Grumman E-2 Hawkeye

Un turbopropulseur avec un énorme disque radar sur le dos et quatre dérives : le E-2 Hawkeye est l’œil des groupes aéronavals depuis les années 1960. Voici comment le reconnaître, distinguer E-2C et E-2D, et où il vole en Europe.

Également connu sous le nom de : Northrop Grumman E-2 Hawkeye · Hawkeye · Hummer · E-2C Hawkeye 2000 · E-2D Advanced Hawkeye · E-2K

États-UnisGrummanAvions militaires14 min de lecture

1960

Premier vol

5

Équipage

7,3 m

Diamètre du disque radar

3

E-2C dans la Marine française

L’essentiel en bref

  • Le radar volant des porte-avions : le E-2 surveille l’espace aérien autour du groupe aéronaval et guide ses propres avions de combat.
  • Impossible à confondre : disque radar sur le dos plus quatre dérives – cette combinaison n’existe que sur le Hawkeye.
  • E-2C et E-2D se ressemblent beaucoup : le D a un nouveau radar, un cockpit moderne et peut être ravitaillé en vol.
  • La France est le seul utilisateur hors US Navy à le faire voler depuis un porte-avions : trois E-2C de la flottille 4F, successeur E-2D commandé.
  • En Europe, tu le vois surtout en Bretagne, autour de Lann-Bihoué, ainsi que pendant des exercices et des meetings aériens.
Sommaire
  1. 1.Qu’est-ce que le E-2 Hawkeye ?
  2. 2.Du Tracer au Hawkeye : la genèse
  3. 3.Les versions en un coup d’œil
  4. 4.Comment reconnaître le Hawkeye
  5. 5.France : les Hawkeye de la flottille 4F
  6. 6.Les autres utilisateurs dans le monde
  7. 7.Où voir le Hawkeye en Europe
  8. 8.Conseils photo pour le Hawkeye
  9. 9.Le Hawkeye dans le groupe aéronaval
  10. 10.Noter le Hawkeye dans Planetrack
  11. 11.Verdict

Fiche d’identité

ConstructeurGrumman, depuis 1994 Northrop Grumman
RôleAvion embarqué de guet aérien et de commandement (AEW&C)
Premier vol du prototype21 octobre 1960
Mise en serviceJanvier 1964 (E-2A, US Navy)
Premier vol du E-2DAoût 2007
Équipage5 (deux pilotes, trois opérateurs de systèmes)
Moteurs2 × turbopropulseurs Allison/Rolls-Royce T56
Longueurenviron 17,6 m
Envergureenviron 24,6 m
Hauteurenviron 5,6 m
Diamètre du disque radarenviron 7,3 m
Masse maximale au décollageenviron 26 t (E-2D)
Exemplaires construits313, dont 88 E-2D (selon les ouvrages de référence)
Utilisateurs (sélection)US Navy, France, Japon, Taïwan, Égypte

Signes distinctifs

As-tu vraiment ce type d’avion devant toi ?

Coche ce qui correspond à l’avion que tu as sous les yeux.

  • Grand disque radar (rotodôme) plat porté par deux mâts au-dessus de l’arrière du fuselage – le signe distinctif par excellence
  • Quatre dérives sur le large empennage horizontal, au lieu d’une seule gouverne
  • Deux turbopropulseurs dans de longues nacelles sous l’aile haute et droite
  • Ailes repliables qui pivotent vers l’arrière au sol et se plaquent le long du fuselage
  • Crosse d’appontage à l’arrière et train robuste pour la catapulte et l’appontage
  • Sur les appareils modernisés, des hélices à huit pales (NP2000) ; les plus anciens ont quatre pales

Mis à jour : octobre 2026 – Un turbopropulseur trapu, deux hélices qui ronronnent, un empennage avec pas moins de quatre dérives – et par-dessus, un énorme disque plat qui ressemble à une antenne parabolique vissée sur le dos. Quand on l’a vu une fois, on ne l’oublie pas : c’est le Grumman E-2 Hawkeye, le radar volant des porte-avions. Depuis plus de 60 ans, il surveille l’espace aérien autour des groupes aéronavals, et en Europe, il vole dans la Marine française. Tu découvres ici comment est né le Hawkeye, comment distinguer E-2C et E-2D et où tu peux le voir.

Le Hawkeye dans ton hangar

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Qu’est-ce que le E-2 Hawkeye ?

Le Hawkeye est un avion bimoteur embarqué de guet aérien et de commandement. Sa mission : voir aussi loin que possible au-delà de l’horizon. À cause de la courbure de la Terre, un radar de navire ne détecte que tard les cibles volant bas. Un radar placé à plusieurs kilomètres d’altitude, lui, repère avions et missiles bien plus tôt. Le Hawkeye signale ce qui approche, diffuse la situation aux navires et aux avions, et guide ses propres avions de combat vers leurs cibles. À la Navy, on le surnomme donc « l’œil de la flotte ».

À bord se trouvent cinq personnes : deux pilotes à l’avant, trois spécialistes aux consoles dans le fuselage, qui analysent les images radar et coordonnent l’espace aérien. Il est propulsé par deux turbopropulseurs T56, le même moteur de base que celui du Lockheed C-130 Hercules. Son ronronnement grave et régulier lui a valu le surnom de « Hummer ».

Sa particularité : le E-2 est conçu pour la vie sur porte-avions. Il décolle à la catapulte, apponte en accrochant les brins d’arrêt avec sa crosse et replie ses ailes pour trouver sa place dans le hangar exigu. Les avions de guet aérien plus grands basés à terre, comme le Boeing E-3 Sentry, en sont incapables – en revanche, ils volent plus haut, plus longtemps et avec un équipage plus nombreux.

60+ans d’histoire du E-2 depuis le premier vol en 1960
5membres d’équipage : deux pilotes, trois opérateurs
313Hawkeye construits, toutes versions, dont 88 E-2D

Du Tracer au Hawkeye : la genèse

Dans les années 1950, la US Navy utilisait pour la surveillance de l’espace aérien le E-1 Tracer, un avion à moteurs à pistons avec un radôme en forme de goutte au-dessus du fuselage. Face à des avions à réaction plus rapides et à de nouvelles menaces, il fut vite dépassé. Grumman, le constructeur de renom d’avions de marine de Long Island, a donc dessiné un tout nouveau type avec des turbopropulseurs, un radar plus grand et surtout un traitement de données performant à bord.

Le prototype a volé le 21 octobre 1960 ; en janvier 1964, la première version de série, le E-2A, est entrée en service à la US Navy. Les concepteurs avaient des contraintes sévères : poids, longueur et surtout hauteur devaient convenir aux porte-avions de l’époque. De là viennent les particularités du Hawkeye – par exemple les ailes repliables, qui pivotent vers l’arrière et se plaquent le long du fuselage sans toucher le disque radar. Grumman a appelé ce principe « Sto-Wing ».

Un avion de transport est par ailleurs né du Hawkeye : le C-2 Greyhound, qui a acheminé pendant des décennies courrier, pièces détachées et personnel sur les porte-avions. Il reprend les ailes et les moteurs du E-2, mais a un fuselage plus épais avec une rampe arrière et pas de disque radar. À la Navy, ce rôle est désormais assuré par le Bell Boeing V-22 Osprey dans sa version CMV-22B.

1960 – premier vol

Le prototype décolle en octobre. À partir de 1964, le E-2A vole à la US Navy.

E-2B – nouvel ordinateur

La plupart des E-2A sont transformés en E-2B avec un ordinateur numérique.

1972 – E-2C

Le E-2C entre en production et évolue en plusieurs étapes jusqu’au Hawkeye 2000.

2007/2014 – E-2D

L’Advanced Hawkeye vole pour la première fois en août 2007 et est opérationnel depuis octobre 2014.

Les versions en un coup d’œil

Pour les spotteurs, deux versions comptent surtout aujourd’hui : le E-2C et le E-2D. Les premières versions A et B appartiennent depuis longtemps à l’histoire.

E-2C et Hawkeye 2000

Le E-2C est le Hawkeye qui a marqué l’image du type pendant des décennies. Il a reçu un radar plus puissant, de nouveaux équipements électroniques et a été continuellement modernisé, par exemple aux niveaux Group II et Group II Plus. La dernière grande étape s’appelle Hawkeye 2000. Elle apporte de nouveaux ordinateurs et consoles et peut, selon les ouvrages de référence, suivre plus de 2 000 cibles à la fois. C’est précisément cette version que fait voler la Marine française.

Une mise à niveau visible concerne les hélices : avec le système NP2000, de nombreux Hawkeye ont reçu huit pales au lieu de quatre. Les nouvelles hélices tournent plus doucement, sont plus faciles à entretenir et changent nettement l’allure – sur les photos, le plus simple est de compter les pales. Les appareils français aussi ont été modernisés.

E-2D Advanced Hawkeye

Le E-2D ressemble à s’y méprendre au E-2C, mais c’est un nouvel avion à l’intérieur. Son cœur est le radar AN/APY-9, fourni par Lockheed Martin. Il fonctionne en bande UHF et oriente en plus son faisceau électroniquement. Il peut ainsi observer des zones précises sans attendre le tour suivant du disque. Northrop Grumman annonce plus de 3 000 cibles suivies simultanément. S’y ajoutent un cockpit en verre et le ravitaillement en vol, qui allonge la durée de mission – une capacité que le E-2C n’a pas.

Selon le constructeur, environ 70 E-2D sont en service dans le monde. Le principal client est la US Navy ; le Japon et la France ont suivi comme clients à l’export.

Caractéristique E-2C (Hawkeye 2000) E-2D Advanced Hawkeye
Radar rotation mécanique AN/APY-9, rotation plus balayage électronique
Cockpit instruments conventionnels cockpit en verre
Ravitaillement en vol non oui
Hélices quatre ou huit pales (après modernisation) huit pales
Utilisateurs (sélection) France, Japon, Égypte, Taïwan (en tant que E-2K) US Navy, Japon, France (commandé)

Astuce : déterminer la version

De l’extérieur, la distinction est difficile. Fais attention à une perche de ravitaillement au-dessus du cockpit, aux pales des hélices et surtout à l’utilisateur : un Hawkeye français est (en octobre 2026) un E-2C ; à la US Navy, tu croises de plus en plus le E-2D.

Comment reconnaître le Hawkeye

La bonne nouvelle : le E-2 est l’un des avions militaires les plus faciles à identifier. Le disque radar se voit de très loin. Les confusions menacent surtout avec d’autres avions de guet aérien qui portent aussi un disque – mais ce sont en général de grands avions à réaction.

Caractéristique E-2 Hawkeye E-3 Sentry / E-767 E-7 Wedgetail
Propulsion 2 turbopropulseurs 4 ou 2 réacteurs 2 réacteurs
Radar disque rond disque rond « barre » plate sur le fuselage
Empennage quatre dérives une dérive une dérive
Taille compact, apte au porte-avions taille d’avion de ligne taille d’avion de ligne
Ailes repliables oui non non

Le E-3 Sentry est basé sur le Boeing 707, le Boeing E-767 japonais sur le 767 – tous deux sont beaucoup plus grands et ont des réacteurs. Le E-7 Wedgetail porte une barre radar plate au lieu d’un disque. Et les systèmes de guet aérien basés sur le Saab 340 ont certes des hélices, mais aussi une barre allongée au lieu d’un disque. Le guide Reconnaître les AWACS, avions de patrouille maritime et avions de reconnaissance donne une vue d’ensemble complète.

C’est un Hawkeye si …

  • un disque radar rond repose sur un fuselage de turbopropulseur
  • l’empennage montre quatre dérives
  • les ailes sont repliées vers l’arrière contre le fuselage au sol
  • on voit une crosse d’appontage à l’arrière

Regarde de plus près si …

  • tu ne vois qu’un turbopropulseur trapu sans disque – il pourrait alors s’agir d’un C-2 Greyhound
  • tu veux distinguer E-2C et E-2D

Ce n’est pas un Hawkeye si …

  • le disque repose sur un jet à ailes en flèche (E-3, E-767)
  • une barre plate remplace le disque sur le fuselage (E-7, systèmes Saab)
  • il n’y a qu’une seule dérive

France : les Hawkeye de la flottille 4F

Pour les spotteurs d’Europe, la flotte française de Hawkeye est la plus importante. La Marine nationale est, d’après les ouvrages de référence, le seul utilisateur avec la US Navy à mettre réellement en œuvre le E-2 depuis un porte-avions. C’est le Charles de Gaulle qui le permet, seul porte-avions d’Europe doté de catapultes et de brins d’arrêt pour des avions de cette taille.

Les appareils français appartiennent à la flottille 4F, reconstituée en 2000 avec le Hawkeye. Auparavant, l’unité avait fait voler le Breguet Alizé de 1959 à 1997. Sa base est l’aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient, en Bretagne. La flotte compte trois E-2C Hawkeye 2000 ; les premiers appareils sont arrivés à la Marine à la fin des années 1990. Avec les Dassault Rafale M, ils forment l’ossature du groupe aéronaval. Selon des sources spécialisées, les Hawkeye français ont notamment participé à des opérations au-dessus de l’Afghanistan et de la Libye.

Le successeur est décidé : en septembre 2019, le ministère français de la Défense a annoncé l’achat de trois E-2D Advanced Hawkeye, et en décembre 2020, la France a signé le contrat d’achat avec le gouvernement américain. Northrop Grumman a commencé en décembre 2024, dans l’usine de St. Augustine en Floride, la construction du premier E-2D français. La première livraison est annoncée pour 2027. D’ici là, le E-2C reste en service.

Les calendriers peuvent glisser

Les dates de livraison des avions militaires changent souvent. Les indications ici correspondent à la situation d’octobre 2026. Vérifie les informations récentes avant de centrer une sortie sur le premier E-2D français.

Intéressant pour toi : Lann-Bihoué partage sa piste avec l’aéroport civil de Lorient-Bretagne Sud. Si tu es dans la région, un coup d’œil aux règles s’impose – ce qui est autorisé en France pour photographier dans les aéroports et sur les sites militaires, l’article Photographier dans les aéroports français l’explique. Pour les bases aériennes militaires en général, lis Photographier les bases aériennes militaires : les règles.

Ne rate aucun Hawkeye

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Les autres utilisateurs dans le monde

En dehors des États-Unis et de la France, le Hawkeye vole surtout depuis des bases terrestres. Le tableau présente les utilisateurs attestés, avec des chiffres seulement là où ils sont établis.

Utilisateur Versions Remarques
US Navy E-2D, qui remplace progressivement le E-2C Principal utilisateur, escadrons sur tous les porte-avions
France (Marine nationale) 3 E-2C Hawkeye 2000, 3 E-2D commandés Flottille 4F, Lann-Bihoué et Charles de Gaulle
Japon (forces aériennes d’autodéfense) E-2C et E-2D en mars 2023, selon les ouvrages de référence, 10 E-2C et 6 E-2D, d’autres commandés
Taïwan E-2K quatre E-2T transformés en E-2K, plus deux E-2K neufs
Égypte E-2C en service depuis 1987, complétés plus tard
Mexique E-2C trois appareils d’origine israélienne depuis le début des années 2000, effectif actuel incertain
Israël E-2C historique, en service jusqu’en 1994
Singapour E-2C historique, remplacés en 2012 par des avions de guet aérien dérivés du Gulfstream

Le Japon est le plus grand utilisateur de Hawkeye après les États-Unis. Le E-2C y est entré en service à partir de 1987 à Misawa, et depuis 2019, la flotte est complétée par des E-2D. Israël a fait voler ses Hawkeye de 1981 à 1994 ; trois d’entre eux sont partis plus tard au Mexique. Pour les spotteurs d’Europe, ces utilisateurs n’ont guère d’importance – à moins que tu ne prévoies un voyage en Asie.

Où voir le Hawkeye en Europe

Les chances sont limitées, mais pas mauvaises si tu sais où regarder :

  • Bretagne : autour de Lann-Bihoué, les E-2C français effectuent régulièrement des vols d’entraînement. C’est ici que tu as les meilleures chances de toute l’Europe.
  • Sorties du porte-avions : quand le Charles de Gaulle est en Méditerranée, les Hawkeye sont à bord. Ils se posent parfois aussi à terre, par exemple lors d’exercices.
  • Groupes aéronavals américains : quand un porte-avions américain croise en Méditerranée ou dans l’Atlantique, un escadron de E-2D en fait partie. Les escales à terre sont rares et difficiles à planifier.
  • Meetings aériens : lors de grands shows comme le Royal International Air Tattoo, les avions de marine sont parfois présents, parfois non. Quels événements valent le coup, Meetings aériens en Europe pour spotteurs l’indique.

Les vols militaires manquent souvent dans les sites de suivi ou n’y apparaissent que de façon incomplète. Pour garder malgré tout une vue d’ensemble, lis le guide Suivre les avions militaires en ligne. Pour les numéros de série et les affectations d’escadrons, une base de données comme Scramble vaut le coup d’œil ; comment sont construits les matricules de la US Navy, l’article Immatriculations militaires américaines l’explique. Si tu veux voir des avions de guet aérien en Allemagne, tu ne peux pas contourner la flotte de l’OTAN – des conseils dans l’article Base de l’OTAN à Geilenkirchen.

Prêt pour ta chasse au Hawkeye ?

Coche ce que tu as déjà fait.

  • Je sais si le Charles de Gaulle est actuellement au port ou en mer.
  • Je connais les règles pour photographier sur les sites militaires français.
  • Ma position est sur le domaine public et autorisée.
  • J’ai prévu une longue focale et une vitesse d’obturation qui ne fige pas les hélices.
  • Je sais distinguer Hawkeye, E-3 et E-7 à la propulsion, au radar et à l’empennage.

Conseils photo pour le Hawkeye

Le Hawkeye est un sujet reconnaissant, car sa forme est si inhabituelle. Quelques astuces aident quand même :

Ne pas figer les hélices

Avec des vitesses d’obturation très courtes, les hélices semblent immobiles, comme si l’avion planait. Des vitesses un peu plus longues montrent un disque d’hélice et donnent plus de dynamisme.

Vue de profil pour le disque

De côté, tu montres le disque radar, les mâts et les quatre dérives sur une seule image – la photo de référence parfaite.

Ailes repliées au sol

Quand le Hawkeye roule avec les ailes repliées, tu as un sujet qui n’existe sur presque aucun autre type.

Planifier la lumière

Les avions de marine gris ont plus de relief sous une lumière latérale rasante. Choisis ta position de façon à avoir le soleil dans le dos.

Pour planifier la lumière, le guide Planifier la position du soleil pour ton spot photo t’aide ; pour les shows, les conseils de Photographier les meetings aériens.

Le Hawkeye dans le groupe aéronaval

Sur un porte-avions, le Hawkeye ne travaille jamais seul. À la US Navy, il guide les F/A-18E/F Super Hornet et les F-35C, tandis que l’EA-18G Growler brouille les radars adverses. Autrefois, il partageait le pont avec le Grumman F-14 Tomcat, le jet le plus célèbre de la même maison. Dans la Marine française, le partenaire est le Rafale M. À terre, des avions de patrouille maritime comme le Boeing P-8 Poseidon complètent la situation tactique. Comment distinguer les avions de combat de ces groupes, Reconnaître les avions de combat en Europe le montre.

Noter le Hawkeye dans Planetrack

Une observation de Hawkeye en Europe est une vraie prise. Dans Planetrack, tu la publies avec photo, type d’avion, matricule, utilisateur, aéroport et spot, puis tu la gardes durablement dans ton hangar. Dans la liste de souhaits, tu notes ce qui te manque encore – par exemple le premier E-2D français. La carte des spots t’indique l’accès, la meilleure lumière et les photos de la communauté, et dans la communauté, tu partages tes photos, récoltes des likes et des commentaires ou échanges dans le chat avec d’autres spotteurs d’avions militaires.

Verdict

Le E-2 Hawkeye est un classique qui ne vieillit pas. Il vole depuis les porte-avions depuis 1964, et avec le E-2D, il a réussi le saut vers le présent. Pour les spotteurs, c’est un rêve : disque radar, quatre dérives et ailes repliables le rendent inimitable. En Europe, la France est la clé – les trois E-2C de la flottille 4F à Lann-Bihoué, qui seront remplacés par des E-2D.

En bref

Turbopropulseur avec grand disque radar, quatre dérives, ailes repliables : c’est le E-2 Hawkeye. Le E-2C et le E-2D diffèrent surtout à l’intérieur. En Europe, il vole dans la Marine française depuis Lann-Bihoué et le Charles de Gaulle ; trois E-2D sont commandés, le premier est annoncé pour 2027.

Résumé

  • Grumman a conçu le E-2 à la fin des années 1950 pour succéder au E-1 Tracer à moteurs à pistons ; le prototype a volé en octobre 1960, le type est en service depuis 1964.
  • Le E-2C a marqué l’image du Hawkeye pendant des décennies ; le E-2D Advanced Hawkeye, avec un nouveau radar, est opérationnel depuis 2014.
  • Outre la US Navy, la France, le Japon, Taïwan et l’Égypte font voler le type ; Israël et Singapour ont retiré leurs Hawkeye du service.
  • La Marine française met en œuvre trois E-2C Hawkeye 2000 depuis Lann-Bihoué et le porte-avions Charles de Gaulle, et les remplace par trois E-2D.

Questions fréquentes

Que fait le E-2 Hawkeye ?

Le Hawkeye est un avion de guet aérien et de commandement. Avec son grand radar sur le dos, il surveille l’espace aérien bien au-delà de l’horizon, détecte les avions et les missiles qui approchent et guide ses propres avions de combat. En anglais, on parle d’Airborne Early Warning and Control, en abrégé AEW&C. Il aide en outre, comme poste de commandement volant, pour la surveillance des frontières, les opérations de sauvetage et l’aide en cas de catastrophe.

Quelle différence entre le E-2C et le E-2D ?

De l’extérieur, presque aucune : la cellule, le disque radar et les moteurs se ressemblent beaucoup. Le E-2D a un nouveau radar à balayage électronique (AN/APY-9), un cockpit en verre et la possibilité du ravitaillement en vol. Un indice visible peut être la perche de ravitaillement au-dessus du cockpit, si elle est montée. De nombreux E-2C ont en outre été équipés d’hélices à huit pales, que porte aussi le E-2D.

Pourquoi le Hawkeye a-t-il quatre dérives ?

On cite en général deux raisons : le E-2 devait entrer dans les hangars des porte-avions, dont la hauteur libre est limitée – une dérive unique suffisamment grande aurait été trop haute. De plus, le grand disque radar perturbe l’écoulement de l’air vers l’arrière, si bien que plusieurs dérives assurent une stabilité directionnelle suffisante.

Quels pays font voler le E-2 ?

Le principal utilisateur est la US Navy. S’y ajoutent la France (Marine nationale), le Japon (forces aériennes d’autodéfense), Taïwan et l’Égypte. Le Mexique a repris trois E-2C d’origine israélienne au début des années 2000 ; combien volent encore, ce n’est pas clairement établi publiquement. Israël et Singapour ont retiré le type du service.

Où puis-je voir le Hawkeye en Europe ?

Surtout en Bretagne : les E-2C français sont stationnés sur la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient. Ils apparaissent aussi lors d’exercices, de sorties du Charles de Gaulle et parfois dans des meetings aériens. Les Hawkeye de la US Navy arrivent en Méditerranée ou dans l’Atlantique avec les groupes aéronavals.

Pourquoi appelle-t-on le E-2 « Hummer » ?

Le surnom fait allusion au ronronnement régulier des deux turbopropulseurs. Chez les équipages et les spotteurs, « Hummer » est d’usage depuis des décennies.

Le E-2 a-t-il son propre code type OACI ?

Nous ne donnons volontairement pas ici de code clairement établi. Les avions militaires apparaissent souvent dans les sites de suivi avec des désignations génériques, de façon incomplète ou pas du tout. Pour le Hawkeye, l’identification à l’œil est de toute façon simple : le disque radar le trahit aussitôt.

Grumman E-2 Hawkeye : à collectionner, pas seulement à voir

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