L’essentiel en bref
- First Air était une compagnie arctique canadienne qui reliait les communautés du Nunavut, du Nunavik et des Territoires du Nord-Ouest au sud du pays.
- Codes : IATA 7F, OACI FAB, indicatif d’appel « FIRST AIR » ; la raison sociale était Bradley Air Services.
- Capital inuit : depuis 1990, la compagnie appartenait à la Makivik Corporation, donc aux Inuits du Nunavik.
- La marque de fabrique de la flotte : le Boeing 737-200 Combi avec kit gravel pour pistes en gravier, complété par des turbopropulseurs ATR.
- First Air appartient à l’histoire depuis novembre 2019 : elle a fusionné avec Canadian North, dont le nom a été conservé.
Sommaire
- 1.First Air en bref
- 2.Codes et indicatif d’appel
- 3.Croissance dans le Nord : rachats et réseau
- 4.La flotte : 737-200, ATR et beaucoup d’histoire
- 5.Le kit gravel : un jet pour pistes en gravier
- 6.À quoi tu reconnais First Air
- 7.Vol 6560 : le plus grave accident
- 8.La fusion avec Canadian North
- 9.First Air aujourd’hui : des traces pour les spotteurs
- 10.Confusions fréquentes
- 11.Conclusion
Fiche d’identité
| Code IATA | 7F |
|---|---|
| Code OACI | FAB |
| Indicatif d’appel | FIRST AIR |
| Hubs | YFB, YZF, YRT |
| Statut | Historique – intégrée à Canadian North depuis le 1er novembre 2019 ; le nom et le code 7F ont été abandonnés |
| Raison sociale | Bradley Air Services Limited, nom commercial First Air |
| Fondation | 1946 par Russell « Russ » Bradley comme école de pilotage à Ottawa, puis Bradley Air Services à Carp (Ontario) à partir de 1950 |
| Vols réguliers | À partir de 1973, d’abord entre Ottawa et North Bay avec un avion de huit places |
| Propriétaire | Depuis 1990, la Makivik Corporation, l’organisation des Inuits du Nunavik, dans le nord du Québec |
| Siège | Kanata, une banlieue d’Ottawa ; hangar, fret et maintenance à l’aéroport d’Ottawa |
| Hubs | Iqaluit (YFB), Yellowknife (YZF) et Rankin Inlet (YRT) |
| Réseau | Plus de 30 destinations au Nunavut, au Nunavik et dans les Territoires du Nord-Ouest, avec Ottawa, Montréal et Edmonton comme portes d’entrée vers le sud |
| Flotte typique | Boeing 737-200 Combi, ATR 42 et ATR 72, auparavant aussi Boeing 727, HS 748, L-100 Hercules, Twin Otter et DC-3 |
| Alliance | aucune ; partages de codes notamment avec Air Greenland, Air North et Calm Air |
| Successeur | Canadian North (IATA 5T, OACI AKT), toujours exploitée via Bradley Air Services |
Comment reconnaître la compagnie
Est-ce vraiment First Air ?
- Fuselage blanc avec des touches de rouge – le rouge et le blanc étaient les couleurs de la marque
- Le logo inukshuk, un cairn stylisé des Inuits, comme emblème
- De nombreux jets étaient des Boeing 737-200 Combi avec une grande porte cargo à l’avant gauche
- Sur le train avant, un déflecteur de gravier, et devant les réacteurs de longues sondes – le kit gravel
- Immatriculations canadiennes avec le préfixe C-, par exemple C-GNWN
- À la radio et sur les sites de suivi : FAB avec l’indicatif d’appel « FIRST AIR »
Quand les spotteurs canadiens parlent de la « vraie » aviation arctique, un nom revient presque toujours : First Air. Pendant des décennies, la compagnie a acheminé passagers, courrier, denrées alimentaires et matériaux de construction vers des communautés sans liaison routière avec le sud – souvent à bord d’un Boeing 737-200 qui se posait sur des pistes en gravier. First Air n’existe plus depuis 2019, mais son histoire continue chez Canadian North. Cette page te montre ce qui faisait la compagnie, quels avions elle exploitait et à quoi tu la reconnais sur les photos anciennes.
Des observations historiques dans ton hangar
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First Air en bref
First Air était une compagnie régionale canadienne aujourd’hui disparue, basée à Kanata, près d’Ottawa. Ses avions reliaient entre elles les régions arctiques du Nunavut, du Nunavik et des Territoires du Nord-Ouest, ainsi qu’aux villes du sud. Les principaux nœuds du Nord étaient Iqaluit, Yellowknife et Rankin Inlet. Le hangar, le traitement du fret et la maintenance se trouvaient à l’aéroport d’Ottawa.
Sur le plan juridique, l’entreprise s’appelait jusqu’au bout Bradley Air Services Limited ; First Air était le nom commercial. Les racines remontent à 1946 : le pionnier de l’aviation Russell « Russ » Bradley fonde alors une école de pilotage à Ottawa. En 1950, elle déménage à Carp, à l’ouest de la ville, et prend le nom de Bradley Air Services. Au fil des décennies, l’entreprise se fait un nom grâce aux vols charters et de ravitaillement dans l’Arctique, avant de lancer en 1973 une liaison régulière entre Ottawa et North Bay – d’abord avec un avion de huit passagers.
Un changement de propriétaire en 1990 a marqué le caractère de la compagnie : la Makivik Corporation, l’organisation des Inuits du Nunavik, dans le nord du Québec, a racheté l’entreprise. First Air appartenait ainsi aux personnes qui constituaient une grande partie de sa clientèle. Contrairement à Air Canada, First Air n’a jamais fait partie d’une alliance, mais elle collaborait par partage de codes notamment avec Air Greenland, Air North et Calm Air.
Codes et indicatif d’appel
- Code IATA 7F : il figurait dans les numéros de vol, sur les billets et dans les horaires.
- Code OACI FAB : utilisé par le contrôle aérien, il apparaissait aussi sur les sites de suivi des vols.
- Indicatif d’appel FIRST AIR : c’est ainsi que les équipages s’annonçaient à la radio.
Après la fusion, le 7F a disparu et la compagnie commune a repris le code 5T de Canadian North. L’indicatif « FIRST AIR » est resté en usage quelque temps avant d’être remplacé début 2021. Depuis, Canadian North vole sous AKT avec l’indicatif « ARCTIC ». Pour toi, cela signifie que si tu vois encore FAB dans d’anciens journaux ADS-B de 2020, il peut déjà s’agir d’un vol du réseau commun. Le guide sur le suivi des vols pour spotteurs explique comment lire correctement l’historique d’un site de suivi.
Croissance dans le Nord : rachats et réseau
La structure actuelle du trafic dans le Nord est le fruit de nombreuses fusions, et First Air y a largement contribué. Très tôt, Bradley Air Services a développé son activité dans l’Arctique de l’Est ; dans les années 1990, deux compagnies de Yellowknife ont suivi : Ptarmigan Airways en 1995, NWT Air en 1997. Toutes deux ont été absorbées par First Air et lui ont apporté le réseau de l’ouest de l’Arctique.
À la fin, First Air desservait plus de 30 destinations au Nunavut, au Nunavik et dans les Territoires du Nord-Ouest. S’y ajoutaient des liaisons vers le sud, notamment vers Ottawa, Montréal, Edmonton et Winnipeg. Dans le Nord, des localités comme Iqaluit, Rankin Inlet, Cambridge Bay, Resolute, Inuvik, Hay River et Whitehorse figuraient à l’horaire. Beaucoup n’avaient pas de route vers le sud – l’avion y était à la fois bus, camion et fourgon postal.
Pourquoi le fret était si important
Dans beaucoup de communautés arctiques, presque tout arrive par avion en dehors de la courte saison de navigation : denrées fraîches, médicaments, pièces détachées. C’est pourquoi First Air misait sur des avions Combi, avec le fret à l’avant et les passagers à l’arrière. Pour savoir comment distinguer cargos et Combi, lis le guide Reconnaître les avions cargo.
La flotte : 737-200, ATR et beaucoup d’histoire
Au fil des décennies, First Air a exploité un mélange varié, adapté aux conditions du Nord. Vers la fin, la flotte était plutôt petite et ancienne : peu avant la disparition de la compagnie, elle comptait environ 18 avions, d’un âge moyen d’environ 27 ans.
| Type | Rôle chez First Air | Repère pour les spotteurs |
|---|---|---|
| Boeing 737-200 Combi | Épine dorsale des jets dans le Nord, passagers et fret | Beaucoup avec kit gravel pour pistes en gravier |
| ATR 42 | Turbopropulseur pour les trajets plus courts, remplaçant du HS 748 à partir de 2001 | Aile haute avec empennage en T |
| ATR 72 | Turbopropulseur plus grand, aussi en version Combi | Fuselage plus long que l’ATR 42 |
| Hawker Siddeley HS 748 | Ancien turbopropulseur Combi, dernier appareil retiré en 2011 | Aile basse avec deux turbopropulseurs Dart |
| Boeing 727-100/-200 | Jets plus anciens, dernier 727 retiré en 2010 | Triréacteur à empennage en T, historique |
| Lockheed L-100 Hercules | Avion cargo pour charges volumineuses | Hercules civil, historique |
| Boeing 767-200 cargo | Loué temporairement, à partir de 2009 | Gros-porteur rare chez First Air |
| DHC-6 Twin Otter, DC-3 | Petits avions pour pistes courtes | Historique, robustes en vol de brousse |
Le Boeing 737-200 est l’avion auquel First Air reste le plus associée. Pour les trajets plus courts, la compagnie utilisait des turbopropulseurs : à partir de fin 2001, l’ATR 42 a peu à peu remplacé le Hawker Siddeley HS 748, auxquels se sont ajoutées des versions Combi de l’ATR 72-200. Pendant de nombreuses années, le DHC-6 Twin Otter, de production canadienne, a aussi fait partie de la flotte. Pour le fret lourd, le Lockheed L-100 Hercules était en service, la variante civile du célèbre avion de transport militaire. Côté jets, avant l’ère du 737, la flotte comptait aussi des Boeing 727-200 et le 727-100 ; à partir de 2009, un cargo Boeing 767-200 loué s’y est ajouté pendant quelques années.
Pendant un temps, la flotte a aussi compté un Avro RJ loué. Ces exemplaires isolés sont particulièrement attrayants pour les collectionneurs, car on les retrouve dans très peu d’aperçus de flotte.
Le 737-200 dans ta liste de souhaits
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Le kit gravel : un jet pour pistes en gravier
Dans l’Arctique canadien, de nombreuses pistes sont longtemps restées non revêtues et faites de gravier. Pour la plupart des avions à réaction, c’est un critère d’exclusion : les pierres projetées par le train ou aspirées par les réacteurs peuvent causer de gros dégâts. Boeing a donc proposé pour le 737-200 un Unpaved Strip Kit, appelé simplement kit gravel dans le jargon des spotteurs.
Déflecteur de gravier sur le nez
Une large tôle derrière la roue avant dévie les pierres vers le bas avant qu’elles ne frappent le fuselage et les réacteurs.
Dissipateur de tourbillon sur le réacteur
Une longue sonde dépasse à l’avant du réacteur. Elle souffle de l’air vers le bas et empêche un tourbillon d’aspirer du gravier du sol.
Boeing a développé ce kit parce que le 737-200, grâce à ses bonnes performances sur piste courte, pouvait rejoindre des terrains où d’autres jets ne peuvent pas opérer en sécurité. C’est justement cette combinaison de vitesse de jet et d’aptitude aux pistes en gravier qui explique pourquoi les vieux 737-200 ont volé si longtemps dans le nord du Canada. Le guide Distinguer les Boeing 737 Original, Classic, NG et MAX te montre comment différencier les générations de 737.
First Air n’était pas la seule à utiliser des kits gravel. Canadian North, Air Inuit et Nolinor Aviation faisaient aussi voler des 737-200 ainsi modifiés ; en Alaska, Alaska Airlines a utilisé le kit jusqu’au retrait de ses 737-200 en 2007.
Comment repérer un kit gravel sur les photos
Regarde deux choses : la tôle plate, presque en forme de pelle, sur le train avant, et la fine tige qui dépasse à l’avant et en bas de chaque entrée d’air. Les deux se voient bien sur les vues de profil – même sur d’anciennes images d’archives floues.
À quoi tu reconnais First Air
La livrée de First Air était rouge et blanche. Son emblème le plus important était le logo inukshuk : un cairn stylisé, tel que les Inuits en érigent comme repères dans les paysages sans arbres. Lors de la fusion, les propriétaires ont annoncé reprendre précisément ce logo et l’univers rouge et blanc pour la marque commune Canadian North. Si tu tries de vieilles photos, regarde donc bien quel nom figure sur le fuselage.
Les types d’avion eux-mêmes aident aussi. Tu reconnais un 737-200 Combi à sa grande porte cargo à l’avant gauche, et un appareil à kit gravel aux ajouts décrits plus haut. S’y ajoute l’immatriculation canadienne en C- sur l’arrière du fuselage. Le guide Comprendre les immatriculations d’avion explique comment elles sont construites et pourquoi elles constituent la meilleure base pour une identification fiable.
Indices en faveur de First Air
- Titres « First Air » sur le fuselage
- Photo prise avant novembre 2019
- Numéro de vol en 7F ou code FAB sur le site de suivi
- 737-200 Combi ou ATR avec immatriculation en C-
Indices en faveur de Canadian North
- Titres « Canadian North », avec la nouvelle livrée à partir de décembre 2021
- Numéro de vol en 5T, code AKT sur le site de suivi à partir de 2021
- 737-300, 737-400 ou 737-700 plus récents dans la flotte
- Photo prise à partir de 2020
Vol 6560 : le plus grave accident
Le 20 août 2011, le vol First Air 6560, un vol charter de Yellowknife à Resolute, au Nunavut, s’est écrasé. Le Boeing 737-210C immatriculé C-GNWN, construit en 1975 et équipé d’un kit gravel, a percuté une colline à environ un mille nautique à l’est de la piste lors de l’approche. Douze des 15 personnes à bord sont mortes, trois passagers ont survécu, grièvement blessés. Ils ont été secourus par des soldats canadiens présents sur place pour l’exercice militaire Opération Nanook.
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a classé l’accident comme un impact sans perte de contrôle (CFIT), c’est-à-dire un vol vers le relief sans défaut technique comme cause principale. Il a cité plusieurs facteurs : une descente entamée tardivement, un pilote automatique en partie désengagé en finale, des écarts de cap à proximité du pôle nord magnétique et une communication dans le cockpit où les avertissements du copilote n’ont pas été entendus. L’organisme a publié son rapport final en mars 2014. Il reste aujourd’hui une référence majeure sur les approches non stabilisées.
La fusion avec Canadian North
Pendant des années, First Air et Canadian North ont volé côte à côte dans le Nord, en partie sur les mêmes lignes. Une première tentative de fusion a commencé en avril 2014, mais a été interrompue en octobre 2014 ; la coopération par partage de codes s’est poursuivie jusqu’en 2017.
La seconde tentative a réussi : en septembre 2018, Makivik et les propriétaires inuvialuits de Canadian North ont signé un accord ferme. En juin 2019, le gouvernement canadien a donné son feu vert sous conditions ; en juillet 2019, les propriétaires ont conclu la transaction. Le 1er novembre 2019, les deux compagnies ont volé pour la première fois avec un horaire commun. Le nom First Air a disparu, le nom Canadian North est resté – mais avec l’inukshuk et les couleurs rouges de First Air. À partir de décembre 2021, la compagnie est apparue avec une nouvelle livrée Canadian North. En 2025, les propriétaires inuits ont vendu Canadian North à Exchange Income Corporation.
C’est du vrai First Air si …
- la photo date d’avant novembre 2019 et « First Air » figure sur le fuselage
- le numéro de vol commence par 7F
Regarde de près si …
- la photo date d’entre novembre 2019 et fin 2021
- tu n’as qu’une entrée de site de suivi avec FAB, mais pas de photo
Ce n’est pas First Air si …
- on voit un 737-700 ou la nouvelle livrée Canadian North
Un détail intéressant pour les fans de données : les avions de Canadian North sont toujours immatriculés au nom de Bradley Air Services – donc de l’entreprise qui opérait jadis sous le nom de First Air. Le siège de la compagnie se trouve d’ailleurs désormais à Ottawa. Le 737-200 est resté chez Canadian North jusqu’en 2023 : la dernière liaison régulière avec passagers sur ce type a eu lieu en mai 2023.
First Air aujourd’hui : des traces pour les spotteurs
Une observation active de First Air n’est plus possible aujourd’hui. Il existe pourtant des moyens de l’ajouter à ton carnet :
- Exploiter les archives : d’anciennes photos d’Ottawa, de Montréal, d’Edmonton ou de Yellowknife se classent proprement grâce à l’immatriculation et à la date. Le guide Reconnaître les avions anciens dans le ciel t’y aidera.
- Observer le successeur : avec Canadian North, tu voles aujourd’hui en pratique dans le réseau de l’ancienne First Air. Air Inuit, elle aussi propriété de Makivik, marque également le trafic du nord du Québec.
- Visiter des musées : dans la région d’Ottawa, l’ancienne patrie de Bradley Air Services, se trouve le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, riche en histoire de l’aviation canadienne.
- Évaluer la rareté : tu peux estimer la valeur d’une ancienne observation avec le guide Mon observation est-elle rare ?
Si tu t’intéresses aux autres types de l’aviation arctique, tu trouveras les bons repères dans Distinguer ATR 42/72 et Dash 8. Et pour suivre l’histoire de l’Ouest canadien, jette un œil à Pacific Western Airlines – une devancière de Canadian North, qui a elle aussi fait voler des Hercules cargo.
Prudence avec les bases de données
Comme les avions de Canadian North restent immatriculés au nom de Bradley Air Services, un simple coup d’œil au registre t’induit vite en erreur : le titulaire est le même qu’à l’époque de First Air. Vérifie donc toujours aussi la date, la livrée et le numéro de vol.
Confusions fréquentes
- Assimiler First Air à Canadian North – jusqu’à fin octobre 2019, il s’agissait de deux compagnies distinctes, avec leurs propres codes.
- Attribuer automatiquement le logo inukshuk rouge et blanc à First Air – après la fusion, Canadian North a utilisé cette marque aussi.
- Prendre chaque 737-200 du Nord pour un First Air – Canadian North, Air Inuit, Nolinor et Air North exploitaient aussi ce type.
- Considérer le kit gravel comme standard – tous les 737-200 n’avaient pas ces ajouts ; sur les photos, il est facile de vérifier.
- Confondre ATR 42 et ATR 72 – le 72 est nettement plus long et a plus de hublots.
- Prendre Bradley Air Services pour une autre compagnie – c’était la société juridique derrière First Air.
L’aviation arctique en ligne de mire
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Conclusion
First Air était bien plus qu’une compagnie régionale : pendant des décennies, elle a été une artère vitale pour des communautés sans accès routier et appartenait, à partir de 1990, aux Inuits eux-mêmes. Pour les spotteurs, elle reste avant tout le 737-200 Combi avec kit gravel, un jet qui se posait sur des pistes en gravier là où d’autres auraient depuis longtemps renoncé. Depuis 2019, la compagnie vit à travers Canadian North – et chaque ancienne photo portant le titre « First Air » est aujourd’hui un petit morceau d’histoire de l’aviation canadienne.
En bref
First Air (IATA 7F, OACI FAB) était une compagnie arctique canadienne aujourd’hui disparue, propriété des Inuits du Nunavik. Elle s’est fait connaître grâce au Boeing 737-200 Combi avec kit gravel ; le 1er novembre 2019, elle a été absorbée par Canadian North.
Résumé
- Pendant des décennies, First Air a été une artère vitale du Nord canadien – pour les passagers, le courrier, les denrées alimentaires et les matériaux de construction.
- Les spotteurs l’associent surtout au 737-200 Combi, qui se posait avec son kit gravel sur les pistes arctiques non revêtues.
- Le nom a disparu en 2019 avec la fusion avec Canadian North ; la marque inukshuk et l’univers rouge et blanc ont été repris par la nouvelle compagnie.
- Les photos de First Air sont aujourd’hui des documents d’archives – avec une observation de cette compagnie dans ton carnet, tu possèdes un vrai morceau d’histoire de l’aviation arctique.
Questions fréquentes
Quels étaient les codes IATA et OACI de First Air ?
First Air volait avec le code IATA 7F et le code OACI FAB, et son indicatif d’appel à la radio était « FIRST AIR ». Après la fusion avec Canadian North, le 7F a été abandonné ; depuis 2021, la compagnie commune opère sous 5T (IATA) et AKT (OACI) avec l’indicatif « ARCTIC ».
First Air existe-t-elle encore ?
Non, pas sous ce nom. Le 1er novembre 2019, First Air et Canadian North ont réuni leurs horaires et volent depuis sous le nom de Canadian North. La société Bradley Air Services, derrière First Air, existe toujours : les avions de Canadian North sont immatriculés à son nom.
À qui appartenait First Air ?
Depuis 1990, First Air appartenait à la Makivik Corporation, qui représente les Inuits du Nunavik, dans le nord de la province de Québec. Canadian North appartenait au groupe inuvialuit des Territoires du Nord-Ouest. Après la fusion, la compagnie commune est d’abord restée aux mains d’organisations inuites ; en 2025, Canadian North a été vendue à Exchange Income Corporation.
Qu’est-ce qu’un kit gravel sur le Boeing 737-200 ?
Le kit gravel, proposé par Boeing sous le nom d’Unpaved Strip Kit, protège le 737-200 des dégâts causés par les pierres sur les pistes en gravier. Il comprend un déflecteur sur le train avant, qui empêche les graviers d’atteindre le fuselage et les réacteurs, et des dissipateurs de tourbillon devant les entrées d’air, qui évitent qu’un tourbillon d’air n’aspire des pierres du sol.
Pourquoi First Air faisait-elle voler des avions aussi anciens ?
De nombreuses pistes arctiques n’étaient pas goudronnées. Avec son kit gravel, le 737-200 pouvait se poser là où d’autres jets ne peuvent pas opérer en sécurité et, en version Combi, il transporte passagers et fret en même temps. First Air, puis Canadian North, ont donc longtemps conservé le 737-200 ; Canadian North l’a encore utilisé en service régulier jusqu’en 2023.
Que s’est-il passé lors du vol First Air 6560 ?
Le 20 août 2011, un Boeing 737-210C (C-GNWN) en approche de Resolute, au Nunavut, a percuté une colline à l’est de la piste. Douze des 15 personnes à bord ont perdu la vie, trois passagers ont survécu. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a classé l’accident comme un impact sans perte de contrôle (CFIT) et a cité notamment une approche non stabilisée, des écarts de cap et des problèmes de communication dans le cockpit.
Peut-on encore voir des avions First Air aujourd’hui ?
Plus sous le nom de First Air. Quelques anciens appareils ont encore volé un temps chez Canadian North, dont la dernière liaison régulière avec passagers en 737-200 a eu lieu en mai 2023. Pour avoir First Air dans ton carnet, tu dépends aujourd’hui des photos d’archives et des visites de musées.
Garde un œil sur First Air
Suis la compagnie ou certaines immatriculations et reçois une notification à l’approche ou à l’atterrissage – et publie ton observation avec le type, l’immatriculation et le spot. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Types d’avions de la flotte
Boeing 737-200
Moteurs fins en forme de cigare sous l’aile, un patin au niveau de la roue avant et des buses devant les entrées d’air : le 737-200 est le jet qui se pose sur le gravier. Tu découvres ici comment sont nés le -200 et le -200 Advanced, comment les reconnaître et où ils volent encore.
Type d’avionATR 42-300/320
Aile haute, empennage en T et seulement quatre pales par hélice : l’ATR 42-300 et -320 forment la première génération du turbopropulseur ATR. Aujourd’hui, tu les croises surtout en cargo. Voici comment les reconnaître.
Type d’avionATR 72-200/210
Aile haute, empennage en T et seulement quatre pales par hélice : les ATR 72-200 et -210 sont la première génération du grand ATR. Beaucoup volent aujourd’hui sans hublots, en cargo. Voici comment les reconnaître et les trouver.
Type d’avionHawker Siddeley HS 748
Aile basse, deux turbopropulseurs Rolls-Royce Dart sifflants et un train fait pour les pistes en gravier : le HS 748 fut la réponse britannique au Fokker F27 – en avion de ligne, cargo et avion de transport militaire. Aujourd’hui, c’est une prise rare.
Type d’avionLockheed L-100 Hercules
Même aile, même rampe, mais une immatriculation civile : le L-100 est la version cargo de l’Hercules. Tu découvres ici comment le distinguer du C-130, quelles longueurs de fuselage existent et où il vole encore aujourd’hui.
Type d’avionBoeing 727-100
Le premier 727 était court, trapu et enfant de l’ère des premiers jets : trois moteurs à l’arrière, empennage en T, un escalier dans l’arrière du fuselage. Voici comment reconnaître le 727-100, le distinguer du -200 – et où se trouvent les derniers exemplaires.
Type d’avionBoeing 727-200
Trois moteurs à l’arrière, un empennage en T et un escalier dans l’arrière du fuselage : le 727-200 a été l’un des jets les plus construits de son époque. Aujourd’hui, c’est une vraie rareté – voici comment le reconnaître et quelles sont tes chances.
Type d’avionBoeing 767-200/-200ER
Le tout premier 767 : court, mince, biréacteur. Le 767-200 et sa version long-courrier -200ER ont rendu l’ETOPS possible et ont écrit l’histoire avec le Gimli Glider. Aujourd’hui, tu ne le vois presque plus qu’en cargo ou en uniforme.
Autres compagnies
Canadian North
La compagnie de l’Arctique canadien : née de la fusion avec First Air, Canadian North exploite des Boeing 737 et des ATR à turbopropulseurs – souvent en version combi, fret et passagers dans une même cabine – vers le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavik.
RégionalAir Inuit
La bouée de sauvetage du Nunavik : depuis 1978, Air Inuit relie les villages inuits du nord du Québec entre eux et avec Montréal – avec Dash 8, Twin Otter et Boeing 737 Combi sur pistes en gravier.
RégionalAir North
La compagnie du Yukon : depuis Whitehorse, Air North relie le grand Nord canadien à Vancouver, Calgary et Edmonton – avec des ATR 42 pour l’Arctique et des Boeing 737 pour le sud.
CharterNolinor Aviation
Compagnie charter de Mirabel, près de Montréal, qui transporte passagers, fret et carburant vers les mines et les pistes en gravier du nord du Canada avec la plus grande flotte de Boeing 737-200 au monde.
RéseauAir Greenland
La compagnie du Groenland : un seul jet gros-porteur rouge vers Copenhague, des Dash 8 entre les localités côtières et une grande flotte d’hélicoptères – avec un réseau en pleine refonte grâce à trois nouveaux aéroports.
RéseauPacific Western Airlines
Compagnie historique de l’Ouest canadien (1946–1987) : Pacific Western Airlines est passée de l’aviation de brousse en Colombie-Britannique à une compagnie régionale majeure avec des cargos Hercules et des Boeing 737 – puis a avalé CP Air en 1987, ce qui a donné Canadian Airlines International.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Boeing
Boeing est le pendant américain d’Airbus et construit des jets de ligne en série depuis le 707. Si tu sais distinguer les 737, 777 et 787 grâce au train d’atterrissage, aux extrémités d’aile et à l’arrière du fuselage, tu identifies une grande partie du trafic de n’importe quel aéroport européen – même sans indice de livrée.
ConstructeurATR
Le constructeur franco-italien ATR ne produit depuis les années 1980 que deux avions – l’ATR 42 et l’ATR 72. Aile haute, empennage en T, hélices : quand tu as compris la famille, tu la reconnais partout, de Lanzarote aux îles grecques.
ConstructeurDe Havilland Canada
Du bimoteur de brousse Beaver au Twin Otter, puis au Dash 8 et au bombardier d’eau DHC-515 : De Havilland Canada est synonyme d’avions robustes à décollage court. Tu découvres ici comment l’entreprise est née, à qui elle a appartenu et où tu peux aujourd’hui avoir ses types devant ton objectif.
Où avoir First Air dans ton objectif
Les spots où l’on voit régulièrement cette compagnie – avec points de vue, moments de bonne lumière et coordonnées.
Guides du blog sur le sujet
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