L’essentiel en bref
- Le T-6 Texan II est l’avion d’entraînement de base standard des forces armées américaines – il a remplacé le Cessna T-37 de l’Air Force et le Beechcraft T-34C de la Navy.
- Un cœur suisse : la base est le Pilatus PC-9 Mk II, que Beechcraft a massivement remanié pour le concours américain JPATS.
- La Luftwaffe au Texas : les futurs pilotes de chasse de la Bundeswehr (les forces armées allemandes) volent dans le programme ENJJPT sur la Sheppard Air Force Base d’abord sur le T-6, puis sur le T-38C.
- Utilisateurs européens : la Grèce fait voler le T-6A à Kalamata, la Royal Air Force le Texan T1 à RAF Valley.
- Plus de 1 000 appareils sont livrés, et avec le Japon un nouveau client s’ajoute.
Sommaire
- 1.Qu’est-ce que le T-6 Texan II ?
- 2.Du Pilatus PC-9 au T-6
- 3.Les principales versions
- 4.Comment reconnaître le T-6 Texan II
- 5.T-6, PC-21, PC-7 ou Grob ?
- 6.La Luftwaffe au Texas : l’ENJJPT sur la Sheppard AFB
- 7.Le T-6 dans les forces armées américaines
- 8.Utilisateurs en Europe
- 9.Le T-6 en comparaison
- 10.Conseils photo pour le Texan II
- 11.Confusions fréquentes et comment les écarter
- 12.Verdict
Fiche d’identité
| Constructeur | Raytheon Aircraft / Beechcraft, aujourd’hui Textron Aviation Defense (Wichita, États-Unis) |
|---|---|
| Rôle | Avion-école biplace à turbopropulseur, aussi avion léger d’appui au sol sous la forme AT-6 |
| Code type OACI | TEX2 |
| Base | Pilatus PC-9 Mk II, profondément remanié pour le programme américain JPATS |
| Premier vol du T-6A | 15 juillet 1998 à Wichita |
| Mise en service | à partir de 2000/2001 à l’US Air Force |
| Livrés | plus de 1 000 appareils (1 000e exemplaire en octobre 2022) |
| Moteur | 1 × Pratt & Whitney Canada PT6A-68, environ 1 100 shp (820 kW) |
| Hélice | Quadripale |
| Longueur | 10,16 m |
| Envergure | 10,19 m |
| Hauteur | 3,25 m |
| Masse maximale au décollage | environ 2 950 kg (T-6A) |
| Vitesse de croisière | environ 510 km/h |
| Plafond pratique | environ 9 400 m (31 000 ft) |
| Système de sauvetage | 2 sièges éjectables Martin-Baker Mk 16, cabine pressurisée |
Signes distinctifs
As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?
- Hélice quadripale devant un long nez fin – derrière se trouve le turbopropulseur PT6A-68
- Verrière en tandem étagée : l’instructeur à l’arrière est nettement plus haut que l’élève à l’avant
- Petite dérive auxiliaire devant la dérive (nageoire dorsale) et une grande gouverne de direction qui s’étend vers l’arrière
- Aile droite basse avec léger dièdre et train escamotable
- Tuyères d’échappement sur les côtés du fuselage, juste derrière l’hélice
- Aux États-Unis, livrée le plus souvent surtout blanche, avec des accents de couleur selon l’armée
Mis à jour : octobre 2026 – Un turbopropulseur fin avec une hélice quadripale, deux pilotes l’un derrière l’autre sous une verrière étagée et des sièges éjectables comme dans un avion de combat : voilà le Beechcraft T-6 Texan II. Presque tous les pilotes militaires américains commencent leur formation sur lui, et les futurs pilotes d’Eurofighter de la Luftwaffe (l’armée de l’air allemande) font eux aussi leurs premiers tours de piste sur ce type au Texas. Tu découvres ici d’où vient le T-6, comment le reconnaître, quelles versions existent et où l’avoir dans ton objectif en Europe.
Ton T-6 dans ton hangar
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Qu’est-ce que le T-6 Texan II ?
Le T-6 Texan II est un avion-école biplace à turbopropulseur pour la formation de base des pilotes militaires. Il est construit à Wichita, dans le Kansas, le berceau de Beechcraft. Derrière le nom se cachent plusieurs changements de propriétaire : quand le T-6 a été développé, Beechcraft appartenait à Raytheon, puis l’usine a pris le nom de Hawker Beechcraft, et depuis 2014 Beechcraft fait partie de Textron Aviation. L’activité militaire s’exerce aujourd’hui sous le nom de Textron Aviation Defense.
L’avion a emprunté son nom à une légende : le North American T-6 Texan était l’avion-école sur lequel d’innombrables pilotes ont appris à voler pendant la Seconde Guerre mondiale et après. Techniquement, le Texan II n’a toutefois rien à voir avec cet appareil à moteur à pistons. Son origine est en Suisse.
Du Pilatus PC-9 au T-6
Au début des années 1990, l’US Air Force et l’US Navy cherchaient ensemble un successeur à deux anciens avions d’entraînement : le biréacteur Cessna T-37 de l’Air Force et le Beechcraft T-34C de la Navy. Le programme s’appelait JPATS (Joint Primary Aircraft Training System). Beechcraft s’est présenté avec une version du Pilatus PC-9, qu’il a adaptée aux exigences américaines avec le constructeur suisse Pilatus. En 1995, la décision est tombée en faveur de ce projet.
Ce qui est finalement entré en série était pourtant bien plus qu’un PC-9 avec une plaque d’identification américaine. Les principales modifications :
- Cabine pressurisée, pour que les élèves puissent s’entraîner aussi à haute altitude sans contrainte
- Sièges éjectables Martin-Baker pour l’instructeur et l’élève
- un moteur PT6A-68 conçu pour environ 1 100 shp au lieu du PT6A-62, plus faible, du PC-9
- une structure renforcée et une verrière qui résiste mieux aux impacts d’oiseaux
Le premier T-6A a volé le 15 juillet 1998 à Wichita. À partir de 2000 et 2001, les premiers exemplaires sont arrivés dans les unités d’instruction de l’Air Force, la Navy a suivi peu après. En octobre 2022, Textron a annoncé la livraison du 1 000e T-6 – il est allé à l’armée de l’air colombienne. Le Texan II est ainsi l’un des avions d’entraînement militaires les plus construits de notre époque.
Les principales versions
Au fil des années, le T-6 est devenu toute une famille. Pour les spotteurs, la version est souvent difficile à déterminer de l’extérieur – l’aperçu reste utile, car les désignations apparaissent dans les bases de données et les programmes de meetings aériens.
| Version | Utilisateurs | Ce qui la caractérise |
|---|---|---|
| T-6A | US Air Force, US Navy, Grèce, Israël, Irak | Version de série d’origine avec cockpit analogique |
| T-6A NTA | Grèce | Version apte à l’armement pour l’instruction au tir |
| CT-156 Harvard II | Canada | Version canadienne du T-6A, instruction à Moose Jaw |
| T-6B | US Navy, Marine Corps, Coast Guard | Cockpit en verre avec affichage tête haute et HOTAS |
| T-6C | Clients export, dont Royaume-Uni, Maroc, Nouvelle-Zélande | Cockpit en verre, points d’emport sous les ailes |
| T-6D | US Army | Petite flotte pour missions spéciales |
| AT-6 Wolverine | US Air Force, clients export | Version armée pour l’appui léger au sol et l’instruction au tir |
| T-6JP | Japon | Version pour la Force aérienne d’autodéfense japonaise |
Le T-6A constitue l’essentiel de la flotte de l’US Air Force. La Navy, elle, mise surtout sur le T-6B avec cockpit en verre moderne, qui prépare mieux les élèves aux affichages numériques des avions de combat modernes. Le Texan T1 britannique est basé sur le T-6C.
Comment reconnaître le T-6 Texan II
Au premier regard, le T-6 ressemble à beaucoup d’avions d’entraînement modernes à turbopropulseur. Trois signes t’aident à le classer sûrement.
Compter les pales de l’hélice
À l’avant tourne une hélice quadripale. Le Pilatus PC-21 a cinq pales, le PC-7 et l’ancien T-34C se contentent de trois pales.
Regarder la verrière
La verrière vitrée est longue et nettement étagée : l’instructeur à l’arrière est assis plus haut que l’élève à l’avant. À travers la vitre, tu reconnais souvent les têtes des sièges éjectables.
Faire attention à l’empennage
Devant la dérive se trouve une petite nageoire dorsale qui se fond sans coupure dans la dérive. Avec l’aile basse droite, cela donne la silhouette typique du PC-9.
S’y ajoutent les deux courtes tuyères d’échappement sur les côtés, derrière l’hélice, et le train tricycle escamotable. La livrée aide aussi aux États-Unis : les avions d’entraînement de l’Air Force et de la Navy sont surtout peints en blanc, les accents diffèrent selon l’armée et l’unité.
Conseil pratique : d’abord le matricule, ensuite la version
Que ce soit un T-6A, un T-6B ou un T-6C, tu le vois à peine de l’extérieur. Photographie donc le numéro de série sur la dérive ou sur le fuselage. La structure des matricules militaires américains est expliquée dans l’article Marquages militaires américains.
T-6, PC-21, PC-7 ou Grob ?
En Europe, tu croises plusieurs avions d’entraînement à turbopropulseur qui se ressemblent à distance. Ce sélecteur t’aide à affiner.
Identification rapide : avion d’entraînement à turbopropulseur
Beechcraft T-6 Texan II
Une hélice quadripale et une verrière en tandem étagée avec sièges éjectables forment l’image typique du Texan II.
Pilatus PC-21
Cinq pales et une cabine massive aux allures de jet plaident pour l’avion d’entraînement suisse plus moderne. Plus de détails sur le Pilatus PC-21.
Pilatus PC-7
Trois pales, une cellule plus fine et pas de sièges éjectables : c’est plutôt l’ancien Pilatus PC-7.
Avions d’entraînement Grob
Une verrière courte sans étagement correspond plutôt aux avions d’entraînement à moteur à pistons de Grob, comme le Grob G 115.
La Luftwaffe au Texas : l’ENJJPT sur la Sheppard AFB
Pour les passionnés d’aviation allemands, le T-6 est surtout intéressant à cause d’une base du nord du Texas. Sur la Sheppard Air Force Base, près de Wichita Falls, se déroule depuis des décennies l’Euro-NATO Joint Jet Pilot Training, en abrégé ENJJPT. Le lien allemand remonte aux années 1960, quand la Luftwaffe de l’Allemagne de l’Ouest d’alors a acquis des jets d’entraînement pour la formation au Texas – le temps stable permet d’y voler presque toute l’année. En 1978, l’OTAN a décidé d’en faire un programme commun, lancé en 1981 et toujours en vigueur.
Selon la Bundeswehr, environ 250 élèves pilotes de 14 États de l’OTAN arrivent chaque année à Sheppard, dont environ 24 Allemands. La Luftwaffe n’y envoie que des candidats destinés aux avions de combat, actuellement l’Eurofighter ou le Tornado. Avec le F-35, que l’Allemagne a commandé, un autre type s’ajoute.
Le parcours se fait par étapes :
Formation de base
Avant Sheppard, il y a une formation de base au pilotage sur le monomoteur Grob G 120A à Goodyear, en Arizona.
T-6 Texan II
À Sheppard commence la véritable formation de pilote militaire sur le T-6 : voltige, vol en formation, vol aux instruments et procédures d’urgence.
T-38C Talon
Ensuite, les élèves passent sur l’avion d’entraînement supersonique Northrop T-38C, qui atteint Mach 1,2.
Introduction to Fighter Fundamentals
Après la remise des ailes, suivent environ deux mois et demi avec une trentaine de vols qui préparent à l’avion de combat.
Selon la Bundeswehr, environ 80 T-6 et 110 T-38C sont en service à Sheppard ; un jour normal, on y compte environ 250 missions d’entraînement avec quelque 1 250 décollages et atterrissages. Pour le sous-lieutenant allemand que la Bundeswehr a suivi dans sa série d’articles, le séjour au Texas a duré 65 semaines au total. Pour savoir comment commence le chemin vers le cockpit en Allemagne, lis le guide Devenir pilote à la Bundeswehr.
Pas d’excursion de spotting sur la base
Sheppard est une base aérienne militaire en activité. Ne photographie que depuis le domaine public et respecte les règles sur place. Ce qui est permis aux États-Unis est expliqué dans l’article Le spotting aux États-Unis.
Le T-6 dans les forces armées américaines
Aux États-Unis, le T-6 est omniprésent. L’US Air Force utilise le T-6A sur ses bases d’instruction, dont Sheppard et Laughlin au Texas ainsi que Vance en Oklahoma. L’US Navy et le Marine Corps font voler surtout le T-6B, qui forme aussi les futurs officiers systèmes d’armes. Même la Coast Guard et l’US Army ont des Texan II dans leurs effectifs.
Sa carrière ne s’est pas déroulée sans revers. En juillet 2022, les forces armées américaines ont temporairement cloué au sol des centaines de T-6, parce que des composants pyrotechniques du système de sauvetage des sièges éjectables devaient être vérifiés. Après le remplacement des pièces concernées, les appareils sont progressivement revenus en service.
Parallèlement, Beechcraft a développé avec l’AT-6 Wolverine une version armée pour des missions légères d’appui au sol. L’Air Force l’a testée en 2017 dans le cadre d’une expérimentation d’attaque légère et a commandé en 2020 deux AT-6E pour des essais complémentaires. Des clients export comme la Thaïlande font désormais voler des versions armées en service courant.
Pour un voyage aux États-Unis axé sur le spotting, le T-6 est une cible reconnaissante : beaucoup d’appareils émettent des données ADS-B et sont constamment en l’air dans la zone d’entraînement de plusieurs États. Pour savoir comment planifier un tel voyage, consulte le guide Voyage de spotting aux États-Unis. Si tu atterris de toute façon à l’aéroport de Dallas/Fort Worth, tu as environ deux heures de route jusqu’à Wichita Falls et Sheppard – un arrêt à Founders’ Plaza vaut la peine avant.
Le Texan II sur ta liste de souhaits
Mets le T-6 sur ta liste de souhaits et fais-toi prévenir par une alerte quand un Texan II arrive en approche ou atterrit dans un aéroport près de chez toi. Planetrack arrive bientôt – accède à la liste d’attente.
Utilisateurs en Europe
Même si le T-6 n’atteint pas en Europe la diffusion des avions d’entraînement Pilatus, il vole en service régulier dans deux armées de l’air.
| Pays | Version | Site | Effectif selon les chiffres couramment cités |
|---|---|---|---|
| Grèce | T-6A et T-6A NTA | Kalamata, 120e escadre d’instruction | 45 appareils commandés |
| Royaume-Uni | Texan T1 (T-6C) | RAF Valley, Anglesey (pays de Galles) | 14 appareils à la No. 72 Squadron |
Grèce : le Texan II à Kalamata
L’armée de l’air grecque a commandé en tout 45 T-6A, dont 25 purs avions d’entraînement et 20 T-6A NTA aptes à l’armement. Ils sont stationnés à la 120e escadre d’instruction à Kalamata, dans le Péloponnèse, où l’aéroport civil et la base militaire utilisent la même piste. Depuis 2005, l’escadre fournit aussi l’équipe de démonstration solo Daedalus, qui se produit avec un T-6A dans des meetings aériens grecs comme l’Athens Flying Week et aussi à l’étranger.
Kalamata est justement un lieu sensible pour les spotteurs : en 2001, plusieurs spotteurs britanniques et néerlandais y ont été arrêtés, et l’affaire a fait les gros titres au niveau international. Les dessous de l’affaire sont expliqués dans l’article L’affaire de Kalamata en 2001 ; ce qui s’applique aujourd’hui figure dans l’article Le spotting en Grèce aujourd’hui.
Royaume-Uni : le Texan T1 à la RAF
La Royal Air Force fait voler le T-6C sous la désignation Texan T1. Il fait partie du système de formation britannique UKMFTS et a remplacé le Short Tucano. Depuis fin 2019, la No. 72 Squadron fait voler le type à RAF Valley, sur l’île d’Anglesey, d’abord avec dix appareils, depuis fin 2020 avec 14 appareils. Les futurs pilotes de jet de la RAF et de la Royal Navy y apprennent les bases avant de passer sur le BAE Systems Hawk T2.
Si tu es au pays de Galles, tu peux combiner cela avec une visite au Mach Loop, le spot de vol à basse altitude le plus célèbre du Royaume-Uni. Le guide Le Mach Loop au pays de Galles donne des informations sur le déroulement et les temps d’attente. La liste des participants dira si un Texan II est présent au Royal International Air Tattoo à Fairford – le Daedalus grec se produit lui aussi à l’étranger.
Et le reste du monde
En dehors de l’Europe et des États-Unis, la liste est longue. Israël fait voler le T-6A depuis 2009 sous le nom d’Efroni à l’école de pilotage de Hatzerim, y compris l’équipe de voltige de l’armée de l’air israélienne. Le Canada utilise le CT-156 Harvard II à Moose Jaw pour la formation des pilotes, qui a accueilli pendant des années aussi des élèves d’armées de l’air alliées. S’y ajoutent notamment le Mexique, le Maroc, la Tunisie, l’Irak, l’Argentine, la Colombie, la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande et le Vietnam. Fin 2025, le Japon est venu s’ajouter comme nouveau client, qui reçoit la version T-6JP pour sa Force aérienne d’autodéfense.
Le T-6 en comparaison
Comment le Texan II se situe-t-il par rapport aux autres avions d’entraînement ? Le tableau suivant aide à les classer.
| Type | Propulsion | Rôle | Utilisateur typique en Europe |
|---|---|---|---|
| T-6 Texan II | Turbopropulseur, 4 pales | Formation de base | Grèce, Royaume-Uni |
| Pilatus PC-7 | Turbopropulseur, 3 pales | Formation de base | Suisse, Autriche |
| Pilatus PC-21 | Turbopropulseur, 5 pales | Formation de base à avancée | Suisse, France, Espagne |
| Boeing T-7A Red Hawk | Jet | Formation avancée | (États-Unis, successeur du T-38) |
| Leonardo M-346 | Deux jets | Formation avancée | Italie, Pologne |
Le T-6 se situe donc au début de la chaîne. Aux États-Unis, il est actuellement suivi du T-38, qui est progressivement remplacé par le Boeing T-7A Red Hawk. En Europe, après le Texan, le chemin mène souvent à des avions d’entraînement à réaction comme le Hawk ou le Leonardo M-346. Une génération plus tôt, c’est l’Aero L-39 Albatros qui aurait tenu cette place dans de nombreux pays.
Conseils photo pour le Texan II
Figer l’hélice – ou pas
Avec des temps de pose très courts, l’hélice paraît immobile, ce qui fait artificiel. Avec 1/250 à 1/500 de seconde, tu obtiens un léger disque d’hélice et pourtant une cellule nette.
Miser sur les tours de piste
Les bases d’instruction ont beaucoup de trafic dans le circuit de piste. Au lieu d’attendre l’unique survol spectaculaire, tu y obtiens de nombreuses approches en série.
Passage topside en démonstration
Dans les démonstrations solo comme celle du Daedalus grec, l’appareil montre son dessus dans les virages. La verrière et la livrée sont alors le mieux mises en valeur.
Prévoir la focale
Avec une envergure d’un bon dix mètres, le T-6 est petit. Pour les démonstrations, 400 à 600 mm sont bien adaptés.
Le guide Photographier les meetings aériens montre quelle technique fonctionne pour les démonstrations en vol. Les événements qui valent le coup en Europe sont listés dans Les meetings aériens en Europe pour spotteurs. Pour savoir comment repérer des avions d’entraînement militaires aussi en dehors des shows, lis Suivre les avions militaires en ligne.
Prêt pour ton observation de Texan II ?
- Je sais si je pars en chasse en Grèce, au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
- J’ai vérifié les règles locales pour les photos sur les bases aériennes militaires.
- J’ai regardé si un T-6 figure au programme du meeting aérien.
- Je connais le code type TEX2 pour la recherche sur le site de suivi.
- Je note le matricule et le lieu de chaque observation.
Confusions fréquentes et comment les écarter
Ça plaide pour le T-6 si…
- une hélice quadripale tourne à l’avant
- la verrière en tandem est nettement étagée et les sièges éjectables sont visibles
- une petite nageoire dorsale est placée devant la dérive
- le site de suivi indique TEX2 comme type
Regarde de plus près si…
- l’appareil ressemble beaucoup mais vole avec une immatriculation suisse ou irlandaise – ce peut être un PC-9
- la cabine paraît particulièrement massive et aux allures de jet – cela plaide plutôt pour le PC-21
- un moteur en étoile est monté à l’avant – alors c’est le T-6 Texan historique
Ce n’est pas un T-6 Texan II si…
- un réacteur fonctionne au lieu d’une hélice
- l’élève et l’instructeur sont assis côte à côte
- l’hélice a trois ou cinq pales
Verdict
Le Beechcraft T-6 Texan II est le cheval de trait de la formation militaire de base aux États-Unis et bien au-delà. D’un projet de base suisse est né, avec cabine pressurisée, sièges éjectables et un puissant PT6A, un avion d’entraînement sur lequel les pilotes de chasse de la Luftwaffe commencent aujourd’hui eux aussi leur carrière au Texas. En Europe, il vole en Grèce et au Royaume-Uni, et lors des meetings aériens, c’est un invité apprécié.
En bref
Hélice quadripale, verrière en tandem étagée et nageoire dorsale devant l’empennage : voilà le T-6 Texan II. En Europe, tu le trouves à Kalamata et à RAF Valley, aux États-Unis sur presque toutes les bases d’instruction – entre autres là où les pilotes d’Eurofighter allemands apprennent à voler.
Résumé
- Beechcraft (alors Raytheon) a remporté en 1995 le programme américain JPATS avec un Pilatus PC-9 Mk II profondément remanié ; le premier vol de série du T-6A a eu lieu le 15 juillet 1998.
- Cabine pressurisée, sièges éjectables et un PT6A-68 conçu pour environ 1 100 shp font du T-6 un turbopropulseur qui offre aux élèves une expérience de vol proche de celle d’un jet.
- Outre l’US Air Force, la Navy, le Marine Corps, l’Army et la Coast Guard, la Grèce, le Royaume-Uni, Israël, le Canada, le Mexique, le Maroc et la Nouvelle-Zélande utilisent notamment le type.
- Pour les spotteurs allemands, le T-6 est surtout un sujet par la formation des pilotes de la Luftwaffe au Texas et par les meetings aériens.
Questions fréquentes
Le T-6 Texan II est-il apparenté à l’ancien T-6 Texan ?
Seulement par le nom. Le Texan II rappelle volontairement le North American T-6 Texan, sur lequel des générations de pilotes ont appris à voler pendant la Seconde Guerre mondiale et après. Techniquement, le turbopropulseur moderne n’a rien en commun avec ce classique à moteur à pistons – ses racines sont chez le Pilatus PC-9 suisse.
Quel est le code type OACI du T-6 Texan II ?
Le T-6 porte le code TEX2. Aux États-Unis, beaucoup d’appareils militaires émettent des données ADS-B, si bien que tu peux les trouver avec ce code sur les sites de suivi – autour des bases d’instruction du Texas, de l’Oklahoma, du Mississippi et de la Floride, le trafic est dense.
La Bundeswehr fait-elle voler ses propres T-6 ?
Non, aucun T-6 n’est stationné en Allemagne. Les futurs pilotes de chasse de la Luftwaffe volent toutefois sur le T-6 dans le cadre de l’Euro-NATO Joint Jet Pilot Training (ENJJPT) sur la Sheppard Air Force Base au Texas. Selon la Bundeswehr, environ 250 élèves pilotes de 14 États de l’OTAN y arrivent chaque année, dont environ 24 Allemands.
Quelle est la différence entre le T-6A, le T-6B et le T-6C ?
Le T-6A est la version d’origine avec cockpit analogique pour l’Air Force et la Navy. Le T-6B de l’US Navy a reçu un cockpit en verre avec affichage tête haute et commandes HOTAS. Le T-6C est la version export avec cockpit en verre et points d’emport sous les ailes. De l’extérieur, tu distingues à peine les versions, le matricule en dit plus.
Où voir un T-6 Texan II en Europe ?
Le plus probablement en Grèce, où l’armée de l’air exploite le type à Kalamata, et au Royaume-Uni, où la RAF fait voler le Texan T1 à Valley, sur l’île d’Anglesey. Lors de grands meetings aériens comme le Royal International Air Tattoo, un coup d’œil à la liste des participants vaut la peine.
Le T-6 a-t-il un siège éjectable ?
Oui, les deux places ont des sièges éjectables Martin-Baker. C’est ce qui distingue le T-6 de nombreux turbopropulseurs civils, et c’était une exigence centrale du programme JPATS. En 2022, les forces armées américaines ont temporairement cloué au sol des centaines de T-6, parce que des composants du système de sauvetage devaient être vérifiés.
Beechcraft T-6 Texan II : à collectionner, pas seulement à voir
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Types d’avions apparentés
North American T-6 Texan / Harvard
Plus de 15 000 exemplaires, l’avion-école de générations de pilotes et le premier avion d’entraînement de la nouvelle Luftwaffe : le T-6 Texan, appelé Harvard dans le Commonwealth, est aujourd’hui l’un des warbirds les plus courants en meeting aérien. Voici comment reconnaître ce classique et le repérer dans le ciel.
MilitairePilatus PC-7
Un turbopropulseur élancé, une hélice tripale, deux sièges en tandem et une grande verrière : le Pilatus PC-7 forme des pilotes militaires depuis la fin des années 1970 et fait de la voltige avec le PC-7 Team de la Luftwaffe suisse. Voici comment le reconnaître.
MilitairePilatus PC-21
Un avion à hélice qui se pilote comme un jet : le Pilatus PC-21 de Stans forme de futurs pilotes de chasse en Suisse, en France, en Espagne, en Australie et dans le Golfe. Voici comment le reconnaître à son hélice à cinq pales et à sa verrière étagée.
MilitaireBoeing T-7A Red Hawk
Un seul moteur, deux dérives, un siège arrière surélevé : le T-7A Red Hawk de Boeing et Saab remplace le vieillissant T-38 comme avion d’entraînement avancé de l’US Air Force. Voici comment le reconnaître – et où en est le programme.
MilitaireBAE Systems Hawk
Aile basse, entrées d’air latérales, un seul réacteur et une verrière en tandem étagée : le Hawk est depuis cinq décennies le jet d’entraînement de la Royal Air Force, l’avion des Red Arrows et l’un des avions d’entraînement les plus vendus à l’export.
MilitaireGrob G 115
Petit avion à aile basse en matériau composite, train tricycle fixe caréné, pilote et élève côte à côte : le Grob G 115 de la Basse-Allgäu, sous le nom de Tutor T1, a mis en l’air des générations de pilotes militaires britanniques. Voici comment le reconnaître, lui et ses variantes.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Textron Aviation
Un Skyhawk sur l’aérodrome, une Citation au terminal d’aviation d’affaires, un King Air au service de secours, un Caravan dans le réseau cargo de FedEx : derrière tous ces modèles, il y a Textron Aviation, à Wichita. Tu découvres ici comment Cessna, Beechcraft et Hawker se sont retrouvés sous un même toit, comment distinguer les familles et où les avoir dans ton objectif en Europe.
ConstructeurPilatus Aircraft
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Beechcraft T-6 Texan II : où l’observer
Des points de vue précis avec la configuration des pistes, les heures de lumière, les coordonnées et un avis honnête sur l’intérêt du déplacement.
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