Code hex OACI : ce que l’adresse 24 bits révèle sur l’immatriculation et l’origine

Tout avion équipé d’un transpondeur mode S émet une adresse de 24 bits unique au monde. Comment l’OACI répartit les blocs d’adresses entre les États, ce que le code hex a à voir avec l’immatriculation et comment l’utiliser en spotting.

Rédaction PlanetrackPublié le 15 octobre 202617 min de lecture

L’essentiel en bref

  • Un code par avion : l’adresse OACI de 24 bits identifie un aéronef précis. À un instant donné, elle ne peut être attribuée qu’à un seul avion, et chaque avion n’en a qu’une.
  • Six caractères hex, environ 16,8 millions de possibilités : 24 bits donnent 16 777 216 valeurs. Comme les zéros purs et les uns purs ne sont pas attribués, il reste 16 777 214 adresses utilisables.
  • Le début révèle l’État d’immatriculation : l’OACI attribue à chaque État un bloc d’adresses fixe. Les avions allemands se situent entre 3C0000 et 3FFFFF, les avions américains entre A00000 et AFFFFF.
  • Nouvel État, nouveau code : quand un avion passe dans un autre registre, il rend son ancienne adresse et en reçoit une nouvelle dans le bloc du nouvel État.
  • Code hex n’est pas squawk : le squawk à quatre chiffres est attribué par le contrôle aérien pour chaque vol. L’adresse de 24 bits appartient durablement à l’avion.
Sommaire
  1. 1.Code hex : la réponse courte
  2. 2.À quoi sert l’adresse
  3. 3.Comment l’OACI répartit les adresses
  4. 4.Reconnaître l’État d’immatriculation grâce au code hex
  5. 5.Code hex et immatriculation : parfois calculable, parfois non
  6. 6.Que se passe-t-il lors d’un changement d’immatriculation ?
  7. 7.Code hex, squawk, callsign : trois valeurs, trois rôles
  8. 8.Utiliser le code hex en spotting
  9. 9.Hexadécimal, octal, binaire : le même nombre en trois écritures
  10. 10.Ce à quoi tu dois faire attention
  11. 11.Conclusion

Sur la carte d’un site de suivi des vols, tu cliques sur un avion, et à côté de l’immatriculation, du type et du callsign figure une valeur discrète comme 3C4A21 ou 4B1814. Beaucoup la survolent. Pourtant, ce code hex OACI est la véritable identité de l’avion sur les ondes : une adresse de 24 bits que le transpondeur envoie à chaque émission. Ce guide explique d’où vient cette adresse, comment elle est liée à l’immatriculation et à l’État d’immatriculation, pourquoi elle change lors d’un changement d’immatriculation et comment l’utiliser concrètement en spotting.

L’immatriculation en vue avant l’atterrissage

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Code hex : la réponse courte

L’adresse OACI de 24 bits est un identifiant unique au monde attribué à chaque avion équipé d’un transpondeur mode S. Elle se compose de 24 positions binaires et s’écrit le plus souvent comme une valeur hexadécimale à six caractères – d’où le nom de code hex. L’OACI attribue à chaque État un bloc d’adresses fixe, et l’autorité nationale d’immatriculation en tire des adresses individuelles pour les avions inscrits. C’est pourquoi le début du code révèle déjà l’État d’immatriculation, tout comme le préfixe de nationalité devant l’immatriculation.

La différence avec l’immatriculation est importante : l’immatriculation est lisible par les humains sur le fuselage, l’adresse de 24 bits en est l’équivalent lisible par machine dans les communications radio. Les deux relèvent de l’immatriculation, mais sont deux valeurs distinctes. Comment l’immatriculation visible est construite, le guide Comprendre les immatriculations d’avions l’explique.

24 bitslongueur de l’adresse, écrite avec six caractères hex
16 777 214adresses utilisables dans le monde (2²⁴ moins deux valeurs interdites)
1adresse par avion – et un seul avion par adresse

À quoi sert l’adresse

L’adresse de 24 bits est née avec le radar secondaire en mode S. Les anciens transpondeurs en mode A et C n’envoient qu’un code à quatre chiffres et l’altitude. Le mode S peut en revanche interroger chaque avion individuellement – et pour cela, chaque avion a besoin d’une adresse unique, comparable à un numéro de rue. Les fondements techniques des modes figurent dans l’article Le transpondeur mode S expliqué.

Plusieurs systèmes reposent désormais sur la même adresse :

  • Radar secondaire mode S : les stations radar du contrôle aérien adressent des avions individuels et lisent des données comme l’altitude et l’identification.
  • ADS-B : avec l’ADS-B, le transpondeur émet de lui-même position, vitesse et callsign. Chacun de ces messages porte l’adresse de 24 bits comme expéditeur.
  • Alerte anticollision (ACAS/TCAS) : les systèmes de bord détectent d’autres avions à proximité et coordonnent les manœuvres d’évitement via leurs adresses.
  • Liaison de données : les liaisons de données entre l’avion et la station au sol, par exemple pour des autorisations par message texte, utilisent elles aussi l’adresse pour remettre les messages au bon avion. Pour cela, elle est en plus inscrite dans le plan de vol.

Pour les spotteurs, c’est surtout l’ADS-B qui compte. Chaque récepteur – du grand réseau de suivi des vols au récepteur ADS-B fait maison sur ton propre toit – ne voit d’abord que le code hex. Ce n’est qu’une base de données qui le traduit en immatriculation, type et exploitant. Comment ces données naissent et pourquoi certains services affichent plus que d’autres, le guide Suivi des vols avec l’ADS-B pour les spotteurs l’explique.

Comment l’OACI répartit les adresses

Les règles figurent dans l’annexe 10 à la Convention relative à l’aviation civile internationale, volume III, chapitre 9. Le principe se fait en deux étapes :

  1. Attribution aux États : l’OACI donne aux États d’immatriculation des blocs d’adresses consécutives. Chaque bloc est défini par un motif fixe des 4, 6, 9, 12 ou 14 premiers bits. Il en résulte cinq tailles de blocs, de 1 048 576 jusqu’à 1 024 adresses.
  2. Affectation aux avions : à l’intérieur de son bloc, l’État affecte une adresse à chaque avion inscrit. En Allemagne, c’est le LBA (Luftfahrt-Bundesamt, l’autorité allemande de l’aviation civile) qui en est chargé en tant qu’autorité d’immatriculation.

Les grandes nations aéronautiques ont de grands blocs, les petits États de petits blocs. Un État ne peut demander des adresses supplémentaires que lorsque au moins 75 % de son bloc est attribué. Pour quelques États dotés de petits blocs et de hubs en forte croissance, c’est tout à fait un sujet, d’autant que des véhicules de l’aire de trafic équipés de transpondeurs ont aussi besoin d’adresses.

Les règles d’affectation

L’annexe de l’OACI fixe pour les adresses individuelles quelques principes clairs :

  • Une adresse ne peut être affectée qu’à un seul avion à la fois.
  • Chaque avion ne reçoit qu’une seule adresse, quel que soit le nombre de transpondeurs ou de systèmes à bord.
  • L’adresse n’est modifiée que dans des cas exceptionnels et jamais en cours de vol.
  • Si un avion change d’État d’immatriculation, il rend l’ancienne adresse et en reçoit une nouvelle du nouveau registre.
  • L’adresse ne sert qu’à l’identification technique et ne doit transporter aucune autre information.
  • Les valeurs composées de 24 zéros et de 24 uns ne sont pas attribuées aux avions. D’où le nombre 16 777 214 au lieu de 16 777 216.

L’OACI gère en outre un bloc distinct pour les adresses temporaires. Il est prévu pour les cas où il faut agir vite, afin qu’un avion ne circule pas avec une adresse non conforme. Dès que l’État d’immatriculation a attribué une adresse régulière, l’adresse temporaire doit être libérée.

Reconnaître l’État d’immatriculation grâce au code hex

Comme chaque État a un bloc fixe, tu peux souvent lire l’État d’immatriculation dès les deux premiers caractères. Le tableau suivant montre quelques blocs que tu vois fréquemment dans les aéroports d’Europe centrale, tirés du tableau 9-1 de l’annexe 10 de l’OACI :

État Plage d’adresses (hex) Taille du bloc Préfixe typique sur le fuselage
Allemagne 3C0000 – 3FFFFF 262 144 D-
Autriche 440000 – 447FFF 32 768 OE-
Suisse 4B0000 – 4B7FFF 32 768 HB-
France 380000 – 3BFFFF 262 144 F-
Italie 300000 – 33FFFF 262 144 I-
Espagne 340000 – 37FFFF 262 144 EC-
Pays-Bas 480000 – 487FFF 32 768 PH-
Royaume-Uni 400000 – 43FFFF 262 144 G-
États-Unis A00000 – AFFFFF 1 048 576 N
Chine 780000 – 7BFFFF 262 144 B-
Japon 840000 – 87FFFF 262 144 JA
OACI, adresses temporaires F00000 – F07FFF 32 768 –

Les blocs suivent la logique des bits, pas celle des préfixes de nationalité sur le fuselage. C’est pourquoi ils sont difficiles à retenir au premier abord. Comme règle pratique au grillage, il suffit souvent de savoir : 3C à 3F, c’est l’Allemagne, 44 l’Autriche, 4B la Suisse, A les États-Unis. Les préfixes de pays correspondants sur le fuselage sont expliqués dans l’article Les préfixes de nationalité des avions.

Bloc signifie État d’immatriculation, pas compagnie

Un code du bloc allemand dit seulement que l’avion figure au registre allemand. Qu’il vole pour une compagnie du groupe Lufthansa, une compagnie de loisirs ou un propriétaire privé, le code ne l’indique pas. À l’inverse, un jet dans une livrée familière peut émettre un code d’un tout autre bloc s’il est par exemple immatriculé chez une filiale étrangère du groupe.

Quelle est la taille d’un bloc pour un nombre donné de bits fixes, tu peux le calculer ici :

Combien d’adresses compte un bloc ?

Choisis combien des 24 bits sont fixés pour l’État. Le reste est disponible pour les avions individuels.

Chaque bit libre double le nombre d’adresses possibles. Les deux valeurs composées uniquement de zéros et uniquement de uns sont interdites partout dans le monde.

Code hex et immatriculation : parfois calculable, parfois non

Une question fréquente : peut-on calculer l’immatriculation à partir du code hex ? La réponse dépend du registre.

États-Unis : l’exception calculable

Aux États-Unis, les numéros N et les adresses sont liés dans un ordre fixe et consécutif. N1 correspond à A00001, N1A à A00002, et la fin est N99999 à ADF7C7. Qui connaît le système peut passer de l’une à l’autre valeur par calcul, et il existe pour cela des convertisseurs en libre accès. Un exemple historique est le Boeing 747 porteur de la navette spatiale de la NASA, immatriculé N905NA : son adresse est AC82EC en hexadécimal, 53101354 en octal.

Revers de la médaille : quand un avion américain reçoit un nouveau numéro N, son adresse change forcément aussi. Pour en savoir plus sur la construction des immatriculations américaines, voir l’article Les numéros N américains expliqués.

Europe : base de données plutôt que formule

En Allemagne, en Autriche, en Suisse et dans la plupart des autres États, il n’existe aucune règle de calcul utilisable publiquement entre l’immatriculation et l’adresse. L’autorité d’immatriculation affecte l’adresse, et le lien figure dans ses dossiers. Pour associer un code à une immatriculation, il te faut donc :

  • le registre des aéronefs de l’État concerné, pour autant qu’il publie aussi l’adresse – comment consulter les registres, le guide Consulter le registre des aéronefs te le montre,
  • les bases de données des sites de suivi des vols, qui tiennent à jour en permanence codes hex et immatriculations,
  • ou les bases de données de spotteurs et listes de flottes, où l’on rassemble des codes issus d’observations et de données de réception.

Chaque immatriculation dans ton hangar

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Que se passe-t-il lors d’un changement d’immatriculation ?

Pour les spotteurs, le changement d’immatriculation est le moment le plus palpitant dans la vie d’une adresse. Ici, la règle de l’OACI est claire : nouvel État d’immatriculation, nouvelle adresse. Un Airbus qui passe du registre allemand au registre maltais rend son code de la plage 3C à 3F et émet ensuite une adresse du bloc maltais. L’ancienne adresse redevient libre et peut être attribuée plus tard à un autre avion.

Quelques effets pratiques en découlent :

  • Même avion, deux codes : dans les historiques de vols, le même avion apparaît avant et après le changement sous des codes hex différents. Qui suit l’historique d’un avion devrait donc passer par le numéro de série constructeur, qui ne change jamais. Comment faire, l’article Consulter l’historique de vol d’un avion le montre.
  • Brèves lacunes dans les bases de données : juste après le changement, certains services ne connaissent pas encore la nouvelle adresse. Sur la carte, tu ne vois alors que le code hex sans immatriculation.
  • Codes recyclés : comme les adresses libérées peuvent être réattribuées, un code peut, des années plus tard, appartenir à un tout autre avion. Les anciennes entrées de carnet avec un code hex, enregistre-les toujours avec l’immatriculation et la date.

Si un avion reste dans le même État et reçoit seulement une nouvelle livrée ou un nouvel exploitant, il conserve en règle générale son adresse. Comment se déroulent les changements d’immatriculation et pourquoi ils sont si fréquents, le guide Les changements d’immatriculation des avions l’explique.

Code hex, squawk, callsign : trois valeurs, trois rôles

Sur la carte d’un site de suivi des vols figurent côte à côte plusieurs identifiants faciles à confondre :

Valeur Forme type Qui la fixe ? Combien de temps vaut-elle ?
Code hex (adresse de 24 bits) 3C4A21 autorité d’immatriculation de l’État tant que l’avion est au registre
Immatriculation D-AIMA autorité d’immatriculation de l’État tant que l’avion est au registre
Squawk 1000, 7000 contrôle aérien ou équipage un vol ou un tronçon de vol
Callsign DLH4AB exploitant dans le plan de vol un vol

Le squawk se compose de quatre chiffres de 0 à 7, c’est donc un code octal de 4 096 possibilités. L’équipage l’affiche dans le cockpit sur instruction du contrôle aérien, et il change constamment. Certains codes ont des significations fixes, par exemple pour les urgences – plus à ce sujet dans l’article sur les codes squawk 7500, 7600 et 7700. Le callsign est l’indicatif radio du vol, que le guide Callsign et numéro de vol explique. L’adresse de 24 bits est, des quatre valeurs, la seule que l’équipage ne touche normalement pas du tout.

Utiliser le code hex en spotting

Au quotidien au grillage, le code hex est un outil pour les cas où l’immatriculation seule ne suffit pas.

1. Éclaircir une immatriculation illisible

L’avion était trop loin ou l’immatriculation est floue sur la photo ? Note l’heure, cherche le vol dans la relecture d’un site de suivi des vols et lis-y code hex et immatriculation. D’autres astuces figurent dans le guide Retrouver une immatriculation illisible.

2. Chercher un avion précis

De nombreuses cartes en direct permettent la recherche par code hex. C’est utile surtout pour les avions dont l’immatriculation vient de changer. Comment faire pas à pas, l’article Suivre un avion par son immatriculation le montre.

3. Situer rapidement l’origine

Quand un code apparaît sans entrée dans les bases de données, le bloc révèle au moins l’État d’immatriculation. Un code inconnu du bloc américain au-dessus de l’Europe centrale est par exemple un indice d’avion d’affaires ou de vol de convoyage.

4. Exploiter tes propres données de réception

Qui reçoit lui-même l’ADS-B ne voit d’abord que des codes dans le flux brut. Un recoupement avec des bases de données en fait des immatriculations et des types – et parfois une rareté que tu aurais sinon ratée.

Quand le code ne correspond pas à l’avion

Parfois, quelque chose cloche : un avion émet un code qui, au registre, appartient à une autre immatriculation, ou envoie même la valeur 000000. Les causes fréquentes sont un transpondeur mal programmé, un avion fraîchement ré-immatriculé dont l’équipement n’est pas encore adapté, ou une base de données périmée. Pour tes observations, la règle est donc : l’immatriculation lue sur le fuselage prime. Le code hex est une très bonne aide, mais pas une preuve.

Militaire, État et vie privée

Les aéronefs militaires et d’État équipés d’un transpondeur mode S ont eux aussi des adresses de 24 bits. Mais de nombreux sites de suivi des vols ne les affichent pas ou seulement de façon limitée, et certains appareils n’émettent aucune donnée de position selon leur mission. Quelles voies existent malgré tout, le guide Suivre les avions militaires le décrit.

Aux États-Unis, il existe en outre deux programmes de l’autorité de l’aviation civile, la FAA, pour les propriétaires qui ne veulent pas être suivis publiquement. Avec LADD, les propriétaires font restreindre l’affichage de leurs données auprès des services qui obtiennent des données de la FAA. Avec le programme Privacy ICAO Address (PIA), les propriétaires autorisés reçoivent une adresse temporaire de remplacement à la place de celle inscrite au registre et volent pour cela avec le callsign d’un fournisseur tiers. Pour toi au grillage, cela signifie : un jet d’affaires américain peut émettre un code qui ne correspond dans aucune base de données à son immatriculation. Plus sur ce trafic dans l’article Spotter les jets d’affaires.

Hexadécimal, octal, binaire : le même nombre en trois écritures

L’adresse est un nombre à 24 positions binaires. Pour les humains, c’est peu pratique, c’est pourquoi on la regroupe :

  • L’hexadécimal regroupe quatre bits en un caractère de 0 à F. 24 bits donnent six caractères – l’écriture courante aujourd’hui sur les cartes de suivi des vols.
  • L’octal regroupe trois bits en un chiffre de 0 à 7. Il en résulte huit chiffres. Cette forme, tu la rencontres encore dans certains registres et documents plus anciens.
  • Le binaire est la forme brute avec 24 zéros et uns. C’est là que tu vois le mieux quels bits fixent le bloc de l’État.

L’exemple de la NASA, N905NA, montre qu’il s’agit du même nombre : hexadécimal AC82EC, octal 53101354, décimal 11 305 708. Pour les spotteurs, la forme hex suffit. L’important est seulement de ne pas omettre les zéros de tête et de noter proprement les caractères : les lettres de A à F sont valides, des lettres comme O ou I n’existent pas dans le code hex.

Ce à quoi tu dois faire attention

  • Enregistrer code et immatriculation ensemble. Comme les adresses sont réattribuées après un changement d’immatriculation, un code hex sans immatriculation ni date devient à la longue ambigu.
  • Ne pas déduire la compagnie du bloc. Le bloc indique l’État d’immatriculation, rien de plus. Leasing et filiales dans d’autres pays sont normaux.
  • Lire les bases de données avec un œil critique. Les sites de suivi des vols tiennent leurs associations à jour en permanence, mais se trompent parfois, surtout après des changements d’immatriculation.
  • Ne pas confondre code hex et squawk. Quatre chiffres de 0 à 7, c’est un squawk ; six caractères hex, c’est l’adresse.
  • Respecter la vie privée. Si un propriétaire fait bloquer ses données, c’est légitime. Ne partage pas de détails sur des avions privés dont on voit qu’ils ne sont pas censés être suivis publiquement.

Sais-tu situer un code hex ?

Coche ce que tu sais avec certitude – à la fin, tu vois si tu es au point pour ta prochaine session avec la carte en direct.

  • Je sais que le code hex est l’adresse de 24 bits du transpondeur.
  • Je reconnais les codes du bloc allemand à leurs débuts 3C à 3F.
  • Je sais que le code change quand l’État d’immatriculation change.
  • Je sais distinguer code hex, squawk et callsign.
  • Je sais que seules les immatriculations américaines se calculent directement à partir du code.
  • J’enregistre toujours les codes avec l’immatriculation et la date.

Si tu veux rassembler systématiquement les immatriculations de tes observations, jette un œil au guide Collectionner les immatriculations comme hobby. Et dans les spots à fort trafic international comme la plateforme d’observation de Zeppelinheim à l’aéroport de Francfort ou la butte des spotteurs de l’aéroport de Vienne, tu peux t’exercer tout de suite à situer codes et États d’immatriculation.

Surveiller les immatriculations, collectionner les observations

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Conclusion

Le code hex OACI est l’identité technique d’un avion : 24 bits qui accompagnent chaque émission en mode S et en ADS-B et disent au radar, aux systèmes anticollision et aux sites de suivi des vols qui vole là. L’OACI répartit les adresses en blocs fixes entre les États, c’est pourquoi le début du code révèle l’État d’immatriculation. L’adresse est liée à l’immatriculation par l’inscription au registre, mais par calcul seulement dans des cas exceptionnels comme les États-Unis. Et comme un changement d’État d’immatriculation signifie toujours une nouvelle adresse, le code hex est un bon compagnon pour les changements d’immatriculation – mais jamais un substitut à l’immatriculation sur le fuselage.

En bref

Six caractères hex, un avion, un État d’immatriculation : 3C à 3F pour l’Allemagne, 44 pour l’Autriche, 4B pour la Suisse, A pour les États-Unis. Utilise le code pour éclaircir des immatriculations illisibles ou fraîchement changées, enregistre-le toujours avec l’immatriculation et la date et, en cas de doute, fie-toi à ce qui est écrit sur le fuselage.

Résumé

  • L’adresse de 24 bits est l’identité technique d’un avion pour le mode S, l’ADS-B, les systèmes anticollision et la liaison de données. Les sites de suivi des vols s’en servent comme clé pour associer les signaux à une immatriculation.
  • L’attribution est régie par l’annexe 10 de la Convention de Chicago : l’OACI distribue des blocs aux États, et les autorités d’immatriculation en tirent des adresses individuelles.
  • Aux États-Unis, l’adresse se déduit par calcul du numéro N. Dans la plupart des autres États, il n’y a pas un tel lien – il faut alors une base de données pour relier code hex et immatriculation.
  • Pour les spotteurs, le code hex est utile pour identifier des avions dont l’immatriculation est illisible, retracer des changements d’immatriculation et exploiter ses propres données ADS-B.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le code hex OACI d’un avion ?

Le code hex est l’adresse OACI de 24 bits d’un aéronef, écrite avec six caractères hexadécimaux comme 3C4A21 ou AC82EC. Elle est enregistrée dans le transpondeur mode S et transmise avec chaque émission en mode S et en ADS-B. Les stations au sol, les systèmes anticollision d’autres avions et les récepteurs des sites de suivi des vols reconnaissent ainsi l’avion de façon univoque.

Puis-je lire le pays à partir du code hex ?

Oui, du moins l’État d’immatriculation. L’OACI a attribué à chaque État un bloc d’adresses fixe. Si un code commence par 3C, 3D, 3E ou 3F, l’avion est immatriculé en Allemagne. Les codes entre A00000 et AFFFFF appartiennent aux États-Unis, de 400000 à 43FFFF au Royaume-Uni. Le bloc ne dit rien de la compagnie, de la position ni du propriétaire.

Puis-je calculer l’immatriculation à partir du code hex ?

Seulement dans quelques registres. Aux États-Unis, les numéros N et les adresses sont liés dans un ordre fixe : N1 correspond à A00001, N99999 à ADF7C7. En Allemagne, en Autriche, en Suisse et dans la plupart des autres États, il n’existe aucune règle de calcul de ce genre. Tu y associes le code via le registre des aéronefs ou la base de données d’un site de suivi des vols.

Le code hex change-t-il quand un avion change de compagnie ?

Pas automatiquement. L’élément décisif est l’État d’immatriculation. Si l’avion reste dans le même registre, il conserve normalement son adresse, même avec une nouvelle livrée ou un nouvel exploitant. S’il change d’État, il doit rendre l’ancienne adresse et en reçoit une nouvelle. Aux États-Unis, chaque nouveau numéro N signifie en plus un nouveau code, car les deux sont liés par calcul.

Quelle différence entre code hex et squawk ?

Le squawk est un code à quatre chiffres composé des chiffres de 0 à 7, que le contrôle aérien attribue à un vol et que l’équipage affiche dans le cockpit. Il change d’un vol à l’autre. L’adresse de 24 bits, elle, est enregistrée durablement dans le transpondeur et appartient à l’avion. Un avion a donc le même code hex pendant des années, mais des squawks toujours différents.

Pourquoi un site de suivi des vols n’affiche-t-il parfois que le code hex sans immatriculation ?

Parce que le service ne peut pas associer le code dans sa base de données. Cela arrive avec des avions récemment immatriculés ou tout juste ré-immatriculés, avec des aéronefs militaires et d’État, avec des adresses temporaires ou avec des transpondeurs mal programmés. Avec un peu de recherche dans les registres et les bases de données de spotteurs, on peut souvent combler la lacune.

Les véhicules au sol ont-ils aussi une adresse de 24 bits ?

Oui. Les véhicules d’aéroport équipés d’un transpondeur, par exemple pour la surveillance des mouvements au sol, et certaines installations fixes en mode S peuvent également recevoir des adresses. Sur certaines cartes en direct apparaissent donc sur l’aire de trafic des véhicules qui ne sont pas du tout des avions.

PT

Rédaction Planetrack

Nous développons l’appli Planetrack et faisons nous-mêmes du spotting – sur les terrasses d’observation, sous les axes d’approche et au grillage. Tous nos guides reposent sur notre propre expérience et sont régulièrement mis à jour.

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