Vol à vue et vol aux instruments : VFR et IFR expliqués simplement

Pourquoi le Cessna reste au sol quand les nuages sont bas alors que l’A320 atterrit à l’heure : règles de vol à vue, règles de vol aux instruments, minima météo et altitudes de vol expliqués simplement – avec ce que les spotteurs en voient et en entendent.

Rédaction PlanetrackPublié le 15 octobre 202616 min de lecture

L’essentiel en bref

  • VFR, c’est voir et être vu : en vol à vue, l’équipage navigue en regardant le relief et l’horizon et garde lui-même ses distances avec les autres appareils. Cela ne fonctionne que tant que la météo respecte des valeurs minimales fixées.
  • IFR, c’est voler selon des procédures : en vol aux instruments, l’avion suit des routes et des procédures publiées, dans l’espace aérien contrôlé avec des clairances du contrôle aérien – y compris dans et au-dessus des nuages.
  • La règle de vol n’est pas une situation météo : VFR et IFR sont des réglementations, VMC et IMC décrivent le temps. Un vol IFR peut avoir lieu par grand soleil, un vol VFR jamais dans les nuages.
  • Les avions de ligne volent pratiquement toujours en IFR : les vols réguliers et charters des grandes compagnies sont en règle générale des vols aux instruments – même s’ils finissent par une approche à vue.
  • Pour un spotteur, un indicateur météo : quand les nuages sont bas et la visibilité mauvaise, le trafic à vue disparaît des zones de contrôle et des petits terrains, alors que le trafic de ligne continue.
Sommaire
  1. 1.VFR et IFR : la réponse courte
  2. 2.Règle de vol et météo : VFR/IFR contre VMC/IMC
  3. 3.Les limites météo du vol à vue
  4. 4.Comment fonctionne un vol aux instruments
  5. 5.Passer du VFR à l’IFR
  6. 6.L’altitude trahit la règle de vol
  7. 7.Ce que tu en perçois en tant que spotteur
  8. 8.Journée VFR ou journée IFR ? Ta décision de spot
  9. 9.À quoi tu dois faire attention
  10. 10.Conclusion

C’est un matin d’automne gris, les nuages pendent bas au-dessus de la piste. Les avions de ligne sortent quand même de la soupe toutes les minutes, seul le Cessna que tu as vu tourner en piste le week-end dernier reste au hangar. La raison n’est pas un hasard, mais une réglementation : le vol à vue (VFR) et le vol aux instruments (IFR). Ce guide t’explique la différence, les principales limites météo et altitudes de vol – et ce que tu en perçois au grillage, sur la carte en direct et à la radio aviation.

Météo, vent et pistes en un coup d’œil

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VFR et IFR : la réponse courte

VFR (Visual Flight Rules) désigne les règles de vol à vue. L’équipage navigue en regardant le relief, les routes, les rivières et l’horizon, et est lui-même responsable de garder ses distances avec les nuages, les obstacles et les autres avions. Le principe s’appelle « voir et être vu ». Pour que cela fonctionne, la météo doit respecter certaines valeurs minimales de visibilité et de distance aux nuages.

IFR (Instrument Flight Rules) désigne les règles de vol aux instruments. L’avion vole aux instruments et selon des procédures publiées – routes de départ, voies aériennes, procédures d’approche. Dans l’espace aérien contrôlé, le contrôle aérien donne des clairances et sépare les vols IFR entre eux. En contrepartie, un vol IFR peut aussi voler dans et au-dessus des nuages. Il faut pour cela des avions équipés en conséquence, des pilotes qualifiés et, dans la plupart des cas, un plan de vol.

En Europe, les deux réglementations sont fixées dans les Standardised European Rules of the Air (SERA), le règlement d’exécution de l’UE 923/2012. Les autorités nationales peuvent déroger sur certains points ou compléter des détails.

5 kmvisibilité minimale en vol pour le VFR sous 10 000 ft (cas général)
1 500 ftplafond pour le décollage et l’atterrissage en VFR dans les zones de contrôle
FL 195limite supérieure des vols VFR sans règle particulière

Règle de vol et météo : VFR/IFR contre VMC/IMC

Un malentendu fréquent : VFR ne veut pas dire « beau temps » et IFR pas « mauvais temps ». Le vocabulaire technique distingue clairement les deux.

  • VFR et IFR sont les règles de vol selon lesquelles un vol est effectué.
  • VMC (Visual Meteorological Conditions) et IMC (Instrument Meteorological Conditions) décrivent le temps : on est en VMC quand la visibilité en vol et la distance aux nuages atteignent les minima du vol à vue, IMC est tout ce qui est en dessous.

Il en découle qu’un vol VFR a besoin de VMC. Un vol IFR peut avoir lieu en VMC comme en IMC. L’Airbus qui passe au-dessus de ton spot par ciel sans nuage vole malgré tout en IFR – avec plan de vol, clairance et route définie. Quant à savoir si un aérodrome est en « VMC » ou en « IMC » un jour donné, tu peux d’ailleurs le lire toi-même dans le message météo ; le guide Lire les METAR et TAF explique comment.

Vol à vue (VFR) Vol aux instruments (IFR)
Navigation à vue, complétée par la carte et les aides à la navigation aux instruments et selon des procédures publiées
Distance aux autres appareils l’équipage la garde lui-même, avec un appui selon l’espace aérien séparation assurée par le contrôle aérien dans l’espace aérien contrôlé
Météo seulement avec visibilité et distance aux nuages minimales (VMC) aussi dans les nuages et par mauvaise visibilité (IMC)
Plan de vol obligatoire seulement dans certains cas en règle générale obligatoire
Utilisateurs typiques aviation privée et d’école, vol à voile, vols de découverte, beaucoup d’hélicoptères trafic de ligne et charter, aviation d’affaires, fret
Altitudes de croisière au-dessus de 3 000 ft milliers entiers plus 500 ft milliers entiers

Les limites météo du vol à vue

Les SERA fixent pour le VFR des valeurs minimales de visibilité en vol et de distance aux nuages. Elles dépendent de l’altitude et de la classe d’espace aérien. En simplifié, cela donne :

Tranche d’altitude Espace aérien Visibilité en vol Distance aux nuages
à partir de 10 000 ft au-dessus de la mer B à G 8 km 1 500 m horizontalement, 1 000 ft verticalement
sous 10 000 ft, au-dessus de 3 000 ft AMSL ou 1 000 ft au-dessus du sol B à G 5 km 1 500 m horizontalement, 1 000 ft verticalement
jusqu’à 3 000 ft AMSL ou 1 000 ft au-dessus du sol (la valeur la plus élevée s’applique) B à E 5 km 1 500 m horizontalement, 1 000 ft verticalement
jusqu’à 3 000 ft AMSL ou 1 000 ft au-dessus du sol F et G 5 km hors des nuages, sol en vue

Pour les tranches proches du sol, les règles autorisent des assouplissements si l’autorité compétente les admet : dans les espaces aériens F et G, la visibilité en vol peut être réduite de jour jusqu’à 1 500 mètres pour les avions lents (au plus 140 nœuds de vitesse indiquée). Là où l’altitude de transition est inférieure à 10 000 ft, le niveau de vol 100 remplace la limite de 10 000 ft. L’espace aérien A est fermé aux vols à vue.

Quelles classes d’espace aérien se trouvent au-dessus de ton spot et comment les reconnaître sur la carte, l’article Espaces aériens C, D, E, G et zones de contrôle te le montre.

La règle particulière des zones de contrôle

Autour des aéroports avec exploitation aux instruments se trouve une zone de contrôle (CTR). Elle comporte un seuil supplémentaire : sans autorisation particulière, un vol VFR n’y a le droit ni de décoller, ni d’atterrir, ni d’entrer dans le tour de piste ou la zone de circulation d’aérodrome si le plafond signalé est inférieur à 1 500 ft ou la visibilité au sol inférieure à 5 kilomètres.

En dessous, il ne reste que le VFR spécial (Special VFR). Il faut pour cela une clairance du contrôle aérien, et des limites propres s’appliquent :

  • en principe seulement de jour, avec des exceptions par exemple pour les hélicoptères de police, de secours et de lutte contre l’incendie
  • hors des nuages et avec le sol en vue
  • au moins 1 500 mètres de visibilité en vol, 800 mètres pour les hélicoptères
  • au plus 140 nœuds de vitesse indiquée
  • pas de clairance de décollage ni d’atterrissage sous un plafond de 600 ft ou sous 1 500 mètres de visibilité au sol (hélicoptères 800 mètres)

L’astuce météo des spotteurs

Si le message météo de ton aéroport indique un plafond inférieur à 1 500 ft ou moins de 5 kilomètres de visibilité, attends-toi à nettement moins de petits avions. Qui veut photographier des Cessna, Piper et Diamond préfère planifier une journée claire. Qui cherche en revanche des avions de ligne dans le brouillard ou avec des traînées de pluie trouvera des conseils dans le guide Spotting par mauvais temps.

Le vol à vue de nuit

Le VFR de nuit n’est autorisé selon les SERA que si l’autorité compétente l’admet. Des conditions plus strictes s’appliquent alors : entre autres un plan de vol dès que le vol quitte les abords de l’aérodrome, un contact radio là où c’est possible, un plafond d’au moins 1 500 ft et – tant qu’aucune hauteur minimale n’est fixée – une distance nette aux obstacles : 1 000 ft en plaine, 2 000 ft en montagne. Les assouplissements sur la visibilité en vol ne s’appliquent pas de nuit.

Comment fonctionne un vol aux instruments

Un vol IFR commence bien avant le roulage. La compagnie ou le pilote dépose un plan de vol. Avant le décollage, l’équipage reçoit une clairance de route avec route de départ, altitude initiale et code transpondeur. Ensuite, le vol suit une chaîne d’éléments définis :

1. Départ par une SID

Après le décollage, l’avion suit une route de départ standard, qui le conduit de façon ordonnée hors de la zone de l’aéroport et vers la route.

2. Croisière en route

Dans l’espace aérien contrôlé, les contrôleurs autorisent altitudes, caps et routes directes et assurent la séparation avec les autres appareils IFR.

3. Arrivée par une STAR

Avant la destination, une route d’arrivée standard guide le trafic de façon groupée vers l’aéroport – souvent complétée par le guidage radar.

4. Approche finale aux instruments ou à vue

La dernière partie est le plus souvent volée par l’équipage avec un système d’atterrissage aux instruments ou une procédure par satellite. Par beau temps, le contrôle aérien peut aussi autoriser une approche à vue.

La façon dont les routes de départ et d’arrivée sont construites est expliquée dans le guide SID et STAR, la technique derrière l’approche de précision dans l’article L’approche ILS expliquée.

Pour l’altitude, il existe une règle de base simple : hors décollage et atterrissage, un vol IFR doit respecter au moins la hauteur minimale fixée par l’État survolé. S’il n’y en a pas, 1 000 ft au-dessus de l’obstacle le plus élevé dans un rayon de 8 kilomètres s’appliquent, et 2 000 ft au-dessus d’un relief élevé ou en montagne.

L’approche à vue n’est pas un vol à vue

Au spot, tu vois parfois un avion de ligne qui, au lieu d’une longue finale rectiligne, vire directement vers la piste. C’est souvent une approche à vue (Visual Approach). L’équipage a l’aéroport en vue et peut terminer l’approche sans procédure aux instruments. Le vol reste cependant un vol IFR sous le contrôle du contrôle aérien – il ne passe pas en VFR.

L’approche spéciale arrive – et tu es là

Avec les alertes, Planetrack te prévient quand une immatriculation suivie, un type ou une livrée spéciale est en approche de ton aéroport. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.

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Passer du VFR à l’IFR

Un vol ne doit pas forcément se dérouler tout du long selon une seule règle. Dans le plan de vol, la case des règles de vol indique ce qui est prévu :

  • I – tout le vol en IFR
  • V – tout le vol en VFR
  • Y – départ en IFR, passage ensuite en VFR
  • Z – départ en VFR, passage ensuite en IFR

Le cas typique du Z est un petit avion qui décolle à vue d’un terrain sans procédure aux instruments et n’entre dans le système IFR qu’en l’air. Inversement, un vol IFR peut être terminé en route, par exemple quand la destination est un petit terrain sans procédure d’approche. Le pilote doit alors signaler expressément au contrôle aérien qu’il met fin à son vol IFR – la formule prescrite en radiotéléphonie anglaise est « cancelling my IFR flight ». Le contrôle aérien n’a pas le droit de suggérer le changement de lui-même.

L’altitude trahit la règle de vol

Au-dessus de 3 000 ft au-dessus du sol, les avions en croisière utilisent des altitudes définies qui dépendent de la route suivie (niveaux semi-circulaires). Ce système sépare le trafic IFR et VFR par le chiffre même :

Route (magnétique) Niveaux de croisière IFR Niveaux de croisière VFR
000 à 179 degrés (grosso modo vers l’est) milliers impairs, par ex. FL 50, FL 70, FL 90 milliers impairs plus 500, par ex. FL 35, FL 55, FL 75
180 à 359 degrés (grosso modo vers l’ouest) milliers pairs, par ex. FL 60, FL 80, FL 100 milliers pairs plus 500, par ex. FL 45, FL 65, FL 85

Le contrôle aérien peut attribuer des altitudes différentes, et jusqu’à 3 000 ft au-dessus du sol le schéma ne s’applique pas. Comme règle empirique, cela marche malgré tout bien : si tu vois sur ton appli de suivi un petit avion constamment à 5 500 ft, il est très probablement en vol à vue. Comment recevoir toi-même ces données, le guide Suivi des vols avec l’ADS-B pour les spotteurs l’explique.

Vers le haut aussi, le VFR s’arrête : au-dessus du niveau de vol 195, les vols à vue ne sont permis que dans des espaces aériens réservés ou selon des procédures particulières, au-dessus du niveau de vol 285 ils ne sont pas autorisés là où s’applique la séparation verticale réduite de 1 000 ft. Les vols à vitesse proche de celle du son ou supersonique sont aussi interdits en VFR sans autorisation de l’autorité.

Ce que tu en perçois en tant que spotteur

À la radio aviation

Qui écoute la radio aviation reconnaît vite les deux mondes. Les vols IFR s’annoncent avec indicatif, altitude et clairances pour les routes de départ ou d’approche, les contrôleurs donnent caps et altitudes. Les pilotes à vue à une zone de contrôle s’annoncent en revanche souvent aux points de compte rendu obligatoires en bordure de la CTR, demandent l’entrée ou la traversée et se voient attribuer des itinéraires à vue. Sur les petits terrains sans contrôle aérien, tu entends le service d’information de l’aérodrome ou les comptes rendus automatiques dans le tour de piste – souvent en allemand, car en vol à vue l’allemand est admis en Allemagne en plus de l’anglais. Plus de détails dans Anglais ou allemand à la radio aviation et La phraséologie radio expliquée. Avant d’allumer ton récepteur : ce qui s’applique légalement à l’écoute est résumé dans Écouter la radio aviation : le cadre légal.

Au transpondeur

Le code transpondeur fournit un autre indice. Les vols IFR reçoivent leur code le plus souvent dès la clairance de route. Les avions qui n’utilisent aucun service de la circulation aérienne affichent en Europe selon les SERA en règle générale 7000 – ce sont presque toujours des vols à vue. Ce que signifient les codes d’urgence figure dans l’article Squawk 7500, 7600, 7700, la technique derrière dans Le transpondeur Mode S expliqué.

Au grillage et sur l’aire de trafic

Dans les hubs comme l’aéroport de Francfort, le trafic IFR domine presque entièrement. Dans les aéroports avec une aviation générale notable comme l’aéroport de Hambourg, des avions à vue se mêlent aussi au trafic les bons jours. Et sur les petits terrains, le VFR est la norme : les avions d’école comme le Cessna 172 y tournent en piste, et les week-ends de beau temps anticyclonique, c’est l’affluence. Comment trouver de tels terrains, Trouver les petits aérodromes sur les cartes te le montre, et pour identifier les appareils, Reconnaître les petits avions t’aide.

Les cas limites sont passionnants : un turbopropulseur comme le Pilatus PC-12 est équipé pour le vol aux instruments et peut voler en IFR ou en VFR selon la mission. Savoir si le petit avion atterrit le matin malgré les nuages bas, le type te le dit donc souvent déjà.

Journée VFR ou journée IFR ? Ta décision de spot

Un petit terrain vaut le coup si …

  • le plafond est nettement au-dessus de 1 500 ft
  • la visibilité dépasse largement 5 kilomètres
  • le week-end et le beau temps anticyclonique coïncident

Programme mixte si …

  • les nuages sont entre 1 000 et 2 000 ft
  • des averses passent et le temps change vite
  • ton aéroport a à la fois du trafic de ligne et de l’aviation générale

Journée avions de ligne uniquement si …

  • le brouillard ou une couverture basse ferment la zone de contrôle
  • la visibilité est inférieure à 5 kilomètres
  • le soleil est couché et il n’y a pas de VFR de nuit sur le terrain

À quoi tu dois faire attention

  • VFR ne veut pas dire sans radio. Les pilotes à vue aussi ont une obligation de radio et de transpondeur selon l’espace aérien, et dans les zones de contrôle ils ont besoin d’une clairance.
  • IFR ne veut pas dire mauvais temps. Presque tout le trafic de ligne vole toujours en IFR, même par plein soleil.
  • Les règles peuvent différer d’un pays à l’autre. Les SERA sont la base commune en Europe, mais les autorités peuvent fixer des assouplissements et des règles supplémentaires. Pour les détails, c’est toujours la publication d’information aéronautique concernée qui fait foi.
  • La visibilité n’est pas toujours la même visibilité. Le message météo indique la visibilité au sol à l’aéroport. La visibilité en vol dont dispose le pilote dans le cockpit peut s’en écarter.
  • Ce n’est pas un cours de pilotage. Cet article explique les grandes lignes pour les spotteurs. Qui veut voler lui-même apprend toutes les règles pendant la formation – un aperçu est proposé dans Devenir pilote : les voies.

As-tu compris le VFR et l’IFR ?

Coche ce que tu sais expliquer avec certitude – à la fin, tu vois si tu es prêt pour le prochain après-midi radio au grillage.

  • Je sais distinguer VFR et IFR ainsi que VMC et IMC.
  • Je sais à partir de quel plafond et de quelle visibilité plus aucun vol à vue normal ne décolle dans une zone de contrôle.
  • Je sais ce qu’est le VFR spécial.
  • Je reconnais les altitudes de croisière VFR au 500 à la fin.
  • Je sais ce que signifie le code transpondeur 7000.
  • Je sais qu’une approche à vue d’un avion de ligne reste malgré tout un vol IFR.

Chaque avion, une entrée dans le hangar

Qu’il s’agisse d’un A320 en approche IFR ou d’un Cessna en tour de piste : avec Planetrack, tu publies tes observations avec photo, type, immatriculation, compagnie, aéroport et spot et tu les collectionnes dans ton hangar. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.

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Conclusion

Vol à vue et vol aux instruments sont deux réglementations pour le même ciel. Le VFR repose sur la vue et la responsabilité propre et est lié à des limites météo claires : en règle générale 5 kilomètres de visibilité, une distance suffisante aux nuages et, dans les zones de contrôle, un plafond d’au moins 1 500 ft. L’IFR repose sur les procédures, l’équipement et le contrôle aérien et fonctionne aussi dans les nuages – c’est pourquoi le trafic de ligne vole pratiquement toujours ainsi. Pour toi qui es spotteur, la différence est un outil pratique : elle explique ce que tu entends à la radio, quelles altitudes tu vois sur la carte en direct et si la sortie au petit terrain vaut le coup aujourd’hui.

En bref

VFR, c’est voir et être vu, et cela demande du beau temps ; IFR, c’est voler selon des procédures et des clairances, même dans les nuages. Avant de partir en spotting, regarde le plafond et la visibilité : sous 1 500 ft et 5 kilomètres, les avions à vue restent le plus souvent au sol aux zones de contrôle, alors que les avions de ligne arrivent quand même.

Résumé

  • En Europe, les Standardised European Rules of the Air (SERA) régissent à la fois les règles de vol à vue et de vol aux instruments, complétées par des dispositions nationales.
  • Pour le VFR, des valeurs minimales de visibilité en vol et de distance aux nuages s’appliquent, qui varient selon l’altitude et la classe d’espace aérien – au-dessus de 10 000 ft par exemple 8 kilomètres de visibilité et une distance nette aux nuages.
  • Dans les zones de contrôle, le décollage et l’atterrissage en VFR sans autorisation particulière ne sont permis qu’à partir d’un plafond de 1 500 ft et de 5 kilomètres de visibilité au sol ; en dessous, seul le VFR spécial aide, avec ses propres limites, plus basses.
  • À la radio, au code transpondeur et à l’altitude de vol, tu peux souvent reconnaître si un avion vole selon les règles de vol à vue ou aux instruments.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre VFR et IFR ?

Le VFR (Visual Flight Rules) désigne les règles de vol à vue : l’équipage s’oriente à vue et est lui-même responsable de garder ses distances avec le relief, les nuages et les autres appareils. L’IFR (Instrument Flight Rules) désigne les règles de vol aux instruments : l’avion vole aux instruments et selon des procédures publiées, dans l’espace aérien contrôlé avec des clairances du contrôle aérien, et peut alors traverser les nuages. Le VFR suppose une météo minimale, l’IFR suppose un équipement, une qualification et, dans bien des cas, un plan de vol.

Que signifient VMC et IMC ?

Les VMC (Visual Meteorological Conditions) sont des conditions météo dans lesquelles la visibilité en vol et la distance aux nuages atteignent au moins les valeurs fixées pour le vol à vue. Les IMC (Instrument Meteorological Conditions) sont toutes les conditions en dessous. VMC et IMC décrivent donc le temps, VFR et IFR la réglementation selon laquelle on vole.

Quelle visibilité minimale s’applique aux vols à vue ?

Selon les règles européennes SERA, un vol à vue sous 10 000 ft exige en règle générale au moins 5 kilomètres de visibilité en vol et 1 500 mètres de distance horizontale et 1 000 ft de distance verticale aux nuages, à partir de 10 000 ft au moins 8 kilomètres de visibilité en vol. Près du sol, dans les espaces aériens non contrôlés F et G, il suffit d’être hors des nuages avec le sol en vue ; les autorités peuvent y réduire la visibilité en vol jusqu’à 1 500 mètres sous conditions.

Les avions de ligne volent-ils toujours selon les règles de vol aux instruments ?

Les vols réguliers et charters des grandes compagnies se déroulent en règle générale en IFR. Même quand un avion de ligne termine par une approche à vue, cela reste un vol IFR : l’équipage reçoit seulement la clairance de voler la dernière partie de l’approche à vue. En VFR, tu vois surtout des avions privés et d’école, des planeurs, des hélicoptères et des vols de découverte.

Qu’est-ce que le VFR spécial ?

Le VFR spécial (Special VFR) est un vol à vue à l’intérieur d’une zone de contrôle avec une météo inférieure aux valeurs VFR normales. Il nécessite une clairance du contrôle aérien, a lieu en principe seulement de jour et exige entre autres au moins 1 500 mètres de visibilité en vol (hélicoptères 800 mètres), l’absence de nuages, le sol en vue et au plus 140 nœuds. En dessous d’un plafond de 600 ft ou de 1 500 mètres de visibilité au sol, il n’y a pas de clairance de décollage ni d’atterrissage.

Un vol peut-il passer du VFR à l’IFR ?

Oui. Le plan de vol comporte pour cela une lettre dédiée : I pour un vol entièrement aux instruments, V pour un vol entièrement à vue, Y pour un vol qui commence en IFR et passe en VFR, et Z pour le cas inverse. Qui veut mettre fin à un vol IFR en route doit le signaler expressément au contrôle aérien – à l’international avec la formule « cancelling my IFR flight ».

Comment reconnaître, en tant que spotteur, si un avion vole en VFR ou en IFR ?

La radio, le transpondeur et l’altitude donnent des indices. À la radio, les pilotes à vue s’annoncent aux zones de contrôle typiquement par les points de compte rendu obligatoires, les vols IFR reçoivent des clairances pour les procédures de départ et d’approche. Un code 7000 indique en Europe un vol sans service de la circulation aérienne, le plus souvent en VFR. Et les altitudes de croisière VFR se terminent par 500, donc par exemple 3 500 ou 5 500 ft, alors que les altitudes de croisière IFR tombent sur des milliers entiers.

PT

Rédaction Planetrack

Nous développons l’appli Planetrack et faisons nous-mêmes du spotting – sur les terrasses d’observation, sous les axes d’approche et au grillage. Tous nos guides reposent sur notre propre expérience et sont régulièrement mis à jour.

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