L’essentiel en bref
- La plage convient à l’aéroport : 100 mm attrapent les avions juste devant toi, 400 mm rapprochent approches et voies de circulation de l’autre côté de la piste – sans changer d’objectif.
- Presque chaque système a un 100-400 : Canon, Nikon, Sony, Fujifilm et OM System proposent leurs propres modèles, Sigma et Tamron complètent l’offre.
- Le poids est la plus grande différence : L’écart va d’environ 635 grammes pour le Canon RF 100-400 à près de 1,6 kilogramme pour le Canon EF 100-400 L II.
- Le capteur allonge la portée : En APS-C, 400 mm donnent un angle de champ équivalent à environ 600 mm en 24×36, en Micro Four Thirds à 800 mm.
- L’ouverture coûte du poids : f/5,6 au lieu de f/8 en bout de course, c’est un diaphragme entier – perceptible au crépuscule et avec les avions à hélices.
Sommaire
- 1.100-400 mm : la réponse courte
- 2.Pourquoi justement 100 à 400 mm ?
- 3.Les modèles en un coup d’œil
- 4.Les zooms des fabricants en détail
- 5.Taille du capteur : comment 400 mm deviennent plus
- 6.Luminosité : ce que signifie f/8 par rapport à f/5,6
- 7.Poids, prise en main et stabilisateur
- 8.Quel 100-400 te convient ?
- 9.100-400 ou plutôt 150-600 ?
- 10.Le 100-400 sur des spots typiques
- 11.À quoi faire attention à l’achat
- 12.Conclusion
Regarde autour de toi sur un spot très fréquenté et tu le remarqueras vite : sur un nombre frappant d’appareils est monté un zoom téléobjectif de 100 à 400 mm. La raison est simple. La plage est assez longue pour les approches et les voies de circulation éloignées, assez courte pour les avions qui roulent juste devant toi, et la plupart des modèles restent assez légers pour être tenus à la main toute une journée. Cette comparaison te montre ce qui distingue les zooms 100-400 des grands systèmes d’appareils, comment ton capteur modifie la portée et quand tu dois quand même te tourner vers un objectif plus long.
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100-400 mm : la réponse courte
Un zoom téléobjectif 100-400 mm est pour beaucoup de spotteurs le meilleur objectif polyvalent à l’aéroport, car il couvre avec une seule optique les distances typiques de la terrasse, de la butte et du grillage. Presque chaque fabricant d’appareils a un tel zoom au catalogue. Les modèles se distinguent moins par la focale que par le poids, la luminosité en bout de course, la distance minimale de mise au point, le stabilisateur et l’aptitude au téléconvertisseur. Celui qui se tient surtout loin de la piste a en revanche besoin de plus de portée – un convertisseur ou un 150-600 sont alors la meilleure solution.
Pourquoi justement 100 à 400 mm ?
À l’aéroport, les distances à ton sujet changent sans cesse. Un Airbus en finale est d’abord petit et lointain, s’approche ensuite vite et roule peut-être, après l’atterrissage, à courte distance devant toi. Au même moment, à l’autre bout de l’aire de trafic, un appareil qui t’intéresse est stationné. Avec une focale fixe, tu devrais choisir l’une de ces situations – avec un zoom, tu tournes simplement la bague.
La longueur qu’il faut à ton objectif pour un spot donné se calcule d’ailleurs assez précisément : distance, longueur de l’avion et largeur du capteur donnent la focale adaptée. Tu trouveras la démarche avec le tableau dans le guide Quel objectif pour le spotting ?. En pratique, la règle empirique est : sur les terrasses d’observation et les spots au grillage proches de la voie de circulation, la plage de 100 à 400 mm suffit le plus souvent ; sur les buttes et les points de vue éloignés de la piste, c’est parfois juste en bout de course.
À cela s’ajoute un avantage pratique : la plupart des zooms 100-400 sont nettement plus courts et plus légers que les super-zooms jusqu’à 600 mm. Ils entrent dans les sacs photo ordinaires, se manient sans trépied et se remarquent moins au grillage. Ce dernier point n’est pas sans importance – pourquoi un gros téléobjectif suscite parfois des questions, l’article Gros téléobjectif, gros soupçons l’explique.
Les modèles en un coup d’œil
Le tableau suivant résume les principales indications des fabricants. Les poids s’entendent sans collier de pied, dans la mesure où le fabricant fait la distinction ; nous omettons volontairement les prix, car ils varient fortement selon le revendeur et le moment.
| Objectif | Système / monture | Ouverture | Poids env. | Distance min. de mise au point | Stabilisation |
|---|---|---|---|---|---|
| Canon RF 100-400mm f/5,6-8 IS USM | Canon RF (hybride) | f/5,6–8 | 635 g | n. c. | optique |
| Canon EF 100-400mm f/4,5-5,6L IS II USM | Canon EF (reflex, adaptable) | f/4,5–5,6 | 1 570 g | 0,98 m | optique |
| Nikon Nikkor Z 100-400mm f/4,5-5,6 VR S | Nikon Z | f/4,5–5,6 | 1 355 g | 0,75–0,98 m | 5,5 stops (CIPA) |
| Sony FE 100-400mm F4,5-5,6 GM OSS | Sony E | f/4,5–5,6 | 1 395 g | 0,98 m | optique |
| Fujifilm XF100-400mm F4,5-5,6 R LM OIS WR | Fujifilm X (APS-C) | f/4,5–5,6 | près de 1,4 kg | n. c. | 5 stops (CIPA) |
| OM System M.Zuiko 100-400mm F5,0-6,3 IS II | Micro Four Thirds | f/5–6,3 | 1 125 g | 1,3 m | jusqu’à 7 stops avec Sync IS |
| Sigma 100-400mm F5-6,3 DG DN OS Contemporary | Sony E, monture L, Fujifilm X | f/5–6,3 | 1 135–1 140 g | 1,12–1,6 m | 4 stops (CIPA) |
| Tamron 100-400mm F/4,5-6,3 Di VC USD | Canon EF, Nikon F (reflex) | f/4,5–6,3 | n. c. | 1,5 m | 4 stops (CIPA) |
« n. c. » signifie : nous ne disposions pas, pour cette valeur, d’une indication fiable du fabricant. Le tableau ne remplace pas un coup d’œil à la fiche technique actuelle – les fabricants révisent parfois leurs objectifs, comme le montre l’exemple du zoom OM System en deuxième version.
Les zooms des fabricants en détail
Canon : léger ou lumineux
Canon a deux 100-400 très différents. Le RF 100-400mm f/5,6-8 IS USM pour les hybrides EOS R est sorti en 2021 et ne pèse qu’environ 635 grammes. Pour les spotteurs, c’est l’un des moyens les plus légers d’atteindre 400 mm – idéal comme objectif de voyage ou pour débuter. Le compromis tient à la luminosité : f/8 en bout de course, c’est un diaphragme de moins que sur les zooms professionnels. Les extenders RF 1,4x et 2x de Canon peuvent malgré tout s’y monter selon le fabricant.
L’EF 100-400mm f/4,5-5,6L IS II USM date de 2014 et a longtemps été l’objectif standard des spotteurs Canon. Avec près de 1,6 kilogramme, c’est le modèle le plus lourd de la comparaison, mais il offre en échange l’ouverture plus lumineuse, la construction L robuste et une distance minimale de mise au point de moins d’un mètre. Sur les hybrides Canon, il reste utilisable via la bague d’adaptation maison, ce qui le rend intéressant sur le marché de l’occasion. Une troisième option Canon est le RF 100-500mm f/4,5-7,1 L, qui, avec environ 1,37 kilogramme, va déjà vers le super-zoom.
Nikon : le Z 100-400 VR S
Le Nikkor Z 100-400mm f/4,5-5,6 VR S de Nikon appartient à la gamme S, le plus haut niveau de qualité des objectifs Z. Nikon indique le poids à environ 1 355 grammes sans collier de pied et mentionne un stabilisateur d’image de 5,5 stops selon la norme CIPA. Pratique pour les détails du fuselage : la distance minimale de mise au point est de 0,75 mètre à l’extrémité courte. Avec les téléconvertisseurs Z TC-1.4x et TC-2.0x, il se prolonge selon Nikon jusqu’à 560 et 800 mm, l’autofocus pouvant ralentir selon la situation.
Sony : le FE 100-400 GM
Le Sony FE 100-400mm F4,5-5,6 GM OSS a été présenté en 2017 et fait partie de la série G Master. Il pèse environ 1 395 grammes, fait la mise au point jusqu’à 0,98 mètre et fonctionne avec les convertisseurs 1,4x et 2x de Sony. Tu atteins ainsi 560 et 800 mm. Sur un Sony à capteur APS-C ou en mode recadré, l’angle de champ devient en conséquence plus étroit.
Fujifilm : un 100-400 en APS-C
Le Fujinon XF100-400mm F4,5-5,6 R LM OIS WR est sur les appareils APS-C de Fujifilm un vrai super-téléobjectif : l’angle de champ correspond selon Fujifilm à 152 à 609 mm en 24×36. Il pèse près de 1,4 kilogramme, est protégé contre les projections d’eau et dispose d’un stabilisateur à cinq stops. Avec le convertisseur 1,4x, tu obtiens un angle de champ équivalent à environ 850 mm en 24×36 – assez aussi pour de petits turbopropulseurs sur des pistes éloignées.
OM System : 800 mm en petit format
Grâce au facteur de recadrage 2 du Micro Four Thirds, le M.Zuiko Digital ED 100-400mm F5,0-6,3 IS II devient un objectif d’angle de champ équivalent à 200–800 mm en 24×36 – pour un poids d’environ 1 125 grammes. Avec les appareils OM System adaptés, le fabricant combine la stabilisation de l’objectif et celle du capteur jusqu’à sept stops. Avec le convertisseur MC-20, tu atteins selon le fabricant un angle de champ équivalent à 1 600 mm en 24×36. Revers du petit capteur : par faible lumière, l’image bruite plus tôt qu’en plein format.
Sigma et Tamron : les alternatives
Le Sigma 100-400mm F5-6,3 DG DN OS Contemporary existe pour les hybrides à monture Sony E, L et Fujifilm X. Il pèse selon la monture environ 1,14 kilogramme, a un stabilisateur avec mode filé propre et un limiteur de mise au point. Particularité : tu peux zoomer aussi bien avec la bague de zoom qu’en poussant le fût. Les téléconvertisseurs de Sigma ne vont toutefois, selon le fabricant, que sur la version monture L.
Le Tamron 100-400mm F/4,5-6,3 Di VC USD est un objectif pour reflex à monture Canon EF et Nikon F. Tamron l’a présenté à sa sortie comme le zoom le plus léger de sa catégorie pour reflex plein format. Comme il est construit pour des montures de reflex, il est surtout intéressant d’occasion : pour les possesseurs d’anciens reflex, c’est un moyen relativement bon marché d’atteindre 400 mm.
Le bon objectif pour le bon avion
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Taille du capteur : comment 400 mm deviennent plus
La focale est une propriété de l’objectif, mais l’angle de champ dépend du capteur. Un capteur plus petit découpe une zone plus petite dans l’image, l’avion remplit donc davantage le cadre. C’est la raison pour laquelle un 100-400 est si apprécié sur les appareils APS-C et Micro Four Thirds.
| Capteur | Facteur de recadrage env. | 400 mm équivalent à env. | Appareils typiques |
|---|---|---|---|
| Plein format | 1,0 | 400 mm | Canon EOS R, Nikon Z (FX), Sony Alpha 7/9/1 |
| APS-C (Nikon, Sony, Fujifilm) | 1,5 | 600 mm | Nikon Z (DX), Sony Alpha série 6000, Fujifilm X |
| APS-C (Canon) | 1,6 | 640 mm | Canon EOS R7, R10 |
| Micro Four Thirds | 2,0 | 800 mm | OM System, Panasonic Lumix G |
Important : en plein format, tu peux obtenir le même effet en recadrant après coup – mais tu perds alors des pixels. Un appareil plein format haute résolution avec un 100-400 et un appareil APS-C avec le même objectif fournissent donc, à cadrage égal, un nombre de points d’image similaire. Comment recadrer proprement sans ruiner l’image, le guide sur le recadrage des photos d’avions l’explique. Quel système d’appareil te convient globalement, l’article Canon, Nikon, Sony, Fujifilm, OM System le compare ; des conseils sur le boîtier adapté figurent dans Le meilleur appareil pour le spotting.
Avec la calculatrice suivante, tu vérifies quelle part de l’image un avion remplit en largeur à 400 mm (ou à une autre focale).
Quelle taille l’avion prend-il dans l’image ?
Calcul simplifié pour un avion en pure vue de côté. La valeur par défaut de 37,5 m correspond à peu près à un Airbus A320. Les perspectives obliques, les turbulences de chaleur et la brume ne sont pas prises en compte.
Luminosité : ce que signifie f/8 par rapport à f/5,6
Les ouvertures des zooms semblent proches au premier regard, mais diffèrent nettement en pratique. Entre f/5,6 et f/8, il y a un diaphragme entier : l’objectif ne laisse passer que la moitié de la lumière. Entre f/5,6 et f/6,3, ce n’est en revanche qu’un tiers de diaphragme.
Par plein soleil à midi, cela ne joue guère. Pour figer nettement des avions, des vitesses d’obturation autour de 1/1000 de seconde suffisent le plus souvent pour les jets, et il y a assez de lumière pour cela même à f/8 et à ISO bas. La situation est différente :
- au crépuscule et par ciel très nuageux, quand tu dois monter vite les ISO,
- avec des avions à hélices, où tu choisis volontairement des vitesses plus lentes pour obtenir un flou de mouvement dans les hélices et où tu travailles en fermant le diaphragme contre la surexposition – plus de détails dans l’article Photographier les hélices,
- avec un téléconvertisseur, qui assombrit chaque ouverture d’un diaphragme (1,4×) ou de deux (2×).
Les vitesses d’obturation, valeurs ISO et modes d’autofocus qui ont fait leurs preuves pour les décollages, les atterrissages et les images au roulage figurent dans le guide sur les Réglages d’appareil pour le spotting.
Tester la lumière en bout de course
Beaucoup de zooms n’atteignent pas leur ouverture la plus sombre seulement à 400 mm, mais bien plus tôt dans la plage de zoom. Regarde une fois, à 250 ou 300 mm, l’écran de ton appareil – tu sauras à partir de quelle focale tu travailles effectivement avec la plus petite ouverture.
Poids, prise en main et stabilisateur
Sur le spot, il y a plus que la fiche technique. Celui qui attend des heures, l’appareil levé, une approche précise sent chaque gramme supplémentaire. Un zoom de 600 grammes sur un appareil léger est un outil de travail tout autre qu’un téléobjectif de 1,5 kilogramme sur un gros boîtier.
Zooms légers f/5,6-8
- maniables à la main toute la journée
- entrent dans de petits sacs à dos et en bagage cabine
- se remarquent à peine au grillage et sur les terrasses
- idéaux pour les voyages et les sorties improvisées
Zooms lourds f/4,5-5,6
- un diaphragme de lumière en plus en bout de course
- construction plus robuste, souvent avec joints d’étanchéité
- souvent compatibles avec les téléconvertisseurs
- mais nettement plus lourds et plus gros
Le stabilisateur d’image compense tes mouvements de main, pas ceux de l’avion. Contre une image bougée à 400 mm, il aide énormément ; contre le flou de mouvement d’un jet au décollage, seule aide la vitesse d’obturation courte. Pour les filés, beaucoup d’objectifs offrent un mode propre qui ne corrige que le mouvement vertical – chez Sigma, on le choisit par exemple avec un commutateur sur l’objectif.
Un limiteur de mise au point est lui aussi utile à l’aéroport : si tu le règles sur de plus grandes distances, l’autofocus ne cherche plus dans la zone proche, par exemple sur le grillage devant toi. Comment faire disparaître complètement les fils du grillage de l’image, l’article Photographier à travers le grillage le montre. Celui qui préfère appuyer un zoom lourd trouvera des solutions dans l’article Trépied ou monopode pour le spotting ?, et pour le transport, jette un œil aux Sacs à dos photo pour longs téléobjectifs.
Quel 100-400 te convient ?
Quel type de zoom téléobjectif convient à ton spotting ?
Un 100-400 léger
Un zoom compact comme le Canon RF 100-400 f/5,6-8 ou un 100-400 sur un appareil APS-C couvre tes spots et reste transportable à tout moment.
Un zoom f/4,5-5,6 plus lumineux
Les lourds zooms des fabricants Canon, Nikon, Sony ou Fujifilm apportent plus de lumière pour les heures limites et peuvent souvent être prolongés avec un téléconvertisseur.
Plus de portée
Envisage un 150-600, un téléconvertisseur ou un capteur plus petit. Un 100-400 en plein format sera souvent trop court sur tes spots.
100-400 ou plutôt 150-600 ?
L’alternative évidente est un super-zoom jusqu’à 600 mm. Il apporte 50 pour cent de focale en plus en bout de course, mais il est en général plus lourd, plus long et moins flexible à l’extrémité courte. La comparaison directe des super-zooms figure dans l’article Objectifs 150-600 mm comparés.
| Critère | 100-400 mm | 150-600 mm |
|---|---|---|
| Sujets proches (voie de circulation, terrasse) | très bon, 100 mm à l’extrémité courte | limité, à partir de 150 mm |
| Pistes éloignées, petits avions | parfois juste | nettement meilleur |
| Poids et taille | en général plus maniable | en général plus gros et plus lourd |
| À la main toute la journée | bien faisable | plus fatigant |
| Extension | téléconvertisseur sur beaucoup de modèles | convertisseur rarement pertinent |
Une troisième option est un téléconvertisseur sur un 100-400 lumineux. Il fait du zoom un 140-560 ou un 200-800, mais coûte de la lumière et, selon la combinaison, un peu de vitesse d’autofocus. Les combinaisons qui ont fait leurs preuves, le guide Téléconvertisseur 1,4x et 2x l’explique.
Prends un 100-400 si …
- tu te tiens souvent sur des terrasses ou près de la voie de circulation
- le poids et la maniabilité comptent pour toi
- tu photographies en APS-C ou en Micro Four Thirds
Ajoute un téléconvertisseur si …
- ton zoom est officiellement compatible avec les convertisseurs
- tu n’as besoin de plus de portée qu’occasionnellement
- tu photographies surtout en bonne lumière
Prends le 150-600 si …
- tes spots habituels sont loin de la piste
- tu veux de petits turbopropulseurs en plein cadre
- tu veux travailler en plein format sans recadrage
Le 100-400 sur des spots typiques
La façon dont un 100-400 fonctionne ne se voit que sur place. Quelques exemples tirés de nos fiches de spots :
- Sur la butte d’observation de Munich, à l’aéroport de Munich, sujets plus proches et action de piste plus éloignée alternent. Pour les scènes proches, un 100-400 est un bon outil ; à grande distance, cela devient plus vite juste en plein format.
- Au Affenfelsen de Hambourg, à l’aéroport de Hambourg, la distance aux avions dépend fortement de la configuration – exactement la situation où un zoom fait valoir sa force.
- Sur les terrasses d’observation comme à l’aéroport de Düsseldorf (terrasse d’observation de Düsseldorf), tu travailles souvent plutôt à l’extrémité courte pour les appareils aux postes de stationnement. Là, un zoom qui commence à 100 mm vaut la peine.
La distance réelle des avions sur un spot précis, ce sont les fiches et les photos d’autres spotteurs qui te la révèlent le mieux. Il existe des guides de spots détaillés par exemple pour Munich, Hambourg et Düsseldorf.
Un facteur s’y ajoute qu’aucun objectif ne résout : les turbulences de chaleur. Avec de longues focales au-dessus d’un asphalte brûlant, même les meilleurs zooms perdent en netteté. Pourquoi et comment les contourner, l’article Éviter les turbulences de chaleur l’explique.
À quoi faire attention à l’achat
- La monture d’abord : Un 100-400 est lié à ton système d’appareil. Vérifie s’il existe en natif pour ta monture ou ne fonctionne que via une bague – les objectifs de reflex adaptés font la mise au point plus ou moins vite selon la combinaison.
- Estimer honnêtement la luminosité : Si tu photographies presque uniquement en journée, f/8 suffit. Si tu es souvent là aux heures limites, l’ouverture plus lumineuse vaut la peine.
- Tester le poids au quotidien : Tiens l’objectif en position de prise de vue un quart d’heure en magasin ou chez des connaissances. Tu en sauras ensuite plus qu’avec n’importe quelle fiche technique.
- Vérifier la compatibilité avec les convertisseurs : Si tu veux plus tard davantage de portée, regarde avant l’achat quels convertisseurs le fabricant valide officiellement.
- Envisager l’occasion : Les zooms téléobjectifs durent longtemps. Ce à quoi faire attention avec une optique d’occasion figure dans le guide Acheter un appareil et des objectifs d’occasion.
- Garder un œil sur le budget : Celui qui débute trouve dans l’article Équipement de débutant à moins de 1 000 euros des combinaisons qui ne vident pas tout de suite le compte.
Es-tu prêt pour ton 100-400 ?
- Je sais quelle monture et quel capteur a mon appareil.
- Je connais les distances typiques sur mes spots habituels.
- J’ai décidé si le poids ou la luminosité compte plus pour moi.
- Je sais si je veux plus tard utiliser un téléconvertisseur.
- J’ai comparé les offres neuves et d’occasion.
- J’ai tenu une fois l’objectif ou un équivalent en main.
Trouve des spots adaptés à ta focale
Sur la carte des spots de Planetrack, tu vois l’accès, la meilleure lumière, les avis et les photos de la communauté – tu sais ainsi d’avance si ton 100-400 y suffit. Planetrack arrive bientôt – inscris-toi sur la liste d’attente et profite d’un accès anticipé.
Conclusion
Le zoom téléobjectif 100-400 mm n’est pas par hasard l’objectif standard de nombreux spotteurs : il couvre avec une seule optique les distances changeantes de l’aéroport tout en restant transportable. Au sein de la catégorie, tu choisis surtout entre léger et lumineux – entre des modèles comme le Canon RF 100-400 à f/8 et environ 635 grammes d’un côté, et les zooms f/4,5-5,6 de Canon, Nikon, Sony et Fujifilm de 1,3 à 1,6 kilogramme de l’autre. Ton capteur allonge en plus la portée, un téléconvertisseur ou un 150-600 prennent le relais quand tes spots sont loin de la piste.
En bref
Pour les terrasses, les grillages et les distances variées, un 100-400 est le choix le plus polyvalent. Décide selon tes spots et ta lumière : léger et f/8 pour les sorties à la journée et les voyages, lumineux et compatible convertisseur pour les heures limites et plus de portée.
Résumé
- Un zoom téléobjectif 100-400 mm couvre la plupart des sujets sur la majorité des terrasses d’observation, des buttes et des spots au grillage, tout en restant transportable.
- Les zooms des fabricants se distinguent surtout par le poids, la luminosité en bout de course, la distance minimale de mise au point et la compatibilité avec les téléconvertisseurs.
- Les modèles légers comme le Canon RF 100-400 f/5,6-8 sont d’excellents objectifs d’entrée de gamme et de voyage, les lourds zooms f/4,5-5,6 apportent plus de lumière et une construction plus robuste.
- Celui qui se tient surtout loin de la piste est mieux servi avec un 150-600 ou un téléconvertisseur.
Questions fréquentes
Pourquoi tant de spotteurs utilisent-ils un objectif de 100-400 mm ?
Parce que les distances changent sans cesse à l’aéroport. Un jet qui atterrit s’approche de loin en approche, roule ensuite peut-être juste devant le grillage, et le sujet suivant se trouve à l’autre bout de l’aire de trafic. Un zoom de 100 à 400 mm couvre cette plage avec un seul objectif et est plus léger que la plupart des super-zooms jusqu’à 600 mm.
400 mm suffisent-ils pour le spotting ?
Sur la plupart des terrasses d’observation et de nombreux spots au grillage, oui, d’autant que sur les appareils à capteur APS-C ou Micro Four Thirds, l’angle de champ devient nettement plus étroit. Cela devient juste avec de petits avions régionaux sur des pistes éloignées ou lors d’approches à haute altitude. Un téléconvertisseur, un 150-600 ou un recadrage en retouche aident alors.
Quel 100-400 est le plus léger ?
Parmi les modèles comparés ici, le Canon RF 100-400mm f/5,6-8 IS USM, avec environ 635 grammes, est de loin le plus léger. Le prix à payer est une luminosité moindre : en bout de course, l’ouverture maximale est f/8, soit un diaphragme de moins que sur les modèles f/5,6 plus lourds.
f/8 en bout de course est-il un problème ?
Au soleil, à peine. Les appareils modernes font la mise au point de façon fiable à f/8, et en plein jour il reste assez de marge pour des vitesses d’obturation courtes. Le soir, par temps nuageux ou pour des filés avec des avions à hélices, tu dois en revanche monter plus tôt les ISO. Un diaphragme correspond à un doublement des ISO à vitesse d’obturation égale.
Puis-je utiliser un téléconvertisseur avec un 100-400 ?
Sur plusieurs modèles, oui : Canon (RF 100-400), Sony, Nikon, Fujifilm et OM System indiquent officiellement, pour leurs zooms 100-400, des convertisseurs 1,4x et 2x compatibles. Pour le Sigma 100-400 DG DN, cela ne vaut, selon le fabricant, que pour la version monture L. Compte avec une perte de lumière : un convertisseur 1,4x coûte un diaphragme, un 2x en coûte deux.
100-400 ou 150-600 – lequel est meilleur pour les spotteurs ?
Cela dépend de tes spots. Si tu es le plus souvent sur des terrasses ou près de la voie de circulation, un 100-400 est plus maniable et plus flexible à l’extrémité courte. Si tu es souvent loin de la piste ou aimes photographier de petits avions en remplissant le cadre, un 150-600 apporte la portée supplémentaire. Beaucoup de spotteurs commencent avec un 100-400 et complètent plus tard.
Un 100-400 d’occasion vaut-il le coup ?
Souvent oui. Surtout les modèles pour reflex comme le Canon EF 100-400 L II ou le Tamron 100-400 pour Canon EF et Nikon F apparaissent régulièrement sur le marché de l’occasion et peuvent continuer à servir sur des hybrides de la même marque via une bague d’adaptation. Vérifie les lentilles, le comportement du zoom, l’autofocus sur toute la plage et le stabilisateur.
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