des photos en haute résolution, tu trouves souvent le nom de l’exploitant sur le fuselage.
Vérifier la date
Les photos postérieures au 26 octobre 2013 ne montrent plus Augsburg Airways – les avions volaient alors pour d’autres.
Pour le Q400, la comparaison avec d’autres turbopropulseurs vaut la peine. Dans le réseau Lufthansa Regional, d’autres partenaires faisaient aussi voler des avions à hélices, et si tu ne distingues pas sûrement Dash 8 et ATR, tu tries vite de travers. Le guide Distinguer les ATR et les Dash 8 montre les principaux repères. Pour les jets, l’article Distinguer les Embraer E-Jets aide : l’E195 est nettement plus long que l’E190, ce que tu vois bien au nombre de hublots devant et derrière l’aile.
Attention aux confusions
Les cinq Embraer 195 sont allés en 2013 à Lufthansa CityLine et y ont continué à voler. Une photo d’un E195 immatriculé D-AEM ne montre donc Augsburg Airways que si elle date d’avant fin octobre 2013.
Lignes et escales
Dans ses années propres à Augsbourg, l’accent était mis sur des lignes intérieures pour voyageurs d’affaires : Düsseldorf, Hambourg, Cologne/Bonn, Berlin-Tempelhof et, après la chute du Mur, aussi Dresde et Leipzig. Au milieu des années 1990 sont venues s’ajouter les premières destinations à l’étranger, dont Florence, Birmingham et Londres City. En 2000, la compagnie comptait près d’un million de passagers.
Avec le déménagement à Munich, le paysage a changé. Augsburg Airways assurait désormais des lignes d’apport vers le hub de Lufthansa. Au moment de la résiliation en 2012, elle desservait depuis Munich environ 35 à 37 destinations en Allemagne et en Europe – les chiffres varient selon les sources –, de Dresde et Paderborn jusqu’à Graz, Prague, Turin et Londres City.
Il y avait en outre quelques missions en dehors du réseau Lufthansa. En 2009, un Q400 a volé pour Brussels Airlines entre Hanovre et Bruxelles. Et la dernière année, Augsburg Airways a stationné un Q400 à l’aéroport de Nuremberg : d’avril à octobre 2013, il a volé pour le compte de Swiss plusieurs fois par jour vers Zurich.
Pourquoi Lufthansa a mis fin à la coopération
Augsburg Airways était à la fin le dernier apporteur indépendant de Lufthansa à Munich. C’était à la fois une force et un risque : la compagnie avait un gros donneur d’ordre fiable, mais presque aucun second pilier.
Ce qui plaidait pour le modèle
- Taux de remplissage stable grâce au réseau Lufthansa
- Pas besoin de vente de billets propre
- Flotte en partie fournie par Lufthansa
- Forte image de marque grâce à la grue
Ce qui plaidait contre à la fin
- Presque tout le chiffre d’affaires dépendait d’un seul client
- Presque pas de marque propre pour les passagers
- Lufthansa misait de plus en plus sur ses propres filiales
- Les contrats de remplacement comme celui de Swiss étaient trop petits
Fin octobre 2012 est arrivée la lettre de résiliation de Francfort. Lufthansa voulait assurer le trafic européen depuis Munich, à partir de l’automne 2013, avec ses propres sociétés, surtout Lufthansa CityLine et Air Dolomiti. Environ 450 salariés étaient concernés, dont environ 150 pilotes. Aucun nouveau gros client ne s’est présenté. D’autres partenaires indépendants de Lufthansa ont connu un sort semblable à l’époque – le modèle des apporteurs extérieurs touchait à sa fin. Tu en lis plus sur le contexte dans l’aperçu des compagnies régionales en Europe et sur la page du groupe Lufthansa.
Le dernier jour
Le 26 octobre 2013, Augsburg Airways a assuré son dernier vol régulier au départ de Munich. Le Q400 D-ADHT portait pour l’occasion une inscription d’adieu, des salariés ont salué l’appareil au sol. Deux jours plus tard, le 28 octobre 2013, la compagnie a convoyé la flotte de Q400 et un Embraer 190 vers l’aéroport de Maastricht-Aix-la-Chapelle – avec un survol en formation de Munich en guise d’adieu. Les Q400 sont retournés à leurs loueurs et ont trouvé plus tard de nouveaux exploitants, les deux Embraer propres sont allés à un revendeur.
L’exploitation a pris fin au 31 octobre 2013, la liquidation a commencé le 30 décembre 2013. Le nom existe pourtant encore : en 2021, un courtier en charters d’Augsbourg s’est assuré les droits de marque et propose sous ce nom des vols d’affaires et de jets privés. Ce n’est pas une compagnie avec des avions propres.
Bonnes chances d’avoir une photo d’Augsburg dans tes archives si …
- tu as régulièrement spotté à Munich entre 2002 et 2013
- l’image montre un Q400 ou un E195 aux couleurs de Lufthansa Regional
- l’immatriculation commence par D-ADH ou D-AEM
Vérifie de plus près si …
- la photo date des années autour de 2013 et que la date est incertaine
- c’est un Dash 8 sans immatriculation lisible
Pas Augsburg Airways si …
- la photo a été prise après le 26 octobre 2013
- un E195 porte déjà les titres CityLine
Spotter aujourd’hui : des traces à Munich
Tu ne verras plus Augsburg Airways elle-même. La compagnie reste pourtant passionnante, pour deux raisons. Première raison : dans beaucoup d’archives dorment des images classées comme « Lufthansa » qui montrent en réalité Augsburg Airways. Si tu mets soigneusement ta collection à jour, tu gagnes une compagnie historique. Tu trouveras des conseils pour un système de classement judicieux dans l’article Archiver ses photos d’avions.
Deuxième raison : beaucoup d’anciens avions volent toujours, simplement dans d’autres couleurs. Si tu connais une immatriculation ou un numéro de série, tu peux rechercher ce qu’il est devenu aujourd’hui. De bons points de départ pour le trafic régional à Munich sont la butte d’observation de l’aéroport de Munich et le guide de spotting de Munich – là où Augsburg Airways a passé ses onze dernières années.
Sûreté et règles
Photographie uniquement depuis des zones accessibles au public. Les grillages et les barrières sont tabous, et les drones n’ont rien à faire près des aéroports.
Confusions fréquentes
- Prendre tout Q400 de Lufthansa Regional pour un Augsburg Airways – d’autres partenaires volaient aussi sous la marque. L’immatriculation tranche.
- Assimiler Augsburg Airways à Lufthansa CityLine – CityLine était une filiale de Lufthansa, Augsburg Airways un partenaire indépendant.
- Noter comme Augsburg un E195 en D-AEM après 2013 – les jets volaient à partir de fin octobre 2013 pour CityLine.
- Confondre IQ et LH – IQ était le code IATA propre, LH ne figurait que dans le numéro de vol des vols Lufthansa.
- Prendre la marque actuelle pour une compagnie – sous ce nom, on ne propose plus que des charters.
Tes observations d’archives dans ton hangar
Publie d’anciennes observations avec photo, type, immatriculation, compagnie et aéroport et rassemble des compagnies historiques comme Augsburg Airways dans ton hangar – triées et faciles à retrouver à tout moment. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Conclusion
Augsburg Airways représente toute une époque de l’aviation régionale allemande : du vol d’entreprise d’un groupe papetier, en passant par des lignes propres au départ d’Augsbourg, jusqu’au service d’apport pour Lufthansa à Munich. Comme les avions volaient presque toujours aux couleurs de Lufthansa, la compagnie passe facilement inaperçue dans les archives. Avec l’immatriculation, la date et un regard précis sur le type, tu classes pourtant sûrement tes photos.
En bref
Augsburg Airways (IATA IQ, OACI AUB) était une compagnie régionale historique de Bavière, qui a assuré des vols réguliers de 1986 à octobre 2013, en dernier lieu comme Lufthansa Regional depuis Munich avec des Dash 8-400 et Embraer 190/195. L’immatriculation et la date de prise de vue t’indiquent si ta photo montre vraiment Augsburg Airways.
Résumé
- Augsburg Airways était à peine visible pour les passagers : les avions portaient les couleurs de Lufthansa, les vols étaient assurés sous des numéros LH.
- Pour les spotteurs, l’identité se trouve dans l’immatriculation et dans le code OACI AUB – un coup d’œil aux petits titres sur le fuselage confirme l’exploitant.
- L’histoire montre toute l’évolution de l’aviation régionale allemande : du vol d’entreprise, en passant par des lignes propres à Augsbourg, jusqu’au pur vol sous-traité pour un grand groupe.
- Aujourd’hui, les sujets Augsburg Airways n’existent plus que dans les archives ; beaucoup d’avions ont continué à voler après 2013 chez d’autres exploitants.
Questions fréquentes
Quels étaient les codes IATA et OACI d’Augsburg Airways ?
Augsburg Airways avait le code IATA IQ et le code OACI AUB, l’indicatif d’appel radio était « AUGSBURG AIR ». À l’époque de Lufthansa Regional, les vols passaient toutefois le plus souvent pour les passagers sous des numéros de vol LH.
Augsburg Airways existe-t-elle encore ?
Non. Augsburg Airways a assuré son dernier vol régulier pour Lufthansa le 26 octobre 2013, l’exploitation a pris fin au 31 octobre 2013, la liquidation a commencé fin décembre 2013. Les droits de marque ont été repris en 2021 par un courtier en charters d’Augsbourg, qui s’en sert pour proposer des vols d’affaires – sans avions propres.
Quels avions Augsburg Airways exploitait-elle ?
Au début des Beechcraft King Air et Beechcraft 1900, à partir de 1990 le Dash 8-100. Ont suivi plus tard des Dash 8-300 et le plus grand Dash 8-400 (Q400). À partir de 2009 sont arrivés des Embraer 190 et 195. À la fin, la flotte comptait 15 avions : huit Q400, deux Embraer 190 et cinq Embraer 195.
Pourquoi Augsburg Airways a-t-elle arrêté son exploitation ?
Fin octobre 2012, Lufthansa a résilié le contrat pour la fin de la saison d’été 2013. Lufthansa voulait assurer le trafic européen depuis Munich avec ses propres filiales comme Lufthansa CityLine et Air Dolomiti. Comme Augsburg Airways volait presque uniquement pour Lufthansa, l’activité n’était pas viable sans ce contrat. Un contrat de Swiss pour Nuremberg–Zurich n’a duré que jusqu’en octobre 2013.
Qu’était Lufthansa Regional ?
Lufthansa Regional était la marque commune sous laquelle Lufthansa commercialisait ses partenaires régionaux et ses filiales régionales. Les avions portaient les couleurs de Lufthansa et des numéros de vol LH, mais ils étaient exploités par des sociétés indépendantes comme Augsburg Airways. La marque précédente était Team Lufthansa, dont Augsburg Airways est devenue en 1996 le premier partenaire franchisé.
Que sont devenus les avions d’Augsburg Airways ?
Les cinq Embraer 195 sont allés à la filiale de Lufthansa Lufthansa CityLine. Les Q400 ont été rendus aux loueurs et d’abord stockés à Maastricht, puis ont trouvé de nouveaux exploitants. Les deux derniers Dash 8-300 (D-BEBA et D-BLEJ) avaient déjà été vendus par la compagnie en 2010 à Regent Airways au Bangladesh.
Où pouvait-on spotter Augsburg Airways ?
Jusqu’en 2002 surtout à Augsbourg, ensuite à Munich, où la flotte était basée. De là, les appareils volaient vers des destinations dans toute l’Europe, par exemple Dresde, Stuttgart, Paderborn, Graz, Prague, Turin ou Londres City. Aujourd’hui, il ne reste que des photos d’archives – et la chance de redécouvrir d’anciens avions chez de nouveaux exploitants.
Garde un œil sur Augsburg Airways
Suis la compagnie ou certaines immatriculations et reçois une notification à l’approche ou à l’atterrissage – et publie ton observation avec le type, l’immatriculation et le spot. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Types d’avions de la flotte
De Havilland Canada Dash 8-400 (Q400)
Aile haute, empennage en T, hélices à six pales et un train qui se replie vers l’arrière dans les nacelles moteur : le Dash 8-400 est le plus rapide et le plus grand des turbopropulseurs régionaux en service. Voici comment le reconnaître à coup sûr.
Type d’avionDe Havilland Canada Dash 8-300 (Q300)
Plus long que le Dash 8-100, nettement plus court que le Q400 et doté d’hélices à quatre pales : le Dash 8-300 est la taille intermédiaire de la famille Dash 8. Widerøe, PAL et Air New Zealand l’exploitent encore, chez Air Canada Express il appartient au passé.
Type d’avionDe Havilland Canada Dash 8-100
Fuselage court, empennage en T et train d’atterrissage dans les nacelles moteur : le Dash 8-100 est la version d’origine de la famille Dash 8. En service depuis 1984, plus construit depuis longtemps, il reste pourtant un quotidien en Norvège et au Canada. Voici comment le reconnaître.
Type d’avionEmbraer E195
Le plus grand E-Jet de première génération : l’E195 allonge l’E190 d’environ 2,4 mètres et emporte généralement de 100 à 120 passagers en cabine 2+2. En Europe, il est surtout chez lui dans le groupe Lufthansa.
Type d’avionEmbraer E190
Le jet régional au confort de moyen-courrier : l’E190 emmène environ 100 passagers dans une cabine 2+2 sans siège central – et on le confond volontiers avec son successeur, l’E190-E2.
Type d’avionBeechcraft King Air 200/B200/250
En service depuis 1974 et toujours en production : le King Air 200 et ses descendants B200, 250 et 260 sont le turbopropulseur classique des voyages d’affaires, des vols sanitaires et des missions militaires. Voici comment les reconnaître.
Autres compagnies
Lufthansa
Première compagnie d’Allemagne et noyau du groupe Lufthansa : compagnie de réseau avec les hubs de Francfort et Munich, membre fondateur de la Star Alliance.
RégionalLufthansa CityLine
L’ancienne filiale régionale et d’apport de Lufthansa : racines en 1958, CityLine en service à partir de 1992, avec CRJ, Avro RJ85, Embraer et même A340 – l’exploitation a pris fin en avril 2026.
RégionalAir Dolomiti
La compagnie régionale italienne du groupe Lufthansa, basée à Vérone : flotte entièrement Embraer, sa propre marque plutôt que la grue et des vols de l’Italie vers les hubs de Munich et de Francfort.
RéseauSwiss International Air Lines
La compagnie de réseau suisse à la dérive rouge : née en 2002 de Crossair et de l’héritage de Swissair, aujourd’hui membre du Lufthansa Group et de la Star Alliance.
Low costEurowings
La compagnie de vols directs du groupe Lufthansa : Eurowings vole avec des jets de la famille A320 depuis Düsseldorf et d’autres bases allemandes à travers l’Europe – et recevra le Boeing 737 MAX 8 dès 2027.
LoisirsHamburg International
Compagnie charter historique de Hambourg (1998–2010) : affrètements complets pour les voyagistes et vols ad hoc, d’abord en Boeing 737, à partir de 2008 en Airbus A319 – jusqu’à ce que le LBA suspende l’autorisation d’exploitation en octobre 2010.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Lufthansa Group
Le Lufthansa Group n’est pas une compagnie aérienne, mais un groupe d’une douzaine d’exploitants – de Lufthansa à SWISS, Austrian, Eurowings et ITA Airways. Si tu ne cherches que la grue au bord du grillage, tu passes à côté de la moitié du groupe.
AéroportAéroport de Munich
Deuxième aéroport d’Allemagne et second hub de Lufthansa : deux pistes parallèles de 4 000 m dans l’Erdinger Moos, un Terminal 2 réservé à Lufthansa et à Star Alliance – et, avec le parc des visiteurs, l’un des spots les plus confortables du pays.
ConstructeurDe Havilland Canada
Du bimoteur de brousse Beaver au Twin Otter, puis au Dash 8 et au bombardier d’eau DHC-515 : De Havilland Canada est synonyme d’avions robustes à décollage court. Tu découvres ici comment l’entreprise est née, à qui elle a appartenu et où tu peux aujourd’hui avoir ses types devant ton objectif.
ConstructeurEmbraer
Du turbopropulseur d’apport Bandeirante à l’E195-E2 de 146 sièges : Embraer, à São José dos Campos, passe pour la troisième force de la construction d’avions de ligne après Airbus et Boeing – et construit au passage des jets d’affaires, le transport militaire C-390 et le Super Tucano. Tu apprends ici comment distinguer les familles et où les avoir dans l’objectif en Europe.
Où avoir Augsburg Airways dans ton objectif
Les spots où l’on voit régulièrement cette compagnie – avec points de vue, moments de bonne lumière et coordonnées.
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