L’essentiel en bref
- Le 747-400M est le jumbo mixte : à l’avant du pont principal, des passagers ; dans la partie arrière, des palettes de fret, séparées par une cloison verrouillable.
- Le critère de reconnaissance numéro un est la grande porte cargo à l’arrière gauche – sur un avion qui a pourtant des hublots sur toute la longueur.
- KLM a marqué le type : premier exploitant en 1989, elle a reçu en 2002 le dernier appareil construit et aligné avec 17 Combi la plus grande flotte.
- Invisible sur le suivi des vols : le Combi est sous B744 comme tout autre 747-400 – seules l’immatriculation et la vue de profil le trahissent.
- En octobre 2026, le 747-400M a disparu du service régulier passagers ; quelques cellules continuent de voler comme cargos convertis.
Sommaire
- 1.Qu’est-ce que le Boeing 747-400M ?
- 2.Pourquoi les jumbos Combi ont existé
- 3.Comment reconnaître le Combi
- 4.Combi, avion de ligne ou cargo ?
- 5.KLM et le Combi
- 6.La fin en mars 2020
- 7.Les autres exploitants
- 8.Où vivre le 747-400M aujourd’hui
- 9.Conseils de spotting et de photo
- 10.Confusions fréquentes et comment les écarter
- 11.Verdict
Fiche d’identité
| Constructeur | Boeing (assemblage final à Everett, Washington) |
|---|---|
| Famille | Boeing 747-400, version Combi pour passagers et fret sur le pont principal |
| Ancienne désignation | 747-400BC |
| Code type OACI | B744 (comme toutes les versions de série du 747-400) |
| Sortie d’usine | Juin 1989 |
| Mise en service | 12 septembre 1989 chez KLM |
| Dernière livraison | 10 avril 2002 à KLM |
| Exemplaires construits | 61 |
| Plus grand exploitant | KLM avec 17 appareils |
| Particularité | Grande porte cargo latérale à l’arrière gauche, cloison verrouillable entre la cabine et la soute |
| Moteurs | 4 × Pratt & Whitney PW4000, General Electric CF6-80C2 ou Rolls-Royce RB211-524G/H |
| Longueur | 70,6 m |
| Envergure | 64,4 m |
| Cockpit | Cockpit numérique pour deux pilotes |
| Statut | Retiré du service régulier passagers ; dernier grand exploitant, KLM, jusqu’en 2020 |
Signes distinctifs
As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?
- Silhouette de base du 747-400 : quatre moteurs, longue bosse avec hublots sur le pont supérieur, winglets relevés
- Grande porte cargo à l’arrière gauche du pont principal, derrière l’aile – la caractéristique par excellence du Combi
- Rangée de hublots jusqu’à l’arrière : contrairement au cargo, les hublots du pont principal restent visibles à l’extérieur, même dans la partie fret
- Pas de nez relevable : le chargement se fait uniquement par la porte latérale
- Immatriculation et désignation du type avec un « M » dans le code client, par exemple 747-406M chez KLM, confirment le Combi
Mis à jour : octobre 2026 – Un jumbo à winglets et à longue bosse roule devant toi, tout ressemble à un 747-400 ordinaire. Pourtant, derrière l’aile gauche, un immense rectangle se dessine dans le fuselage, bien plus grand que n’importe quelle porte passagers. Alors tu as devant toi un Boeing 747-400M Combi – ou sur ta photo d’autrefois. Dans cette version, passagers et palettes de fret se partageaient le pont principal. Tu vas voir ici comment fonctionnait le concept, pourquoi KLM est devenue le visage du Combi, comment le reconnaître à coup sûr et ce que sont devenus les 61 appareils construits.
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Qu’est-ce que le Boeing 747-400M ?
Le 747-400M est une version du Boeing 747-400 qui transporte des passagers et du fret en même temps sur le pont principal. À l’avant et sur le pont supérieur, les passagers sont assis comme dans un jumbo normal. La partie arrière du pont principal peut en revanche servir de soute. Une cloison verrouillable isole la cabine de la zone de chargement. Cette partie se charge par une grande porte cargo sur le côté gauche du fuselage, derrière l’aile.
Au fond, le Combi est donc un avion de ligne avec un compartiment cargo intégré. Cockpit, aile à winglets, moteurs et train correspondent à la version passagers, et les dimensions extérieures sont aussi identiques : environ 70,6 mètres de longueur et 64,4 mètres d’envergure. Comme tout 747-400, il est piloté par deux pilotes dans un cockpit numérique.
Le nom trahit l’idée : le M se lit généralement « Mixed », c’est-à-dire utilisation mixte. Dans les premiers documents, Boeing présentait encore le modèle sous le nom de 747-400BC. Chez les compagnies, c’est pourtant le terme « Combi » qui s’est imposé, déjà porté par les générations précédentes. Important pour les spotteurs : sur les sites de suivi des vols, le Combi n’apparaît que sous B744, sans code propre. L’article Les codes IATA et OACI expliqués explique ces abréviations plus en détail.
Pourquoi les jumbos Combi ont existé
L’idée du Combi est aussi ancienne que le jumbo lui-même. Dès le 747-200, Boeing a construit une version 200M, 78 exemplaires au total, puis 21 Combi ont suivi avec le 747-300. Le 747-400M a prolongé cette lignée et, avec 61 exemplaires, est devenu la deuxième plus grande série de Combi du jumbo.
La logique économique est simple : sur de nombreuses lignes long-courriers, la demande passagers ne suffit pas à remplir un jumbo entier, alors que du fret attend d’être transporté. Un Combi s’adapte. Selon la ligne et la saison, la compagnie peut aménager la partie fret plus grande ou plus petite et échanger ainsi des sièges contre des positions de palettes. Pour les compagnies avec une forte activité cargo et un réseau où les flux de passagers et de fret ne coïncident pas toujours, c’était séduisant.
KLM était justement une compagnie de ce genre. Amsterdam est traditionnellement un grand hub de fret, et la compagnie néerlandaise avait déjà fait de bonnes expériences avec les types de Combi précédents. Pas étonnant donc que KLM ait commandé tôt le nouveau Combi – et l’ait finalement exploité plus longtemps que toutes les autres.
Juin 1989
Boeing sort d’usine le premier 747-400 Combi à Everett.
12 septembre 1989
KLM met le 747-400M en service, première compagnie à le faire.
10 avril 2002
Le dernier des 61 Combi est livré à KLM – la production de la version s’arrête.
Mars 2020
KLM retire les Combi du service passagers. C’est la fin de l’ère du jumbo Combi chez les grandes compagnies régulières.
Comment reconnaître le Combi
Au premier regard, le 747-400M est un 747-400 tout à fait normal. Il te faut donc d’abord la silhouette de base du type, puis un ou deux détails que seul le Combi montre.
Déterminer le type de base
Quatre moteurs, longue bosse avec hublots, winglets relevés et nacelles lisses : c’est la famille du 747-400.
Vérifier l’arrière du côté gauche
Derrière l’aile, le Combi a une grande porte cargo sur le pont principal. Elle est nettement plus haute et plus large que les portes passagers et saute aux yeux de profil.
Compter les hublots
Si la rangée de hublots se poursuit loin vers l’arrière malgré la porte cargo, c’est un Combi. Un cargo avec la même porte n’aurait pas de hublots ou seulement des ouvertures obturées.
Comparer l’immatriculation
Chez KLM, la désignation du type était 747-406M. Avec l’immatriculation, tu trouves dans n’importe quelle base de données si l’appareil a été construit comme Combi.
Important : la porte cargo n’est visible que du côté gauche. Si tu es à droite de l’avion, le Combi ne se distingue pratiquement pas d’un 747-400 purement passagers. Pour planifier ton spot, il vaut donc la peine de regarder quel côté l’avion te présente au roulage ou à l’approche. L’article Comprendre les immatriculations d’avions explique comment lire l’immatriculation à coup sûr et la situer.
Astuce pratique pour les vieilles photos
Tu as des images d’un 747 de KLM des années 1990 ou 2000 ? Vérifie le côté gauche du fuselage derrière l’aile. Beaucoup de spotteurs ne découvrent le Combi qu’au second regard dans leurs archives – avec l’immatriculation, tu peux ensuite l’identifier sans doute possible.
Combi, avion de ligne ou cargo ?
Au sein de la famille 747-400, trois versions se ressemblent beaucoup. Le tableau montre à quoi faire attention.
| Critère | 747-400 (passagers) | 747-400M (Combi) | 747-400F (cargo) |
|---|---|---|---|
| Bosse | longue, avec hublots | longue, avec hublots | courte |
| Hublots du pont principal | continus | continus | aucun |
| Porte cargo latérale arrière gauche | non | oui | oui |
| Nez relevable | non | non | oui |
| Code OACI | B744 | B744 | B744 |
| Exemplaires construits | 442 | 61 | 126 (plus 40 × 400ERF) |
Le plus grand risque de confusion existe avec les cargos convertis. Ce sont d’anciens jumbos passagers ou Combi qui ont été transformés après coup en cargos complets. Ils ont eux aussi la longue bosse et une porte latérale, mais les hublots du pont principal sont obturés. Le cargo d’usine 747-400F, lui, a la bosse courte des premiers jumbos et un nez qui se relève pour le chargement. Un aperçu de toutes les variantes, du premier 747 au 747-8, est donné par l’article Reconnaître les variantes du Boeing 747.
Identification rapide : quel 747-400 as-tu devant toi ?
Boeing 747-400 (passagers)
Longue bosse, hublots continus et pas de grande porte latérale plaident pour la version passagers normale. Par sécurité, vérifie quand même le côté gauche.
Boeing 747-400M Combi
Hublots plus porte cargo à l’arrière gauche : c’est l’image classique du Combi. Confirme le type avec l’immatriculation – les conversions ont modifié l’histoire de nombreuses cellules.
747-400F ou cargo converti
Bosse courte signifie cargo d’usine, longue bosse sans hublots signifie cargo converti – parfois un ancien Combi.
KLM et le Combi
Aucune compagnie n’est aussi liée au 747-400M que KLM. Les Néerlandais ont été les premiers à mettre le Combi en service en septembre 1989 et ont aussi reçu en avril 2002 le dernier exemplaire construit. Avec au total 17 Combi et seulement cinq versions purement passagers du 747-400, le Combi n’était pas l’exception chez KLM, mais la règle. Les appareils portaient, comme c’est l’usage chez KLM, des noms de villes.
L’un des premiers Combi de KLM a écrit une page d’histoire de l’aviation dès sa première année d’exploitation : le 15 décembre 1989, le 747-406M PH-BFC « City of Calgary », en route d’Amsterdam vers Tokyo, est entré dans le nuage de cendres du volcan Redoubt en Alaska. Les quatre moteurs se sont arrêtés. Après une descente de plus de 14 000 pieds, l’équipage a réussi à rallumer les moteurs et à se poser à Anchorage. Les 245 personnes à bord sont restées indemnes ; l’appareil a reçu quatre moteurs neufs et a volé pour KLM jusqu’en 2018.
Pour les spotteurs d’Amsterdam, le Combi a été pendant trois décennies une vision quotidienne. Depuis l’aéroport de Schiphol, il volait sur le long-courrier, par exemple vers Tokyo. Si tu fouilles aujourd’hui de vieilles archives photo du spot de la Polderbaan ou de la terrasse panoramique, tu y trouveras quantité de jumbos de KLM avec la grande porte à l’arrière gauche.
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La fin en mars 2020
KLM voulait à l’origine retirer ses Combi de la flotte jusqu’au 1er janvier 2021. La pandémie de Covid a tout accéléré : la demande s’étant effondrée, KLM, qui fait partie du groupe Air France-KLM, a retiré les Combi du service dès le 27 mars 2020.
Ce n’était pourtant pas tout à fait fini. Comme la capacité de fret manquait dans le monde entier – de nombreux vols passagers avec du fret en soute étaient annulés –, KLM a fait revenir environ une semaine plus tard trois Combi et les a affectés à des vols purement cargo vers l’Asie. C’est là que l’avantage du concept s’est vu : le compartiment cargo du pont principal était déjà là. Dans les statistiques de flotte de la compagnie, le 747-400M n’apparaît donc comme définitivement retiré qu’en 2021.
KLM est néanmoins restée liée à la famille 747-400 : la filiale de KLM Martinair fait encore voler pour la branche fret des cargos 747-400, qui doivent selon les plans actuels être remplacés à partir de 2027 par des cargos de type Airbus A350F. Cela n’a plus rien à voir avec le Combi – ce sont des avions cargo purs.
Retiré ne veut pas dire ferraillé
Après la fin de leur service régulier, beaucoup de jumbos restent d’abord sur des aires de stockage avant d’être vendus, convertis ou démontés. Ce qui arrive aux avions retirés du service, tu peux le lire dans l’article Cimetières d’avions et boneyards.
Les autres exploitants
À côté de KLM, d’autres compagnies ont commandé le Combi, surtout en Asie. Le tableau montre une sélection d’exploitants importants, pas une liste complète. Les indications reposent sur des recensements de flotte publiés ; certains chiffres peuvent différer légèrement selon la source.
| Compagnie | Combi | Période | Devenir |
|---|---|---|---|
| KLM | 17 | 1989–2020 | Retrait, brièvement vols purement cargo |
| Asiana Airlines | 6 | 1991–2017 | Conversion en cargos pour Asiana Cargo |
| EVA Air | 5 | 1993–2015 | Conversion en cargos pour la branche fret |
| Air Canada | 3 | 1990–2004 | sortis de la flotte |
| Air France | 3 | 1992–2012 | sortis de la flotte |
| Air China | plusieurs | 1989–2013 | en partie conversion en cargos pour Air China Cargo, un appareil au musée |
Il est frappant de voir combien de Combi ont eu une seconde vie de cargo complet. Chez EVA Air, le constructeur israélien IAI s’est chargé de la conversion. Pour la cellule, c’était logique : la grande porte latérale du pont principal arrière était déjà là. De l’extérieur, ces anciens Combi convertis ne se distinguent aujourd’hui presque plus des autres cargos convertis. Le guide Reconnaître les avions cargo te montre comment distinguer les cargos en général.
Où vivre le 747-400M aujourd’hui
En octobre 2026, le 747-400M ne vole plus en service régulier passagers des grandes compagnies. Les ouvrages de référence citent encore ici et là des exemplaires chez des exploitants de fret et de charter, mais leur utilisation est irrégulière et guère planifiable. Pour les spotteurs, cela signifie : attraper un Combi dans l’objectif est désormais une vraie rareté. Pour évaluer la rareté réelle d’une observation, utilise les conseils de Quelle est la rareté de mon observation ?.
| Lieu | Ce que tu vois | Classement |
|---|---|---|
| Parc de Shijingshan, Pékin | ancien 747-400M d’Air China B-2468 | exemple rare d’un 400M exposé, retiré en 2013 |
| Technik Museum Speyer | 747-200 de Lufthansa en version Combi (D-ABYM) | génération précédente du Combi, visitable, idéal pour l’espace DACH |
| Aviodrome Lelystad | ancien 747-200 de KLM PH-BUK | histoire des jumbos de KLM, mais pas un 400M |
| Grands hubs de fret | anciens Combi convertis en cargos complets | reconnaissables comme anciens Combi uniquement par l’immatriculation |
Si tu cherches précisément un ancien Combi, seule l’immatriculation t’aide. Note les immatriculations d’anciens Combi, vérifie dans une base de données qui les exploite aujourd’hui, puis suis l’appareil en direct. L’article Suivre un avion grâce à son immatriculation explique comment faire.
Prêt pour la chasse à un ex-Combi ?
- J’ai noté les immatriculations de quelques anciens Combi.
- Je sais quelle compagnie exploite l’appareil aujourd’hui.
- J’ai un spot d’où je vois le côté gauche du fuselage.
- Je connais l’heure d’arrivée prévue à l’aéroport de destination.
Conseils de spotting et de photo
Même si le Combi est devenu rare, cela vaut la peine de bien regarder chaque jumbo – surtout les cargos à longue bosse.
- Prévois le côté gauche. La porte cargo est le critère central. Trouve un point de vue d’où l’avion te montre son côté gauche au roulage ou à l’atterrissage. C’est la configuration des pistes qui décide quel côté tu vois.
- Profil de côté plutôt que vue de face. Seul le profil te montre en même temps la longueur de la bosse, la rangée de hublots et la porte cargo. Une image en biais par l’avant ne montre souvent pas du tout la porte.
- Garde l’immatriculation lisible. Sur un ex-Combi, l’immatriculation est la seule preuve de son origine. Choisis la focale et le cadrage de façon que l’immatriculation soit nette et lisible.
- Fouille les archives. Une grande partie de l’histoire du Combi repose sur de vieilles photos. Si tu as des images d’Amsterdam, de Taipei ou de Séoul, un second regard vaut la peine.
Si tu vas à Amsterdam, l’article Spotting à Schiphol te donne les meilleures places autour de l’aéroport où le Combi avait sa principale base. L’ensemble de l’évolution du jumbo est retracé dans L’histoire du Boeing 747, et tu trouveras plus d’informations sur le constructeur sur la page Boeing.
Confusions fréquentes et comment les écarter
Ça plaide pour un 747-400M si …
- tu vois des winglets, une longue bosse et quatre moteurs
- une grande porte cargo se trouve à l’arrière gauche du pont principal
- la rangée de hublots va malgré tout jusqu’à l’arrière
- l’immatriculation est référencée comme Combi dans une base de données
Regarde de plus près si …
- tu ne vois que le côté droit du fuselage
- un jumbo à longue bosse porte des couleurs cargo – ce peut être un Combi converti
- tu n’as qu’une vieille photo floue
Ce n’est pas un 747-400M si …
- la bosse est courte et le nez se relève
- il n’y a pas de winglets au bout des ailes – alors c’est un 747 plus ancien, un 747-8 ou la version japonaise court-courrier 747-400D
- les nacelles ont des bords de fuite dentelés
Verdict
Le Boeing 747-400M Combi a été la dernière grande série de Combi du jumbo : 61 appareils qui réunissaient passagers et palettes sur un même pont. On le reconnaît à la grande porte cargo à l’arrière gauche avec une rangée de hublots continue, et on le confirme par l’immatriculation. KLM en a fait son cheval de trait long-courrier, l’a fait voler plus de 30 ans et l’a retiré du service passagers en mars 2020. D’autres Combi continuent de vivre comme cargos, mais seuls les connaisseurs les reconnaissent encore comme anciens Combi.
En bref
Winglets, longue bosse, hublots jusqu’à l’arrière et grande porte cargo à l’arrière gauche : c’est le 747-400M Combi. Sur le suivi des vols, il est sous B744, en service régulier il appartient à l’histoire – mais tu peux encore le découvrir sur de vieilles photos de Schiphol et comme cargo converti.
Résumé
- Le Boeing 747-400M Combi a été présenté en juin 1989 et est entré en service chez KLM en septembre 1989.
- Boeing en a construit 61 exemplaires ; KLM en exploitait 17, la plus grande flotte, et a reçu le dernier en 2002.
- Les signes typiques sont la grande porte latérale à l’arrière gauche et la rangée de hublots continue – à la différence du cargo pur.
- KLM a retiré ses Combi du service passagers en mars 2020 ; d’autres exploitants comme EVA Air et Asiana ont fait convertir leurs appareils en cargos.
Questions fréquentes
Que signifie le « M » dans 747-400M ?
Le M se lit généralement « Mixed » et désigne donc l’utilisation mixte du pont principal par des passagers et du fret. Dans le langage courant, on parle de version Combi. Dans les premiers documents, elle apparaissait encore sous le nom 747-400BC.
Comment reconnaître un 747-400 Combi ?
Regarde le côté gauche du fuselage, derrière l’aile : le Combi y a une grande porte cargo rectangulaire sur le pont principal. En même temps, l’avion a une rangée de hublots continue – ce qui le distingue du cargo. Seule l’immatriculation permet de confirmer le soupçon.
Quel est le code type OACI du 747-400M ?
Le Combi est sous B744, exactement comme la version passagers et le cargo 747-400F. Dans les plans de vol et sur les sites de suivi des vols, tu ne peux donc pas l’isoler par le code type.
Combien de 747-400M ont été construits ?
Boeing a livré 61 Combi. À titre de comparaison : la génération précédente, le 747-200M, a été construite à 78 exemplaires, le 747-300M à 21.
Quand KLM a-t-elle retiré le 747-400 Combi ?
KLM voulait à l’origine se séparer des Combi début 2021. Avec l’effondrement de la demande au début de la pandémie de Covid, elle les a retirés du service dès le 27 mars 2020. Peu après, KLM a fait revenir temporairement trois Combi pour des vols purement cargo vers l’Asie.
Un 747-400M vole-t-il encore quelque part aujourd’hui ?
Plus en service régulier passagers des grandes compagnies. Plusieurs Combi, par exemple d’EVA Air et d’Asiana, ont été convertis en cargos complets ; quelques exemplaires peuvent encore apparaître chez des exploitants de fret et de charter. Pour savoir si un appareil précis est actif, le mieux est de passer par son immatriculation.
Peut-on voir un 747-400M dans un musée ?
Un ancien Combi d’Air China immatriculé B-2468 se trouve dans le parc d’attractions de Shijingshan à Pékin. Dans l’espace germanophone, c’est surtout la génération précédente du Combi qui est intéressante : au Technik Museum Speyer se trouve un 747-200 de Lufthansa en version Combi.
Boeing 747-400M Combi : à collectionner, pas seulement à voir
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