Suivi des vols sur PC : tar1090 et Virtual Radar Server comparés

Ton récepteur ADS-B fournit des données brutes, une interface web en fait une carte. tar1090 et Virtual Radar Server sont les deux classiques pour cela – avec des philosophies très différentes.

Rédaction PlanetrackPublié le 15 octobre 202615 min de lecture

L’essentiel en bref

  • Interface web et non décodeur : tar1090 et Virtual Radar Server ne décodent pas eux-mêmes les signaux radio. Ils affichent les données qu’un décodeur comme readsb ou dump1090-fa produit à partir de la réception de ta clé SDR.
  • tar1090 est le standard léger : l’interface tourne directement sur le Raspberry Pi à côté de readsb ou dump1090-fa, demande très peu de ressources et apporte traces d’historique, filtres, carte de chaleur et profil de portée.
  • Virtual Radar Server est un serveur autonome : l’application .NET tourne sous Windows, ou via Mono sous Linux, combine plusieurs récepteurs en Merged Feeds et travaille avec une base BaseStation pour immatriculations, types et exploitants.
  • Le développement est très différent : tar1090 est entretenu en continu. Pour Virtual Radar Server, la page de téléchargement officielle indique comme état actuel la version 2.4.4 de décembre 2019.
  • On peut combiner les deux : readsb fournit les données dans plusieurs formats à la fois. Tu peux ainsi faire tourner tar1090 sur le Pi et transmettre en plus les mêmes données à Virtual Radar Server sur ton PC.
Sommaire
  1. 1.La réponse courte
  2. 2.D’abord y voir clair : décodeur, interface, feeder
  3. 3.tar1090 en détail
  4. 4.Virtual Radar Server en détail
  5. 5.tar1090 et Virtual Radar Server face à face
  6. 6.Quelle solution te convient ?
  7. 7.Combiner les deux
  8. 8.D’autres interfaces à connaître
  9. 9.Points d’attention
  10. 10.Conclusion

Flightradar24 sur ton téléphone te montre le ciel du monde entier. Mais dès que tu as ton propre récepteur ADS-B sur le toit ou sur le rebord de la fenêtre, tu veux savoir ce que ton antenne entend en ce moment – sans filtre, sans délai et avec des traces qui montrent jusqu’où porte ta réception. Il te faut pour cela une interface web qui traduit en carte les données brutes de ton décodeur. Deux noms reviennent sans cesse : tar1090 et Virtual Radar Server. Ce comparatif te montre en quoi ils diffèrent, pour qui chaque solution convient et comment les combiner intelligemment.

De l’image radar à la photo dans ton hangar

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La réponse courte

tar1090 est l’interface cartographique légère et activement entretenue qui tourne directement sur ton Raspberry Pi, à côté du décodeur. Pour un seul récepteur domestique, c’est presque toujours le premier choix. Virtual Radar Server (VRS) est un serveur autonome pour Windows et Linux qui réunit plusieurs sources de données, entretient sa propre base d’avions et produit des rapports. Il vaut la peine si tu exploites plus d’une antenne ou si tu veux analyser tes observations sur la durée – en contrepartie, tu acceptes une base de code plus ancienne et plus de travail de configuration.

1090 MHzFréquence sur laquelle émettent le Mode S et l’ADS-B
2.4.4Version actuelle de Virtual Radar Server d’après la page de téléchargement (décembre 2019)
8080Port par défaut de Virtual Radar Server sous Mono

D’abord y voir clair : décodeur, interface, feeder

Qui débute dans le sujet mélange vite trois niveaux. Les séparer rend la décision nettement plus facile.

  • Récepteur : l’antenne et la clé SDR captent les signaux radio des transpondeurs sur 1090 MHz. Quelles clés conviennent, le comparatif des clés SDR pour l’ADS-B le montre ; le montage complet est décrit dans le guide Construire soi-même un récepteur ADS-B.
  • Décodeur : des programmes comme readsb ou dump1090-fa transforment les signaux en données lisibles – adresse OACI, indicatif d’appel, altitude, position, vitesse. Le fonctionnement technique du Mode S et de l’ADS-B, l’article Transpondeur Mode A, C et S l’explique.
  • Interface : tar1090 ou Virtual Radar Server récupèrent les données décodées et les dessinent sur une carte. C’est précisément de ce niveau qu’il s’agit ici.

Il existe en plus des feeders comme fr24feed ou PiAware, qui envoient tes données à des réseaux comme Flightradar24 ou FlightAware. Ils fonctionnent indépendamment de l’interface locale. Tu peux donc alimenter ces réseaux sans problème et regarder quand même ta propre carte – plus de détails dans Configurer fr24feed et Installer PiAware.

tar1090 en détail

tar1090 vient du développeur wiedehopf, qui entretient aussi un fork répandu de readsb et les graphiques statistiques graphs1090. Le projet se décrit lui-même comme une interface web améliorée pour les décodeurs readsb et dump1090-fa. Avec dump1090-mutability, il ne fonctionne que de façon limitée d’après la page du projet.

Installation et accès

L’installation tient dans un seul script pour les systèmes basés sur Debian comme Raspberry Pi OS, Debian ou Ubuntu. Ensuite, tu accèdes à la carte dans le réseau domestique à une adresse du type http://<IP-des-Pi>/tar1090. Le même script sert aussi pour les mises à jour. Tu trouveras un pas-à-pas avec le décodeur dans le guide Installer readsb et tar1090.

Ce que sait faire tar1090

  • Traces de vol : pour chaque avion, tar1090 dessine un historique dont tu peux régler la longueur. Avec « afficher toutes les traces », tu vois d’un coup d’œil où passent les routes d’approche au-dessus de ton emplacement.
  • Profil de portée : via un panorama de heywhatsthat.com, tar1090 superpose le contour de la portée radio théorique de ton emplacement. Tu compares ainsi la réception réelle à ce que le relief permet.
  • Carte de chaleur : avec le fork de readsb de wiedehopf, on peut générer une carte de chaleur qui montre où le trafic se concentre au fil du temps.
  • Filtres : les filtres par type fonctionnent avec des expressions régulières. Tu affiches ainsi, par exemple, uniquement les gros-porteurs, uniquement certains codes types ou uniquement les hélicoptères.
  • Sélection multiple et étiquettes : tu peux marquer plusieurs avions à la fois et afficher ou masquer les étiquettes d’indicatif d’appel.
  • Cartes et utilisation : plusieurs fonds de carte, carte assombrissable, raccourcis clavier et paramètres d’URL avec lesquels tu enregistres en favori une vue déjà configurée.
  • Données supplémentaires : en option, tar1090 affiche aussi des données UAT sur 978 MHz (utiles aux États-Unis) et des positions de navires issues d’AIS-catcher.

Points forts et limites

Le plus grand atout est la proximité avec le décodeur : tar1090 lit les fichiers JSON que readsb écrit de toute façon et demande très peu de puissance de calcul. Même un Raspberry Pi ancien s’en accommode bien. L’interface est rapide, affiche les données sans retard perceptible et s’utilise aussi bien sur smartphone, tablette que PC. Comme beaucoup de grands trackers communautaires reposent sur readsb et sur des interfaces basées sur tar1090, l’utilisation te paraîtra familière si tu connais déjà des sites comme adsb.fi ou adsb.lol – voir Les trackers communautaires comparés.

tar1090 a ses limites là où il s’agit d’analyse sur la durée. Il n’y a pas de base de données intégrée où chercher des observations sur plusieurs mois, ni de fonction de rapport au sens classique. Réunir plusieurs récepteurs situés à différents endroits n’est pas non plus son sujet principal – des solutions comme les réseaux communautaires (voir Alimenter ADS-B Exchange et les réseaux communautaires) ou la pile Docker du guide Alimenter plusieurs réseaux avec Ultrafeeder entrent alors en jeu.

tar1090 : pour

  • tourne avec peu de ressources directement sur le Pi
  • installation et mise à jour par script
  • développement actif
  • traces, filtres, carte de chaleur et profil de portée
  • bien utilisable sur smartphone et tablette

tar1090 : contre

  • installation prévue uniquement sur les systèmes basés sur Debian
  • pas de base d’observations intégrée avec rapports
  • conçu pour readsb ou dump1090-fa comme source de données

Virtual Radar Server en détail

Virtual Radar Server est une application .NET open source qui embarque son propre serveur web. D’après la page du projet, elle a été testée avec les récepteurs Kinetic SBS-1er et SBS-3. Aujourd’hui, elle fonctionne avec n’importe quel récepteur ou décodeur qui produit l’un des formats pris en charge : le format texte Kinetic, le format binaire SBS-3, les formats AVR ou le format binaire Beast. readsb peut notamment produire des données Beast et SBS – un Raspberry Pi avec readsb est donc une source adaptée.

Plateformes et installation

Sous Windows, tu lances simplement l’installateur et tu configures le programme via « Tools | Options ». Il existe une variante 32 bits et une 64 bits. Pour la plupart des utilisateurs de Windows, le développeur conseille la version 32 bits ; la version 64 bits vaut surtout la peine pour des flux avec plusieurs milliers d’avions. Pour Linux, il existe un paquet qui tourne sous l’environnement Mono. Par défaut, le serveur web y écoute sur le port 8080, et tu accèdes à la carte à une adresse du type http://<IP>:8080/VirtualRadar/. Sous Mono, le chemin est sensible à la casse d’après la documentation. Sans interface graphique, le serveur peut être lancé avec le paramètre -nogui ; la configuration se fait alors via le plugin Web Admin. Les détails figurent dans le guide Configurer Virtual Radar Server.

Ce que sait faire Virtual Radar Server

  • Plusieurs récepteurs : dans les options, tu crées autant de sources de données que tu veux, avec leur emplacement.
  • Merged Feeds : deux flux ou plus peuvent être fusionnés en un flux commun – pratique si tu exploites des antennes à deux endroits ou si tu mets tes données en commun avec des amis spotteurs.
  • Rebroadcast Server : VRS peut retransmettre des flux à d’autres instances VRS ou à des décodeurs.
  • Base BaseStation : via le plugin Database Writer, VRS écrit les mouvements d’avions dans une base SQLite au format BaseStation. Si aucune base n’est renseignée, les rapports restent vides, et des informations comme l’immatriculation, le type et l’exploitant manquent, sauf si l’avion les émet lui-même.
  • Requêtes en ligne : en option, VRS complète les informations manquantes comme l’immatriculation, le constructeur, le modèle, l’exploitant et l’année de construction via un service en ligne.
  • Images, logos et silhouettes : tu peux renseigner des dossiers avec tes propres photos d’avions (nommées d’après l’adresse OACI ou l’immatriculation), des logos de compagnies et des silhouettes de types. C’est séduisant surtout pour les spotteurs qui veulent intégrer leurs propres images. Comment recouper après coup des photos avec des données de réception, Recouper ses observations avec les journaux ADS-B te le montre.
  • Plugins : outre Database Writer, il y a entre autres Web Admin, Tile Server Cache, Custom Content et un éditeur de base de données.
  • Simulateurs de vol : sans récepteur, VRS affiche des avions de Microsoft Flight Simulator X, Microsoft Flight Simulator 2020 ou X-Plane s’il tourne sur le même ordinateur.

Points forts et limites

VRS est l’outil de ceux qui veulent non seulement regarder les données, mais les gérer. La connexion à une base de données, les dossiers d’images personnels et les Merged Feeds vont nettement au-delà de ce que tar1090 veut offrir comme simple interface cartographique. Le hic est l’âge : d’après la page de téléchargement officielle, la version actuelle 2.4.4 date de décembre 2019, et la plupart des plugins sont encore plus anciens. Le code source est public sur GitHub. Pour une nouvelle installation sous Linux, tu dois configurer Mono et, le cas échéant, appliquer des solutions de contournement de la documentation, par exemple en cas d’erreurs avec la connexion SQLite.

Virtual Radar Server : pour

  • tourne sous Windows et, via Mono, sous Linux
  • Merged Feeds issus de plusieurs récepteurs
  • base de données, rapports et requêtes en ligne
  • photos, logos et silhouettes personnels intégrables
  • système de plugins et Web Admin

Virtual Radar Server : contre

  • dernière version officielle de 2019
  • dépend de Mono sous Linux
  • plus de travail de configuration que tar1090
  • besoin en ressources plus élevé qu’une simple interface web

Ne rate pas les visiteurs rares

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tar1090 et Virtual Radar Server face à face

Critère tar1090 Virtual Radar Server
Nature Interface web pour un décodeur Serveur autonome avec interface web
Plateforme Systèmes basés sur Debian (Pi OS, Debian, Ubuntu) Windows, Linux via Mono
Source de données readsb ou dump1090-fa Formats Beast, AVR, Kinetic SBS, simulateurs de vol
Plusieurs récepteurs pas au centre Merged Feeds intégrés
Traces de vol oui, réglables oui
Carte de chaleur avec le fork de readsb de wiedehopf non documentée
Profil de portée via heywhatsthat.com non documenté
Base de données et rapports non base BaseStation via plugin
Photos et logos personnels non dossiers pour images, logos, silhouettes
Développement activement entretenu version officielle 2.4.4 de 2019
Effort faible moyen à élevé

Quelle solution te convient ?

tar1090 ou Virtual Radar Server ?

Trois questions – à la fin, tu obtiens une recommandation pour ta configuration.

Recommandation

tar1090 sur le Pi

Installe readsb et tar1090 sur ton Raspberry Pi. Tu as en peu de temps une carte en direct rapide, que tu ouvres depuis n’importe quel appareil du réseau domestique.

Recommandation

Combinaison des deux

tar1090 tourne comme carte en direct sur le Pi, Virtual Radar Server sur ton PC se connecte en plus à la sortie Beast ou SBS de readsb et prend en charge la base de données et l’analyse.

Recommandation

Virtual Radar Server comme centrale

Regroupe tes récepteurs par Merged Feed dans VRS, renseigne une base BaseStation et des dossiers d’images personnels. Prévois du temps pour la configuration sous Windows ou Mono.

Combiner les deux

Tu n’as pas à choisir. readsb sort ses données en même temps sur plusieurs ports réseau, dont Beast, SBS/BaseStation et JSON. Une configuration typique ressemble à ceci :

1. Configurer le décodeur sur le Pi

Installe readsb sur ton Raspberry Pi et vérifie que la clé SDR reçoit des signaux. Qui n’a pas de Pi trouvera des alternatives dans l’article Recevoir l’ADS-B sans Raspberry Pi.

2. Installer tar1090 comme carte en direct

Le script d’installation met l’interface en place. Ouvre-la dans le navigateur et saisis ton emplacement pour que les distances et le profil de portée soient corrects.

3. Installer Virtual Radar Server sur le PC

Crée dans VRS un récepteur qui se connecte à l’adresse IP du Pi et au port de sortie Beast de readsb. Les numéros de port exacts dépendent de ta configuration de readsb.

4. Configurer la base de données et les extras

Installe le plugin Database Writer et définis des dossiers pour tes photos et logos. À partir de là, VRS collecte les mouvements que ton récepteur enregistre.

5. Surveiller la réception

Avec graphs1090, tu gardes un œil sur le débit de messages et la portée. Comment lire les valeurs, le guide Mesurer les performances de réception te le montre.

D’autres interfaces à connaître

À côté des deux classiques, il existe des alternatives que tu croiseras sans cesse sur les forums :

  • SkyAware de FlightAware : dump1090-fa embarque sa propre carte dans le navigateur. Qui utilise PiAware trouve le lien direct sur sa page de statistiques FlightAware. Pour débuter, elle suffit largement, mais tar1090 offre plus de réglages.
  • PlanePlotter : le logiciel Windows de COAA décode, outre l’ADS-B, aussi l’ACARS et le HFDL et propose de la multilatération en réseau avec d’autres utilisateurs. Après une phase d’essai de 21 jours, une licence payante est nécessaire d’après la page du fabricant. Comment fonctionne la MLAT, l’article La multilatération expliquée l’explique, et la réception de liaisons de données est décrite dans Recevoir l’ACARS avec un SDR.
  • Les grands trackers en ligne : qui veut seulement suivre sur PC, sans récepteur personnel, est bien servi par les services classiques de suivi des vols – un aperçu est donné dans le comparatif des applis de suivi des vols.

La carte locale bat toutes les applis sur le délai

Ta propre interface affiche les positions pratiquement en temps réel, car aucun serveur ne s’interpose. Au spot, cela veut dire : tu vois l’approche sur ta carte avant que certains services en ligne ne l’affichent. Comment utiliser les données en direct en spotting, le guide Le suivi des vols en ADS-B pour spotteurs l’indique.

Points d’attention

  • Ne pas exposer sans protection sur Internet. Les deux interfaces sont prévues pour le réseau domestique. Si tu veux y accéder en déplacement, utilise un accès VPN plutôt que des ports ouverts sur le routeur.
  • Saisir correctement l’emplacement. Sans la position du récepteur, les distances et les analyses de portée sont faussées – avec graphs1090, le graphique de portée ne fonctionne même pas du tout.
  • Connaître le cadre légal. La réception est une pratique de loisir courante en Allemagne, mais la transmission de données soulève ses propres questions. Un aperçu est donné dans Recevoir des données ADS-B : le cadre légal.
  • L’antenne décide. Aucune interface ne fait apparaître des avions que ton récepteur n’entend pas. Si la carte reste vide, c’est presque toujours à cause de l’antenne, de l’emplacement ou du câble – des conseils dans le guide Trouver le meilleur emplacement pour l’antenne.
  • Comprendre les symboles. Couleurs, icônes et champs de données diffèrent d’une interface à l’autre. Ce que signifient typiquement les affichages, Symboles et couleurs des radars de vols l’explique.

Ta configuration est-elle prête pour ta propre carte radar ?

Coche ce que tu as déjà fait.

  • Mon récepteur avec clé SDR et antenne 1090 MHz fonctionne.
  • readsb ou dump1090-fa est installé et reçoit des messages.
  • J’ai décidé si j’utilise tar1090, VRS ou les deux.
  • La position de mon récepteur est renseignée.
  • L’interface n’est accessible que dans le réseau domestique ou par VPN.

Réunir données en direct, spot et observation

Dans Planetrack, tu trouves sur la carte des spots l’emplacement idéal avec accès et meilleure lumière, tu vérifies la météo, le vent et les pistes à l’aéroport et tu partages tes photos avec la communauté. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.

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Conclusion

tar1090 et Virtual Radar Server résolvent le même problème de fond – transformer les données de ton récepteur en carte –, mais poursuivent des objectifs différents. tar1090 est léger, rapide et étroitement lié à readsb. Pour un seul récepteur domestique, il n’y a guère de raison de ne pas commencer par lui. Virtual Radar Server est l’outil plus ancien et plus polyvalent, avec Merged Feeds, base de données et dossiers d’images personnels. Qui veut regrouper plusieurs antennes ou archiver ses observations sur la durée y trouve des fonctions que tar1090 ne propose volontairement pas. Comme readsb alimente les deux en même temps, la combinaison est souvent la meilleure solution.

En bref

Commence avec readsb et tar1090 sur le Raspberry Pi – c’est le chemin le plus rapide vers ta propre carte en direct. Ajoute Virtual Radar Server sur le PC si tu veux réunir plusieurs récepteurs ou analyser tes mouvements dans une base de données, et compte là-bas sur un logiciel plus ancien et plus de travail de configuration.

Résumé

  • Pour la plupart des spotteurs avec un récepteur personnel, tar1090 est l’interface évidente : installée vite, économe en ressources et dotée de toutes les fonctions nécessaires pour observer son propre espace aérien.
  • Virtual Radar Server donne le meilleur de lui-même quand tu veux réunir plusieurs récepteurs, compléter les données d’avion avec ta propre base ou analyser des rapports sur des observations passées.
  • Les deux outils n’affichent que ce que ton récepteur reçoit réellement. La portée, l’antenne et l’emplacement déterminent la qualité plus que le choix de l’interface.
  • Si tu alimentes de toute façon des réseaux comme Flightradar24 ou FlightAware avec ton récepteur, tu ne perds rien : l’interface locale tourne en parallèle du feeder.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que tar1090 ?

tar1090 est une interface web pour les décodeurs ADS-B readsb et dump1090-fa. Elle tourne sur le même appareil que le décodeur, le plus souvent un Raspberry Pi, et affiche les avions reçus sur une carte dans le navigateur. Parmi ses fonctions : des traces de vol réglables, des filtres par type, la sélection de plusieurs avions, différents fonds de carte, des raccourcis clavier et un profil de portée via heywhatsthat.com.

Qu’est-ce que Virtual Radar Server ?

Virtual Radar Server est une application .NET open source qui lance un serveur web local et affiche les données d’avion sur une carte dans le navigateur. Elle tourne sous Windows, ainsi que sous Linux via l’environnement d’exécution Mono. Elle reçoit ses données de récepteurs ou de décodeurs qui produisent par exemple le format binaire Beast, des formats AVR ou le format Kinetic SBS.

Ai-je besoin d’un récepteur personnel pour tar1090 ou Virtual Radar Server ?

Pour de vraies données d’avion, oui. Les deux programmes affichent les données d’un récepteur Mode S ou ADS-B, typiquement une clé SDR avec une antenne 1090 MHz et un décodeur comme readsb. Virtual Radar Server peut en plus afficher des avions simulés issus de simulateurs de vol comme Microsoft Flight Simulator ou X-Plane.

tar1090 fonctionne-t-il sous Windows ?

Pas directement. Le script d’installation de tar1090 est prévu pour les systèmes basés sur Debian comme Raspberry Pi OS, Debian ou Ubuntu. L’interface elle-même, tu l’ouvres en revanche dans n’importe quel navigateur, donc aussi sur ton PC Windows, ton Mac ou une tablette dans le réseau domestique.

Virtual Radar Server est-il encore développé ?

La page de téléchargement officielle indique la version 2.4.4 du 20 décembre 2019 comme état actuel. Le code source est public sur GitHub. Pour de nouvelles installations, prévois que Mono sous Linux et des dépendances plus anciennes peuvent demander un peu de bricolage.

Puis-je utiliser les deux interfaces en même temps ?

Oui. readsb met les données à disposition via plusieurs ports réseau dans différents formats, dont Beast et SBS/BaseStation. tar1090 lit les données JSON sur le Pi, Virtual Radar Server sur ton PC se connecte en parallèle à l’un des ports de sortie.

Pourquoi ma carte locale n’affiche-t-elle pas les immatriculations ?

Beaucoup d’avions n’émettent en ADS-B que leur adresse OACI, l’indicatif d’appel et les données de position, mais pas l’immatriculation ni le type. L’interface complète ces informations à partir d’une base de données. tar1090 apporte ses propres fichiers de base de données, Virtual Radar Server utilise une base BaseStation et des requêtes en ligne facultatives.

PT

Rédaction Planetrack

Nous développons l’appli Planetrack et faisons nous-mêmes du spotting – sur les terrasses d’observation, sous les axes d’approche et au grillage. Tous nos guides reposent sur notre propre expérience et sont régulièrement mis à jour.

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