Voler avec un drone en Suisse : règles de l’OFAC, enregistrement et zones d’aéroport

Depuis janvier 2023, les règles européennes sur les drones s’appliquent en Suisse – avec quelques particularités suisses. Enregistrement, certificats, assurance, Remote ID, carte des drones et situation autour des aéroports en un coup d’œil.

Rédaction PlanetrackPublié le 15 octobre 202615 min de lecture

L’essentiel en bref

  • Les règles européennes s’appliquent aussi ici : la Suisse a repris la réglementation européenne sur les drones en janvier 2023. L’enregistrement et les certificats sont valables dans tous les États de l’AESA.
  • Enregistrement via dLIS : les exploitants s’enregistrent auprès de l’OFAC pour 10 CHF, dès 12 ans et sans date d’expiration. Seuls les drones de moins de 250 grammes sans caméra ni autres capteurs de données personnelles sont exemptés.
  • Certificat A1/A3 en ligne : l’examen théorique dure 60 minutes, coûte 20 CHF et vaut cinq ans. Pour les drones C0 et les autres drones de moins de 250 grammes en A1, il n’est pas obligatoire.
  • Particularités suisses : à partir de 250 grammes, une assurance responsabilité civile d’au moins un million de francs est obligatoire, et le Remote ID doit être activé.
  • Les aéroports sont interdits : les zones de contrôle et les périmètres d’aérodrome figurent comme zones de restriction sur la carte des drones de la Confédération. Sans autorisation du service compétent, rien ne décolle là-bas.
Sommaire
  1. 1.La réponse courte
  2. 2.Enregistrement : l’exploitant plutôt que le drone
  3. 3.Certificats : A1/A3 en ligne, A2 sur place
  4. 4.Les règles de vol de la catégorie ouverte
  5. 5.Particularités suisses : assurance, Remote ID, aéromodélisme
  6. 6.Aéroports, zones de contrôle et carte des drones
  7. 7.Avant le vol : pas à pas
  8. 8.Quand il arrive quand même quelque chose
  9. 9.Erreurs fréquentes
  10. 10.Conclusion

Panorama alpin, lacs glaciaires et, en plus, un Airbus en finale sur Kloten – la Suisse est un terrain tentant pour les pilotes de drone passionnés d’aviation. En même temps, l’espace aérien y est étroit, plein d’hélicoptères, de planeurs et de parapentes. Celui qui veut voler avec un drone en Suisse doit connaître les règles de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC, BAZL en allemand). Ce guide t’explique ce qui s’applique depuis la reprise des règles européennes, comment se déroulent l’enregistrement et le certificat, quelles particularités suisses s’y ajoutent et pourquoi les aéroports comme Zurich et Genève sont pratiquement fermés aux pilotes amateurs. Informations en octobre 2026.

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La réponse courte

En Suisse, les mêmes règles que dans l’UE s’appliquent en principe aux drones. L’OFAC a repris la réglementation européenne sur les drones en janvier 2023. En tant qu’État membre de l’AESA, la Suisse applique donc en principe les mêmes règles que l’UE, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Pour toi, cela signifie : tu t’enregistres comme exploitant, tu obtiens selon le drone un certificat de télépilote, tu voles à 120 mètres au-dessus du sol au maximum et toujours à vue. Avant chaque décollage, tu vérifies la carte des drones de la Confédération et le bulletin quotidien de l’espace aérien.

S’y ajoutent quelques particularités suisses. À partir de 250 grammes, une assurance responsabilité civile avec une somme minimale fixée est obligatoire. Le Remote ID doit être activé, et pour les aéromodélistes, il existe une voie propre via la Fédération suisse d’aéromodélisme. Autour des aéroports, la règle est la suivante : les zones de contrôle et les périmètres d’aérodrome sont des zones de restriction. Sans autorisation, tu n’y voles pas.

120 mhauteur de vol maximale au-dessus du sol en catégorie ouverte
10 CHFfrais d’enregistrement d’exploitant auprès de l’OFAC
1 million de CHFsomme garantie minimale de la responsabilité civile à partir de 250 grammes

Enregistrement : l’exploitant plutôt que le drone

Un malentendu fréquent d’emblée : en Suisse, ce n’est pas le drone qui est enregistré, mais la personne ou l’organisation qui l’exploite. L’enregistrement passe par le portail de l’OFAC dLIS. Pour y accéder, il te faut un login fédéral, par exemple via AGOV ou CH-Login.

Les principales données selon l’OFAC :

  • Qui doit s’enregistrer ? Tout exploitant d’un drone de 250 grammes ou plus, et en outre tout exploitant d’un drone plus léger qui a à bord une caméra, un microphone ou un autre capteur de données personnelles. Un mini-drone avec caméra est donc soumis à l’obligation. Sont exemptés uniquement les drones légers sans de tels capteurs et les drones-jouets.
  • Âge minimal : 12 ans. Avant 16 ans, tu indiques un représentant légal.
  • Coûts : 10 CHF.
  • Validité : illimitée, dans tous les États membres de l’AESA.
  • Assurance : pour les drones à partir de 250 grammes, tu saisis ton assurance responsabilité civile. Les exploitants de drones plus légers indiquent dans le champ d’assurance un espace réservé prédéfini.

Après l’enregistrement, tu reçois un numéro d’exploitant au format CHE plus 13 caractères, suivi d’un tiret et de trois autres caractères. Tu apposes la première partie de façon bien visible sur chaque drone que tu utilises. Les trois caractères après le tiret sont destinés uniquement au Remote ID. Ils restent secrets et ne vont pas sur le boîtier. Si tu voles sans marquage, tu risques une amende. Si tu vends un drone, tu retires ton numéro.

Si tu habites en Allemagne, en Autriche ou dans un autre pays de l’UE, tu n’as pas besoin d’un enregistrement suisse supplémentaire. Ton enregistrement du pays de résidence est valable dans tout l’espace AESA. Plus d’un enregistrement à la fois n’est de toute façon pas autorisé. Comment la procédure se déroule en Allemagne, le guide Enregistrer un drone auprès du LBA l’explique.

Certificats : A1/A3 en ligne, A2 sur place

Outre l’exploitant, le télépilote – la personne à la radiocommande – a aussi besoin d’un certificat de compétences. L’OFAC propose deux certificats pour la catégorie ouverte :

Critère Certificat A1/A3 Certificat A2
Âge minimal 12 ans 12 ans
Condition préalable aucune A1/A3 valide plus autoformation pratique
Forme de l’examen théorie en ligne, depuis chez soi théorie sur place, sans aides
Lieux d’examen en ligne Ittigen (BE), Illnau (ZH) ou Lausanne (VD)
Durée 60 minutes 60 minutes
Frais 20 CHF 20 CHF
Validité 5 ans, dans toute l’AESA 5 ans, dans toute l’AESA

Un cours n’est obligatoire dans aucun des deux cas. L’OFAC met les supports d’apprentissage à disposition sur la plateforme d’examen après paiement des frais. Si tu échoues, tu as deux autres essais. Ensuite, les frais sont de nouveau dus. Si ton certificat expire dans moins de trois mois, tu le prolonges avec une mise à niveau en ligne et un test. S’il est déjà expiré, tu recommences à A1/A3. Comment l’examen A2 est construit sur le fond, le guide sur le certificat de télépilote européen A2 l’explique.

Exception pour les mini-drones : celui qui pilote en sous-catégorie A1 un drone de classe C0, un drone « legacy » de moins de 250 grammes ou une construction personnelle de moins de 250 grammes n’a pas besoin de certificat. L’OFAC le recommande malgré tout. L’obligation d’enregistrement pour les drones avec caméra n’en est pas affectée. Les détails sur les classes de masse et les exceptions figurent dans l’article Drones de moins de 250 grammes, le contenu des examens est expliqué dans le guide sur le certificat de compétences européen A1/A3.

Les certificats des États de l’UE, de la Norvège et de l’Islande sont reconnus en Suisse, tu n’as pas non plus à les téléverser. Les justificatifs d’États hors AESA, en revanche, ne sont pas valables.

Les règles de vol de la catégorie ouverte

Tant que tu n’as pas d’autorisation de l’OFAC, tu voles en catégorie ouverte. Les règles essentielles :

  • Hauteur : 120 mètres au maximum au-dessus du point le plus proche de la surface terrestre. Au-dessus d’obstacles de plus de 120 mètres, tu peux voler à 15 mètres de distance au maximum si le propriétaire est d’accord.
  • Vue directe : le drone reste toujours en vue directe. Les vols hors de portée de vue sont interdits en catégorie ouverte.
  • Rassemblements de personnes : survol interdit.
  • Priorité : les aéronefs avec équipage ont toujours la priorité. Lors d’interventions avec gyrophares, tu atterris immédiatement.
  • Vol de nuit : autorisé si le drone porte un feu clignotant vert et que tu continues à le garder bien en vue.
  • FPV : uniquement avec un observateur de l’espace aérien qui voit en permanence directement le drone. Sans observateur, il te faut une autorisation, pour les courses FPV toujours. Plus de détails dans l’article sur les drones FPV.
  • Vie privée : filmer à travers des fenêtres n’est correct qu’avec l’accord de toutes les personnes concernées. Pour les décollages et atterrissages sur un terrain d’autrui, tu as aussi besoin de l’autorisation du propriétaire.

Les distances par rapport aux personnes non impliquées dépendent de la sous-catégorie. En A1, les drones légers de classe C0 et les drones « legacy » de moins de 250 grammes peuvent survoler des personnes, avec C1 tu l’évites. En A2, tu gardes au moins 30 mètres de distance, en mode vol lent 5 mètres – ou autant de distance que ta hauteur de vol, si c’est plus. En A3, tu restes en plus à 150 mètres des zones résidentielles, commerciales, industrielles et de loisirs. Quelle classe correspond à quelle sous-catégorie, l’article Classes de drones C0 à C6 le précise.

Garde un œil sur le vent et les pistes

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Particularités suisses : assurance, Remote ID, aéromodélisme

Sur trois points, un regard attentif vaut la peine, car la pratique y diffère de ce que tu connais peut-être en Allemagne.

Assurance responsabilité civile : à partir de 250 grammes, une responsabilité civile avec une somme garantie d’au moins un million de francs est obligatoire. Pour les drones plus légers, l’OFAC recommande une assurance mais ne l’impose pas. Sans assurance, une amende te menace. C’est l’exploitant qui est assuré. Si un ami pilote ton drone, il n’a pas besoin de police propre. Si ta responsabilité civile privée couvre les drones, tu le clarifies par écrit avec l’assureur. Le contexte figure dans l’article sur l’assurance drone.

Remote ID : l’OFAC exige que l’identification à distance soit activée pendant le vol. Sont exemptés les drones de classe C0, les drones « legacy » sans marquage de classe et les drones construits à titre privé. C’est ici qu’intervient la partie secrète du numéro d’exploitant. Elle est enregistrée dans le drone, pas collée à l’extérieur. Comment la technique fonctionne, l’article Remote ID pour les drones l’explique.

Aéromodélisme : pour les avions modèles classiques, il existe en Suisse une voie propre. Celui qui est membre de la Fédération suisse d’aéromodélisme ou s’engage par écrit à respecter ses directives vole selon des règles simplifiées. Alors s’appliquent entre autres : toujours vol à vue, responsabilité civile à partir de 250 grammes avec au moins un million de francs, 100 mètres de distance par rapport aux rassemblements de personnes. Les modèles de 250 grammes ou plus ont besoin d’une autorisation aux abords des aérodromes civils et militaires ainsi que dans une zone de contrôle active au-dessus de 150 mètres au-dessus du sol. Celui qui ne respecte pas les directives de la fédération relève des règles normales sur les drones, y compris enregistrement et certificat.

Drones « legacy » : les drones sans marquage de classe mis sur le marché avant le 1er janvier 2024 peuvent continuer à voler en A1 ou A3. Les drones sans marquage de classe mis en circulation plus tard ne sont utilisables qu’en catégorie spécifique avec autorisation.

Aéroports, zones de contrôle et carte des drones

Passons maintenant à la partie qui intéresse le plus les spotteurs. La Suisse travaille avec des zones de restriction géographiques, indiquées sur la carte officielle des drones à map.geo.admin.ch. Parmi ces zones figurent, selon l’OFAC :

  • Les zones de contrôle (CTR) des aérodromes, donc l’espace aérien contrôlé autour d’aéroports comme Zurich, Genève, Bâle-Mulhouse ou Berne-Belp
  • Les périmètres d’aérodrome selon le plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA) ou le plan sectoriel militaire
  • les établissements d’exécution des peines, les centrales nucléaires, les zones militaires et les installations d’approvisionnement en énergie et en gaz
  • les zones de protection de la faune comme les districts francs fédéraux ainsi que les réserves d’oiseaux d’eau et d’oiseaux migrateurs
  • des restrictions cantonales supplémentaires

Si tu cliques sur une zone de la carte, le champ d’informations complémentaires te montre quel service est compétent. Ce n’est en effet pas l’OFAC qui délivre une autorisation, mais le service responsable de la zone concernée. Dans l’espace aérien contrôlé autour des aéroports et des aérodromes régionaux, c’est le contrôle aérien Skyguide. Via l’appli Swiss U-Space, une autorisation de Skyguide peut être demandée automatiquement sous certaines conditions. Qui est Skyguide et comment travaille le contrôle aérien, l’article Austro Control et Skyguide l’explique.

En plus, tu vérifies avant chaque vol le Daily Airspace Bulletin Switzerland (DABS). Il présente sur une carte les principaux NOTAM et est actualisé plusieurs fois par jour, l’édition du lendemain paraît à 16 h. Les fermetures temporaires, par exemple lors de meetings aériens ou de grands événements, tu ne les trouves que là.

Attention en montagne

L’OFAC cite expressément des zones à risque de collision accru, pour lesquelles aucune distance fixe ne s’applique : hélistations d’hôpitaux, places d’atterrissage en montagne, places de tir de l’armée ainsi que zones de parapente, de deltaplane et de vol à voile. Les hélicoptères de secours volent bas et arrivent vite. Si tu en entends un, tu atterris immédiatement.

Ce que cela signifie pour les spotteurs

Les zones de contrôle des grands aéroports s’étendent bien au-delà de l’emprise de l’aéroport et couvrent les couloirs d’approche. Pour le motif classique du spotteur – un jet en finale, le drone à côté –, tu n’obtiens en tant que particulier réalistement aucune autorisation. Et c’est aussi très bien ainsi. En Europe, des observations de drones ont déjà plusieurs fois paralysé le trafic, le plus célèbre étant l’incident de drone de Gatwick en 2018. Comment cela se passe, l’article sur les observations de drones dans les aéroports le montre.

À Zurich, les belles images se font de toute façon depuis le sol : depuis la terrasse d’observation B ou depuis le Butzenbüel avec vue sur les atterrissages. À Genève, la terrasse panoramique offre une place légale aux premières loges. Les guides des villes Le spotting à Zurich et Le spotting à Genève proposent d’autres emplacements. Ce qui est permis au grillage avec un appareil photo, l’article Le spotting en Suisse le résume.

Avant le vol : pas à pas

Voici comment préparer un vol de drone légal en Suisse – que ce soit un lac de montagne ou une vue de la ville.

1. Clarifier l’enregistrement

Si tu habites en Suisse, tu t’enregistres via dLIS. Si tu habites dans un pays de l’UE, ton enregistrement de là-bas suffit. Le numéro d’exploitant est collé de façon visible sur le drone.

2. Confronter certificat et classe

Vérifie quelle classe a ton drone et si ton certificat A1/A3 ou A2 suffit pour la sous-catégorie souhaitée et est encore valable.

3. Emporter l’assurance

À partir de 250 grammes, il te faut une responsabilité civile d’au moins un million de francs. Garde l’attestation à portée de main.

4. Vérifier la carte des drones

Ouvre la carte des drones sur map.geo.admin.ch et clique sur ton lieu de décollage. S’il se trouve dans une zone de restriction, le service compétent y est indiqué.

5. Lire le DABS le jour du vol

Les fermetures temporaires ne figurent que dans le bulletin quotidien de l’espace aérien. L’édition de demain paraît à 16 h.

6. Regarder autour de toi sur place

Hélistations, sites de décollage de parapente et rassemblements de personnes, tu ne les vois souvent qu’au lieu de décollage. Active le Remote ID, demande au propriétaire, puis décolle.

Si tu arrives d’Allemagne ou d’Autriche, l’aperçu Partir en vacances avec ton drone t’aide. Ce qui s’applique pour le transport en bagage cabine, l’article Emporter un drone en avion l’explique. Pour comparer avec le pays voisin, un coup d’œil à Voler avec un drone en Autriche vaut la peine.

Es-tu prêt pour la Suisse ?

Coche ce que tu as clarifié avant le vol – à la fin, tu vois si tout est en règle.

  • Je suis enregistré comme exploitant, en Suisse ou dans mon pays de résidence de l’UE.
  • Le numéro d’exploitant est collé de façon visible sur le drone.
  • J’ai un certificat valable ou je pilote un drone C0 en A1.
  • Ma responsabilité civile couvre le drone à hauteur d’au moins un million de francs.
  • Le Remote ID est activé, pour autant que mon drone ne soit pas une exception.
  • J’ai vérifié la carte des drones et le DABS actuel.
  • Mon lieu de décollage est en dehors des zones de contrôle et des périmètres d’aérodrome.

Quand il arrive quand même quelque chose

Les accidents avec blessures graves ou impliquant un aéronef avec équipage, tu les signales immédiatement via le numéro Rega 1414. De là, le signalement est transmis au Service d’enquête suisse sur les accidents. Les autres événements importants pour la sécurité, tu les signales dans un délai de 72 heures à l’OFAC. Si tu vois quelqu’un voler de façon interdite à proximité d’un aéroport, tu préviens la police. Les infractions aux règles de vol sont punissables, de même qu’un marquage manquant avec le numéro d’exploitant.

Erreurs fréquentes

  • « En dessous de 250 grammes, je n’ai besoin de rien. » Faux dès qu’une caméra est à bord. L’enregistrement est alors obligatoire. Seules peuvent tomber l’obligation d’assurance et, pour les drones C0 ou « legacy » en A1, le certificat.
  • Vouloir enregistrer le drone plutôt que l’exploitant. Le numéro est à toi et va sur chaque drone que tu utilises.
  • Coller les chiffres du Remote ID. Les trois caractères après le tiret restent secrets.
  • Ne vérifier que des applis tierces. Ce sont la carte officielle des drones de la Confédération et le DABS qui font foi.
  • S’enregistrer en double. Avec une résidence en Allemagne ou en Autriche, ton enregistrement de là-bas est valable. Un second en Suisse n’est pas prévu.

Collectionner tes observations de Suisse

Publie tes photos de Zurich ou de Genève avec type d’avion, immatriculation et spot, et collectionne-les dans ton hangar – avec la liste de souhaits pour la prochaine sortie. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.

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Conclusion

Celui qui vole déjà selon les règles européennes s’y retrouve vite en Suisse : l’enregistrement et les certificats y sont aussi valables, les règles de vol de la catégorie ouverte sont les mêmes. Tu dois faire attention aux ajouts suisses – obligation d’assurance à partir de 250 grammes avec une somme minimale fixe, Remote ID activé – et aux zones de restriction de la carte des drones. Pour les spotteurs, la situation est claire. Les zones de contrôle et les périmètres d’aérodrome sont interdits sans autorisation, les photos d’avions se font depuis le sol. Comment c’est réglé en Allemagne, tu le lis dans l’article Drones à proximité des aéroports et dans l’aperçu sur les zones géographiques et la carte dipul.

En bref

En Suisse, les règles européennes sur les drones s’appliquent depuis 2023, complétées par l’obligation d’assurance à partir de 250 grammes et le Remote ID activé. Enregistre-toi comme exploitant, vérifie avant chaque vol la carte des drones et le DABS – et laisse le drone dans le sac à dos dans les aéroports.

Résumé

  • En catégorie ouverte, les mêmes règles de base que dans l’UE s’appliquent en Suisse : 120 mètres maximum au-dessus du sol, vue directe, aucun survol de rassemblements de personnes et priorité à l’aviation avec équipage.
  • Les exploitants s’enregistrent via le portail dLIS de l’OFAC et apposent la partie publique de leur numéro d’exploitant sur chaque drone. Les télépilotes obtiennent, selon le drone, le certificat A1/A3 ou en plus l’A2.
  • Avant chaque vol, tu vérifies la carte des drones sur map.geo.admin.ch et le bulletin quotidien de l’espace aérien DABS. Pour les vols dans l’espace aérien contrôlé autour des aéroports, c’est le contrôle aérien Skyguide qui est compétent.
  • Pour les spotteurs, cela signifie : dans des aéroports comme Zurich ou Genève, les photos d’avions se font depuis le sol. Le drone reste pour le paysage et les voyages, loin des couloirs d’approche.

Questions fréquentes

Dois-je enregistrer mon drone en Suisse ?

Oui, presque toujours. Tu t’enregistres comme exploitant auprès de l’OFAC via le portail dLIS. Seuls sont exemptés les drones de moins de 250 grammes qui n’ont ni caméra, ni microphone, ni autres capteurs de données personnelles. Un mini-drone avec caméra est donc soumis à l’obligation. C’est la personne qui est enregistrée, pas chaque drone.

Combien coûte l’enregistrement et combien de temps est-il valable ?

Selon l’OFAC, l’enregistrement coûte 10 CHF et est valable sans limite de durée, dans tous les États membres de l’AESA. Tu dois avoir au moins 12 ans. Avant 16 ans, tu indiques en plus un représentant légal.

En tant que touriste venu d’Allemagne ou d’Autriche, ai-je besoin d’un enregistrement suisse ?

Non. Celui qui habite dans l’UE, en Norvège ou en Islande s’enregistre dans son pays de résidence, et cet enregistrement est aussi valable en Suisse. Il en va de même pour les certificats européens A1/A3, A2 et STS. Tu n’as pas besoin d’un enregistrement suisse supplémentaire – tu ne peux d’ailleurs être enregistré que dans un seul État.

Comment obtenir le certificat A1/A3 en Suisse ?

Après paiement des frais de 20 CHF, l’OFAC met les supports d’apprentissage à ta disposition en ligne. Tu passes l’examen théorique en ligne depuis chez toi, il dure 60 minutes et existe en allemand, en français, en italien et en anglais. Le certificat est valable cinq ans dans tous les États de l’AESA.

Une assurance pour les drones est-elle obligatoire en Suisse ?

À partir de 250 grammes, oui : il te faut une assurance responsabilité civile avec une somme garantie d’au moins un million de francs. Pour les drones plus légers, l’OFAC recommande une assurance mais ne l’impose pas. Si quelqu’un d’autre pilote ton drone, cette personne n’a pas à souscrire sa propre assurance – c’est l’exploitant qui est assuré.

Puis-je voler avec un drone près de l’aéroport de Zurich ou de Genève ?

Pas sans autorisation. Les zones de contrôle et les périmètres d’aérodrome font partie des restrictions géographiques et figurent sur la carte des drones de la Confédération. Pour l’espace aérien contrôlé autour des aéroports, c’est le contrôle aérien Skyguide qui est compétent. Pour des prises de vue de loisir de jets au décollage, tu n’obtiendras pratiquement aucune autorisation.

Qu’est-ce que le Remote ID et dois-je l’activer ?

Le Remote ID émet pendant le vol des données d’identification du drone pour que les autorités puissent l’attribuer. En Suisse, la fonction doit être activée. Selon l’OFAC, des exceptions s’appliquent aux drones de classe C0, aux drones « legacy » sans marquage de classe et aux drones construits à titre privé.

Que dois-je faire si un hélicoptère de secours apparaît ?

Atterrir immédiatement. L’aviation avec équipage a toujours la priorité, et lors d’interventions avec gyrophares, l’OFAC exige de poser le drone sans délai. En cas d’accident avec blessures graves ou impliquant un aéronef avec équipage, tu le signales immédiatement via le numéro Rega 1414.

PT

Rédaction Planetrack

Nous développons l’appli Planetrack et faisons nous-mêmes du spotting – sur les terrasses d’observation, sous les axes d’approche et au grillage. Tous nos guides reposent sur notre propre expérience et sont régulièrement mis à jour.

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