L’essentiel en bref
- Le Super Hornet n’est pas une mise à jour du Hornet, mais un avion nettement plus grand : environ 20 pour cent plus grand, avec 25 pour cent de surface alaire en plus et un tiers de carburant interne en plus.
- Le moyen le plus rapide de l’identifier : des entrées d’air carrées au lieu de rondes – cela sépare le Super Hornet du Hornet d’origine en quelques secondes.
- E ou F ? Le E a un siège, le F en a deux en tandem. Le dérivé EA-18G Growler repose sur le F, mais porte des nacelles de brouillage aux extrémités d’aile.
- Seuls trois pays l’exploitent : US Navy, Australie et Koweït. En Europe centrale, c’est donc un visiteur rare.
- Sur les sites de suivi, le type apparaît sous le code F18S – mais les avions de combat n’émettent souvent pas du tout, ou sans identification.
Sommaire
- 1.Qu’est-ce que le Super Hornet ?
- 2.De la mise à jour du Hornet à un avion à part entière
- 3.Super Hornet ou Hornet d’origine ?
- 4.F/A-18E, F/A-18F ou Growler ?
- 5.Qui fait voler le Super Hornet
- 6.Où voir le Super Hornet en Europe
- 7.Conseils photo pour le Super Hornet
- 8.Confusions fréquentes et comment les écarter
- 9.Enregistrer le Super Hornet dans Planetrack
- 10.Verdict
Fiche d’identité
| Constructeur | Boeing (développement lancé par McDonnell Douglas) |
|---|---|
| Rôle | Avion de combat multirôle embarqué (combat aérien et attaque au sol) |
| Variantes | F/A-18E (monoplace), F/A-18F (biplace), dérivé EA-18G Growler |
| Code type OACI | F18S |
| Premier vol | 29 novembre 1995 |
| Première capacité opérationnelle | septembre 2001 (escadrille VFA-115, US Navy) |
| Moteurs | 2 × General Electric F414, environ 98 kN chacun avec postcombustion |
| Longueur | 18,31 m |
| Envergure | 13,62 m |
| Hauteur | 4,88 m |
| Surface alaire | 46,5 m² |
| Masse maximale au décollage | environ 29,9 t |
| Vitesse maximale | Mach 1,8 (à haute altitude, sans charges externes) |
| Armement | canon M61A2 de 20 mm, onze points d’emport externes |
| Utilisateurs | US Navy, Royal Australian Air Force, Kuwait Air Force |
Signes distinctifs
As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?
- Entrées d’air rectangulaires, en forme de boîte, sur les côtés sous le cockpit – le vieux Hornet a des entrées rondes, en forme de D
- De grands karmans d’emplanture d’aile (LERX) très étirés vers l’avant, jusqu’à hauteur du cockpit
- Deux dérives inclinées vers l’extérieur, comme sur le Hornet
- Trois points d’emport sous chaque aile, dont les pylônes sont légèrement inclinés vers l’extérieur
- Bord d’attaque d’aile droit avec une cassure en dent de scie bien visible à peu près au milieu de l’aile
- F/A-18F avec deux sièges en tandem sous une longue verrière, F/A-18E avec une courte verrière de monoplace
Mis à jour : octobre 2026 – Deux dérives inclinées, un fuselage gris qui s’évase vers l’avant en larges emplantures d’aile, et dessous deux entrées d’air en forme de boîte : quand un avion de ce genre te survole dans le grondement de sa postcombustion, tu as très probablement devant toi un Boeing F/A-18E/F Super Hornet. C’est le principal avion de combat des porte-avions de l’US Navy – et pourtant on le confond sans cesse avec son prédécesseur plus petit. Sur cette page, tu apprends à reconnaître le Super Hornet à coup sûr, à le distinguer du Hornet d’origine et du Growler, et où un spotteur a vraiment une chance de le voir en Europe.
Le Rhino dans ton hangar
Avec Planetrack, tu enregistres chaque observation de Super Hornet avec la photo, le type, le matricule, l’utilisateur et le spot, et tu coches le F18S dans ton hangar. L’appli arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Qu’est-ce que le Super Hornet ?
Le F/A-18E/F est un avion de combat multirôle embarqué, à deux réacteurs. Le sigle F/A trahit son double rôle : F pour Fighter, donc combat aérien, A pour Attack, donc attaque d’objectifs au sol et en mer. Il est construit pour la dure vie à bord d’un porte-avions – avec un train d’atterrissage renforcé, une crosse d’arrêt et une barre de catapultage sur le train avant, ainsi que des ailes qui se replient vers le haut pour le stationnement sur le pont.
Le nom fait penser à un Hornet rafraîchi, mais c’est trompeur. D’après les ouvrages de référence, le Super Hornet est environ 20 pour cent plus grand que le F/A-18 d’origine. Le fuselage a été allongé de 86 centimètres, la surface alaire a augmenté d’un quart, et à l’intérieur, il y a environ un tiers de carburant en plus. Cela se traduit par nettement plus d’autonomie et de temps de présence au-dessus de la zone d’opérations. En même temps, la conception se contente de beaucoup moins de pièces structurelles que l’original.
Il est propulsé par deux General Electric F414, une évolution du F404 du Hornet. Chaque moteur délivre environ 98 kilonewtons de poussée avec postcombustion. Le Super Hornet atteint ainsi environ Mach 1,8 à haute altitude et sans charges externes.
Il existe deux versions de base : le F/A-18E monoplace et le F/A-18F biplace, avec le pilote à l’avant et l’officier de systèmes d’armes à l’arrière. Du F est issu l’EA-18G Growler, un avion de guerre électronique que tu trouveras sur sa propre page, Boeing EA-18G Growler.
De la mise à jour du Hornet à un avion à part entière
L’histoire commence à la fin des années 1980. L’US Navy avait besoin de remplaçants pour ses avions vieillissants, plusieurs développements ambitieux avaient été abandonnés. Plutôt qu’un type entièrement nouveau, on a misé sur un Hornet fortement agrandi. McDonnell Douglas a obtenu le contrat en 1992, avec des coûts de développement plafonnés. La forme de base de l’aile et de l’empennage remonte d’ailleurs encore plus loin – jusqu’au projet Northrop YF-17, dont était issu le premier Hornet.
Le premier vol a eu lieu le 29 novembre 1995. Quand McDonnell Douglas a fusionné avec Boeing en 1997, le programme est passé sous le giron de Boeing. Le Super Hornet est construit à Saint-Louis, dans l’État américain du Missouri, l’ancien siège de McDonnell Douglas. Les premiers appareils ont rejoint la flotte en 1999, et en septembre 2001, l’escadrille VFA-115 a été la première unité à déclarer sa capacité opérationnelle.
Dans les années qui ont suivi, le Super Hornet a peu à peu repris les missions du Grumman F-14 Tomcat, de l’A-6 Intruder, du S-3 Viking et des Hornet plus anciens. L’US Navy a retiré ses derniers Hornet d’origine du service actif de première ligne en 2019 ; depuis, le Super Hornet marque l’image des ponts d’envol, avec le F-35C.
Block I
Les premiers appareils de série, avec le radar et le cockpit d’origine, livrés à partir de la fin des années 1990.
Block II
Nouvelle électronique avec un radar AESA moderne. Cette génération forme pendant de nombreuses années le noyau de la flotte, et les F/A-18F australiens en font partie.
Block III
Livré depuis 2021 : grand écran tactile dans le cockpit, calculateurs plus performants et architecture système ouverte. Les anciens appareils Block II peuvent être portés à ce standard.
Boeing voulait à l’origine arrêter la production en 2025. Une nouvelle commande de l’US Navy portant sur 17 appareils a prolongé la production jusqu’en 2027. La suite éventuelle dépend surtout des plans de l’US Navy.
Super Hornet ou Hornet d’origine ?
C’est la question centrale pour quiconque a un F/A-18 dans son viseur. Les deux partagent la forme de base avec les deux dérives inclinées et les longues emplantures d’aile. Mais les différences sont évidentes dès que tu sais où regarder.
| Caractéristique | F/A-18A–D (Hornet d’origine) | F/A-18E/F (Super Hornet) |
|---|---|---|
| Code type OACI | F18H | F18S |
| Premier vol | 1978 | 1995 |
| Entrées d’air | rondes, en forme de D | carrées, en forme de boîte |
| Emplanture d’aile (LERX) | étroite, fine | nettement plus large et plus grande |
| Points d’emport externes | 9 | 11 |
| Moteurs | 2 × GE F404 | 2 × GE F414 |
| Longueur | environ 17 m | 18,31 m |
| Envergure | environ 12,3 m (avec les missiles en bout d’aile) | 13,62 m |
Le critère le plus rapide, ce sont les entrées d’air. Sur le Hornet d’origine, elles sont rondes à semi-circulaires ; sur le Super Hornet, elles sont anguleuses comme un rectangle couché. Tu le vois de face, de trois quarts avant et de profil – donc dans presque toutes les positions de photo.
Le deuxième critère, ce sont les pylônes sous les ailes. Sur le Super Hornet, ils sont légèrement inclinés vers l’extérieur – à l’origine pour que les charges larguées s’éloignent proprement de l’avion. Chargé de réservoirs externes ou d’armes, le dessous paraît donc légèrement écarté. Et le Super Hornet a trois points d’emport sous chaque aile au lieu de deux.
Tu en sauras plus sur son prédécesseur sur la page du McDonnell Douglas F/A-18 Hornet. En Europe, il vole d’ailleurs encore aujourd’hui, surtout en Espagne, en Suisse et en Finlande. La Suisse et la Finlande ont déjà choisi le F-35 comme successeur.
Astuce de terrain : le test des entrées d’air
Si tu ne peux vérifier qu’un seul détail, regarde les entrées d’air sous le cockpit. Carrées, c’est un Super Hornet ou un Growler ; rondes, c’est un Hornet d’origine. Ce n’est qu’ensuite qu’il vaut la peine de regarder les sièges et les extrémités d’aile.
F/A-18E, F/A-18F ou Growler ?
Une fois confirmée la famille Super Hornet, reste la variante. Là aussi, deux observations simples aident.
Identification rapide : la famille F/A-18
Hornet d’origine (F/A-18A–D)
Des entrées d’air rondes plaident pour le Hornet plus ancien. En Europe, tu as le plus de chances de le croiser en Espagne, en Suisse ou en Finlande.
F/A-18E Super Hornet
Entrées d’air carrées et un seul siège : c’est le monoplace. Il est répandu à l’US Navy et au Koweït ; l’Australie n’en exploite pas.
F/A-18F Super Hornet
Longue verrière à deux sièges et pas de nacelles de brouillage : c’est le biplace. Vérifie quand même les extrémités d’aile, car le Growler est presque identique vu de face.
EA-18G Growler
De gros conteneurs aux extrémités d’aile sont typiques du Growler, la variante de guerre électronique dérivée du F/A-18F.
Le Growler n’a en outre pas de canon de bord ; à sa place, il y a de l’électronique dans le nez. Pour le spotting au quotidien, les extrémités d’aile et les conteneurs de brouillage souvent accrochés sous le fuselage et les ailes suffisent toutefois.
Qui fait voler le Super Hornet
Le nombre d’utilisateurs est limité, ce qui fait du Super Hornet une prise de choix pour les spotteurs hors des États-Unis. D’après les ouvrages de référence courants, au moins 632 appareils avaient été construits en 2020.
| Utilisateur | Variantes | Remarque |
|---|---|---|
| US Navy | F/A-18E et F/A-18F | Utilisateur principal, des dizaines d’escadrilles à terre et sur porte-avions ; plus les Blue Angels |
| Royal Australian Air Force | 24 × F/A-18F | Base d’Amberley dans le Queensland ; en plus des EA-18G Growler |
| Kuwait Air Force | 22 × F/A-18E, 6 × F/A-18F | Commandés en 2018 ; livraison retardée par rapport au plan |
US Navy : ici, le Super Hornet est l’épine dorsale des groupes aériens embarqués. Les escadrilles portent le sigle VFA et sont basées à terre surtout dans les grandes bases aéronavales des côtes est et ouest. Depuis fin 2020, les Blue Angels, la patrouille acrobatique de la Navy, volent eux aussi sur Super Hornet. Un aperçu des patrouilles acrobatiques de ce côté de l’Atlantique est donné dans l’article Les patrouilles acrobatiques d’Europe.
Australie : la Royal Australian Air Force a commandé en 2007 24 F/A-18F pour remplacer ses F-111. La première escadrille était opérationnelle fin 2010. L’Australie est ainsi le seul utilisateur hors des États-Unis à n’exploiter que des biplaces.
Koweït : l’émirat a commandé en 2018 au total 28 Super Hornet au standard Block III, en plus d’Eurofighter déjà commandés. Les premiers appareils koweïtiens ont été construits à Saint-Louis ; le convoyage vers le Koweït a pris du retard, entre autres parce que la construction des infrastructures nécessaires sur les bases avait pris du retard à cause de la pandémie.
Les effectifs évoluent
Les chiffres sur les flottes militaires ne sont souvent publics que de façon approximative. Les déplacements d’escadrilles, les cessions et les nouvelles commandes modifient le tableau. Consulte des sources récentes avant d’organiser une sortie spécialement pour le Super Hornet.
Plusieurs pays européens ont étudié le Super Hornet dans leurs procédures d’acquisition ou se le sont vu proposer, dont le Danemark, la Finlande et l’Allemagne. Tous ont fini par choisir d’autres types – le plus souvent le F-35 Lightning II. En Allemagne, une flotte mixte d’Eurofighter et de Super Hornet a brièvement été évoquée en 2020, avant que la décision se porte sur le F-35 en 2022.
Ne rate aucun Rhino
Mets le Super Hornet sur ta liste de souhaits et fais-toi avertir par une alerte quand un type correspondant arrive dans ton aéroport. Planetrack arrive bientôt – accède à la liste d’attente.
Où voir le Super Hornet en Europe
Comme aucun pays européen n’exploite le Super Hornet, les observations en Allemagne, en Autriche et en Suisse sont rares et difficiles à planifier. Quelques situations augmentent tes chances :
- Groupes aéronavals en Méditerranée ou dans l’Atlantique : quand un porte-avions américain navigue dans les eaux européennes, il arrive que des appareils isolés se posent à terre – par exemple pour la maintenance, des exercices ou des convoyages.
- Exercices et convoyages : lors de manœuvres multinationales ou de vols de transfert entre les États-Unis et les zones d’opérations, des Super Hornet apparaissent sur des bases militaires, souvent accompagnés d’avions ravitailleurs.
- Meetings aériens : lors des grands salons aéronautiques, l’US Navy est représentée tantôt avec, tantôt sans Super Hornet. Les avions qui viennent ne sont souvent connus que peu de temps avant. L’article Les meetings aériens en Europe pour les spotteurs en donne un aperçu.
Comme les vols militaires manquent souvent sur les sites de suivi ou n’y apparaissent que par multilatération, jette un œil au guide Suivre les avions militaires en ligne. La façon dont sont construits les matricules des forces armées américaines est expliquée dans l’article sur les marquages militaires américains – à la Navy, ce sont les Bureau Numbers à six chiffres, que tu trouves souvent en petit à l’arrière, complétés par le grand code d’escadre sur la dérive.
Prêt pour ta session militaire ?
- Je sais qu’il y a en ce moment du trafic militaire ou un exercice près de chez moi.
- Je connais les règles pour photographier sur les bases militaires.
- Mon emplacement est sur le domaine public et autorisé.
- J’ai prévu une longue focale et de courtes vitesses d’obturation.
- Je connais les différences entre Hornet, Super Hornet et Growler.
Ce qui est permis et ce qui ne l’est pas au grillage d’une base militaire, c’est dans l’article Photographier les bases militaires : les règles.
Conseils photo pour le Super Hornet
Les avions de combat sont rapides, bruyants et souvent loin. Quelques points te permettent malgré tout d’obtenir des images nettes et parlantes.
De trois quarts avant
La vue de trois quarts montre en même temps les entrées d’air, les LERX et les dérives – donc exactement les critères avec lesquels tu justifieras ensuite le type.
Vitesses d’obturation courtes
Pour les passages à grande vitesse, il te faut des temps d’exposition très courts. Le suivi fonctionne mieux avec le haut du corps stable et en rafale.
Effets de condensation
Dans l’air humide, des traînées de vapeur se forment souvent au-dessus des grandes LERX, et lors d’un passage rapide, parfois de véritables nuages de condensation. Ces moments font la force des images de Super Hornet.
Les détails à l’arrière
Le code d’escadre et l’insigne d’escadrille sur les dérives révèlent l’unité. Une photo de détail supplémentaire facilite l’identification par la suite.
Des conseils généraux pour les shows se trouvent dans le guide Photographier les meetings aériens. Quand la lumière convient à ton emplacement, tu le calcules avec le guide Planifier la position du soleil pour ton spot photo.
Confusions fréquentes et comment les écarter
À côté du Hornet d’origine, il existe d’autres avions à deux réacteurs et à double dérive. Le F-15E Strike Eagle est nettement plus grand, a des dérives droites et des entrées d’air carrées très écartées sur les flancs du fuselage. Le F-35 n’a qu’un seul moteur et une forme furtive très lisse et anguleuse. L’Eurofighter, lui, sort tout de suite du lot avec son aile delta, ses canards à l’avant et sa dérive unique. D’autres distinctions sont expliquées dans l’article Reconnaître les avions de combat en Europe.
C’est en faveur du Super Hornet si …
- les entrées d’air sont carrées, en forme de boîte
- les emplantures d’aile larges vont jusqu’à hauteur du cockpit
- tu vois trois pylônes légèrement inclinés vers l’extérieur sous chaque aile
- deux dérives inclinées vers l’extérieur marquent l’arrière
Regarde de plus près si …
- de gros conteneurs sont accrochés aux extrémités d’aile – cela évoque le Growler
- tu ne vois l’avion que de dessus ou de derrière
- une livrée spéciale brouille les contours
Ce n’est pas un Super Hornet si …
- les entrées d’air sont rondes ou en forme de D – c’est alors un Hornet d’origine
- les dérives sont verticales
- tu ne vois qu’un seul moteur ou qu’une seule dérive
Enregistrer le Super Hornet dans Planetrack
Une observation de Super Hornet en Europe est souvent une histoire à elle seule. Dans Planetrack, tu la publies avec la photo, le type d’avion, le matricule, l’utilisateur, l’aéroport et le spot, et tu l’as ensuite en permanence dans ton hangar. Sur la liste de souhaits, tu notes les types qu’il te manque encore – par exemple le Growler ou le Hornet d’origine –, et dans la communauté, tu montres tes images, tu récoltes des likes et des commentaires ou tu discutes dans le chat avec d’autres spotteurs d’avions militaires.
Verdict
Le Super Hornet n’est pas un classique relooké, mais un avion à part entière, nettement plus grand, avec une nouvelle cellule, des moteurs plus puissants et plus d’autonomie. Pour les spotteurs, un seul coup d’œil aux entrées d’air suffit pour le distinguer du Hornet d’origine ; le nombre de sièges et les extrémités d’aile révèlent la variante. En Europe, il reste une rareté, parce que seuls les États-Unis, l’Australie et le Koweït l’exploitent – chaque observation n’en a que plus de valeur.
En bref
Entrées d’air carrées, larges LERX, onze points d’emport et deux dérives inclinées : voilà le F/A-18E/F Super Hornet. Un siège pour le E, deux pour le F, des conteneurs de brouillage aux extrémités d’aile pour le Growler. Pour l’attraper en Europe, il faut de la patience, un œil sur les exercices et les mouvements des groupes aéronavals, et un peu de chance.
Résumé
- Le Super Hornet a volé pour la première fois en novembre 1995 et il est opérationnel depuis 2001 ; il a remplacé à l’US Navy le F-14 Tomcat et les Hornet plus anciens.
- Il a été développé à partir du début des années 1990 chez McDonnell Douglas ; après la fusion de 1997, Boeing a repris le programme.
- Le standard actuel, le Block III, est livré depuis 2021 ; selon ses propres indications, Boeing a prolongé la production jusqu’en 2027.
- Le plus sûr pour le reconnaître : les entrées d’air carrées, les grandes LERX et les pylônes inclinés vers l’extérieur.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le Hornet et le Super Hornet ?
Le Super Hornet (F/A-18E/F) est une évolution en grande partie entièrement redessinée, environ 20 pour cent plus grande, du Hornet d’origine (F/A-18A à D). Il a des entrées d’air carrées au lieu de rondes, de plus grandes LERX, plus de surface alaire, deux points d’emport externes supplémentaires et les moteurs F414, plus puissants, à la place des F404.
Quel est le code type OACI du Super Hornet ?
Le Super Hornet figure dans la liste OACI sous F18S, le Hornet plus ancien sous F18H. Sur les sites de suivi des vols, les avions de combat n’apparaissent toutefois souvent que de façon incomplète, voire pas du tout.
Pourquoi appelle-t-on le Super Hornet « Rhino » ?
Les équipages de l’US Navy utilisent ce surnom pour le distinguer clairement du Hornet plus ancien à la radio et sur le pont. Il s’est aussi imposé dans le milieu du spotting.
Quelle est la différence entre le F/A-18E et le F/A-18F ?
Le F/A-18E est un monoplace, le F/A-18F a deux sièges en tandem pour le pilote et l’officier de systèmes d’armes. En contrepartie, le F emporte un peu moins de carburant dans le fuselage. De l’extérieur, tu le reconnais à sa verrière nettement plus longue.
Quels pays font voler le Super Hornet ?
En plus de l’US Navy, utilisateur principal, la Royal Australian Air Force fait voler 24 F/A-18F depuis la base d’Amberley, dans le Queensland. Le Koweït a commandé en 2018 22 monoplaces et six biplaces. D’autres pays comme l’Allemagne, le Canada ou la Finlande ont étudié le Super Hornet, mais ont choisi autre chose.
L’Allemagne voulait-elle acheter le Super Hornet ?
En avril 2020, le ministère de la Défense a présenté un achat mixte prévoyant entre autres 30 Super Hornet et 15 Growler, tout en soulignant que rien n’était encore décidé. En 2022, l’Allemagne a finalement choisi le F-35 pour succéder au Tornado.
Les Blue Angels volent-ils sur Super Hornet ?
Oui. La patrouille acrobatique de l’US Navy est passée fin 2020 du Hornet d’origine au Super Hornet. Lors de leurs shows, tu vois donc des E et des F dans la livrée bleu et jaune caractéristique.
Boeing F/A-18E/F Super Hornet : à collectionner, pas seulement à voir
Publie une photo avec l’immatriculation, le type, l’aéroport et le spot, coche le type dans ton hangar et reçois une alerte quand une immatriculation que tu cherches atterrit. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Types d’avions apparentés
McDonnell Douglas F/A-18 Hornet
Entrées d’air rondes, emplantures d’aile fines, deux dérives inclinées : la Legacy Hornet marque depuis des décennies le ciel de la Suisse, de la Finlande et de l’Espagne. Voici comment la reconnaître et la distinguer du Super Hornet.
MilitaireBoeing EA-18G Growler
De l’extérieur presque un F/A-18F, à l’intérieur un laboratoire électronique volant : l’EA-18G Growler brouille les radars et les radios de l’adversaire. Voici comment le reconnaître, le distinguer du Super Hornet, et pourquoi il ne vole pas à la Luftwaffe.
MilitaireLockheed Martin F-35 Lightning II
Un moteur, deux dérives inclinées, des surfaces lisses sans charges externes : le F-35 est le jet furtif que de plus en plus d’armées de l’air européennes exploitent – dont désormais l’Allemagne, avec le site de Büchel. Voici comment reconnaître A, B et C.
MilitaireBoeing F-15E Strike Eagle
Deux places, deux dérives et de gros réservoirs sur les flancs du fuselage : le F-15E est le chasseur-bombardier de la famille Eagle. Voici comment reconnaître le Strike Eagle, le F-15EX et les versions export – et le voir à Lakenheath.
MilitaireEurofighter EF2000 Typhoon
Des canards devant le cockpit, une grande aile delta, une large entrée d’air comme un sourire sous le nez : l’Eurofighter est l’épine dorsale de la Luftwaffe. Voici comment le reconnaître et où le voir en Allemagne.
MilitaireBoeing (McDonnell Douglas)/BAE AV-8B Harrier II
Un avion de combat qui vole en stationnaire, avec quatre tuyères orientables : l’AV-8B Harrier II a été pendant des décennies le cheval de bataille du US Marine Corps. En 2026, c’est fini là-bas – en Espagne et en Italie, il vole encore. Voici comment le reconnaître et où le voir encore.
Aéroports et constructeurs associés
Aéroports, constructeurs, groupes aériens et alliances – qui se cache derrière et ce que tu dois savoir en tant que spotteur.
Boeing
Boeing est le pendant américain d’Airbus et construit des jets de ligne en série depuis le 707. Si tu sais distinguer les 737, 777 et 787 grâce au train d’atterrissage, aux extrémités d’aile et à l’arrière du fuselage, tu identifies une grande partie du trafic de n’importe quel aéroport européen – même sans indice de livrée.
ConstructeurMcDonnell Douglas
Constructeur américain historique, né en 1967 de la fusion de McDonnell Aircraft et de Douglas Aircraft, absorbé par Boeing en 1997. Ses jets à moteurs arrière – DC-9, MD-80, DC-10 et MD-11 – ont marqué des décennies de transport aérien et sont aujourd’hui des sujets recherchés par les spotteurs.
Guides du blog sur le sujet
- Reconnaître les avions de combat en Europe : Eurofighter, F-35, F-16, Rafale, Gripen et Tornado
- Suivre les avions militaires en ligne : ce que tu peux voir et où ça s’arrête
- Matricules militaires américains : lire les serials de l’USAF, les tail codes et les BuNo de la Navy
- Photographier un meeting aérien : réglages pour jets, hélices et voltige
- Photographier une base aérienne militaire : ce que les spotteurs ont le droit de faire en Allemagne
- Les patrouilles acrobatiques d’Europe : avions, formations et histoire

