L’essentiel en bref
- Trois fois plus de canaux : dans la bande VHF aéronautique, 760 canaux de communication tiennent avec un espacement de 25 kHz, environ trois fois plus avec un espacement de 8,33 kHz.
- Une obligation par étapes : introduit en 1999 au-dessus du FL245, à partir de 2007 au-dessus du FL195, depuis le 1er janvier 2018 en principe pour tous les vols dans l’espace aérien à utilisation obligatoire de la radio.
- Canal n’est pas fréquence : la désignation de canal à six chiffres que les pilotes affichent est un identifiant. Derrière le canal 118.010 se cache par exemple la fréquence porteuse 118,0083 MHz.
- Les derniers chiffres trahissent l’espacement : les canaux en .x00, .x25, .x50 et .x75 sont des canaux de 25 kHz, toutes les autres terminaisons valides désignent des canaux de 8,33 kHz.
- Les scanners ont besoin du bon pas et du bon filtre : un appareil sans pas de 8,33 kHz ne tombe sur beaucoup de canaux qu’approximativement, un filtre large laisse passer les canaux voisins. Pour l’écoute elle-même, l’interdiction du § 5 du TDDDG (loi allemande sur la protection des données dans les télécommunications et les services numériques) s’applique en Allemagne indépendamment de tout cela.
Sommaire
- 1.Espacement de 8,33 kHz : la réponse courte
- 2.Pourquoi la radio aéronautique a changé de norme
- 3.La transition par étapes
- 4.Désignation de canal et vraie fréquence
- 5.Ce qu’un récepteur doit savoir faire techniquement
- 6.Le côté juridique pour les possesseurs de scanner
- 7.Malentendus typiques
- 8.Spotter sans radio : ce qui t’aide vraiment
Celui qui ressort un vieux scanner portable du tiroir et le compare à une liste de fréquences actuelle trébuche vite sur des chiffres comme 132.335 ou 118.010. L’appareil ne se règle pas du tout dessus, ou bien il s’accroche quelques kilohertz à côté. La raison, c’est l’espacement de canaux de 8,33 kHz, vers lequel la radio aéronautique européenne a basculé en plusieurs étapes. Ce guide t’explique pourquoi la transition était nécessaire, comment fonctionnent les étranges désignations de canaux et ce qu’un récepteur doit savoir faire techniquement – y compris la limite juridique qui s’applique en Allemagne à l’écoute.
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Espacement de 8,33 kHz : la réponse courte
L’espacement de canaux de 8,33 kHz fixe la distance qui sépare les canaux de communication dans la bande VHF aéronautique. Autrefois, l’écart était de 25 kHz ; aujourd’hui, chacune de ces tranches de 25 kHz est divisée en trois canaux d’un tiers de largeur chacun – d’où le chiffre bancal 8,33. Environ trois fois plus de canaux tiennent ainsi dans la même bande. Comme des fréquences comme 118,00833 MHz se saisissent mal, l’aviation travaille avec des désignations de canaux à six chiffres, qui ne correspondent pas toujours à la vraie fréquence porteuse.
Pour toi, spotteur, c’est intéressant pour deux raisons : d’abord, ces désignations de canaux apparaissent partout dans les cartes, les fiches d’aéroports et les listes de fréquences. Ensuite, l’espacement décide si un récepteur se cale proprement sur un canal. Quels services se cachent derrière les fréquences, l’article de base Comprendre les fréquences de la radio aéronautique l’explique.
Pourquoi la radio aéronautique a changé de norme
La radiotéléphonie civile entre le cockpit et le contrôle aérien utilise la plage VHF de 117,975 à 137 MHz et travaille en modulation d’amplitude (AM). Cette bande est fixée au niveau international et ne peut pas simplement être élargie. De plus, chaque fréquence ne peut être attribuée qu’une seule fois dans un certain rayon, car des émetteurs sur la même fréquence se brouilleraient mutuellement – et les avions en altitude de croisière reçoivent les stations au sol sur de très grandes distances.
En même temps, les besoins ont grandi. Chaque secteur de contrôle d’une zone de contrôle régional a besoin de sa propre fréquence, chaque zone d’approche, chaque tour, sol, livraison de plan de vol et l’ATIS également. Plus l’espace aérien européen a été découpé en petits secteurs pour écouler plus de trafic, plus il fallait de fréquences. Comment les différents services travaillent ensemble, l’article Clairance, sol, tour, approche, centre l’explique.
L’aviation avait déjà réduit l’espacement des canaux plus tôt, dernièrement de 50 à 25 kHz au début des années 1970. Avec 25 kHz, la plage utilisable de 118,000 à 136,975 MHz donne exactement 760 canaux. Au-dessus de l’Europe, cela a fini par ne plus suffire, et un nouveau pas vers le bas était la solution évidente : si l’on divise chaque canal de 25 kHz en trois, on obtient, sans nouveau spectre, environ 2 280 emplacements de canaux.
Pourquoi pas 12,5 kHz ?
Une division par deux n’aurait donné que deux fois plus de canaux. La division par trois exploite mieux la bande et conserve en même temps un rapport fixe avec l’ancien espacement de 25 kHz – chaque ancien canal reste sur un point de la grille.
La transition par étapes
L’introduction s’est étalée sur près de deux décennies, car chaque radio, à bord comme au sol, était concernée. Les jalons les plus importants :
| Date | Étape | Qui était concerné |
|---|---|---|
| 1999 | espacement de 8,33 kHz obligatoire dans l’espace aérien européen au-dessus du FL245 | avions de ligne dans l’espace aérien supérieur |
| 2007 | extension à l’espace aérien au-dessus du FL195 | aussi le trafic régional et d’affaires à altitude intermédiaire |
| 2012 | le règlement d’exécution (UE) 1079/2012 fixe le calendrier pour tout l’espace aérien | tous les exploitants, services de contrôle aérien et fabricants de radios |
| 17 nov. 2013 | les radios nouvellement mises sur le marché, nouvellement mises en service et modernisées ainsi que les appareils des aéronefs nouvellement immatriculés doivent être aptes au 8,33 kHz | fabricants, exploitants, aéronefs nouvellement immatriculés |
| 31 déc. 2017 | toutes les radios doivent être aptes au 8,33 kHz (hors radios sol des services de contrôle aérien) | propriétaires et exploitants |
| 1er janv. 2018 | vols dans les espaces aériens à utilisation obligatoire de la radio uniquement avec une radio de bord apte au 8,33 kHz | aussi l’aviation générale et le vol à voile |
| 31 déc. 2018 | date cible pour la conversion des attributions de fréquences | services de contrôle aérien et exploitants d’aérodromes |
Pour l’aviation générale, 2018 a été la grande coupure : beaucoup d’avions d’aéro-club et de planeurs ont dû changer leurs radios. Le règlement autorisait les États à accorder des dérogations temporaires pour les vols à vue ainsi que des dérogations locales, tant que les effets sur le réseau restaient faibles. Pour les aéronefs d’État, des délais propres, parfois plus tardifs, s’appliquaient. Le règlement 1079/2012 a été abrogé en 2023 par le règlement d’exécution (UE) 2023/1770. La transition elle-même est achevée, les radios aptes au 8,33 kHz sont aujourd’hui la norme dans l’espace aérien européen.
Qui est responsable de la planification des fréquences en Allemagne, tu le lis dans le portrait de la DFS Deutsche Flugsicherung (le contrôle aérien allemand). Dans les grands aéroports comme l’aéroport de Francfort ou l’aéroport de Munich, de nombreux services fonctionnent en parallèle – c’est exactement là qu’on voit pourquoi des canaux supplémentaires étaient nécessaires.
Ce qui est resté à l’espacement de 25 kHz
Tout n’a pas été converti. Le règlement de l’UE cite expressément quelques fréquences qui restent dans l’ancien espacement :
- 121,5 MHz, la fréquence de détresse internationale, qu’utilisent aussi les balises de détresse et les services de secours. Plus d’informations sur les appels de détresse à la radio dans l’article sur Mayday et Pan-Pan.
- 123,1 MHz, une fréquence auxiliaire pour les opérations de recherche et de sauvetage.
- Les fréquences de transmission de données pour VDL et ACARS. Ce qui y est transmis, l’article sur les messages ACARS le montre.
En outre, les États pouvaient laisser quelques attributions à l’espacement de 25 kHz pour des raisons de sécurité, par exemple pour de grands secteurs couverts par plusieurs émetteurs au sol. Dans les listes de fréquences, tu trouves donc aujourd’hui encore les deux espacements côte à côte.
Désignation de canal et vraie fréquence
C’est là que se trouve la partie qui déroute le plus souvent les possesseurs de scanner. Un canal de 8,33 kHz se situe sur des fréquences comme 118,00833 ou 118,01667 MHz. De telles valeurs sont peu pratiques et sujettes aux erreurs dans le cockpit. C’est pourquoi l’aviation définit des canaux : des identifiants à six chiffres que la radio traduit en une fréquence porteuse précise et un espacement précis. Le règlement de l’UE décrit en conséquence un canal comme une désignation numérique pour régler la radio de communication – pas comme une fréquence.
Le schéma se répète dans chaque bloc de 100 kHz. Pour le bloc à partir de 118,000 MHz, il se présente ainsi :
| Canal | Fréquence porteuse | Espacement |
|---|---|---|
| 118.000 | 118,0000 MHz | 25 kHz |
| 118.005 | 118,0000 MHz | 8,33 kHz |
| 118.010 | 118,0083 MHz | 8,33 kHz |
| 118.015 | 118,0167 MHz | 8,33 kHz |
| 118.025 | 118,0250 MHz | 25 kHz |
| 118.030 | 118,0250 MHz | 8,33 kHz |
| 118.035 | 118,0333 MHz | 8,33 kHz |
| 118.040 | 118,0417 MHz | 8,33 kHz |
| 118.050 | 118,0500 MHz | 25 kHz |
| 118.055 / .060 / .065 | 118,0500 / 118,0583 / 118,0667 MHz | 8,33 kHz |
| 118.075 | 118,0750 MHz | 25 kHz |
| 118.080 / .085 / .090 | 118,0750 / 118,0833 / 118,0917 MHz | 8,33 kHz |
On en tire trois règles faciles à retenir :
- Si le canal se termine par 00, 25, 50 ou 75, c’est un canal de 25 kHz, et le chiffre correspond exactement à la fréquence.
- Les terminaisons 20, 45, 70 et 95 n’existent pas. Si un tel chiffre apparaît dans une liste, il est probablement mal recopié.
- Toutes les autres terminaisons sont des canaux de 8,33 kHz. Le premier canal d’un groupe de trois (05, 30, 55, 80) se trouve sur la même fréquence porteuse que le canal de 25 kHz qui précède, simplement avec un espacement plus étroit. Les deux suivants se situent environ 8,3 et 16,7 kHz plus haut.
Cette logique explique aussi pourquoi les fréquences modernes ont presque toujours trois décimales. Dans l’ancien monde à 25 kHz, une écriture à deux décimales suffisait souvent, aujourd’hui seule la troisième décimale précise de quel canal il s’agit.
Convertir une désignation de canal en fréquence
Valeur calculée d’après le schéma de canaux fixe de l’aviation. Les terminaisons 20, 45, 70 et 95 ne sont pas des canaux valides et ne peuvent donc pas être sélectionnées.
Ce qu’un récepteur doit savoir faire techniquement
Pour qu’un récepteur tombe proprement sur un canal de 8,33 kHz, deux choses doivent être réunies : le réglage et le filtre. Les deux dépendent de l’appareil, pas de l’antenne.
Pas de réglage et saisie de fréquence
Beaucoup de scanners plus anciens n’offrent dans la bande aéronautique que des pas de 25 kHz, certains en plus de 12,5 kHz. On peut ainsi atteindre les canaux de 25 kHz et le premier canal de chaque groupe de 8,33, mais les deux autres seulement approximativement – l’appareil se trouve alors, selon le pas, environ 4 à 8 kHz à côté de la fréquence porteuse. En AM, cela se traduit par une restitution déformée, plus faible ou hachée.
Les appareils à pas de 8,33 kHz recalculent correctement l’espacement en interne. Certains attendent alors la vraie fréquence (118,0083), d’autres acceptent la désignation de canal (118.010). Si le manuel ne dit rien, le tableau ci-dessus aide : en cas de doute, saisis la fréquence porteuse. À quoi faire attention d’autre à l’achat, le guide Acheter un scanner de radio aéronautique l’explique.
Largeur du filtre
Le second problème est la largeur de bande. Un filtre de réception conçu pour l’espacement de 25 kHz laisse passer une plage nettement plus large que celle qu’occupe un canal de 8,33 kHz. Si d’autres stations se trouvent sur les canaux voisins du tiers, tu les entends aussi – les spécialistes parlent de canaux adjacents. Un récepteur avec un filtre AM étroit sélectionnable sépare plus proprement les canaux.
Avec les récepteurs SDR, c’est plus simple : des logiciels comme SDR# ou SDR++ te laissent régler librement la fréquence et la largeur de bande. Là, tu saisis la vraie fréquence porteuse et tu règles le filtre assez étroit pour masquer les canaux voisins. Tu trouveras les bases sur la clé, l’antenne et le logiciel dans l’article Recevoir la radio aéronautique avec une clé SDR.
Ce qui compte
- pas de 8,33 kHz ou saisie libre de fréquence avec au moins quatre décimales
- démodulation AM dans la plage 118 à 137 MHz
- filtre étroit sélectionnable pour les zones très occupées
- mémoires pouvant enregistrer la désignation de canal comme nom
Faiblesses typiques des vieux appareils
- uniquement espacement de 25 ou 12,5 kHz dans la bande aéronautique
- filtre AM fixe et large
- la saisie de la désignation de canal est interprétée comme une fréquence
- la recherche saute des canaux entre les anciens points de la grille
Configuration des pistes et vent en un coup d’œil
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Le côté juridique pour les possesseurs de scanner
Beaucoup de technique, peu de marge : en Allemagne, la possession d’un scanner ou d’une clé SDR est autorisée, mais l’écoute de la radio aéronautique sans autorisation ne l’est pas, selon l’avis le plus répandu. Le § 5 du TDDDG n’autorise la réception avec une installation radio que pour les messages destinés à toi, aux radioamateurs, au grand public ou à un cercle indéterminé de personnes. La radiotéléphonie entre le cockpit et les contrôleurs n’en fait pas partie. De plus, la loi interdit de transmettre le contenu, ou même simplement le fait de la réception. Les détails avec les peines encourues et les alternatives légales figurent dans l’article Écouter la radio aéronautique : technique et situation juridique.
Un appareil apte au 8,33 kHz n’est pas une autorisation
Que ton scanner maîtrise le nouvel espacement ne change rien à la situation juridique. Publier des enregistrements radio dans des vidéos ou des discussions de groupe est aussi tabou en Allemagne (plus de détails dans l’article Publier des communications radio dans des vidéos). Cet article ne constitue pas un conseil juridique ; dans d’autres pays, des règles en partie différentes s’appliquent, que tu dois vérifier sur place.
À quoi sert alors ce savoir ? D’abord à tous ceux qui passent ou possèdent déjà un certificat de radiotéléphonie comme le BZF ou l’AZF (les certificats allemands de radiotéléphonie aéronautique) – le schéma de canaux y fait partie des outils de base. Ensuite à tous ceux qui lisent des cartes : les fréquences des cartes d’aérodrome, des fiches d’aéroports ou des réseaux de simulation sont aujourd’hui toutes au nouveau format. Celui qui veut s’entraîner à la maison sur simulateur trouve avec VATSIM et IVAO un environnement légal où les mêmes désignations de canaux sont utilisées. Et celui qui veut comprendre comment fonctionne le langage sur les fréquences lit l’article sur la phraséologie radio.
Malentendus typiques
Autour de l’espacement de 8,33 kHz, quelques erreurs tiennent bon :
- « 118.010, c’est 118,010 MHz. » Non – c’est une désignation de canal. La fréquence porteuse est à 118,0083 MHz.
- « Les canaux 118.005 et 118.000 sont identiques. » Les deux utilisent la même fréquence porteuse, mais des espacements différents. Pour les communications radio, ce sont des canaux distincts.
- « Mon scanner reçoit quelque chose, donc ça va. » Même à côté de la fréquence, on entend souvent encore de la parole en AM – simplement moins bien et peut-être mélangée à un canal voisin.
- « La transition ne concernait que les avions de ligne. » Depuis 2018, les planeurs, les ULM et les petits avions à moteur équipés d’une radio ont dû eux aussi s’équiper, dès lors qu’ils évoluent dans un espace aérien à utilisation obligatoire de la radio et qu’aucune dérogation ne s’appliquait.
- « Le 8,33 kHz s’applique partout. » L’espacement est une solution européenne. Hors d’Europe, le 25 kHz reste en de nombreux endroits la norme.
Spotter sans radio : ce qui t’aide vraiment
Pour le quotidien au grillage, tu as de toute façon moins besoin de la radio que beaucoup ne le croient. Quelle piste est en service ressort le plus souvent du vent – le guide Comprendre la configuration des pistes à l’aéroport l’explique. La météo et la visibilité se lisent dans les METAR et TAF, comme décrit dans l’article Lire les METAR et TAF. Et où se trouve un avion en ce moment, les données ADS-B diffusées publiquement le révèlent sur les cartes de suivi des vols ; les arrière-plans figurent dans Suivi des vols avec l’ADS-B.
Dans des spots comme la butte d’observation de l’aéroport de Munich (Besucherhügel) ou la plateforme d’observation de Zeppelinheim, cette combinaison te permet d’atteindre tes sujets de façon fiable, sans entrer dans une zone grise juridique. Celui qui veut malgré tout vivre une fois la radio légalement trouve dans l’article sur l’écoute de la radio aéronautique en ligne une présentation des flux disponibles et de leur situation juridique.
1. Situer l’indication de fréquence
Regarde les deux derniers chiffres : 00, 25, 50 ou 75 signifie canal de 25 kHz, tout le reste 8,33 kHz.
2. Déterminer la fréquence porteuse
Pour les canaux de 8,33 kHz, calcule la vraie fréquence – avec le tableau ou le calculateur ci-dessus.
3. Vérifier l’appareil
Ton récepteur sait-il faire des pas de 8,33 kHz et a-t-il un filtre AM étroit ? La fiche technique le dit.
4. Respecter la situation juridique
En Allemagne, l’interdiction d’écoute du § 5 du TDDDG s’applique. Utilise tes connaissances radio pour la formation, la simulation et la lecture de cartes.
En bref
L’espacement de 8,33 kHz a sorti la radio aéronautique européenne de la pénurie de fréquences en divisant chaque ancien canal en trois plus étroits. Celui qui connaît le schéma de canaux lit correctement n’importe quelle liste de fréquences moderne. Un récepteur adapté ne résout toutefois que le problème technique – le problème juridique demeure en Allemagne.
Tes observations, bien documentées
Avec Planetrack, tu publies tes observations avec photo, type d’avion, immatriculation, compagnie, aéroport et spot et tu les rassembles dans ton hangar – avec la liste de souhaits pour les avions qui te manquent encore. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Résumé
- La radiotéléphonie civile fonctionne dans la bande 117,975 à 137 MHz en modulation d’amplitude. Comme l’espace aérien européen se remplissait de plus en plus, les canaux de 25 kHz ne suffisaient plus.
- Le règlement d’exécution (UE) 1079/2012 a rendu l’aptitude au 8,33 kHz obligatoire sur l’ensemble du territoire ; la fréquence de détresse 121,5 MHz, 123,1 MHz ainsi que les fréquences de transmission de données pour VDL et ACARS sont expressément restées à l’espacement de 25 kHz.
- Les désignations de canaux suivent un schéma fixe : quatre terminaisons par bloc de 100 kHz restent inutilisées, la vraie fréquence porteuse se déduit de la terminaison.
- Celui qui lit des listes de fréquences, des cartes ou des fiches d’aéroports comprend aussitôt avec ce schéma si un canal se trouve dans l’ancien ou le nouvel espacement.
Questions fréquentes
Que signifie l’espacement de 8,33 kHz en radio aéronautique ?
Il décrit l’écart entre deux canaux de communication voisins dans la bande VHF aéronautique. Autrefois, les canaux étaient espacés de 25 kHz ; avec l’espacement de 8,33 kHz, chaque tranche de 25 kHz est divisée en trois canaux plus étroits. 8,33 kHz est ainsi un tiers de 25 kHz.
Depuis quand l’espacement de 8,33 kHz s’applique-t-il en Europe ?
Il a été introduit en 1999 dans l’espace aérien européen au-dessus du niveau de vol 245, puis étendu en 2007 à tout ce qui se trouve au-dessus du FL195. Avec le règlement d’exécution (UE) 1079/2012, les radios de bord devaient être aptes au 8,33 kHz à partir du 1er janvier 2018 dans les espaces aériens à utilisation obligatoire de la radio ; la conversion des attributions de fréquences était prévue pour fin 2018. Des dérogations existaient entre autres pour les aéronefs d’État et quelques attributions de 25 kHz.
Pourquoi le numéro de canal ne correspond-il pas à la fréquence ?
Parce que 8,33 kHz n’est pas un chiffre rond. Au lieu de saisir des fréquences comme 118,00833 MHz, les pilotes affichent une désignation de canal à six chiffres, qui renvoie sans ambiguïté à une fréquence et à un espacement. Le canal 118.005 signifie 118,000 MHz à l’espacement de 8,33 kHz, le canal 118.010 signifie 118,0083 MHz, le canal 118.000 en revanche 118,000 MHz à l’espacement de 25 kHz.
Tout scanner peut-il recevoir les canaux de 8,33 kHz ?
Non, pas proprement. Beaucoup d’appareils plus anciens ne connaissent que des pas de 25 kHz ou de 12,5 kHz et tombent alors à côté de la vraie fréquence porteuse. Sont importants un pas réglable de 8,33 kHz ou une saisie libre de fréquence avec une résolution suffisante ainsi qu’un filtre AM étroit. Si un modèle en est capable, la fiche technique le dit.
Ai-je le droit d’écouter la radio aéronautique en Allemagne avec un scanner compatible 8,33 kHz ?
La possession et l’achat sont autorisés, l’écoute de la radio aéronautique sans autorisation ne l’est pas, selon l’avis le plus répandu. Le § 5 du TDDDG n’autorise que la réception de messages destinés à toi, aux radioamateurs, au grand public ou à un cercle indéterminé de personnes. La technique n’y change rien. Cet article ne constitue pas un conseil juridique.
Quelles fréquences restent à l’espacement de 25 kHz ?
Le règlement de l’UE cite expressément la fréquence de détresse 121,5 MHz, la fréquence auxiliaire 123,1 MHz ainsi que les fréquences de transmission de données VDL et ACARS. En outre, les États pouvaient laisser quelques attributions à l’espacement de 25 kHz pour des raisons de sécurité.
Le 8,33 kHz s’applique-t-il dans le monde entier ?
Non. L’espacement a été introduit pour la région OACI Europe, parce que la pénurie de fréquences y était particulièrement grande. Beaucoup d’autres régions continuent de travailler surtout avec des canaux de 25 kHz.
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