L’essentiel en bref
- Air Antilles était une compagnie régionale française basée à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe – aujourd’hui, elle appartient à l’histoire.
- Codes : jusqu’en 2023 IATA 3S et OACI GUY, après le redémarrage de 2024 IATA 4I et OACI KES.
- La flotte était faite de turbopropulseurs : ATR 42, ATR 72-600 et DHC-6 Twin Otter pour la piste courte de Saint-Barth.
- Deux vies : Air Antilles a d’abord fait partie du groupe CAIRE, puis, à partir de 2023, de Saint-Martin et d’Edeis.
- La fin est arrivée en 2025/2026 : la DGAC a suspendu le certificat de transporteur aérien en décembre 2025, la liquidation a suivi en avril 2026.
Sommaire
Fiche d’identité
| Code IATA | 4I |
|---|---|
| Code OACI | KES |
| Indicatif d’appel | KARIBEES |
| Hubs | PTP, FDF |
| Statut | Historique – exploitation arrêtée depuis le 8 décembre 2025, liquidation judiciaire le 27 avril 2026 |
| Modèle économique | Compagnie régionale pour les liaisons entre îles de la Caraïbe |
| Siège | Pointe-à-Pitre, Guadeloupe (France) |
| Fondée | Premier vol le 18 décembre 2002 sous le nom d’Air Antilles Express, marque caribéenne d’Air Guyane au sein du groupe CAIRE |
| Derniers propriétaires | Collectivité de Saint-Martin (60 %) et groupe Edeis (40 %), depuis la reprise partielle de septembre 2023 |
| Bases | Pointe-à-Pitre (PTP) et Fort-de-France (FDF) |
| Codes | Jusqu’en 2023 IATA 3S et OACI GUY (partagés avec Air Guyane), à partir de 2024 IATA 4I et OACI KES |
| Flotte après le redémarrage de 2024 | 2 ATR 72-600, 1 ATR 42-600 et 1 DHC-6-400 Twin Otter d’après le site de la compagnie ; au début, un seul ATR 72-600 volait |
| Flotte en 2017 | 3 ATR 42-500, 1 ATR 42-600, 2 DHC-6-300 Twin Otter et le premier ATR 72-600 |
| Dernières destinations | Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin (Grand Case) et Saint-Barthélemy |
Comment reconnaître la compagnie
Est-ce vraiment Air Antilles ?
- Titre « Air Antilles » sur le fuselage – selon l’époque aussi « Air Antilles Express »
- Presque toujours un turbopropulseur : ATR 42, ATR 72 ou le petit DHC-6 Twin Otter
- Immatriculation en F-O – le préfixe français des avions d’outre-mer, par ex. F-OMYM
- À Saint-Barth, seul le Twin Otter était engagé, les ATR assurant les liaisons interîles plus longues
- Dans les anciens journaux des sites de suivi, on lit GUY jusqu’en 2023, KES après le redémarrage
Si tu as passé des vacances en Guadeloupe, en Martinique ou à Saint-Barth ces vingt dernières années, tu connais l’image : un ATR au titre « Air Antilles » au décollage de Pointe-à-Pitre, ou un petit Twin Otter qui plane juste au-dessus de la colline pour se poser sur la piste de Saint-Barth. Depuis avril 2026, Air Antilles appartient à l’histoire. Cette page te montre comment fonctionnait la compagnie régionale des Antilles françaises, quels avions elle exploitait et comment classer correctement tes photos d’archives.
Tes archives de la Caraïbe dans ton hangar
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Air Antilles en bref
Air Antilles était une compagnie régionale française dont le siège se trouvait à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Sa mission était clairement délimitée : relier entre elles les îles des Antilles françaises et avec des îles voisines de la Caraïbe. Pas de long-courrier vers Paris chez Air Antilles – cela restait l’affaire d’Air France, d’Air Caraïbes et de Corsair.
La compagnie a effectué son premier vol le 18 décembre 2002, alors encore sous le nom d’Air Antilles Express. Elle était la marque caribéenne d’Air Guyane et faisait partie du groupe CAIRE. L’idée : des liaisons interîles économiques avec de petits turbopropulseurs, là où de gros jets ne conviennent pas ou ne sont pas rentables.
Les principales bases étaient l’aéroport de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, et Fort-de-France, en Martinique. En dernier lieu, Air Antilles ne desservait plus que quatre destinations : la Guadeloupe, la Martinique, Grand Case, côté français de Saint-Martin, et Saint-Barthélemy. Aux meilleures heures, le réseau allait nettement plus loin – notamment vers Antigua, la Barbade, la Dominique, Sainte-Lucie, Porto Rico, la République dominicaine et Sint Maarten.
Codes et indicatif d’appel
Chez Air Antilles, il faut distinguer deux époques :
- Jusqu’en 2023 : IATA 3S, OACI GUY. Comme marque d’Air Guyane, Air Antilles partageait les codes avec sa sœur de Guyane française. Dans les anciens enregistrements des sites de suivi, les vols apparaissent donc sous GUY, même quand un ATR décollait en Guadeloupe.
- À partir de 2024 : IATA 4I, OACI KES. Avec le nouveau certificat de transporteur, la compagnie a obtenu ses propres codes. D’après les ouvrages de référence, elle s’annonçait à la radio avec l’indicatif d’appel « KARIBEES ».
Pour ton carnet, cela signifie que le code te révèle de quelle phase date une observation. Comment fonctionnent en général les codes IATA et OACI, l’article Codes IATA et OACI expliqués l’explique. Pourquoi numéro de vol et indicatif d’appel ne sont pas la même chose, tu le liras sous Indicatif d’appel et numéro de vol.
Bien étiqueter tes photos d’archives
Note la date de chaque ancienne photo. Avant fin 2023, Air Antilles faisait partie du groupe CAIRE, ensuite de Saint-Martin et d’Edeis – et les codes ont changé. Avec la date et l’immatriculation, l’observation reste sans ambiguïté des années plus tard.
Histoire : deux vies sous un même nom
Air Antilles Express dans le groupe CAIRE (2002–2023)
Les premières années ont été placées sous le signe du groupe CAIRE, qui exploitait aussi, avec Air Guyane, les liaisons en Guyane française. Air Antilles Express est devenue, avec des ATR 42 et des Twin Otter, un dense réseau interîles. Fin janvier 2017, le premier ATR 72-600, immatriculé F-OMYM, est arrivé en Guadeloupe. La compagnie voulait ainsi densifier les fréquences et ouvrir de nouvelles lignes, par exemple vers la Barbade, Antigua et Tortola. À cette époque, la marque n’apparaissait de plus en plus que sous le nom d’Air Antilles.
À l’été 2023, la situation a basculé. Le 14 juillet 2023, les pilotes du groupe se sont mis en grève, les sociétés CAIRE ont sombré dans la faillite. Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a ouvert début août une procédure de liquidation avec poursuite d’activité à durée limitée.
Un nouveau départ avec Saint-Martin et Edeis (2023–2025)
En septembre 2023, le tribunal a autorisé une reprise partielle : la Collectivité de Saint-Martin a repris 60 %, le groupe français Edeis 40 %. Air Guyane ne faisait pas partie de l’opération.
Il a fallu presque un an avant le premier vol sous son propre nom. En 2024, la compagnie a reçu un nouveau certificat de transporteur et de nouveaux codes. Dès début juillet 2024, des liaisons vers Saint-Barth ont de nouveau fonctionné – avec toutefois un Twin Otter qu’Air Antilles avait loué avec équipage à la société suisse Zimex Aviation. L’exploitation en propre a démarré le 22 juillet 2024 avec l’ATR 72-600 F-OMYM sur la route Fort-de-France–Pointe-à-Pitre–Saint-Martin, une semaine plus tard que prévu, faute d’habilitations de pilotes.
La fin (2025–2026)
Économiquement, la nouvelle Air Antilles n’a jamais vraiment décollé. Les passifs hérités de la précédente, le faible nombre de passagers et une petite flotte active pesaient sur le bilan. D’après les médias, la Collectivité de Saint-Martin a injecté plus de 20 millions d’euros dans l’entreprise depuis la reprise. En 2024, la compagnie n’aurait transporté qu’environ 35 000 passagers.
Le 8 décembre 2025, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a suspendu le certificat de transporteur après un audit, pour des raisons de sécurité, ayant constaté de graves manquements. À partir du 18 décembre 2025, l’IATA a exclu la compagnie du système de règlement BSP France, les agences de voyages ne pouvaient plus vendre de billets. En janvier 2026 est venue la cessation de paiements, le 2 février 2026 une procédure de redressement. Aucun repreneur viable ne s’est présenté : le 27 avril 2026, le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a ordonné la liquidation. 116 salariés étaient concernés, le passif dépassait selon les médias 56 millions d’euros.
2002
Premier vol sous le nom d’Air Antilles Express, marque d’Air Guyane dans le groupe CAIRE.
2017
Premier ATR 72-600 (F-OMYM), nouvelles lignes prévues vers la Barbade, Antigua et Tortola.
2023
Grève des pilotes, faillite du groupe CAIRE, reprise par Saint-Martin et Edeis.
2024–2026
Redémarrage avec les codes 4I/KES, interdiction de vol à partir de décembre 2025, liquidation en avril 2026.
La flotte : ATR et Twin Otter
Air Antilles était une compagnie exclusivement à turbopropulseurs. La flotte a évolué au fil des ans, mais suivait toujours le même principe : des ATR plus grands pour les lignes entre les îles principales, de petits Twin Otter pour la piste courte de Saint-Barth.
| Type | Période | Sièges | Usage | Conseil pour les spotteurs |
|---|---|---|---|---|
| ATR 42-500 | Époque CAIRE | n.c. | Réseau interîles | Trois exemplaires dans la flotte en 2017 |
| ATR 42-600 | Époque CAIRE et redémarrage | env. 48 | Réseau interîles | Cockpit en verre, presque impossible à distinguer du -500 de l’extérieur |
| ATR 72-600 | à partir de 2017 | 72 | Îles principales Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin | F-OMYM, premier exemplaire et cheval de bataille après le redémarrage |
| DHC-6-300 Twin Otter | Époque CAIRE | n.c. | Saint-Barth | Deux exemplaires dans la flotte en 2017 |
| DHC-6-400 Twin Otter | Redémarrage | 19 | Saint-Barth | Réédition moderne du Twin Otter |
L’ATR 72-600 était le plus gros avion qu’Air Antilles ait jamais exploité. Après le redémarrage, la compagnie listait sur son site deux ATR 72-600, un ATR 42-600 et un Twin Otter. Selon la presse spécialisée, seul F-OMYM était toutefois actif en juillet 2024 ; les autres ATR étaient remisés à Pointe-à-Pitre ou au Maroc. Le constructeur de la famille ATR est ATR, à Toulouse.
L’ATR 42-600 et son prédécesseur, l’ATR 42-500, ont marqué le réseau durant les années CAIRE. Ils offrent moins de places et convenaient ainsi bien aux plus petites îles voisines.
Le DHC-6 Twin Otter était l’outil spécialisé. Construit à l’origine par De Havilland Canada, il est de nouveau produit aujourd’hui en série 400. Avec ses 19 sièges, son train fixe et ses courtes distances de décollage et d’atterrissage, il est fait pour des plates-formes comme Saint-Barth.
Un Twin Otter sur ta liste de souhaits ?
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ATR 42 ou ATR 72 ? Comment les distinguer
Sur les photos de Pointe-à-Pitre, les deux tailles d’ATR se trouvent souvent côte à côte. Avec quelques repères, tu les identifies.
Ce qui plaide pour un ATR 72
- Fuselage nettement allongé avec plus de hublots
- Fuselage qui paraît long et fin par rapport à l’aile
- Affiché comme AT76 (72-600) sur les sites de suivi
Ce qui plaide pour un ATR 42
- Fuselage court et trapu
- Moins de rangées de hublots entre la porte et l’aile
- Affiché comme AT45 ou AT46 sur les sites de suivi
Entre le -500 et le -600 de l’ATR 42, l’extérieur t’aide peu – la principale différence se trouve dans le cockpit. L’immatriculation et la date sont ici ta voie la plus sûre. Tu trouveras les bases pour distinguer les types d’avions dans le guide Reconnaître les types d’avions, et pour les avions à hélices dans l’article Distinguer les turbopropulseurs. Et comme les turbopropulseurs ont leurs propres règles en photo : l’article Photographier les hélices te montre avec quelle vitesse d’obturation les hélices apparaissent en rotation.
À quoi tu reconnais Air Antilles
Sur les photos, tu reconnais Air Antilles d’abord au titre sur le fuselage. Dans les premières années, la compagnie opérait comme « Air Antilles Express », puis seulement comme « Air Antilles » – le nom t’aide à situer la photo dans le temps. S’y ajoute l’immatriculation : les avions basés dans l’outre-mer français portent le plus souvent une immatriculation F-O, par exemple F-OMYM ou F-OMYS. Ce qui se cache derrière les préfixes, les articles Comprendre les immatriculations d’avions et Les marques de nationalité des avions l’expliquent.
Le troisième repère est le type : Air Antilles n’a jamais eu de jets. Si tu vois en Guadeloupe ou en Martinique un jet à immatriculation française, c’est une autre compagnie.
Attention à la confusion
Air Caraïbes aussi vole en ATR 72-600 entre les îles, également en F-O et depuis Pointe-à-Pitre. Qui ne photographie que le train ou l’hélice peut à peine les séparer. Fais donc attention au titre et à l’immatriculation – ou note, pour les clichés plus récents, le code OACI relevé sur le site de suivi.
Air Antilles à Saint-Barth
La liaison vers Saint-Barthélemy était la vitrine de la compagnie – et la partie la plus passionnante pour les spotteurs. L’aéroport Gustaf III a une piste très courte, coincée entre une colline et la plage de Saint-Jean. En approche de la piste 10, les avions ne survolent que de justesse la route du col de la Tourmente et plongent ensuite en forte pente vers la piste. Qui se trouve là a devant lui l’un des spots photo les plus célèbres de la Caraïbe – tu en sauras plus sur la page du col de la Tourmente à Saint-Barth et dans l’article Spotting à Saint-Barth.
Seuls de petits avions à décollage court conviennent à ce site. Air Antilles engageait donc le Twin Otter, tandis que les ATR assuraient les lignes plus longues. Ce n’est pas pour rien que l’île figure parmi les aéroports les plus spectaculaires du monde.
Le 24 août 2023 a montré combien les conditions sont exigeantes : le Twin Otter F-OMYS est sorti de la piste vers la gauche à l’atterrissage sur la piste 28 et a heurté un hélicoptère vide stationné. Il n’y a eu aucune victime, l’avion a été gravement endommagé. D’après le rapport final du bureau d’enquêtes BEA de mars 2026, la tension des câbles de la commande de roulette de nez était trop faible, si bien que la roulette de nez a pu se mettre de travers en vol. De plus, l’équipage ne connaissait pas les procédures de contrôle modifiées du constructeur pour la commande de la roulette de nez.
Bonnes chances de trouver des traces d’Air Antilles si …
- tu passes en revue des photos d’archives de Pointe-à-Pitre, de Fort-de-France ou de Saint-Barth
- tu cherches F-OMYM ou d’autres immatriculations F-O dans des bases de données de spotteurs
Vérifie avant si …
- tu espères retrouver d’anciens appareils d’Air Antilles chez de nouveaux exploitants – leur sort et leur livrée changent
Aucune chance de vol en direct, car …
- Air Antilles ne vole plus depuis décembre 2025 et a été liquidée en avril 2026
Spotter les Antilles aujourd’hui
Même sans Air Antilles, un voyage de spotting dans la région vaut la peine. Entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin vole surtout Air Caraïbes en ATR 72-600 ; s’y ajoutent, en long-courrier, Air France, Air Caraïbes et Corsair depuis Paris. Vers Saint-Barth, de petits turbopropulseurs d’autres compagnies continuent de voler, par exemple ceux de Winair depuis Sint Maarten.
À Sint Maarten t’attend aussi Maho Beach, où de gros jets passent en approche juste au-dessus de la plage. Combiner Maho Beach et Saint-Barth fait partie, pour beaucoup de spotteurs, des voyages de rêve. Sous la lumière tropicale, le soleil est très haut à midi – prévois plutôt tes photos pour la matinée ou la fin d’après-midi. Comment faire, l’article Planifier la position du soleil te le montre.
Sûreté et règles
Photographie uniquement depuis des zones accessibles au public. Au col de la Tourmente, la circulation routière est réelle ; à Maho Beach, le souffle des réacteurs des jets au décollage est dangereux. Les drones n’ont rien à faire près des aéroports. Ce qui est permis juridiquement, l’article Le spotting est-il autorisé ? l’explique.
Confusions fréquentes
- Confondre Air Antilles et Air Caraïbes – toutes deux viennent de Guadeloupe et volaient en ATR 72-600, mais Air Caraïbes exploite aussi des Airbus long-courriers vers Paris.
- Prendre Air Antilles pour une compagnie active – elle ne vole plus depuis décembre 2025 et a été liquidée en avril 2026.
- Classer de vieilles photos sous 4I/KES – avant 2024, Air Antilles volait sous 3S/GUY.
- Mettre Air Antilles et Air Guyane dans le même sac – la sœur de Guyane française partageait les codes jusqu’en 2023, mais n’a pas été reprise.
- Prendre le Twin Otter pour un appareil en propre – lors du redémarrage de 2024, c’est d’abord un Twin Otter loué à Zimex Aviation qui volait à Saint-Barth.
- Séparer l’ATR 42-500 et le -600 à l’œil – de l’extérieur, ils sont presque indiscernables, l’immatriculation est plus sûre.
Partage tes trouvailles d’archives avec la communauté
Publie tes photos d’ATR et de Twin Otter d’Air Antilles avec type, immatriculation, compagnie et aéroport, échange dans la communauté avec d’autres fans de la Caraïbe et garde un œil sur ta collection dans ton hangar. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Conclusion
Pendant plus de vingt ans, Air Antilles a été le trait d’union entre les Antilles françaises – sans éclat en ATR entre la Guadeloupe et la Martinique, spectaculaire en Twin Otter au-dessus du col de la Tourmente. Après la faillite du groupe CAIRE, Saint-Martin et Edeis lui ont offert une seconde chance, mais des défauts de sécurité, des dettes et trop peu de passagers ont mis fin à cette tentative aussi. Pour les spotteurs, la compagnie reste un chapitre d’archives, où la date, le code et l’immatriculation décident du bon classement.
En bref
Air Antilles (en dernier lieu IATA 4I, OACI KES ; jusqu’en 2023 3S/GUY) était une compagnie régionale de Guadeloupe avec des ATR 42, ATR 72-600 et Twin Otter. Elle s’est surtout fait connaître par ses vols vers Saint-Barth. Depuis la liquidation d’avril 2026, elle appartient à l’histoire.
Résumé
- Pendant plus de 20 ans, Air Antilles a relié les Antilles françaises avec des turbopropulseurs, en dernier lieu la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barth.
- Pour les spotteurs, on retient surtout le Twin Otter en approche au-dessus du col de la Tourmente, à Saint-Barth.
- Les codes, l’immatriculation et le titre t’aident à rattacher proprement tes photos d’archives à la bonne époque.
- Aujourd’hui, d’autres compagnies assurent les liaisons interîles – tu ne vois plus Air Antilles que sur d’anciennes photos.
Questions fréquentes
Air Antilles vole-t-elle encore ?
Non. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a suspendu le 8 décembre 2025 le certificat de transporteur aérien ; depuis, les avions sont restés au sol. Le 27 avril 2026, le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a ordonné la liquidation avec cessation immédiate de l’activité. Aucune offre de reprise n’a été retenue.
Quels étaient les codes IATA et OACI d’Air Antilles ?
Cela dépend de l’époque. Jusqu’en 2023, Air Antilles volait, comme marque caribéenne d’Air Guyane, sous IATA 3S et OACI GUY. Après le redémarrage de 2024, la compagnie a utilisé IATA 4I et OACI KES, avec, d’après les ouvrages de référence, l’indicatif d’appel « KARIBEES ».
Quels avions Air Antilles exploitait-elle ?
Exclusivement des turbopropulseurs. En 2017, la flotte se composait de trois ATR 42-500, d’un ATR 42-600, de deux DHC-6-300 Twin Otter et du premier ATR 72-600. Après le redémarrage de 2024, la compagnie annonçait deux ATR 72-600, un ATR 42-600 et un DHC-6-400 Twin Otter – en réalité, un seul ATR 72-600 était d’abord actif.
Pourquoi Air Antilles volait-elle en Twin Otter vers Saint-Barth ?
L’aéroport Gustaf III de Saint-Barthélemy a une piste très courte et l’approche passe en forte pente au-dessus d’une colline. Seuls de petits avions à décollage court comme le DHC-6 Twin Otter s’y prêtent. Les ATR assuraient donc les liaisons plus longues entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin.
Que s’est-il passé chez Air Antilles en 2023 ?
En juillet 2023, les pilotes du groupe CAIRE se sont mis en grève, la société mère est tombée en faillite. En septembre 2023, le tribunal a autorisé la reprise partielle d’Air Antilles par la Collectivité de Saint-Martin (60 %) et le groupe Edeis (40 %). Air Guyane n’a pas été reprise. Air Antilles n’a repris ses propres vols que le 22 juillet 2024.
Y a-t-il eu un accident chez Air Antilles ?
Oui, sans victimes. Le 24 août 2023, un Twin Otter (F-OMYS) est sorti de la piste à l’atterrissage à Saint-Barth et a heurté un hélicoptère stationné. Selon le rapport final du bureau d’enquêtes français, le BEA, de mars 2026, la roulette de nez a pu se mettre de travers en vol à cause d’une tension trop faible des câbles de commande.
Qui vole aujourd’hui entre les Antilles françaises ?
Depuis la fin d’Air Antilles, c’est surtout Air Caraïbes avec ses ATR 72-600 qui assure les lignes interîles entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin. Vers Saint-Barth, de petits turbopropulseurs d’autres compagnies continuent de voler, par exemple ceux de Winair depuis Sint Maarten. Vérifie l’horaire actuel avant un voyage.
Garde un œil sur Air Antilles
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Types d’avions de la flotte
ATR 72-600
Aile haute, empennage en T, deux hélices à six pales et un fuselage presque posé sur l’aire de trafic : l’ATR 72-600 compte parmi les turbopropulseurs régionaux les plus réussis de notre époque. Voici comment le reconnaître et le trouver.
Type d’avionATR 42-600
Aile haute, empennage en T, deux hélices à six pales et un fuselage court et compact : l’ATR 42-600 est le plus petit turbopropulseur d’ATR. Voici comment la reconnaître et la distinguer du plus grand ATR 72.
Type d’avionATR 42-500
Avec l’ATR 42-500, le petit turbopropulseur ATR a reçu au milieu des années 1990 des hélices à six pales, des moteurs plus puissants et une nouvelle cabine. Voici comment la reconnaître et la distinguer des ATR 42 plus anciens et plus récents.
Type d’avionDe Havilland Canada DHC-6 Twin Otter
Aile haute à jambes de force, train fixe, deux fins turbopropulseurs PT6 : le Twin Otter se pose sur la plage, l’eau, la neige et le gravier. Voici comment reconnaître ce classique canadien.
Autres compagnies
Air Caraïbes
La compagnie des Antilles françaises : siège en Guadeloupe, long-courrier depuis Paris-Orly en Airbus A350 et A330, un réseau d’ATR entre les îles – et French Bee comme sœur dans le même groupe.
RégionalWinair
La compagnie insulaire de Sint Maarten : Twin Otter et ATR 42-500 depuis l’aéroport Princess Juliana, un réseau dense dans les Caraïbes orientales et des atterrissages réguliers sur la piste extrêmement courte de Saba.
RéseauAir France
La compagnie de réseau française avec son hub à Paris-Charles de Gaulle : membre fondateur de SkyTeam, partie du groupe Air France-KLM, avec une flotte long-courrier d’Airbus A350 et de Boeing 777.
LoisirsCorsair
Compagnie long-courrier française basée à Paris-Orly : Corsair fait voler une flotte homogène d’Airbus A330neo vers les Antilles, l’océan Indien et l’Afrique de l’Ouest.
RéseauCayman Airways
La compagnie d’État des îles Caïmans : quatre Boeing 737-8 pour les lignes vers les États-Unis et les Caraïbes, plus des Twin Otter et Saab 340 de Cayman Airways Express pour les vols vers les îles sœurs.
RégionalBrit Air
Compagnie régionale historique de Morlaix, en Bretagne. Brit Air a débuté en 1973 comme taxi aérien, exploité ATR, Saab 340 et Fokker 100, mis en service régulier les CRJ700 et CRJ1000 comme client de lancement et fusionné à partir de 2013 dans HOP!.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
ATR
Le constructeur franco-italien ATR ne produit depuis les années 1980 que deux avions – l’ATR 42 et l’ATR 72. Aile haute, empennage en T, hélices : quand tu as compris la famille, tu la reconnais partout, de Lanzarote aux îles grecques.
ConstructeurDe Havilland Canada
Du bimoteur de brousse Beaver au Twin Otter, puis au Dash 8 et au bombardier d’eau DHC-515 : De Havilland Canada est synonyme d’avions robustes à décollage court. Tu découvres ici comment l’entreprise est née, à qui elle a appartenu et où tu peux aujourd’hui avoir ses types devant ton objectif.
Où avoir Air Antilles dans ton objectif
Les spots où l’on voit régulièrement cette compagnie – avec points de vue, moments de bonne lumière et coordonnées.
Col de la Tourmente, près de l’aéroport de Saint-Barth
Un rond-point sur une crête, juste derrière, l’une des plus courtes pistes de ligne des Caraïbes : au Col de la Tourmente, Twin Otter, Caravan et Islander frôlent les voitures avant de plonger sur la piste 10 de l’aéroport de Saint-Barth. Ce qui t’attend là-bas et comment spotter en sécurité et avec respect.
Axe d’approcheMaho Beach à l’aéroport international Princess Juliana
Le spot le plus célèbre du monde : à Maho Beach, les avions à l’atterrissage survolent la plage à moins de 30 mètres avant de se poser sur la piste 10 de l’aéroport Princess Juliana. Ce qui t’attend vraiment, quand les jets se montrent et pourquoi tu ne dois jamais te placer derrière un avion au décollage.
Guides du blog sur le sujet
- Saint-Barthélemy : l’approche raide au-dessus de la colline et les spots de plage
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- Codes IATA et OACI expliqués : décoder aéroports, compagnies et types d’avions
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- Marques de nationalité des avions : les préfixes de D- à N expliqués
- ATR ou Dash 8 ? Distinguer et reconnaître à coup sûr les turbopropulseurs



