L’essentiel en bref
- Le DHC-3 Otter est le grand frère du Beaver : monomoteur, apte au décollage court, prévu pour une dizaine de passagers ou une tonne de fret.
- Le moyen le plus rapide de l’identifier : aile haute haubanée, roulette de queue ou flotteurs, long fuselage et empennage cruciforme anguleux.
- Pistons ou turbine : le nez rond de moteur en étoile trahit un Otter dans son état d’origine, un nez long et mince une conversion à turbine.
- Seulement 466 construits : la production a duré de 1951 à 1967, et pourtant beaucoup d’exemplaires volent encore – surtout au Canada et en Alaska.
- Rare en Europe centrale : tu croiseras le plus probablement un Otter dans des centres de parachutisme, sinon le voyage en Amérique du Nord vaut la peine.
Sommaire
- 1.Qu’est-ce que le DHC-3 Otter ?
- 2.Militaire, Antarctique et pistes de brousse : l’histoire
- 3.Moteur en étoile ou turbine : les conversions
- 4.Les trois caractéristiques qui suffisent pour l’identifier
- 5.Otter ou autre chose ?
- 6.Où croiser l’Otter
- 7.Planifier un voyage de spotting
- 8.Conseils photo spécifiques à l’Otter
- 9.Confusions fréquentes et comment les écarter
- 10.Conclusion
Fiche d’identité
| Constructeur | De Havilland Canada ; le certificat de type est aujourd’hui détenu par De Havilland Canada, société refondée en 2019 |
|---|---|
| Code type OACI | DHC3 |
| Premier vol | 12 décembre 1951 |
| Production | 466 exemplaires de 1951 à 1967 |
| Propulsion d’origine | 1 × Pratt & Whitney R-1340 Wasp, moteur en étoile à neuf cylindres de 600 ch |
| Conversions à turbine | notamment Pratt & Whitney Canada PT6A, Walter M601, Garrett/Honeywell TPE331 |
| Longueur (version terrestre, moteur en étoile) | 12,75 m |
| Envergure | 17,68 m |
| Hauteur | 3,84 m |
| Cabine (L × l × h) | environ 5,0 × 1,6 × 1,5 m |
| Passagers | 9 à 11 selon l’aménagement |
| Masse maximale au décollage | environ 3,6 t (8 000 lb) |
| Vitesse de croisière (moteur en étoile) | environ 222 km/h |
| Train d’atterrissage | train classique fixe à roulette de queue, en alternative flotteurs ou skis |
Signes distinctifs
As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?
- Monomoteur à aile haute avec un hauban oblique entre le fuselage et l’aile de chaque côté
- Train classique à roulette de queue : deux roues principales à l’avant, une petite roue sous l’arrière – ou de grands flotteurs ou des skis
- À l’origine : épais capot rond du moteur en étoile ; après conversion à turbine : nez nettement plus long et étroit
- Grande dérive anguleuse, l’empennage horizontal est placé un peu au-dessus du fuselage sur la dérive (empennage cruciforme)
- Long fuselage en forme de caisse avec plusieurs fenêtres de cabine rectangulaires – visiblement plus grand que celui du Beaver
- Grande garde au sol au niveau du nez, à l’arrêt l’avion est nettement incliné, « lourd de la queue »
Mis à jour : octobre 2026 – Un avion à aile haute trapu traverse une baie, deux puissants flotteurs pendent sous le fuselage, l’arrière porte un empennage anguleux et le nez est soit rond comme un tonneau, soit long et mince : il s’agit très probablement d’un De Havilland Canada DHC-3 Otter. C’est le grand frère du célèbre Beaver, et il est chez lui depuis plus de 70 ans dans la brousse, sur les lacs et dans la glace. Tu découvriras ici comment le reconnaître à coup sûr, ce qu’il en est des conversions à turbine et où voyager pour l’avoir devant ton objectif.
Le DHC3 dans ton hangar
Avec Planetrack, tu enregistres chaque observation d’un Otter avec photo, immatriculation, compagnie et spot, et tu mets les avions de brousse rares sur ta liste de souhaits. L’appli arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Qu’est-ce que le DHC-3 Otter ?
L’Otter est un avion de transport monomoteur à décollage court pour une dizaine de passagers ou le fret équivalent. L’idée est née en janvier 1951 chez De Havilland Canada à Downsview, près de Toronto : le DHC-2 Beaver avait fait ses preuves comme avion de brousse, mais de nombreux exploitants voulaient une charge utile plus grande. En interne, le projet s’appelait donc « King Beaver ».
Le concept de base est resté le même : aile haute avec haubans, robuste train classique à roulette de queue, au choix roues, flotteurs ou skis. Les nouveautés étaient un fuselage nettement plus long, une plus grande envergure et un empennage cruciforme. Au lieu de six personnes comme dans le Beaver, dix à onze tenaient désormais en cabine. La propulsion était assurée par un Pratt & Whitney R-1340 Wasp – un moteur en étoile à neuf cylindres de 600 ch avec réducteur, pour que l’hélice tourne plus lentement.
Le premier vol a eu lieu le 12 décembre 1951, la certification canadienne a suivi en 1952. Jusqu’en 1967, 466 exemplaires ont été construits. Cela paraît peu, mais les appareils sont durables : beaucoup volent encore aujourd’hui, souvent après plusieurs révisions générales et un passage à la propulsion par turbine. Le certificat de type est désormais suivi par De Havilland Canada, société réorganisée en 2019, qui est aussi derrière le Twin Otter et le Dash 8.
Militaire, Antarctique et pistes de brousse : l’histoire
Sa plus grosse commande, l’Otter ne l’a pas obtenue du Canada, mais des États-Unis. L’US Army a repris 184 appareils en version U-1A et les a employés comme avions de liaison et de transport. L’US Navy a exploité le type sous la désignation UC-1, puis U-1B à partir de 1962. Au Canada, l’Otter a servi dans l’armée de l’air sous les désignations CC-123 et CSR-123 pour des missions de recherche et sauvetage et des tâches de transport léger – jusqu’en 1980. Parmi les autres utilisateurs militaires figuraient notamment l’Australie, l’Inde, l’Argentine, le Ghana et le Paraguay.
Quelques épisodes montrent la polyvalence du type :
- Antarctique : en 1957, un Otter a traversé le pôle Sud dans le cadre de la Commonwealth Trans-Antarctic Expedition.
- Crise de Suez : début 1957, le porte-avions canadien HMCS Magnificent a amené quatre Otter de l’armée de l’air canadienne à Port-Saïd. Que des avions à voilure fixe de la RCAF décollent d’un navire de guerre canadien est resté un cas unique.
- Papouasie-Nouvelle-Guinée : de 1958 à 1966, Qantas et TAA ont fait voler l’Otter dans les hautes terres de l’île.
- Norvège : Widerøe a acheté son premier Otter en 1954 et a développé ainsi ses lignes d’hydravions.
L’Otter est aussi important pour l’histoire du développement de De Havilland Canada. En 1958, un appareil de l’armée de l’air canadienne a reçu des volets d’atterrissage surdimensionnés pour des essais STOL, le fameux « Batwing Otter ». Et en mai 1963, un Otter transformé a volé avec deux turbopropulseurs PT6 sur les ailes – le précurseur direct du DHC-6 Twin Otter.
Moteur en étoile ou turbine : les conversions
Pour les spotteurs, le chapitre le plus passionnant de l’Otter est sa seconde vie. Le moteur en étoile R-1340 n’est plus produit depuis longtemps, demande de l’essence aviation et beaucoup d’entretien. C’est pourquoi diverses sociétés ont développé des conversions à turbine. Les turbopropulseurs brûlent du kérosène, plus facile à obtenir sur de nombreux sites isolés, et passent pour plus faciles à entretenir.
| Conversion | Moteur | Remarque |
|---|---|---|
| DHC-3-T Turbo Otter | Pratt & Whitney Canada PT6A-27 ou PT6A-34 | variante la plus répandue, fréquente chez les compagnies d’hydravions |
| Texas Turbines Super Otter | Garrett/Honeywell TPE331 d’environ 900 ch de puissance sur arbre | classe de puissance à part, sonorité marquante |
| Conversion Walter | Walter M601 (notamment M601E-11) de Tchéquie | installée notamment par Stolairus Aviation |
| Conversion Aerotech | PT6A-140A d’environ 900 ch de puissance sur arbre | génération PT6 plus récente |
| Airtech DHC-3/1000 | PZL ASz-62IR, moteur en étoile de 1 000 ch | pas une turbine, mais une conversion à pistons plus puissante |
Tu trouveras aussi les constructeurs de ces moteurs dans la présentation de Pratt & Whitney. Pour savoir comment distinguer les moteurs en général, consulte le guide Reconnaître les moteurs d’avion.
Conseil pratique : regarder le nez
Une turbine est bien plus petite et plus légère que le moteur en étoile. Pour que le centre de gravité convienne, elle est placée plus en avant – le nez devient long et étroit. Si tu vois un Otter au « nez pointu », il a été converti. Un capot épais et rond signifie en revanche moteur à pistons, et tu l’entends aussi : le grondement du moteur en étoile est inimitable.
Les trois caractéristiques qui suffisent pour l’identifier
L’Otter appartient à une famille d’avions de brousse d’aspect similaire. Trois observations le cernent à coup sûr.
Vérifier le train
Roulette de queue au lieu d’une roulette avant : l’avion repose, le nez relevé, sur deux roues principales et une petite roue arrière. Sur flotteurs ou skis, ce critère disparaît ; c’est alors la taille qui compte.
Estimer la longueur du fuselage
Le fuselage est long et en forme de caisse, avec plusieurs fenêtres rectangulaires à la suite. À côté d’un Beaver, l’Otter paraît presque comme un petit camion.
Regarder l’empennage
La dérive est grande et anguleuse, l’empennage horizontal est placé un peu au-dessus, sur la dérive, au lieu d’être directement sur le fuselage. Cela le distingue au premier coup d’œil du Caravan et du Kodiak.
La confirmation vient au final de l’immatriculation. Au Canada (C-) et aux États-Unis (N) surtout, les Otter se retrouvent facilement ; pour savoir lire les préfixes, consulte Comprendre les immatriculations d’avions. Tu trouveras plus d’informations sur les formes de train comme critère d’identification dans l’article Le train d’atterrissage comme critère d’identification.
Otter ou autre chose ?
Le risque de confusion existe surtout avec d’autres avions utilitaires monomoteurs, qui circulent sur les mêmes bases d’hydravions et pistes de brousse.
Identification rapide : avion de brousse monomoteur
DHC-3 Otter
Long fuselage, roulette de queue ou flotteurs et empennage horizontal placé plus haut plaident pour l’Otter. Vérifie maintenant le nez : rond signifie moteur en étoile, long et étroit signifie conversion à turbine.
DHC-2 Beaver
Un avion à aile haute compact avec un fuselage court et l’empennage horizontal à l’extrémité du fuselage est plutôt le plus petit Beaver. À côté d’un Otter, il paraît nettement plus trapu.
Cessna Caravan ou Daher Kodiak
Un train tricycle et un empennage en flèche indiquent des turbopropulseurs plus récents comme le Cessna 208 Caravan ou le Daher Kodiak. Les deux existent aussi sur flotteurs.
Antonov An-2
Deux ailes superposées rendent la chose claire : c’est un biplan comme l’Antonov An-2, pas un Otter.
En Europe, un autre sosie entre en ligne de compte : le Pilatus PC-6 Porter, lui aussi un avion STOL à aile haute avec roulette de queue et le plus souvent un long nez de turbine. Il est toutefois globalement plus petit et paraît plus élancé. Le guide Reconnaître les petits avions donne un aperçu des petits avions.
Où croiser l’Otter
En Allemagne, en Autriche et en Suisse, l’Otter est une vraie rareté. Il n’y a pas de service régulier. Si tu en croises un, ce sera dans des centres de parachutisme, car l’Otter est répandu dans le milieu du saut dans le monde entier. Pour savoir si un appareil est actif dans ta région, le plus simple est de chercher le code type DHC3 sur un site de suivi ; pour configurer des notifications, consulte le guide Les alertes dans le suivi de vols. Pourquoi de telles trouvailles comptent particulièrement, l’article Spotter des avions rares l’explique.
Son vrai territoire se trouve en Amérique du Nord :
| Région | Exploitants (sélection) | Pourquoi ça vaut le coup |
|---|---|---|
| Seattle, États-Unis | Kenmore Air | Otter à turbine sur flotteurs, décollages et amerrissages sur le Lake Union en plein centre-ville |
| Colombie-Britannique, Canada | Harbour Air | grande compagnie d’hydravions basée à Vancouver |
| Alaska, États-Unis | Talkeetna Air Taxi, Wings Airways | vols de brousse et vols touristiques devant un grand décor de montagnes |
| Nord du Canada | Air Tindi | Otter en service loin des grands aéroports |
Kenmore Air décrit l’Otter sur son site comme le plus grand et le plus puissant avion de sa propre flotte. Au moment de la recherche, la compagnie indique huit appareils à propulsion par turbine et dix sièges. Si tu es à Seattle, tu peux prévoir une escapade au Museum of Flight sur Boeing Field et conclure la journée avec les hydravions du Lake Union.
À Vancouver, Harbour Air fait partie du paysage urbain avec le Beaver et l’Otter. Qui photographie les gros jets au Larry Berg Flight Path Park peut prévoir une seconde journée pour les hydravions. La région a toute sa place sur chaque liste de spots à voir absolument.
Les flottes et les affectations évoluent
Quels exploitants emploient des Otter et combien varie selon la saison, les révisions et les renouvellements de flotte. De nombreuses compagnies d’hydravions ne volent en outre que de jour et sont les plus actives en été. Avant ton voyage, vérifie les horaires actuels et cherche DHC3 sur le site de suivi.
Pour savoir comment suivre les vols en direct et ce que t’apprennent les données ADS-B, consulte le guide sur le suivi des vols avec l’ADS-B.
Ne rate aucun Otter
Configure dans Planetrack une alerte pour le type DHC3 ou une immatriculation précise – l’appli te prévient quand un appareil arrive ou atterrit sur ton aéroport. Planetrack arrive bientôt – accède à la liste d’attente.
Planifier un voyage de spotting
Les hydravions et les avions de brousse suivent d’autres règles que le trafic régulier d’un grand aéroport. Le décollage et l’atterrissage dépendent fortement du vent, il n’y a pas de pistes fixes sur l’eau, et de nombreux vols sont des charters ou des vols touristiques sans cadence régulière.
Prêt pour ta tournée Otter ?
- Je sais quel exploitant local emploie des Otter et d’où il décolle.
- J’ai la direction du vent en tête, car elle détermine le sens de décollage et d’amerrissage sur l’eau.
- Je connais la position du soleil à l’heure de mon spotting.
- Ma position est accessible au public – sur les pontons et dans les installations portuaires, je respecte les barrières.
- J’ai en tête un temps de pose adapté à l’hélice, la batterie et la carte mémoire sont prêtes.
Pour planifier la lumière, le guide Planifier la position du soleil pour ton spot photo t’aide. Ce qui est autorisé quand on photographie sur les aérodromes, Le spotting est-il autorisé ? le résume.
Conseils photo spécifiques à l’Otter
L’Otter est lent, assez grand pour remplir le cadre et souvent en vol devant un décor spectaculaire. Quelques points aident.
L’hélice en mouvement
Avec une exposition trop courte, l’hélice paraît immobile et l’image ressemble à un vol plané. Choisis un temps de pose plus long et fais un panoramique. Détails dans le guide Photographier les hélices : le bon temps de pose.
Prendre le nez de profil
La vue de profil montre le mieux si tu as devant toi un Otter à pistons ou à turbine. Pour la documentation, une photo de profil bien nette vaut donc toujours la peine.
Exploiter l’eau
Au décollage, les flotteurs traînent de longs panaches d’embruns derrière eux. Une rafale à cadence élevée saisit le moment où l’avion quitte l’eau.
Montrer le paysage
Montagnes, glaciers, skyline ou port font la photo d’Otter. Un objectif plus court raconte souvent plus qu’un gros plan.
Qui s’intéresse à l’origine d’appareils précis trouvera les outils adaptés dans l’article Découvrir l’âge d’un avion – pour un type dont les derniers exemplaires ont presque 60 ans, une recherche passionnante. Pour les fans d’avions anciens, le guide Reconnaître les avions historiques vaut en outre le détour.
Confusions fréquentes et comment les écarter
Ça plaide pour l’Otter si…
- tu as devant toi un monomoteur à aile haute avec hauban et roulette de queue ou flotteurs
- le fuselage est long et a de nombreuses fenêtres rectangulaires
- l’empennage horizontal est placé un peu au-dessus du fuselage
- le site de suivi indique DHC3 comme type
Regarde de plus près si…
- l’avion paraît compact – alors il pourrait s’agir d’un Beaver
- tu vois en Europe un avion STOL à aile haute avec un nez de turbine – c’est souvent un Pilatus PC-6
- tu ne reconnais que le dessous, à contre-jour
Ce n’est pas un Otter si…
- une roulette avant est placée sous le nez
- deux moteurs pendent aux ailes – alors c’est plutôt un Twin Otter
- deux ailes sont superposées
- le train est rentré après le décollage
Conclusion
Le DHC-3 Otter est la bête de somme parmi les avions de brousse canadiens classiques : plus grand que le Beaver, robuste, apte au décollage court et en service depuis 1951. La roulette de queue, le long fuselage et l’empennage horizontal placé plus haut le rendent reconnaissable, le nez révèle si c’est encore le moteur en étoile d’origine ou une turbine qui travaille. En Europe centrale, il est rare, sur la côte ouest nord-américaine en revanche, c’est un spectacle familier – une vraie destination de voyage pour les spotteurs.
En bref
Monomoteur à aile haute haubanée, roulette de queue ou flotteurs, long fuselage et empennage cruciforme : voilà l’Otter. Nez rond signifie moteur en étoile, nez long et étroit signifie conversion à turbine. C’est à Seattle, à Vancouver et en Alaska que tu as le plus de chances de le trouver.
Résumé
- L’Otter a volé pour la première fois le 12 décembre 1951 et est né comme évolution plus grande et plus puissante du DHC-2 Beaver.
- Le plus gros client a été l’US Army avec 184 appareils en version U-1A ; des Otter ont aussi volé notamment pour le Canada, l’Australie, l’Inde, l’Argentine et le Ghana.
- De nombreux Otter civils ont été convertis plus tard à la propulsion par turbopropulseur, le plus souvent avec un PT6A de Pratt & Whitney Canada.
- Des compagnies d’hydravions comme Kenmore Air à Seattle et Harbour Air en Colombie-Britannique en font un élément incontournable de la scène spotting de la côte ouest.
Questions fréquentes
Quel est le code type OACI du DHC-3 Otter ?
L’Otter apparaît sous DHC3 – qu’il ait un moteur en étoile ou une turbine. Le code ne dit donc pas si un appareil a été converti. Pour cela, il te faut l’immatriculation et un coup d’œil dans une base de données de flotte, ou tout simplement un regard attentif sur le nez.
Quelle est la différence entre l’Otter et le Twin Otter ?
Le DHC-3 Otter a un seul moteur dans le nez et un train classique à roulette de queue. Le DHC-6 Twin Otter a deux turbopropulseurs sur les ailes, un train tricycle et environ 20 sièges. Il est issu d’essais avec un Otter bimoteur, qui a volé pour la première fois en mai 1963.
Comment distinguer l’Otter du Beaver ?
Tous deux sont des monomoteurs à aile haute avec hauban et roulette de queue. L’Otter est toutefois sensiblement plus grand : fuselage plus long avec plus de fenêtres, plus grande envergure et un empennage anguleux avec l’empennage horizontal placé plus haut. En cabine, le Beaver offre de la place pour environ six personnes, l’Otter pour dix à onze.
Pourquoi tant d’Otter ont-ils été convertis à la turbine ?
Le moteur en étoile R-1340 est ancien, gourmand et demande de l’essence aviation, difficile à trouver dans les régions isolées. Les turbopropulseurs fonctionnent au kérosène, plus facile à obtenir sur de nombreuses bases d’hydravions et pistes, et passent pour plus faciles à entretenir. Plusieurs sociétés proposent donc des conversions, la plus répandue avec le PT6A.
D’où vient le nom « King Beaver » ?
C’était le nom du projet pendant le développement, parce que l’Otter est né comme grande sœur du Beaver. Le nom définitif s’inscrit dans la série des noms d’animaux chez De Havilland Canada, à laquelle appartiennent aussi le Chipmunk, le Beaver et plus tard le Caribou.
Où voir un DHC-3 Otter en Allemagne, en Autriche ou en Suisse ?
En service régulier, pas du tout. Tu croiseras le plus probablement un Otter dans des centres de parachutisme, car le type est populaire dans ce milieu dans le monde entier. Pour savoir si un appareil vole en ce moment près de chez toi, vérifie le code type DHC3 sur un site de suivi.
L’Otter est-il encore construit ?
Non. La production en série s’est arrêtée en 1967 après 466 exemplaires. Les appareils existants sont toutefois intensivement entretenus, révisés et modernisés ; le certificat de type est aujourd’hui suivi par De Havilland Canada.
De Havilland Canada DHC-3 Otter : à collectionner, pas seulement à voir
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Types d’avions apparentés
De Havilland Canada DHC-2 Beaver
Gros moteur en étoile, aile haute haubanée, flotteurs au lieu de roues : depuis 1947, le DHC-2 Beaver est l’archétype de l’avion de brousse. Voici comment reconnaître ce classique canadien et le trouver devant ton objectif.
TurbopropDe Havilland Canada DHC-6 Twin Otter
Aile haute à jambes de force, train fixe, deux fins turbopropulseurs PT6 : le Twin Otter se pose sur la plage, l’eau, la neige et le gravier. Voici comment reconnaître ce classique canadien.
TurbopropCessna 208 Caravan
Un seul turbopropulseur dans un long nez, aile en haut avec hauban, train fixe et souvent un pod cargo sous le ventre : la Cessna 208 Caravan est à la fois avion cargo, avion d’apport, avion de largage et hydravion. Voici comment la reconnaître, elle et ses variantes.
TurbopropPilatus PC-6 Porter
Un nez long et étroit, une roulette de queue, une aile haubanée comme une planche : le Pilatus PC-6 Porter se pose là où les autres n’oseraient même pas rouler. Voici comment reconnaître cette légende STOL de Suisse centrale.
TurbopropDaher Kodiak 100 und Kodiak 900
Aile haute anguleuse, train fixe, un turbopropulseur à l’avant et une porte cargo assez large pour des fûts : le Kodiak de Sandpoint est conçu pour les pistes en herbe, les îles et les lacs. Voici comment reconnaître le Kodiak 100 et le Kodiak 900.
HistoriqueAntonov An-2
Deux ailes superposées, un moteur en étoile ronronnant et douze places passagers : l’An-2 est le plus grand biplan monomoteur encore en vol. Tu apprends à reconnaître l’« Anna » et où la voir aujourd’hui.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
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Du bimoteur de brousse Beaver au Twin Otter, puis au Dash 8 et au bombardier d’eau DHC-515 : De Havilland Canada est synonyme d’avions robustes à décollage court. Tu découvres ici comment l’entreprise est née, à qui elle a appartenu et où tu peux aujourd’hui avoir ses types devant ton objectif.
ConstructeurPratt & Whitney
Motoriste américain du Connecticut qui a marqué le court-courrier des années 1960 avec le JT8D, propulsé le Jumbo avec le JT9D et équipe aujourd’hui, avec le turbofan à réducteur PW1000G, l’A220, l’A320neo et l’E2. Pour les spotteurs, P&W est la raison pour laquelle tant de neo sont restés temporairement cloués au sol.
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Le Museum of Flight, à l’angle sud-ouest de Boeing Field à Seattle, présente plus de 150 aéronefs et engins spatiaux – dont le tout premier Boeing 747, immatriculé RA001, un Concorde de British Airways, la première Air Force One à réaction et le berceau de Boeing, la Red Barn. À côté, le trafic réel décolle et atterrit.
De Havilland Canada DHC-3 Otter : où l’observer
Des points de vue précis avec la configuration des pistes, les heures de lumière, les coordonnées et un avis honnête sur l’intérêt du déplacement.
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Le parc familial de l’exploitant de l’aéroport se trouve dans le prolongement de la piste sud de l’aéroport de Vancouver. Les atterrissages sur la 26L passent bas au-dessus de toi, les décollages de la 08R montent au-dessus de ta tête – gratuit, avec parking, tables de pique-nique et aire de jeux.
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