L’essentiel en bref
- Le PC-7 est un avion d’entraînement à turbopropulseur et à deux places, avec lequel de nombreuses armées de l’air envoient leurs pilotes en formation de base.
- Le moyen le plus rapide de le reconnaître : hélice tripale, verrière en tandem et fuselage élancé sans décrochement entre le siège avant et le siège arrière.
- Le PC-7 Team de la Luftwaffe suisse fait de la voltige en formation avec neuf appareils – créé officiellement en 1989.
- Risque de confusion avec le PC-9, le PC-7 Mk II et le T-6 Texan II, qui reposent sur une cellule plus grande.
- Avec le PC-7 MKX, le type survit sous une forme modernisée – notamment pour les Pays-Bas et la France.
Sommaire
- 1.Qu’est-ce que le Pilatus PC-7 ?
- 2.Histoire : du moteur à pistons à la turbine
- 3.Comment reconnaître le PC-7
- 4.Aperçu des versions
- 5.PC-7 Team : de la voltige à l’hélice
- 6.PC-7, PC-9, PC-21 ou Texan II ?
- 7.Où croiser le PC-7
- 8.Spotting pratique lors des démonstrations
- 9.Conseils photo spécial PC-7
- 10.Confusions fréquentes et comment les écarter
- 11.Conclusion
Fiche d’identité
| Constructeur | Pilatus Aircraft, Stans (Suisse) |
|---|---|
| Code type OACI | PC7 |
| Rôle | Avion d’entraînement de base et de voltige à deux places |
| Premier vol | 12 avril 1966 (P-3 transformé), premier appareil de série le 18 août 1978 |
| Certification civile | 5 décembre 1978 par l’Office fédéral suisse de l’aviation civile |
| Équipage | 2, l’un derrière l’autre (tandem) |
| Motorisation | 1 × Pratt & Whitney Canada PT6A-25A, environ 410 kW (550 ch) |
| Hélice | Hélice tripale à pas variable, environ 2,36 m de diamètre |
| Longueur | environ 9,8 m |
| Envergure | 10,40 m |
| Hauteur | environ 3,2 m |
| Masse maximale au décollage | 2 700 kg (avec charges externes) |
| Vitesse maximale | environ 412 km/h |
| Facteurs de charge | +6 g / −3 g |
| Versions importantes | PC-7, NCPC-7 ou PC-7 WE (Suisse), PC-7 Mk II, PC-7 MKX |
| Catégorie de turbulence de sillage | L (légère) |
Signes distinctifs
As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?
- Un turbopropulseur dans le nez avec trois pales d’hélice, et derrière, de chaque côté, un court tuyau d’échappement
- Deux sièges en tandem sous une longue verrière en forme de goutte
- Aile basse aux ailes droites, légèrement relevées, sans winglets
- Train tricycle rentrant – en survol, le dessous est lisse
- Empennage classique, l’empennage horizontal est placé à l’extrémité du fuselage, pas en haut de la dérive
- En Suisse : livrée rouge et blanc et matricule militaire au lieu d’une immatriculation civile HB
Mis à jour : octobre 2026 – Neuf avions à hélice rouge et blanc passent en formation serrée au-dessus du terrain, se retournent en même temps dans un tonneau et s’ouvrent en éventail dans le ciel : quiconque assiste à un meeting aérien en Suisse connaît cette image du PC-7 Team. L’avion qui se cache derrière, le Pilatus PC-7, est pourtant bien plus qu’un avion de démonstration. Ce turbopropulseur d’entraînement de Stans forme depuis la fin des années 1970 des générations de pilotes militaires sur plusieurs continents. Tu découvres ici d’où vient le PC-7, comment le distinguer de ses frères et comment l’avoir au mieux dans ton objectif.
Coche le PC-7 dans ton hangar
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Qu’est-ce que le Pilatus PC-7 ?
Le PC-7 est un avion d’entraînement de base et de voltige à deux places, à turbopropulseur. L’élève est assis devant, l’instructeur derrière, tous deux sous une verrière commune offrant une bonne vue panoramique. Il est construit par Pilatus Aircraft à Stans, dans le canton de Nidwald – le même constructeur que celui du PC-6 Porter, du PC-12 et de l’avion d’affaires PC-24.
L’idée était simple et efficace : au lieu d’un moteur à pistons, c’est une robuste turbine à gaz de la famille PT6 de Pratt & Whitney Canada qui entraîne l’hélice. Le PC-7 se pilote ainsi à peu près comme un avion d’entraînement à réaction – avec une conduite de turbine, assez de puissance pour la voltige et une cabine qui prépare aux futurs avions de combat. En même temps, il coûte nettement moins cher à exploiter qu’un entraîneur à réaction. C’est précisément ce mélange qui a fait du PC-7 un succès à l’export et qui a fondé la lignée d’entraîneurs Pilatus, qui va du PC-9 jusqu’au PC-21 actuel.
Histoire : du moteur à pistons à la turbine
Les racines du PC-7 plongent dans le Pilatus P-3, un avion d’entraînement à moteur à pistons des années 1950, utilisé notamment par les troupes d’aviation suisses. Au milieu des années 1960, Pilatus a monté à titre d’essai un turbopropulseur PT6A-20 dans un P-3. Ce premier prototype a effectué son premier vol le 12 avril 1966. L’intérêt du marché est d’abord resté faible et, après un accident du prototype, Pilatus a mis le projet en sommeil.
En 1973, le constructeur a repris le travail. Un deuxième prototype, de nouveau basé sur un P-3 issu des stocks de la Luftwaffe suisse, a volé en mai 1975 et apporté les caractéristiques qui marquent encore le PC-7 : une aile continue avec réservoirs intégrés, une dérive remaniée et une verrière en bulle. Le premier appareil de série a décollé le 18 août 1978, la certification civile suisse a suivi en décembre 1978. Les premiers clients à l’export ont été la Birmanie et la Bolivie, puis le Mexique et beaucoup d’autres forces aériennes s’y sont ajoutés.
La Luftwaffe suisse a acquis 40 PC-7 ; selon la Luftwaffe, ils ont été introduits en 1982. Au début, les appareils suisses portaient une livrée d’entraînement orange et argent. Lors d’une modernisation complète, 28 avions ont reçu un nouveau cockpit et ont ensuite volé sous le nom de NCPC-7 – « NC » signifie New Cockpit. Les premiers appareils transformés sont arrivés à la Luftwaffe à partir de l’automne 2006 ; dans le cadre de cette modernisation, les PC-7 suisses ont aussi adopté les couleurs nationales rouge et blanc. Une nouvelle révision au standard PC-7 WE apporte notamment un système d’alerte anticollision (TCAS) et un câblage remanié. L’objectif est une utilisation jusqu’en 2040 environ.
| Année | Événement |
|---|---|
| 1966 | Premier vol du premier prototype, un P-3 transformé avec une turbine PT6 |
| 1975 | Premier vol du deuxième prototype remanié |
| 1978 | Premier appareil de série en vol, certification civile suisse |
| 1982 | Introduction à la Luftwaffe suisse selon la Luftwaffe |
| 1987 | Première présentation publique d’une formation de neuf appareils à Dübendorf |
| 1989 | Création officielle du PC-7 Team |
| 1994–1996 | Livraison des PC-7 Mk II à l’Afrique du Sud |
| à partir de 2006 | Les NCPC-7 modernisés avec nouveau cockpit rejoignent la Luftwaffe suisse |
| 2021 | Présentation du PC-7 MKX au Dubai Airshow |
Conseil pratique : matricule plutôt qu’immatriculation HB
Les avions militaires suisses ne portent pas d’immatriculation civile HB, mais un matricule militaire composé d’une lettre et d’un numéro. Pour savoir comment fonctionne le système civil, lis le guide sur les immatriculations suisses HB – pour comparer, jette aussi un œil aux marquages de la Bundeswehr.
Comment reconnaître le PC-7
Le PC-7 est petit, rapide et presque toujours en mouvement. Trois observations suffisent dans la plupart des cas pour le classer à coup sûr.
Compter les pales d’hélice
Le PC-7 classique a une hélice tripale. Le PC-9 et le T-6 Texan II volent en revanche avec quatre pales, le PC-21 avec cinq. Le PC-7 Mk II se trahit surtout par la verrière étagée de la cellule du PC-9. Moteur en marche, une photo à vitesse d’obturation courte aide à compter.
Regarder la verrière
Deux sièges en tandem sous une longue verrière en forme de goutte. Sur le PC-7, la ligne de verrière est régulière, tandis que les successeurs comme le PC-9 et le PC-21 ont un siège arrière nettement surélevé avec un décrochement visible.
Vérifier les proportions
Le fuselage est élancé et relativement court, le nez pointu, les ailes droites et sans winglets. Derrière l’hélice, de chaque côté, se trouvent les courts tuyaux d’échappement du PT6.
S’y ajoutent le train tricycle rentrant et l’empennage classique avec un empennage horizontal placé bas. En Suisse, la livrée rouge et blanc avec la croix suisse te dit déjà de loin que tu as devant toi un PC-7 de la Luftwaffe. Si tu débutes, affûte ton regard pour ces détails avec le guide Reconnaître les types d’avions pour débutants.
Ne rate plus aucun passage du PC-7 Team
Crée une alerte d’observation pour le type PC7 – Planetrack te prévient quand des appareils correspondants arrivent ou atterrissent à ton aéroport. Planetrack arrive bientôt – accède à la liste d’attente.
Aperçu des versions
Au fil des décennies, Pilatus a fait évoluer le PC-7 à de nombreuses reprises. C’est important pour les spotteurs, car certaines versions ressemblent à peine au PC-7 d’origine.
| Version | Caractéristique | Exploitants typiques |
|---|---|---|
| PC-7 | Version d’origine avec PT6A-25A et hélice tripale | Suisse, Autriche, Mexique, Malaisie et bien d’autres |
| NCPC-7 / PC-7 WE | Modernisation suisse avec cockpit en verre, plus tard TCAS | Luftwaffe suisse |
| PC-7 Mk II | Cellule et avionique du PC-9, moteur PT6A-25C, sièges éjectables | Afrique du Sud (« Astra »), Inde, Botswana |
| PC-7 MKX | Évolution du Mk II avec nouveau cockpit et liaison avec les simulateurs | Pays-Bas, France, Belgique (commandé ou sélectionné) |
Le PC-7 Mk II est né à la demande de l’armée de l’air sud-africaine, qui a reçu 60 appareils en kits et les a fait assembler sur place ; les livraisons ont eu lieu de fin 1994 à 1996. L’Inde a commandé en 2012 une flotte plus importante pour la formation de base. Visuellement, le Mk II est plutôt un PC-9 qu’un PC-7 – quand tu en vois un, regarde la verrière étagée.
Le PC-7 MKX a été présenté par Pilatus en novembre 2021 au Dubai Airshow. Il associe la cellule éprouvée à des écrans modernes et à une interface avec les systèmes d’entraînement au sol. Les Pays-Bas ont signé début 2025 un contrat pour huit appareils, qui remplacent leurs premiers PC-7 ; la France en a commandé 23 exemplaires fin 2024, et la Belgique a sélectionné le type en novembre 2025. La famille PC-7 reste ainsi un sujet en Europe dans les années à venir.
PC-7 Team : de la voltige à l’hélice
Le PC-7 Team est la formation de voltige à hélice de la Luftwaffe suisse. Il existe officiellement depuis 1989, quand il a été constitué pour l’anniversaire « 75 ans des troupes d’aviation suisses ». Ses racines remontent plus loin : selon la Luftwaffe, une formation de neuf appareils volait déjà en 1987 et s’est produite pour la première fois en public le 29 août 1987 à Dübendorf. En 1992, l’équipe s’est montrée pour la première fois à l’étranger, à Avord, en France.
On vole avec neuf PC-7 de la flotte de formation. Les pilotes appartiennent au corps des pilotes de métier et volent au quotidien sur F/A-18 Hornet. La voltige en formation est pour eux une mission supplémentaire. Le programme est placé sous la devise « Dynamisme – Élégance – Précision » et repose sur des croisements, du vol en miroir et des changements de formation très serrés. Depuis 2014, les appareils peuvent emporter des systèmes fumigènes développés et financés par Pilatus ; ils ont servi pour la première fois lors du rollout du PC-24.
Lors des grands meetings aériens, l’équipe se produit régulièrement avec d’autres présentations suisses. À AIR14 à Payerne, le PC-7 Team et la Patrouille Suisse ont volé ensemble avec 15 avions. L’équipe est aussi connue sur les meetings britanniques, où elle a été primée à plusieurs reprises. Tu trouveras un aperçu d’autres formations dans l’article Les patrouilles de voltige en Europe ; pour savoir où les voir en direct, lis Les meetings aériens en Europe pour spotteurs.
Toujours vérifier les dates officielles
Le PC-7 Team publie ses présentations dans un programme annuel de la Luftwaffe suisse. Les démonstrations peuvent être reportées ou annulées à cause de la météo – jette encore un œil le jour même.
PC-7, PC-9, PC-21 ou Texan II ?
Les entraîneurs Pilatus s’appuient les uns sur les autres, et le Beechcraft T-6 Texan II américain descend lui aussi du PC-9. Le sélecteur t’aide à restreindre les possibilités.
Identification rapide : avion d’entraînement à turbopropulseur
Pilatus PC-7
Une hélice tripale et une verrière en tandem régulière : c’est l’image classique du PC-7. En Suisse, la livrée rouge et blanc confirme le soupçon.
PC-9, PC-7 Mk II ou T-6 Texan II
Quatre pales ou une verrière étagée indiquent la cellule plus grande de la lignée PC-9. L’exploitant et le matricule révèlent de quelle version il s’agit.
Pilatus PC-21
Cinq pales et une allure massive plaident pour le PC-21, le successeur moderne que la Luftwaffe suisse fait elle aussi voler.
Grob G 115 ou autre avion d’entraînement à pistons similaire
Des sièges côte à côte et un moteur à pistons correspondent à un avion d’entraînement élémentaire comme le Grob G 115, pas au PC-7.
Les avions d’entraînement à réaction comme l’Aero L-39 Albatros, le Leonardo M-346 ou le BAE Systems Hawk sont proches par l’allure, mais d’une tout autre catégorie. Ils n’ont pas d’hélice et ont des entrées d’air sur les côtés du fuselage. Lors des shows de warbirds, tu croises parfois l’ancien North American T-6 Texan – un avion d’entraînement à moteur en étoile des années 1930, à roulette de queue, qui n’a en commun avec le PC-7 que sa mission.
Où croiser le PC-7
Le PC-7 est un avion militaire que tu vois rarement sur les aéroports civils. Tes meilleures chances sont lors de manifestations publiques et à proximité des bases aériennes militaires.
| Lieu | Chances de le voir | Pourquoi |
|---|---|---|
| Meetings aériens et airshows en Suisse | élevées | Présentations du PC-7 Team |
| Airshows britanniques et autres airshows européens | moyennes | Présences régulières de l’équipe à l’étranger |
| Abords des bases aériennes militaires suisses | moyennes | Vols de formation et d’entraînement, mais accès restreint |
| Région de Stans et Buochs | moyennes | Site du constructeur Pilatus |
| Grands hubs civils | faibles | Presque pas de trafic militaire d’entraînement |
Pour un regard tranquille sur l’histoire de la Luftwaffe suisse, le Flieger Flab Museum à Dübendorf vaut le détour. La meilleure façon d’y photographier est expliquée dans la fiche du spot Flieger Flab Museum à l’aérodrome de Dübendorf. Un cas particulier est le tir aérien d’Axalp, où la Luftwaffe suisse donne des démonstrations en haute montagne.
En dehors de la Suisse, des PC-7 volent notamment au Bundesheer autrichien et dans l’armée de l’air néerlandaise. Avant de te poster près d’une base aérienne militaire, lis le guide Photographier les bases aériennes militaires – les règles y sont plus strictes que sur les aéroports civils. Ce qui est permis spécifiquement en Suisse est résumé dans Le spotting en Suisse. Pour savoir comment repérer le trafic militaire, lis Suivre les avions militaires en ligne.
Militaires et suivi des vols
Les vols d’entraînement militaires sont souvent incomplets, voire invisibles, sur les sites publics de suivi des vols. Planifie donc ta session PC-7 plutôt d’après les dates de présentation publiées que d’après le radar en direct.
Spotting pratique lors des démonstrations
Une démonstration en formation pose d’autres exigences qu’une approche dans l’axe de piste. Les appareils arrivent de directions changeantes, volent vite et serrés, et les meilleurs moments ne durent que quelques secondes.
Prêt pour le PC-7 Team ?
- J’ai vérifié la date de la présentation dans le programme annuel officiel.
- Je me place si possible avec le soleil dans le dos par rapport à l’axe de présentation.
- Ma vitesse d’obturation laisse l’hélice tourner de façon visible.
- J’ai un zoom qui va des images de formation jusqu’à l’avion isolé.
- Mon emplacement est accessible au public et autorisé.
Tu trouveras des conseils généraux pour ta journée sur le terrain dans Photographier les meetings aériens et dans la Check-list pour le jour de l’airshow.
Conseils photo spécial PC-7
Montrer l’hélice en mouvement
Une hélice tripale figée paraît sans vie. Avec des vitesses d’obturation de l’ordre de 1/125 à 1/250 de seconde, tu obtiens un disque d’hélice. Pour rester net malgré tout, lis Photographier les hélices.
La formation dans son ensemble
Neuf appareils en formation serrée demandent moins de focale que tu ne le penses. Pour les figures de formation, garde plutôt un peu d’air dans le cadrage et ne zoome que sur les passages en solo.
Fumée et contre-jour
Les traînées de fumée ressortent le mieux en lumière latérale. Le contre-jour fait vite paraître le rouge et le blanc ternes – pour savoir quand le soleil est bien placé, planifie avec le guide Planifier la position du soleil.
Garder le matricule
Lors des roulages et au sol, prends aussi une photo du matricule. Tu pourras ainsi attribuer plus tard tes photos à chaque appareil.
Confusions fréquentes et comment les écarter
Tout indique un PC-7 si …
- une hélice tripale est placée à l’avant dans le nez
- deux sièges en tandem se trouvent sous une verrière régulière
- l’appareil est peint en rouge et blanc avec la croix suisse et vole en formation de neuf
Regarde de plus près si …
- tu comptes quatre pales d’hélice – il peut alors s’agir d’un PC-9 ou d’un T-6 Texan II
- le siège arrière est nettement surélevé – cela correspond à la cellule du PC-9, donc aussi au PC-7 Mk II
- l’appareil vole à l’étranger pour une armée de l’air étrangère – des MKX sont aussi possibles là-bas
Ce n’est pas un PC-7 si …
- tu vois cinq pales d’hélice et un fuselage massif – c’est alors un PC-21
- il n’y a pas d’hélice et des entrées d’air sur le fuselage – c’est alors un avion d’entraînement à réaction
- les sièges sont côte à côte et le train est fixe
- l’appareil est un avion à aile haute avec roulette de queue – par exemple le PC-6 Porter
Conclusion
Le PC-7 est l’un des avions d’entraînement les plus importants de l’aviation militaire et, en même temps, un ambassadeur sympathique de la Luftwaffe suisse. L’hélice tripale, la verrière en tandem régulière et la forme élancée le séparent de ses successeurs plus grands. Quiconque a vu le PC-7 Team en direct comprend pourquoi un avion d’entraînement à hélice peut tenir tête aux avions de combat lors des meetings aériens.
En bref
Trois pales d’hélice, deux sièges en tandem et, en Suisse, une livrée rouge et blanc : voilà le Pilatus PC-7. Le plus sûr est de le voir avec le PC-7 Team lors des meetings aériens – planifie avec le programme annuel officiel et respecte les règles près des bases aériennes militaires.
Ton PC-7 sur la carte des spots
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Résumé
- Le PC-7 est né de l’avion d’entraînement à moteur à pistons Pilatus P-3, dans lequel Pilatus a monté une turbine PT6 ; le premier prototype a volé en 1966, la série a démarré à la fin des années 1970.
- La Luftwaffe suisse a acquis 40 appareils, en a modernisé 28 avec un nouveau cockpit et utilise le type aujourd’hui encore pour la formation et la voltige.
- Le PC-7 Team présente avec neuf appareils un vol en formation sous la devise dynamisme, élégance et précision ; il est piloté par des pilotes professionnels qui volent sinon sur F/A-18.
- Dans le monde, des PC-7 volent dans de nombreuses forces armées, en Europe notamment en Autriche, aux Pays-Bas et en France.
Questions fréquentes
Quel code type OACI porte le Pilatus PC-7 ?
Le PC-7 utilise le code type PC7. Les appareils militaires n’émettent toutefois pas toujours des données complètes ; sur les sites de suivi des vols, ils apparaissent donc souvent sans type, avec un indicatif d’appel militaire ou pas du tout.
Quelle différence entre le PC-7 et le PC-9 ?
Le PC-9 est le successeur plus puissant, avec un moteur plus gros et une hélice quadripale. Son siège arrière est surélevé, si bien que la verrière présente un net décrochement. Le PC-7 classique a une hélice tripale et une ligne de verrière plus plate et régulière.
Qu’est-ce que le PC-7 Mk II ?
Un mélange des deux types : le fuselage et l’avionique du PC-9, combinés au PT6A-25C plus petit du PC-7 et à des sièges éjectables. Il a été développé pour l’armée de l’air sud-africaine, qui l’appelle Astra ; l’Inde a ensuite acheté elle aussi une flotte plus importante.
Combien d’avions compte le PC-7 Team ?
Le PC-7 Team présente son programme avec neuf Pilatus PC-7. Les appareils proviennent de la flotte de formation de la Luftwaffe suisse et arborent les couleurs nationales rouge et blanc. Depuis 2014, ils peuvent emporter des systèmes fumigènes développés et financés par Pilatus.
Depuis quand le PC-7 Team existe-t-il ?
Officiellement depuis 1989, lorsque la formation a été constituée pour les 75 ans des troupes d’aviation suisses. Selon la Luftwaffe, une formation de neuf appareils volait toutefois déjà en 1987 ; la première présentation publique a eu lieu le 29 août 1987 à Dübendorf.
Qui vole au PC-7 Team ?
Des pilotes professionnels du corps des pilotes de métier de la Luftwaffe suisse, qui pilotent au quotidien le F/A-18 Hornet. La voltige sur PC-7 est pour eux une mission supplémentaire en plus de leur service dans leur escadrille.
Quel rapport entre le PC-7 Team et la Patrouille Suisse ?
Les deux sont des formations de voltige de la Luftwaffe suisse, mais indépendantes l’une de l’autre. La Patrouille Suisse vole sur des avions à réaction, le PC-7 Team sur des avions à hélice. Lors de grands meetings aériens comme AIR14 à Payerne, les deux se sont déjà produites ensemble.
Où voir un PC-7 en Suisse ?
Le mieux est de venir aux meetings aériens et aux présentations publiques du PC-7 Team, dont la Luftwaffe publie les dates dans son programme annuel. S’y ajoutent les vols d’entraînement autour des bases aériennes militaires ; les photos prises depuis l’extérieur du grillage n’ont toutefois de sens qu’en respectant les règles applicables aux installations militaires.
Pilatus PC-7 : à collectionner, pas seulement à voir
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Types d’avions apparentés
Pilatus PC-21
Un avion à hélice qui se pilote comme un jet : le Pilatus PC-21 de Stans forme de futurs pilotes de chasse en Suisse, en France, en Espagne, en Australie et dans le Golfe. Voici comment le reconnaître à son hélice à cinq pales et à sa verrière étagée.
TurbopropPilatus PC-6 Porter
Un nez long et étroit, une roulette de queue, une aile haubanée comme une planche : le Pilatus PC-6 Porter se pose là où les autres n’oseraient même pas rouler. Voici comment reconnaître cette légende STOL de Suisse centrale.
TurbopropPilatus PC-12
Un unique turbopropulseur à l’avant, un haut empennage en T et une énorme porte cargo à l’arrière gauche : le Pilatus PC-12 suisse est à la fois avion d’affaires, ambulance et bête de somme. Voici comment le reconnaître.
MilitaireBeechcraft T-6 Texan II
Hélice quadripale, verrière en tandem étagée, sièges éjectables : le Beechcraft T-6 Texan II est l’avion-école standard des forces armées américaines. Les futurs pilotes d’Eurofighter de la Luftwaffe apprennent eux aussi sur lui au Texas – et en Europe, il vole en Grèce et au Royaume-Uni.
MilitaireGrob G 115
Petit avion à aile basse en matériau composite, train tricycle fixe caréné, pilote et élève côte à côte : le Grob G 115 de la Basse-Allgäu, sous le nom de Tutor T1, a mis en l’air des générations de pilotes militaires britanniques. Voici comment le reconnaître, lui et ses variantes.
MilitaireAero L-39 Albatros
Nez pointu, deux cockpits étagés en tandem, réservoirs fixes en bout d’aile : l’Aero L-39 Albatros était le jet d’entraînement standard du pacte de Varsovie et fait aujourd’hui le bonheur des patrouilles de voltige et des propriétaires privés de jets.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Pilatus Aircraft
Pilatus, à Stans, construit des avions en Suisse centrale depuis 1939 – de l’avion de brousse PC-6 Porter au monomoteur PC-12 et au jet d’affaires PC-24, en passant par les avions d’entraînement PC-7, PC-9 et PC-21. Qui sait distinguer les familles à l’hélice, au cockpit et à l’empennage a une longueur d’avance sur n’importe quelle aire d’aviation d’affaires.
MuséeFlieger-Flab-Museum Dübendorf
Le Flieger-Flab-Museum, sur la base aérienne de Dübendorf, est le musée de l’armée de l’air et de la DCA suisses. Né en 1978 d’une collection rassemblée dans le hangar 13, il présente aujourd’hui plus de 40 avions et hélicoptères – du monoplan Blériot au F-5 Tiger en passant par le Bf 109, le Hunter et le Mirage, avec en plus le seul FFA P-16 conservé et le Ju 52 HB-HOP.
Pilatus PC-7 : où l’observer
Des points de vue précis avec la configuration des pistes, les heures de lumière, les coordonnées et un avis honnête sur l’intérêt du déplacement.
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